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philosophie

quel choix pour les humains aujourd'hui ?

6 Juillet 2013, 06:27am

Publié par pam

Le XXI° siècle s’ouvre sur la lutte sans merci. D’un côté un Occident judéo-chrétien libéral économiquement, brutalement capitaliste, marchand, producteur de faux biens, ignorant toute vertu, sans foi ni loi, fasciné par l’argent. Liberté théorique pour tous... en fait liberté pour une poignée pendant que les autres croupissent dans la misère et l’humiliation. De l’autre, un monde musulman pieux, brutal, intolérant, conquérant. Et Dieu revendiqué par les deux camps. Axe du bien contre axe du mal et inversement. Guerre entre religions monothéistes.

Opter pour le cynisme des uns sous prétexte de combattre la barbarie des autres ?

Malheureusement, la libre-pensée contemporaine sent souvent l’eau bénite. On ne combat pas le monothéisme aujourd’hui avec les armes républicaines de Gambetta. Le combat libre-penseur a produit certes des effets considérables dans l’avènement de la modernité : déconstruction des fables chrétiennes, déculpabilisation des consciences, laïcisation du serment juridique, de l’éducation, santé, armée, lutte contre la théocratie au profit de la démocratie, séparation de l’Église et de l’État.

La déchristianisation ne passe pas par des babioles mais par le travail sur l’épistémé d’une époque, par une éducation des consciences à la raison. Car l’épisode révolutionnaire de déchristianisation produit tout aussi vite un culte de l’être suprême et autres fêtes tout aussi cléricalement sottes et mal venues.

Plus gênant : la laïcité militante s’appuie sur l’éthique judéo-chrétienne qu’elle se contente bien souvent de démarquer : Travail, Famille, Patrie, sainte trinité laïque et chrétienne.

Dépassons donc la laïcité encore trop empreinte de ce qu’elle prétend combattre. Bravo pour ce qu’elle fut, éloge de ses combats passés, mais avançons de manière dialectique.

Désormais, sous prétexte de laïcité, tous les discours se valent. Le mythe et la fable pèsent autant que la raison. La magie compte autant que la science. Le rêve autant que la réalité. Or tous les discours ne se valent pas.

À toutes ces théologies abracadabrantes, je préfère en appeler aux pensées alternatives à l’historiographie philosophique dominante : les rieurs, matérialistes, radicaux, cyniques, hédonistes, athées, sensualistes, voluptueux. Ceux-là savent qu’il n’existe qu’un monde et que toute promotion d’un arrière-monde nous fait perdre l’usage et le bénéfice du seul qui soit. Péché réellement mortel...

Michel Onfray in "Traité d'athéologie".

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nihilisme et esclavagisme...

6 Juillet 2013, 06:09am

Publié par pam

Michel Onfray in "Politique du rebelle"

Le désenchantement du monde structure la religion nihiliste actuelle. Misère, exclus... entraînent un désespoir aboutissant au repli sur soi. Les nihilistes sont moins dangereux pour le pouvoir que les volontaristes utopiques (non l’irréalisable que le non encore réalisé). Formuler une pensée soucieuse de rendre impossible ce qui a justifié, légitimé les tragédies, nationalismes, génocides... Être à gauche loin de ceux qui ne pensent qu’à en finir avec la propriété privée. Peu à gauche (Proudhon conserve la propriété privée dans son projet de société anarchiste) les nihilistes ont fait un éloge de la liberté doublé d’une critique de l’autorité et de l’autoritarisme. Fuir les options moins égalitaristes qu’uniformisantes des communistes ou néo-scientifiques. Proposition d’une économie alternative dont la priorité serait l’élaboration de modes de production transversales dans le capitalisme.

Avant la réactualisation des solutions de Proudhon, il faut vouloir la révolution copernicienne, en finir avec la soumission des hommes à l’économie libérale, afin de soumettre l’économie à un projet hédoniste de vie en commun. Non plus servir le capitalisme mais le mettre à disposition des hommes. Le triomphe du capitalisme a tué le politique et la politique au profit d’un éloge de la technique d’administration des hommes et des biens. Capitalisme comme science de la soumission des esclaves aux maîtres. En finir avec cette religion de l’économie qui fait du capital son Dieu et des hommes des esclaves. Confiner l’économie au seul registre des moyens. Elle doit être soumise au politique et non l’inverse. L’activité économique ne peut se pratiquer malgré les hommes voir contre eux et leur bien-être.

