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philosophie

culture et cultures - 1 -

16 Mai 2013, 07:15am

Publié par pam

Il y aurait d’un côté les chanceux, ceux qui ont le temps et l’argent pour se cultiver et l’intelligence de la concision, de la théorisation, de l’analyse. Et en face, nous tous pauvres crétins, qu’une fable bien tournée amène plus facilement à la compréhension d’une morale, d’un mode de vie.

Ceux qui haïssent Coelho, Werber et les autres sont englués dans une mode crétine et prétentieuse qui ressemble étrangement à cette mode des best-sellers dont ils se gaussent. “Nous les intellos” face au “bas peuple” qui lit dans le métro ou après une longue journée de labeur quand les gosses sont couchés, pendant les quelques minutes où les yeux restent encore ouverts avant que la tête ne tombe sur l’oreiller. Et ces minutes-là, c’est vrai, ne sont guère propices à la compréhension du verbiage pompeux de philosophes hermétiques.

Éclectisme... soit synonyme de pluralité des connaissances, donc ouverture d’esprit et diversité maximale des centres d’intérêt, soit dispersion stérile, effleurement des sujets d’étude, papillonnage et superficialité donc dilettantisme.... Il est nécessaire de trouver le juste milieu, déterminer avec rigueur ses vrais centres d’intérêt et les creuser. Et laisser tomber les disgressions stériles.

Prenons l’exemple de “plantes et soins”, j’ai déjà beaucoup bossé sur le sujet alors même que je ne bois que rarement des tisanes que je décris comme sainement curatives. J’ai le sentiment que je pourrais abandonner ce projet en gardant seulement un inventaire des plantes médicinales cultivables en pays tempéré par un jardinier du dimanche disposant d’une are de jardin potager derrière sa maison. Le lopin de terre idéal où se côtoieraient légumes, aromates et plantes médicinales dans un but de relative autonomie familiale. Mettant l’accent sur les associations bénéfiques entre certaines plantes dans un jardin bio, les possibilités simples et faciles d’un hobby sain (qui associe une activité de plein air avec le bonheur de voir pousser ses plantes, de prendre conscience des changements de saisons et du besoin d’avoir les mains - et les pieds - dans le concret : la terre). Hobby esthétisant : fleurs, légumes, couleurs, saveurs, odeurs, disposition harmonieuse des différentes plantes, satisfaction de se nourrir et de soigner son corps et son esprit par son travail, leçon de vie journalière pour les enfants comme pour les adultes.

L’approche philosophique du jardinier est intrinsèque à son activité, et les bienfaits d’un tel jardin tellement nombreux et évidents qu’il devient de nos jours une des meilleures compensations à la vie stressée-industrialisée-mondialisée-polluée-superficielle à laquelle nous a mené notre civilisation matérialiste et capitaliste et libérale...

Sur tout cela je ne peux pas faire l’impasse.

Se soigner le corps et l’esprit, comprendre notre terre et notre corps, analyser nos besoins naturels et spirituels, expliquer le monde et l’intérêt qu’il y a à protéger notre environnement à nos enfants par un travail concret, le jardinage, travail au sens noble du terme, compréhension des étapes nécessaires et indispensables à l‘aboutissement d’un projet, concrétisation palpable de la loi des causes et des effets (causalité ?), bienfaits de l’apprentissage, importance de la rigueur, nécessité de soutenir son effort à long terme. Et même si le jardin s’accommode mal de dilettantisme, je suis contre ces “techniciens du jardinage” qui voudraient nous faire croire qu’un “bout de jardin” nécessite non seulement un travail énorme et fastidieux, mais une technicité de pointe réservée à des pros détenteurs d’un savoir colossal !

pam

culture et cultures - 1 -

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planète et jardinage...

13 Mai 2013, 06:31am

Publié par pam

“Il est peut-être trop tard pour une prise de conscience des hommes. La Terre est trop gravement atteinte. Normalement, nous devrions déjà être tous détruits mais le Créateur nous donne encore du temps pour que certaines personnes puissent survivre. Celles qui auront eu la sagesse de se regrouper dans des communautés et de vivre directement des fruits de la terre. Tous les Anciens disent qu’il n’y a plus beaucoup de temps, une dizaine d’années peut-être. Sun Bear affirme que les trois quarts de l’humanité vont disparaître. Il y aura un bouleversement total, un renversement des pôles. Les plus menacés sont ceux qui vivent dans les villes.

