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philosophie

Captivé par le flot du temps...

6 Juillet 2014, 06:59am

Publié par pam

Extraits (ou résumé ou fiche de lecture !) de

"Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard.

Chapitre XIX - CAPTIVÉ PAR LE FLOT DU TEMPS.

“Une bonne vie est caractérisée par une absorption totale dans ce que l’on fait.”

Lorsqu’il exécute une œuvre, l’artiste absorbé par son œuvre, et en poursuivant le travail jusqu’à son terme, oublie fatigue, faim, inconfort. Le fait d'être immergé dans ce que l’on fait compte plus que le résultat de l’action. Le plaisir de l’acte constitue la motivation principale. C’est l’expérience du flux, une résonance s’établit entre l’action, le milieu extérieur et la pensée. Cette expérience peut toucher au ravissement. C’est l’opposé de l’ennui et de la dépression, mais aussi de la fébrilité et de la distraction. La conscience de soi s’estompe, ne reste que la vigilance du sujet qui se confond avec l’action et ne s’observe pas lui-même. L’esprit est à la fois focalisé et détendu.

Si une tâche est trop difficile, la tension s’installe, puis l’anxiété, si elle est trop facile, on va se relâcher et vite s’ennuyer.

Tout dépend de la façon dont on vit l’expérience du temps qui passe.

Les personnes qui entrent le plus facilement dans cette expérience du flux sont généralement intéressées et curieuses des choses de la vie, persévérantes et douées d’un faible égocentrisme, dispositions qui permettent d’être motivé par des gratifications intérieures.

La prise en considération de l’expérience du flux a permis des améliorations de conditions de travail, d’agencement de musées, et surtout de pédagogie scolaire.

À l’opposé du flux, l’un des symptômes majeurs de la dépression est l’égocentrisme. Nombreux sont ceux qui colportent le sentiment de l’importance de soi, produisant une génération de narcissiques dont la principale préoccupation est de savoir comment ils se sentent. N’avoir de cesse d’exaucer ses moindres désirs, voilà la recette assurée du mécontentement.

L’expérience du flux n’est pas à confondre avec le plaisir : le plaisir est facile, n’exige aucune aptitude particulière, c’est une puissante source de motivation mais il n’engendre pas le changement. Le sentiment de gratification n’est pas toujours plaisant, peut même être stressant. Ce qui est gratifiant produit l’expérience du flux mais demande une certaine aptitude, des efforts et comporte des risques d’échec. Croire qu’on peut prendre des raccourcis pour atteindre à une satisfaction profonde et se dispenser de développer ses qualités et ses vertus est une folie. Ce genre d’attitude produit des légions de dépressifs qui, plantés au milieu de grandes richesses, meurent de faim spirituellement. Mais l’expérience du flux n’est qu’un instrument, pour qu’elle puisse engendrer à long terme une meilleure qualité de vie, elle doit être imprégnée de qualités humaines : altruisme, sagesse... La valeur du flux dépend de la motivation qui colore l’esprit. Elle se révèle précieuse quand il s’agit d’apprécier chaque instant de l’expérience, de le mettre à profit de façon constructive.

Thich Nhat Hanh propose un exercice de marche attentive.

La contemplation de la nature de l’esprit est une expérience profonde et fertile qui combine la relaxation (calme intérieur) et le flux (présence d’esprit claire et éveillée, attentive mais sans tension). Mais elle exige une lucidité d’esprit ou l’effacement du moi est total. On pourrait dire que l’être “éveillé” demeure constamment dans un état de fluidité altruiste et sereine.

Captivé par le flot du temps...

Essayons de passer la journée avec ça en tête et donnons-nous rendez-vous à nous-mêmes ce soir.... Bonne journée à tous.

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Bonheur national brut...

29 Juin 2014, 09:23am

Publié par pam

"Que je puisse aider les gens avec ce que j'ai, et qu'ils puissent m'aider avec ce qu'ils ont, c'est ça le bonheur."

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La puissance d'exister.

23 Mai 2014, 06:50am

Publié par pam

MICHEL ONFRAY . LA PUISSANCE D’EXISTER.

Manifeste hédoniste. Éditeur Grasset. 2006.

résumé :

“Toute joie veut l’éternité”. Nietzsche.