Combien de douleurs, tortures, maladies, carnages, sacrifices dus à la religion de l’économie séparée ? Désenchantement, nihilisme, pessimisme dureront tant que l’ordre des choses perdurera.

L’économie est une discipline de transmutation qui à partir du temps des esclaves fait l’argent des maîtres.

Tant de constructions pharaoniques pour satisfaire le narcissisme, la puissance et la souveraineté du pouvoir temporel puis du pouvoir spirituel qui s’en inspire ou le soutient. Pharaon, prêtre, ingénieur, industriel, financier, s’appuient sur armées, polices, parfois avec l’aide de philosophes inféodés, payés par le système pour se protéger des exploités rendant possibles ces édifices monstrueux, depuis l’Antiquité. Et on continue à utiliser, jeter, humilier, exploiter selon les besoins du marché. Les capitaux virtuels n’ont pas de frontières, d’interdictions éthiques, de visas démocratiques. Ils sont les armées d’une superpuissance dominant planétairement. Pendant que les flux monétaires ruinent, s’accumulent, se dispersent, se thésaurisent, les hommes sans richesses perdent temps, énergie, forces, liberté, vie. Sans aucun bénéfice aux gigantesques barrages, à la conquête de la lune, la cathédrale... qu’un salaire dérisoire.

Toutes les époques ont mis l’idéologie, religion, philosophie, art au service de ces cultes rendus à la production. Actuellement religion du capital plastique et sans cesse recyclée. On célèbre le conceptuel, le virtuel.

La misère des hommes a permis la création de la sainteté de l’argent. Dans leurs sublimations, les civilisations expriment ce qui fait leurs manques, puis leurs dieux. Ce manque transfiguré fascine car il est interdit à la plupart, confiné dans les mains de quelques-uns. Les exclus, privés d’avoir, sont donc interdits d’être. Les capitaux sont inaccessibles à ceux dont l’existence se consacre à rendre possibles leurs flux. Ni la terre, ni le travail ne permettent la rente ou le salaire. Rarement la paupérisation aura été à ce point cynique. Les pauvres iront en s’appauvrissant dans la mesure où les riches iront en s’enrichissant.

Le culte rendu au capital flottant est inversement proportionnel à la participation, directe ou différée, des impétrants. Sectateurs de la religion du capital : ceux qui en jouissent et tous ceux qui croient pouvoir en jouir un jour et, pour cette raison, souhaitent le maintien des règles du jeu. Décentralisations, délocalisations, les instances qui rendent possible l’inégale répartition des richesses sont invisibles, insaisissables, seulement repérables par leurs méfaits. Ce Dieu exige soumission, dévouement, inféodation à ce nouvel univers invisible.

Les maîtres possèdent les esclaves, leur fournissant pitance, salaire, moyens de survivre, mais guère plus. L’économie est science de cette alchimie cannibale tant qu’elle fonctionne séparée en soumettant le politique à son ordre, à sa loi. Dans cet art de la relation avec l’esclave, Aristote précisait que le maître devait faire savoir et comprendre à son inférieur qu’ils avaient tous les deux les mêmes intérêts, sinon une communauté de destin. Or, les intérêts divergent sur le mode de la lutte des consciences de soi opposées (Hegel) ou lutte des classes (Marx). La société sans classe est une fiction. En revanche, les inégalités, leur exploitation économique, non.

L’esclave est celui dont l’emploi du temps suppose deux saturations : il donne le maximum de son temps pour et dans un espace qu’il n’a pas choisi. Il officie tout entier au service d’un ordre dans lequel il n’a pas le choix, dépouillé de son corps et de son temps. L’économie apparaît comme l’art de dispenser les places en fonction des nécessités du culte à rendre.