Cette catastrophe est nécessaire pour purifier la Terre. Trop d’humains ont choisi d’accumuler des biens matériels. C’est tout juste qu’il y en a cinq pour cent qui ont une conscience un peu éveillée. Mais il y en a bien moins encore qui sont vraiment détachés.

Le véritable abandon, c’est de ne pas rester attaché aux biens matériels parce qu’ils sont transitoires. Il faut savoir partager. Donner chaque fois qu’on reçoit.

La panique ne sert à rien. La seule chose à faire, c’est de travailler sur soi pour se mettre en accord avec ce que le Créateur attend de nous.

La Terre est malade de l’homme, l’homme est pour elle un cancer qui la tue à petit feu.”

“Chaque geste que nous faisons a une résonance spirituelle. Quand les gens qui viennent veulent m’aider à arracher les “mauvaises herbes”, je les invite à se demander ce qu’ils doivent arracher à l’intérieur d'eux-mêmes. Quand ils sèment, ce qu’ils voudraient semer à l’intérieur d’eux-mêmes.

Nous avons perdu, nous, cette capacité à remercier pour tout ce qui nous est donné. Nous ne savons qu’abuser des cadeaux reçus. Pour moi, faire le jardin à la manière indienne, c’est remercier sans cesse pour l’abondance et la beauté, c’est faire de cette terre un lieu d’harmonie en même temps qu’un lieu de production.

Faire un jardin, cela n’a l’air de rien mais je suis persuadée, comme la plupart des Anciens, que les temps sont en train de venir où il nous faudra être capables de cultiver nous-mêmes notre propre nourriture.

Nous plantons en spirale car pour nous elle est très importante. C’est la spirale d’énergie qui monte de la terre et qui descend du ciel. Et aussi la spirale du cœur. En nous, l’ADN est une spirale. Ma vision de ce jardin a donc été celle d’une spirale qui monte de la terre. Elle monte en beauté à partir du centre et tourne autour des légumes et des fruits pour arriver jusqu’à nous. Je fais d’autres jardins sans spirale car c’est long et compliqué, l’essentiel est de comprendre qu’il s’agit toujours d’un espace sacré. J’invite les gens à entrer par l’est pour amener l’énergie avec eux, à tourner dans le jardin dans le sens des aiguilles d’une montre.

Pour faire un jardin il faut savoir prendre son temps, il ne faut rien brusquer, rien bousculer, car tout ce qui vit à une âme, même le plus humble brin d’herbe.

Réaliser cela et le vivre dans la profondeur de mon être a été pour moi une extraordinaire révélation et une révolution dans ma vie.”

“Avant, les terres indiennes étaient communales. Chacun occupait juste ce qu’il pouvait travailler et le reste appartenait à tout le monde, formule idéale.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

planète et jardinage...

“Au déclin de la Terre, l’eau commencera à s’épuiser. Les pluies cesseront de tomber et il ne restera que trois sources. L’eau sera endiguée, les gens viendront de partout et se battront pour elle. Et ils s’entretueront jusqu’à n’être plus qu’une poignée.

Dans le monde qui suivra, les Blancs seront les Indiens et les Indiens seront blancs.”

Morris Opler in “La fin du monde” mythes et légendes des Apaches chiricahuas.

vidéo trouvée sur le site :

COLOCO // EXPLORATEURS DE LA DIVERSITE URBAINE AU MOYEN D'ARCHITECTURES, PAYSAGES, FILMS ET INSTALLATIONSCOLOCO / Miguel Georgieff, Nicolas Bonnenfant, Pablo Georgieff

“Tout le monde savait que la Terre se réchauffait, tout le monde se doutait qu’elle préparait sa mue, qu’elle n’avait pas d’autre choix que de s’adapter pour survivre, comme n’importe quel organisme vivant, mais tout le monde s’en contrefoutait, tout le monde ne songeait qu’à jouir de ses privilèges, qu’à étendre ses possessions, qu’à s’étourdir en danses macabres sur des scènes de plus en plus branlantes. "

Pierre Bordage in “L’évangile du Serpent”.

planète et jardinage...