PRÉFACE : Autoportrait à l’enfant.

Ma douleur, à l’époque, c’est ma mère. Je ne fus pas un enfant insupportable, mais elle ne me supportait pas. Elle avait ses raisons que je compris bien plus tard, quand on devient adulte parce qu’on cesse d’en vouloir aux aveugles nous ayant conduit au bord de la falaise et qu’on prend en pitié après un travail de la raison.

Pour guérir, il faut d’abord un diagnostic auquel consentir.

Être au monde comme un reproche vivant de l’incapacité pour sa mère de passer de l’autre côté du miroir social à cause de sa famille ne justifie pas une mère à se débarrasser de son enfant.

Formule du fasciste Pierre de Coubertin : l’important c’est de participer….. tout en ne célébrant que les gagnants.

Pas besoin d’être juste, la terreur offre à soi seul un mode de gouvernement : “pour être obéis, soyons d’abord craints” pense la France avant Mai 68.

On devient vraiment majeur en donnant à ceux qui ont lâché les chiens contre nous sans savoir ce qu’ils faisaient le geste de paix nécessaire à une vie par-delà le ressentiment - trop coûteux en énergie gaspillée. La magnanimité est une vertu d’adulte.

Seul l’art codifié de cette “puissance d’exister” guérit des douleurs passées, présentes et à venir.

I - UNE MÉTHODE ALTERNATIVE.

1 - Une contre-allée philosophique.

1-1- Une historiographie dominante.

Les auteurs d’histoire de la philo ou de manuels se distinguent par leur uniformisation. D’un livre à l’autre, on reproduit les mythes sans jamais les mettre en doute. Lieux communs, erreurs répétées, assimilations stupides. Ex : dire que la Grèce est le berceau de la démocratie alors qu’en sont exclus les femmes, les étrangers, les blancs non nés de race pure... La pureté blanche grecque néglige les mélanges d’hommes et d’idées. On ne philosophe pas sur la construction des lissages de l’histoire de la philosophie. Un seul grand flux estampillé.

1-2- L’a priori platonicien.

L’historiographie dominante procède d’un à priori platonicien en vertu de quoi ce qui procède du sensible est une fiction. On pose des principes à priori et on illustre ensuite en faisant des coupes. Ainsi tout ce qui existe en dehors du rapport à Platon est oublié ou négligé. On interdit donc l’enseignement et la diffusion d’idées pourtant considérables. Domination idéaliste, christianisme, religion et philosophie officielle. Et on écarte matérialisme, hédonisme, cynisme, perspectivisme, relativisme... La philosophie est blanche, européenne et idéaliste. 3 temps : moment platonicien, temps chrétien, idéalisme allemand.

1-3- Une contre-histoire de la philosophie.

La mise en lumière ici suppose le rangement dans l’obscurité là. Calomnies contre Epicure, et contre tout ce qui n’est pas chrétien, tout ce qui veut le bonheur sur terre, l’immanence, tous ceux qui ont souci de déconstruire les mythes pour rendre ce monde-ci habitable et désirable, ceux qui préfèrent de modestes propositions philosophiques viables à des constructions conceptuelles sublimes mais inhabitables, refusent de faire de la douleur la voie d’accès à la connaissance et à la rédemption personnelle, composent avec le corps en ne proposent pas de le détester, domptent les passions et non les extirpent....

ça ne vous donne pas envie d'aller y voir de plus près ?...

 La puissance d'exister.

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alternatives ?

27 Mars 2014, 07:51am

Publié par pam

Le haut des arbres disparait dans le brouillard ce matin.

J'ignore pourquoi personne ne se révolte devant les multiples couleuvres qu'on veut nous faire avaler.

Les sujets importants sont enfouis (par ceux qui détiennent le pouvoir : politiciens, actionnaires, médias...) sous un fatras d'anecdotes et de scoops futiles destinés à empêcher les citoyens de prendre conscience des vrais problèmes, des solutions surtout qui pourtant existent, ou de les détourner d'un des seuls pouvoirs qui leur reste : le vote

(40% d'abstention c'est 40% de muselés, de dégoutés ou de révoltés ?)