En auxiliaire de cet assujettissement, on peut compter les crédits nécessités par les endettements, eux-mêmes sollicités par les soumissions des esclaves aux désirs mimétiques sculptés par la publicité. Nietzsche affirmait que quiconque ne dispose pas des deux tiers de son temps en liberté pure pour son propre usage est un esclave...

L’effritement du catholicisme est lié à l’élaboration des conditions de possibilité de l’économisme, monstre hybride qui fait de l’économie une religion. Disparition de Dieu, apparition de l’économie et théologie des richesses triviales.

Le dessein du Discours de la méthode de Descartes, outre les acquis sur lesquels nous vivons encore, consiste à promouvoir toutes les sciences qui permettaient à l’homme de se rendre “comme maître et possesseur de la nature”. Cette volonté de puissance sur la nature, le monde réel, forme la base de l’économie. Le cartésianisme embrase l’Europe.

Les théistes ont laissé place aux déistes puis aux athées, le tout accélérant l'autonomie de l’économie et sa métamorphose en religion de substitution. Jamais l’argent et les richesses n’ont à ce point mené le monde.

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athéologie...

1 Juillet 2013, 07:05am

Publié par pam

La mort de Dieu est un gadget consubstantiel à un XX° siècle voyant la mort partout. Une fiction ne meurt pas, une illusion ne trépasse jamais, un conte pour enfants ne se réfute pas. Dieu fabriqué par les mortels à leur image hypostasiée n’existe que pour rendre possible la vie quotidienne malgré le trajet de tout un chacun vers le néant. Le dernier dieu disparaîtra avec le dernier des hommes. Et avec lui la crainte, la peur, l’angoisse, ces machines à créer des divinités. Dieu mort supposerait le néant apprivoisé.

Douter coexiste avec croire. La génération du divin coexiste avec le sentiment angoissé devant le vide d’une vie qui s’arrête. Longtemps l’athée caractérise la personne qui croit à un dieu étranger, voisin, hétérodoxe. Non pas l’individu qui vide le ciel, mais celui qui le peuple avec ses propres créatures. Dieu inaccessible donc silencieux ne se rebelle pas quand d’aucuns se prétendent investis par lui pour parler, édicter, agir en son nom pour le meilleur et le pire. Aucun terme n’existe pour qualifier positivement celui pensée, des pans entiers d’une réflexion vivante, forte, mais antichrétienne ou irrévérencieuse, voire simplement indépendante de la religion dominante, demeurent ignorés, y compris bien souvent des professionnels de la philosophie.

Ceux qui adorent tout et n’importe quoi, les mêmes qui, au nom de leurs fétiches, justifient leurs violences intolérantes et leurs guerres depuis toujours contre les sans-dieux, ceux-là donc réduisent l’esprit fort à n’être étymologiquement qu’un individu incomplet, amputé, morcelé, mutilé, une entité à laquelle il manque Dieu pour être vraiment...

Les tenants de Dieu disposent des pleins pouvoirs politiques depuis plus de 15 siècles, la tolérance n’est pas leur vertu première et ils mettent tout en œuvre pour rendre impossible l’athéisme, la chose donc le mot. De sorte que les païens (étymologiquement ceux qui rendent un culte aux dieux de la campagne) passent pour des négateurs des dieux, puis de Dieu. Athée : le mot vaut comme l’insulte absolue, c’est l’immoraliste, l’amoral, le mot suffit pour empêcher l’accès à l’oeuvre. Leur seul tort : leur nature antisociale.

Embarqués dans une entreprise de justification de pouvoir, les dieux (ou Dieu) passent pour les interlocuteurs privilégiés des chefs de tribus, rois, princes. Ces figures terrestres prétendent détenir leur puissance des dieux. L’athéisme devient dès lors une arme utile pour précipiter tel ou tel, pourvu qu’il résiste ou regimbe un peu, dans les geôles, voire au bûcher. Souvent toute velléité philosophique de penser Dieu en dehors du modèle politique dominant devient athéisme. Pour Spinoza, la Bible est un ouvrage composé par divers auteurs et relève d’une composition historique, donc non révélée. L’athée, avant de qualifier le négateur de Dieu, sert à poursuivre et condamner la pensée de l’individu affranchi, même de la façon la plus infime, de l’autorité et de la tutelle sociale en matière de pensée et de réflexion. Un homme libre devant Dieu - y compris pour en nier bientôt l’existence.