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espoir, espérance....

29 Avril 2013, 08:27am

Publié par pam

espoir, espérance....

"L’Espérance est un risque à courir. C’est même le risque de risques. L’Espérance n’est pas une complaisance envers soi-même. Elle est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur soi-même."

Bernanos.

espoir, espérance....

“Je songe à mes mésaventures, mes peurs,

Ces riens qui me semblaient essentiels

La vie m’aura appris qu’une chose compte

Une seule

Vivre pour voir l’aurore éclairer les matins du monde.”

Vieille chanson inuit.

espoir, espérance....

“Nous ne comprenons, n’approuvons et n’acceptons pas vos façons d’agir, mais nous ne jugeons pas. Nous respectons votre situation. Vous êtes où vous devez être, étant donné vos choix passés et votre libre arbitre actuel. “

“Par nos paroles et nos actes, nous devrions composer, de manière consciente, le décor de la vie que nous souhaitons mener.”

Marlo Morgan.

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au sujet de la violence...

23 Avril 2013, 05:57am

Publié par pam

“La violence est vieille comme le monde... De l’inventeur du gourdin paléolithique à l’ingénieur qui met au point une bombe à raréfaction d’oxygène, la brutalité ne cesse pas, elle se métamorphose. On la dit légitime lorsqu’elle prétend faire respecter l’ordre républicain - en fait, quand elle se contente de permettre et de cautionner le bon fonctionnement de la machine libérale. En revanche, elle est qualifiée d’illégitime chaque fois qu’elle procède d’individus agissant pour leur compte - du vol à la tire à l’assassinat politique en passant par les agressions, crimes et délits notifiés dans le Code civil...

Je pose que la délinquance des individus fonctionne en contrepoint à celle des gouvernements. Partout sur la planète, les États polluent, asservissent les minorités, déclarent des guerres, matent les soulèvements, matraquent les manifestants, emprisonnent les opposants, pratiquent la torture, les arrestations arbitraires, les pendaisons, les emprisonnements, en tout lieu ils achètent des silences et des complicités, détournent des fonds en quantités pharaoniques et autres joliesses rapportées partiellement par la presse quotidienne. Cette violence ne rencontre rien au-dessus d’elle, voilà qui la fait dire légitime.

Parallèlement, les délinquances privées font pousser des cris d’orfraie aux praticiens des violences publiques. Comme un seul homme, le personnel politique s’excite sur ces questions porteuses pour les démagogues : l’insécurité, la délinquance, la criminalité, les incivilités, voilà à quoi se résume le débat politique contemporain. Répression ou prévention ? Désormais, on récuse même cette alternative, jadis opératoire, pour répondre d’une seule manière : répression. Dans nos sociétés dépolitisées, les différences résident dans les formes et non plus dans le fond.

Les bêtes de proie qui activent le libéralisme agissent par-delà le bien et le mal, elles créent des richesses considérables qu’elles se partagent en laissant la plus grande partie de l’humanité croupir dans la misère. L’argent, le pouvoir, les honneurs, la jouissance, la puissance, la domination, la propriété, c’est pour elles, une poignée, l’élite ; pour les autres, le peuple, les petits, les sans-grade, la pauvreté, l’obéissance, le renoncement, l’impuissance, la soumission, le mal-être suffisent... Villas cossues dans les quartiers chics des pays riches contre masures effondrées dans les zones dévastées ; fortunes concentrées dans l’hémisphère Nord, pauvreté dans l’hémisphère Sud ; riches des centre-villes et déshérités des banlieues ; chiens et chats repus d’Europe, enfants africains qui meurent de faim ; prospérité économique des nantis contre soupir des victimes exsangues. Violence légitime des puissants contre violence illégitime des mendiants, le vieux moteur de l’histoire...