Je veux le droit de vote ET le choix de voter pour qui me convient mais si on me propose de la merde ou de la merde que puis-je ?

alternatives ?

Je sais bien pourquoi personne ne se révolte, on (de nouveau il faut égrener la litanie médias, politiques, économistes, tenants du pouvoir et de la parole publique..) "on" donc nous maintient la tête entre deux eaux : pas assez profond pour couler, pas assez libres pour réfléchir et choisir. "On" entretient la peur (de l'autre, de l'avenir, de la perte d'emploi, du manque) et plutôt que d'inciter à l'innovation, à la découverte de nouveaux horizons, au partage tant des idées que des techniques, tant des alternatives de vie que de société on martèle l'importance de la croissance pire de l'impossibilité d'envisager toute autre méthode de fonctionnement d'une société d'avenir. "On" musèle les énergies et les initiatives en terrorisant chacun par la peur de tout.

Comment accepter l'idée de refuser un emploi avilissant quand on est tétanisé par l'insécurité qui en découlerait ? Comment ouvrir ses ailes et enfin changer de vie quand on en crève d'envie mais qu'on est bombardé par les exemples de ratages plutôt que de réussite de ceux qui nous ont précédé ? Comment dire non quand il semble si facile de dire oui ? Et on revient au choix impossible : comment choisir quand on craint de passer de merdique mais confortable à nouveau mais angoissant ?

Pourquoi foncer dans l'inconnu et se prendre la tête alors qu'on peut se laisser tranquillement bercés par des substituts de vie (télé, internet, alcool, médocs...)

alternatives ?
alternatives ?

Et pendant ce temps, à nouveau on déroule le tapis rouge pour des dirigeants étrangers adeptes de la peine de mort, de la terreur et de la tyrannie de pays voisins plus petits qu'eux...

Quand verrons-nous se lever un homme, une femme, un groupe de gens délivrés de leurs egos, intelligents, compatissants et charismatiques qui fédèreront les intelligences, les alternatives, les initiatives loin de toute compétition et de tout pouvoir, sans discrimination avec comme seul moteur le bien de tous et de la planète ? Pour que cela arrive (et vite !) nous devons chacun appliquer à nous-mêmes ce que nous voudrions voir se mettre en place au niveau national, au niveau mondial. La solution est dans le changement d'optique de nos choix quotidiens, dans l'espoir que rien n'est perdu si nous agissons rapidement, radicalement, et c'est bien plus facile qu'on voudrait nous le faire croire.

Un exemple : si vous décidez de manger plus sainement, que vous supprimez de vos achats tous les produits trop trafiqués pour être honnêtes, ou dont la fabrication a impliqué esclavage, maladies ou pire pour d'autres êtres, petit à petit vous verrez votre "pouvoir d'achat" augmenter, si en plus vous choisissez le troc, le recyclage, le partage quand cela est possible, peut être verrez-vous qu'avec moins on vit mieux, et qu'ainsi il est possible de ne pas perdre sa vie à la gagner et que vos alternatives de rêve sont bien plus à votre portée qu'on cherche à vous le faire croire.

Alors ? Partir au Bouthan pour vivre simplement et heureux parmi des gens simples et heureux ?

Votre Bouthan est peut être juste au coin de la rue ! Vivre simplement sans compromissions, en accord avec ses idées est un tel bonheur et plus nous serons nombreux, plus nous serons une force à la fois de persuasion et force économique pour faire changer les choses et les "on" !

alternatives ?

J'ai plusieurs fois changé de vie, et je suis loin d'être un exemple au vue de toutes mes faiblesses, compromissions, petits arrangements avec mes grandes idées utopiques mais je ne suis pas au bout de ma route, de plus en plus pauvre de biens de consommation et de plus en plus heureuse, je compte m'améliorer et je suis portée par la certitude d'être dans la bonne voie, d'être de moins en moins seule à vouloir autre chose pour ma vie et celles des enfants qui nous succèderont.

J'aimerai vos avis, connaitre vos rêves et vos refus, vos envies et vos alternatives...

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au sujet de l'irrationnel...

5 Mars 2014, 07:56am

Publié par pam

Michel Onfray in “Antimanuel de philosophie”. (extraits)

Votre succès au bac est-il inscrit dans les astres ?