La religion ? Une invention des hommes pour s’assurer le pouvoir sur leurs semblables.

Michel Onfray in "Traité d'athéologie".

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science et conscience...

1 Juillet 2013, 06:15am

Publié par pam

Face aux multiples dangers qui menacent la planète la race humaine ne survivra que si nous parvenons à transformer radicalement les méthodes et codes de valeur qui gouvernent encore notre démarche scientifique et nos technologies. J’appelle fortement le passage d’une mentalité dominatrice, axée sur le contrôle et l’asservissement de la nature, êtres humains compris, à une mentalité cherchant à développer la coopération, l’entraide, la non-violence.

En Occident, sciences et techniques ont confondu connaissance et contrôle : l’idée de base étant que, pour comprendre la nature, l’homme doit commencer par la dominer. Système patriarcal qui inculque au mâle un désir pathologique de contrôle et domination.

Jusqu’à la Renaissance, le but de la science était la recherche de la sagesse, une meilleure compréhension de l’ordre naturel, un mode de vie en harmonie avec cet ordre. Depuis Bacon, le but de la science est de fournir à l’homme des connaissances spécialisées lui permettant d’asservir la nature. De nos jours encore, science et technologie sont utilisées conjointement à des fins nuisibles, dangereuses et anti-écologiques.

Plus femmes et hommes prennent conscience de ces problèmes, comprennent que les prétendus progrès techniques se retournent bien souvent contre nous, plus les choses changent. Mais ce changement devra s’accompagner d’un changement des mentalités. La tête évolue, le cœur doit suivre, pour que le passage d’une société obnubilée par le pouvoir, la domination, le contrôle, deviennent une communauté travaillant à développer coopération et non-violence.

in "LE TAO DE LA PHYSIQUE" de FRIDTJOF CAPRA.

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violence...  Michel Onfray : “La philosophie féroce”. Exercices anarchistes.

29 Juin 2013, 06:48am

Publié par pam

“La violence est vieille comme le monde... De l’inventeur du gourdin paléolithique à l’ingénieur qui met au point une bombe à raréfaction d’oxygène, la brutalité ne cesse pas, elle se métamorphose. On la dit légitime lorsqu’elle prétend faire respecter l’ordre républicain - en fait, quand elle se contente de permettre et de cautionner le bon fonctionnement de la machine libérale. En revanche, elle est qualifiée d’illégitime chaque fois qu’elle procède d’individus agissant pour leur compte - du vol à la tire à l’assassinat politique en passant par les agressions, crimes et délits notifiés dans le Code civil...

Je pose que la délinquance des individus fonctionne en contrepoint à celle des gouvernements. Partout sur la planète, les États polluent, asservissent les minorités, déclarent des guerres, matent les soulèvements, matraquent les manifestants, emprisonnent les opposants, pratiquent la torture, les arrestations arbitraires, les pendaisons, les emprisonnements, en tout lieu ils achètent des silences et des complicités, détournent des fonds en quantités pharaoniques et autres joliesses rapportées partiellement par la presse quotidienne. Cette violence ne rencontre rien au-dessus d’elle, voilà qui la fait dire légitime.

Parallèlement, les délinquances privées font pousser des cris d’orfraie aux praticiens des violences publiques. Comme un seul homme, le personnel politique s’excite sur ces questions porteuses pour les démagogues : l’insécurité, la délinquance, la criminalité, les incivilités, voilà à quoi se résume le débat politique contemporain. Répression ou prévention ? Désormais, on récuse même cette alternative, jadis opératoire, pour répondre d’une seule manière : répression. Dans nos sociétés dépolitisées, les différences résident dans les formes et non plus dans le fond.

Les bêtes de proie qui activent le libéralisme agissent par-delà le bien et le mal, elles créent des richesses considérables qu’elles se partagent en laissant la plus grande partie de l’humanité croupir dans la misère. L’argent, le pouvoir, les honneurs, la jouissance, la puissance, la domination, la propriété, c’est pour elles, une poignée, l’élite ; pour les autres, le peuple, les petits, les sans-grade, la pauvreté, l’obéissance, le renoncement, l’impuissance, la soumission, le mal-être suffisent... Villas cossues dans les quartiers chics des pays riches contre masures effondrées dans les zones dévastées ; fortunes concentrées dans l’hémisphère Nord, pauvreté dans l’hémisphère Sud ; riches des centre-villes et déshérités des banlieues ; chiens et chats repus d’Europe, enfants africains qui meurent de faim ; prospérité économique des nantis contre soupir des victimes exsangues. Violence légitime des puissants contre violence illégitime des mendiants, le vieux moteur de l’histoire...

On aurait tort de braquer le projecteur sur les seules violences individuelles alors que tous les jours la violence des acteurs du système libéral fabrique les situations délétères dans lesquelles s’engouffrent ceux qui, perdus, sacrifiés, sans foi ni loi, sans éthique, sans valeurs, exposés aux rudesses d’une machine sociale qui les broie, se contentent de reproduire à leur degré, dans leur monde, les exactions de ceux qui (les) gouvernent et demeurent dans l’impunité. Si les violences dites légitimes cessaient, on pourrait enfin envisager la réduction des violences dites illégitimes...”

violence...  Michel Onfray : “La philosophie féroce”. Exercices anarchistes.

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infini...

28 Juin 2013, 08:03am

Publié par pam

“Quand j’ouvre les yeux, dit Inayat Khan, j’observe que je suis tout petit dans l’univers ; quand je ferme les yeux, je me rends compte que j’ai l’univers en moi.”

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tomber du toit...

26 Juin 2013, 09:41am

Publié par pam

“La philosophie c'est rendre simples les choses compliquées et difficiles. En dépit de mots comme matérialisme, humanisme, transcendantalisme, pluralisme... la philosophie est un art de vivre et n’est, en fait, que manger, dormir, rencontrer des amis, se quitter, rire, pleurer, soigner son corps, arroser ses plantes et regarder un voisin tomber du toit.” Lin Yutang “De l’importance de vivre.”

(je ne comprends pas bien la dernière partie de la phrase : "regarder un voisin tomber du toit"…. peut-être s'enrichir de l'exemple de l'autre, "en prendre et en laisser" et sans jugement… moi qui jusqu'à peu n'avais aucun voisin, je regarde depuis deux ans mon voisin construire son toit.. et ça ne m'apprend rien sauf que je perds mon temps à chercher comment supporter le bruit qu'il occasionne, les méfaits sur l'environnement qu'il produit avec ses deux petites mains… j'ai juste appris que lorsqu'on manque de savoir vivre on est rarement protecteur de l'environnement… mais j'ignore encore quel remède on peut apporter à ce genre de situation imposée si ce n'est la fuite qui me semble plus une façon de reporter les problèmes que de les résoudre ! mais si l'un d'entre vous connait une solution ou comprend la philosophie de "regarder un voisin tomber du toit" qu'il ait la gentillesse et la générosité de nous éclairer !!…)

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but de la quête....

9 Juin 2013, 08:13am

Publié par pam

“Les philosophes sont des chercheurs qui pensent à ce qu’ils trouvent, aussi restent-ils des penseurs. Les croyants sont des chercheurs qui croient ce qu’on leur dit et deviennent donc des suiveurs.

Mais le but de la quête est de vivre ce que l’on trouve afin de devenir quelqu’un qui sait.”

Kenneth Meadows.

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conscience personnelle, conscience collective...

3 Juin 2013, 06:54am

Publié par pam

Deepak Chopra in "Le livre des coïncidences".

Le monde extérieur est, à n’importe quel point spécifique de l’espace-temps, un miroir de qui vous êtes : si vous voulez connaître l’état de votre conscience personnelle, regardez autour de vous et voyez ce qui arrive. Si vous voulez connaître l’état de la conscience collective, regardez ce qui se passe dans le monde.