L’avenir s’écrit, il n’est pas encore rédigé : faites-vous à cette idée, votre destin relève de vos projets et de l’énergie que vous mettrez à les réaliser. Jamais peut-être autant qu’aujourd’hui où, en Occident du moins, la raison peut fonctionner librement sans craindre la prison ou le bûcher, alors que la religion a perdu beaucoup de son pouvoir de contrainte et de nuisance, les hommes et les femmes ne se sont mis à croire à l’irrationnel sous toutes ses formes. Partout ces fictions sont diffusées et amplifiées.

La permanence de l’irrationnel se constate facilement. Avant les débuts de la philosophie, on croit aux mythes : ils expriment une pensée magique et grouillent de dieux. La mythologie forme la pensée primitive et les religions s’appuient sur ces pensées irrationnelles. Dans la mythologie et dans la religion, la preuve ne sert à rien, la déduction non plus, pas plus que l’usage de la raison, réflexion, analyse ou esprit critique. Nul besoin de penser, croire suffit puis obéir. L’irrationnel sert souvent aux individus retors et déterminés pour guider les hommes et les maintenir dans un état de sujétion.

De quelle logique procède l’irrationnel ? De la peur du vide intellectuel, de l’angoisse devant l’évidence pénible à accepter, de l’incapacité des hommes à accepter leur ignorance et la limitation de leurs facultés, dont la raison. Là où ils peuvent dire : “je ne sais pas”, "j'ignore pourquoi” ou “je ne comprends pas”, ils inventent des histoires et y croient. L’irrationnel colmate les brèches faites par la raison dans la destruction des illusions. Incapables de vivre dans le seul réel rationnel, les humains fabriquent de toutes pièces un monde irrationnel plus facile à habiter parce que pourvoyeur de croyances qui procurent un semblant de paix avec soi-même. L’irrationnel, c’est ce qui n’est pas encore rationnel (expliqué ou prouvé par la science), soit pour un individu, une époque, une culture et non ce qui ne le sera jamais. Ce qui échappe à la compréhension aujourd’hui conduit les hommes à échafauder des hypothèses en puisant dans les ressources illimitées de l’irrationnel. Sur certaines questions impossibles à résoudre avec les progrès de la science, recherche, technique, l’irrationnel règne en maître et pour longtemps. Être mortel, ne pas survivre, subir les déterminismes, ne pas échapper à la nécessité, être confiné à cette planète, voilà quelques-uns des motifs qui font fonctionner l’irrationnel. La raison est secourable lorsqu’elle se concentre sur la destruction des illusions et croyances, fictions crées par les hommes pour se consoler avec des arrière-mondes, des au-delà inventés, qui toujours dispensent de bien vivre ici et maintenant. La philosophie et l’usage critique de la raison permettent d’obtenir d’autres solutions, des certitudes viables et des consolations plus sûres : devant les mêmes évidences (mort, limitations des pouvoirs humains, petitesse de l’homme devant l’immensité du monde, angoisse face au destin), la philosophie fournit des moyens de s’approprier son destin, de se faire l’acteur de son existence, de se libérer des peurs inutiles et paralysantes - et non de s’abandonner comme des enfants aux mythes d’hier et d’aujourd’hui.

au sujet de l'irrationnel...

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au sujet de la liberté...

25 Février 2014, 07:36am

Publié par pam

“Aussi longtemps que nous restons dépendants du monde extérieur, et surtout de la façon dont il résonne en nous, nous ne pouvons être autonomes. L’autonomie étant le “droit pour l’individu de déterminer librement les règles auxquelles il se soumet “ (le Petit Robert). Être autonome, c’est être libre de décider à chaque instant ce qui est bon pour soi, le cadre et les règles auxquelles on se soumet. Si nous savons bien souvent ce que nous désirons, nous obéissons à d’autres lois que les nôtres et nous ne donnons pas libre cours à nos désirs. Nous ne sommes pas libres.”

“ Tant que le passé régit notre vie, nous ne cessons de reproduire à l’infini les mêmes douleurs et les mêmes conflits. Nous aimons à la mesure de nos attentes, lesquelles sont conditionnées par ce que nous avons vécu... On espère le meilleur, mais en réalité, on s’attend au pire... Nous avons le pouvoir de nous rendre malade par des actes et par des paroles auxquels d’autres n’auraient pas prêté la moindre attention.”

in “La Musique des Anges” de Catherine Bensaid.

au sujet de la liberté...

"Au moment où il surgit de terre, le jeune plant contient le programme complet de sa croissance - qui le transformera, peut-être, en un arbre superbe. Il en est de même pour nous, si ce n’est que nous sommes dotés du pouvoir de choisir qui nous permet de contrôler notre propre développement.

Gardez-vous de donner prise à ceux qui voudraient vous déposséder de votre liberté de choix pour exercer un pouvoir sur vous.”

Kenneth Meadows.

William James : “ Les êtres humains ont trop tendance à vivre à l’intérieur de limites qu’ils s’imposent à eux-mêmes.”

au sujet de la liberté...

“ J’ai l’impression que notre pensée n’est jamais libre : je ne suis pas libre. Je m’autoévalue. Nous fonctionnons avec un système de préjugés. Nous entretenons des idées préconçues sur le réel et nous nous débrouillons pour que le réel confirme ces idées... L’école, nos parents, notre entourage nous forgent des grilles de lecture préconçue du monde. Nous regardons tout à travers ces prismes déformants. Résultat : personne ne voit ce qui se passe vraiment. Nous ne voyons que ce que nous avons envie de voir au préalable. Nous réécrivons sans cesse le monde pour qu’il confirme nos préjugés. L’observateur modifie ce qu’il observe.... En prendre conscience, c’est déjà commencer à se libérer de ses préjugés.

Nous agressons le réel. Nous inventons en permanence une réalité confortable rien que pour nous, et si cette réalité ne s’accorde pas à celle des autres, nous nions celle des autres !

Les gens qui paraissent les plus sympathiques sont ceux qui sont les plus aptes à dissimuler leur perception du réel pour donner l’impression qu’ils acceptent celle des autres. Si nous révélions tout ce que nous pensons vraiment, nous ne ferions que nous disputer.

Objectif de vie d’un homme sain d’esprit : accepter le monde tel qu’il est et non pas tel qu’on croit qu’il est ou tel qu’on voudrait qu’il devienne.

Je crois que c’est nous qui inventons le réel, qui rêvons de qui nous sommes. C’est notre cerveau qui nous transforme en six milliards de dieux à peine conscients de nos pouvoirs. Je vais donc décider de ma manière de penser le monde et me penser moi-même. “

“ Je ne demande à personne de me suivre. Chacun devrait rester à l’écoute de sa petite voix intérieure et agir en conséquence ; et si l’on n’a pas d’oreilles pour écouter, il ne reste plus qu’à faire de son mieux. En aucun cas, il ne faut imiter les autres comme un mouton.”

“ L’esprit me tire d’un côté et la chair de l’autre. La liberté vient de l’action conjuguée de ces deux forces mais on n’y parvient lentement qu’après maintes étapes et pénibles difficultés. La liberté ne me viendra pas d’un refus systématique d’agir mais d’une action réfléchie et menée avec détachement. Cette lutte aboutit à constamment crucifier la chair pour mieux libérer l’esprit.”

“ La liberté extérieure que nous atteindrons dépend du degré de liberté intérieure que nous aurons acquis. Si telle est la juste compréhension de la liberté, notre effort principal doit être consacré à accomplir un changement en nous-même.”

Gandhi.

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vivre autrement, simplement,dans le respect de toute forme de vie.

23 Février 2014, 18:43pm

Publié par pam

impossible de mettre le lien de cette video : http://www.youtube.com/watch?v=YsgP8LkEopM&feature=share&list=FLZqb_mv2Dk-nfPE1Uvrmrvg&index=5

je vous propose donc d'aller sur you tube et de taper : Nakho Bear (médecine for thé people) Aloha Ke Akua. et de vous régaler pendant 10 minutes. C'est un choix de Ludovic "L'indi Gêne", l'auteur de la video précédente.

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Matthieu Ricard

25 Décembre 2013, 08:17am

Publié par pam

voici un beau cadeau à vous offrir : prenez 56 minutes entre deux excès de consommation aujourd'hui et offrez vous une pause intelligente si ce n'est réconfortante !