À tout point donné du temps, votre réalité personnelle est orchestrée, au niveau des coïncidences, par votre conscience de soi. Si celle-ci est contractée, elle le manifestera par un corps tendu, crispé, attitude craintive et environnement incertain. Si votre conscience de soi s’élargit, corps détendu, environnement amical et ouvert, où vos intentions se réalisent dans la synchronicité. Votre soi, lorsqu’il est vaste, éprouve toujours un sentiment de valeur, de paix, de liberté et d’absence d’entraves, plein de respect devant le mystère de l’existence. La conscience de soi détermine aussi notre attitude : cupidité, arrogance, agressivité, insatisfaction, résultent d’une conscience de soi contractée. Disposition à partager, soutenir, aider, l’humilité, un caractère aimable et conciliant proviennent du soi vaste et élargi.

Plus largement, il en est de même sur le plan général, au niveau des cultures, civilisations.

Si nous observons le monde d’aujourd’hui, nous observons une hiérarchie confuse d'évènements interdépendants et co-émergents. Les spécialistes affirment que notre comportement collectif génère un environnement non viable (pollution, diminution des ressources naturelles, effet de serre, modifications climatiques... Même si en surface ces événements ne paraissent pas liés ils le sont, et sont le résultat de notre conscience collective contractée. Conflits religieux, pollution, terrorisme, crimes, extinction des espèces, toxicomanies, inondations, famines, installations nucléaires et augmentation des armements, des produits chimiques dangereux, épuisement de la terre arable... tous sont en relation causale.

Si chacun pouvait aspirer à exprimer le soi élargi, si nous pouvions en partager la connaissance et l’expérience, nous pourrions créer un environnement basé sur le respect de la vie et de la nature, retrouver l’équilibre. Sur cette planète idéale, nous trouverions la paix de l’esprit et une véritable conscience de notre inséparabilité, et l’amour comme force ultime à l’oeuvre au cœur de l’univers.

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vérité et politique...

26 Mai 2013, 06:40am

Publié par pam

Michel Onfray in “Antimanuel de la philosophie”... résumé du chapitre 9...

Pourquoi honorer le devoir de vérité par la certitude de faire du mal ?

L’idéal est de ne pas se mettre dans la situation d’avoir à mentir, d’éviter l’action que vous vous sentirez obligé de cacher. Prévenir pour éviter de guérir. On peut aussi ne rien dire, sans qu’il soit besoin de mentir (refusé par les chrétiens : péché par omission). Le mensonge peut être un mal nécessaire. La vérité c’est la coïncidence entre l’être et le dire, entre une affirmation et l’état réel d’une chose, d’un fait, d’un geste, d’une parole. Est vrai ce qui a eu lieu.

Vérité rarement bonne à dire. La vie quotidienne se réduit à un genre de mensonge par omission.

Le mensonge rend impossible, et définitivement, la confiance nécessaire à la relation éthique. Chacun a droit à la vérité et il est un devoir de la donner pour celui qui en dispose. Chacun constate ne pas devoir forcément la vérité à tout le monde.

Nécessité de distinguer le mensonge pour nuire, celui qui vise une tromperie destinée à soumettre l’autre, à l’éviter, à le mépriser, et le mensonge pour servir, qu’on commet pour épargner peine et douleur à une personne aimée.

On voit mal comment un homme décidé à sacrifier sa vie à la vérité pourrait faire une carrière politique. Comment parvenir au pouvoir, et une fois parvenu au sommet, s’y maintenir ? Réponse : tous les moyens sont bons.

Machiavélisme : art d’évacuer intégralement la morale pour réduire la politique à de purs problèmes de force : la fin justifie les moyens. Dans cette perspective, le mensonge fournit une arme redoutable et efficace.

L’accès au pouvoir suppose la démagogie = mensonge au peuple. Au lieu du souci de l’intérêt général que la fonction appelle, le politicien cherche bien souvent l’assentiment du plus grand nombre (51%!) et pour l’obtenir il flatte, séduit, promet sans intention de tenir, et affirme ensuite que ses promesses n’engagent que ceux qui y ont cru.... Il ment aussi sur l’adversaire à discréditer. Il cache aussi ses zones d’ombre. Et il prétend présenter un projet pour le destin de la France alors qu’il a été concocté par des cabinets de conseillers en communication pour correspondre au profil du meilleur produit vendable.

Toujours la volonté particulière triomphe au détriment de l’intérêt général.