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Pierre Rabhi. une autre politique.

4 Décembre 2013, 07:44am

Publié par pam

CHARTRE INTERNATIONALE POUR LA TERRE ET L'HUMANISME.

Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?

Quels enfants laisserons-nous à la planète ?

La planète Terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d'un immense désert sidéral. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toutes forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit.

Pierre Rabhi. une autre politique.

CONSTATS : LA TERRE ET L'HUMANITÉ GRAVEMENT MENACÉES.

Le mythe de la croissance indéfinie.

Le modèle industriel et productiviste sur lequel est fondé le monde moderne prétend appliquer l'idéologie du "toujours plus" et la quête du profit illimité sur une planète limitée. L'accès aux ressources se fait par le pillage, la compétitivité et la guerre économique entre les individus. Dépendant de la combustion énergétique et du pétrole, dont les réserves s'épuisent, ce modèle n'est pas généralisable.

Les pleins pouvoirs de l'argent.

Mesure exclusive de prospérité des nations classées selon leur PIB et PNB, l’argent a pris les pleins pouvoirs sur le destin collectif. Ainsi, tout ce qui n’a pas de parité monétaire n’a pas de valeur et chaque individu est oblitéré socialement s’il n’a pas de revenu. Mais si l’argent peut répondre à tous les désirs, il demeure incapable d’offrir la joie, le bonheur d’exister…

Le désastre de l'agriculture chimique.

L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent.

Humanitaire à défaut d'humanisme.

Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane- pompier est devenue la norme.

Déconnexion entre l'humain et la nature.

Majoritairement urbaine, la modernité a édifié une civilisation « hors-sol », déconnectée des réalités et des cadences naturelles, ce qui ne fait qu’aggraver la condition humaine et les dommages infligés à la terre.

Au Nord comme au Sud, famine, malnutrition, maladie, exclusion, violence, mal-être, insécurité, pollution des sols, des eaux, de l'air, épuisement des ressources vitales, désertification, etc., ne cessent de croître. Ces constats interpellent très fortement nos consciences, en appellent à notre responsabilité et nous invitent à agir d'urgence pour tenter d'infléchir des évolutions qui rendent notre avenir et celui des générations futures de plus en plus incertains.

Pierre Rabhi. une autre politique.

PROPOSITIONS : VIVRE ET PRENDRE SOIN DE LA VIE.

Incarner l'utopie.

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

La terre et l'humanisme.

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

La logique du vivant.

Nous considérons que le modèle dominant actuel n'est pas aménageable et qu'un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

Le féminin au coeur du changement.

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

Agroécologie.

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, sécurité et salubrité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

Sobriété heureuse.

Face au « toujours plus » qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

Relocalisation de l'économie.

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces... devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

Une autre éducation.

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

Pierre Rabhi. une autre politique.

« Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée »

Pierre Rabhi.

COLIBRIS, mouvement pour la Terre et l’humanisme, 1 carrefour de longchamp, 75116 Paris,

+33 (0) 1 42 15 50 17 / www.colibris-lemouvement.org

Basé sur la fédération de toutes les consciences qui partagent les mêmes valeurs, le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme est libre de toute référence idéologique, politique ou confessionnelle, ainsi que de toute autorité spirituelle ou laïque.

Pierre Rabhi. une autre politique.

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Michel Onfray

1 Décembre 2013, 06:47am

Publié par pam

Être cohérent avec ce qu'on dit, avec ce qu'on écrit.

Je demande seulement aux catholiques qu'ils le soient : on a le droit d'enseigner l'amour du prochain, le pardon des péchés, mais quand je dis "mais vous ne le faites pas" je me prends une gifle…Vous avez une drôle de façon d'enseigner l'amour du prochain. Je dis soyez à la hauteur de ce que vous enseignez.

Ou les écologistes : qu'une grande figure de l'écologie prenne l'avion toutes les semaines, bonjour l'empreinte carbone… On n'est pas obligé d'être écologiste ou catholique mais si on est écologiste ou catholique on doit mener une vie en conformité avec ses théories, ses idées, sa philosophie, ses convictions.

Un peu de cohérence !

(après un deuil)

Réajuster son existence ….

Survivre est une violence qu'on se fait...

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