La fonction politique oblige à un mensonge particulier caractérisé par une pratique sophiste. Les sophistes étaient des ennemis de Platon. Pour eux, l’essentiel réside dans la forme, jamais dans le fond. Ancêtres des publicitaires...

Pour un sophiste, la vérité réside dans l’efficacité. Est vrai ce qui parvient à ses fins et produit ses effets. Est faux tout ce qui manque son but.

L’art politique est un art de la sophistique, donc du mensonge. Pour dissimuler cette évidence, les théoriciens du droit ont même forgé le concept de raison d’État qui permet de tout justifier, d’entretenir le silence, de classer des affaires secrets défense ou secrets d’État, de négocier avec des terroristes ou des États sanguinaires, de vendre des armes à des pays ennemis des Droits de l’Homme, mais amis quand ils paient.

La raison d’État prouve que l’État existe rarement pour les individus mais que les individus n’existent que pour le servir et qu’en cas de refus d’obéissance il dispose, tout puissant, de moyens de contrainte : police, tribunaux, armée, droit, loi. Sachez-le, ne l’oubliez pas, et votez si le cœur vous en dit...

Haschich en vente libre à Amsterdam, interdit ici :

Preuve est faite qu’une frontière décide du juste et de l’injuste, du bien et du mal, du permis et du prohibé. Il n’existe donc pas une vérité universelle, commune à tous les peuples, du moins pas tant qu’un État universel n’est pas promulgué et que subsistent des vérités locales, subjectives, propres à des communautés limitées dans le temps et l’espace. La vérité définirait la proposition admise par le plus grand nombre à un moment donné de l’histoire et en un lieu précis. L’ensemble de ces vérités étant sujet à repentir, amendement et modification.

Pourtant, il existe des défenseurs de la vérité absolue, les platoniciens, pour lesquels il existe dans un monde intelligible et hors du temps, un monde des Idées pures. Évidemment, le christianisme s’est nourri de cette pensée pour mieux réfuter la diversité, l’explosion des visions du monde et ramasser sa proposition philosophique pour en faire un corps de doctrine se présentant comme la vérité : “je suis la Vérité et la Vie” dit le Christ. Pour un chrétien, le temps qui passe, l’histoire et les changements, l’évolution et le progrès n’ont aucune incidence sur la Vérité révélée à laquelle ils sacrifient. Défenseurs de Platon et du Christ croient à la même universalité de la Vérité et à sa permanence en dehors des péripéties historiques.

L’inconvénient, c’est que les chrétiens se sont souvent et beaucoup trompés : géocentrisme (la Terre est au centre du système solaire) par exemple : il a fallu attendre 30 ans après qu’un homme est mis le pied sur la Lune pour que Jean-Paul II reconnaisse que le soleil est au centre du système.

Vérité issue de la croyance et de la foi contre vérité procédant de la raison et de l’observation : le choc est rude. Car les vérités différentes et successives montrent des opinions changeantes, des certitudes rarement immuables mais occasionnelles et relatives à des conditions historiques. La vérité est singulière et non universelle, relative et non absolue. Est vrai ce qu’une époque énonce comme tel jusqu’à preuve du contraire. En dehors de quelques vérités irréfutables il n’existe que du changement. D’où la validité du perspectivisme (la vérité n’existe pas, seules existent des perspectives) sinon sa vérité. Là où je suis, je ne vois qu’une partie de ce qui m’apparaît. D’où une condamnation à ne saisir qu’une réalité fragmentée, mutilée. La vérité supposerait une saisie globale, intégrale du monde et de sa constitution dans le détail.

Que faut-il en conclure ? Non pas que nulle vérité n’existe, ce qui serait donner des arguments au nihilisme, révisionnisme, négationisme qui mettent en doute l’existence véritable de faits historiques avérés afin de poursuivre un dessein politique dangereux, mais qu’une vérité n’est qu’un instantané.

Alain : “Le mensonge consiste à tromper, sur ce qu’on sait être vrai, une personne à qui l’on doit cette vérité-là. Le mensonge est donc un abus de confiance ; il suppose qu’au moins implicitement on a promis de dire la vérité.”

vérité et politique...

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