On aurait tort de braquer le projecteur sur les seules violences individuelles alors que tous les jours la violence des acteurs du système libéral fabrique les situations délétères dans lesquelles s’engouffrent ceux qui, perdus, sacrifiés, sans foi ni loi, sans éthique, sans valeurs, exposés aux rudesses d’une machine sociale qui les broie, se contentent de reproduire à leur degré, dans leur monde, les exactions de ceux qui (les) gouvernent et demeurent dans l’impunité. Si les violences dites légitimes cessaient, on pourrait enfin envisager la réduction des violences dites illégitimes...”

Michel Onfray : “La philosophie féroce”. Exercices anarchistes.

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ne pas accepter l'inacceptable.... suite.

22 Avril 2013, 07:52am

Publié par pam

Je sais bien qu'il y a plein d'autres sujets d'indignation ces temps-ci, et si celui-ci est révoltant... bref je fais mon colibri ce matin, rien de plus mais rien de moins... et si vous avez une indignation à faire connaître n'hésitez pas, le blog est ouvert !

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Impermanence...

19 Avril 2013, 05:49am

Publié par pam

Bouddha :

“Comme l’étoile filante, le mirage, la flamme, l’illusion magique, la goutte de rose, la bulle sur l’eau, comme le rêve, l’éclair ou le nuage : considère ainsi toutes choses.”

Impermanence...

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fou rire...

9 Avril 2013, 09:02am

Publié par pam

que voilà une bonne façon de commencer la journée...

ou de retomber sur ses pieds en cas de petit coup de blues....

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saine révolte et mauvaise colère...

6 Avril 2013, 08:34am

Publié par pam

comment faire pour améliorer les choses sans faire de mal ?

comment être révolté devant tout ce qu'on entend, voit, subit et ne pas entrer dans une colère noire et dévastatrice ?

comment canaliser nos énergies créatrices sans réveiller nos énergies destructrices ?

Pendant des dizaines d'années je me suis définie comme anarchiste pacifiste... mais est-ce réellement possible, compatible ? ou juste un doux rêve...

Il y a un mois, après avoir écouté France Inter depuis le réveil, comme souvent, j'ai craqué et leur ai envoyé ce mail :

France Inter : vous nous prenez pour des pommes ?

les infos formatées à tel point qu'on se demande pourquoi multiplier les chaines de radio, télé, médias divers.... nous servent jour après jour les mêmes fadaises uniquement destinées à endormir les masses et dissimuler les vrais problèmes. Combien croyez vous que nous sommes à souhaiter des nouvelles du pape, d'un chanteur mort, ou du dernier marronnier ? J'aimerai entendre parler de décroissance, du collectif Roosevelt, des suites des "affaires", vous avez le pouvoir de renverser des hommes de pouvoir malhonnêtes et vous leur léchez les bottes... quelle différence entre vous et les radios publicitaires ? J'écoute france inter depuis plusieurs dizaines d'années, mais à part Mermet, je ne vous écouterai plus... sauf si vous cessez de noyer le poisson et abordez enfin les vrais problèmes de société qui nous concernent tous, nous intéressent tous.

Sachant bien sûr l'inutilité de la chose... aujourd'hui, après la succession d'"affaires", l'une mise au jour semble t'il uniquement pour éviter d'approfondir la précédente... il semble qu'à part un grand dégoût, rien ne changera sans un bouleversement dévastateur qui n'aurai, je le crains pour effet que d'ouvrir la porte à pire encore (voir la récupération par les extrémistes religieux des printemps arabes).

Si la colère est mauvaise et détestable, ne rien faire est scandaleusement dangereux et irresponsable... alors ?

Je préfère me tromper qu'entendre un jour mes petits-enfants me reprocher d'avoir laisser faire sans bouger, accepter sans combattre l'injustice et le mensonge, la destruction de la planète et des plus faibles pour le profit de quelques uns et la tranquille petite sécurité de la masse silencieuse et résignée dont nous devrions faire partie.

À quand des infos uniquement centrées sur de nouvelles idées, des concepts innovants réglant de vieux problèmes comme ce jeune chercheur de 19 ans qui a réussi à inventer un concept de bateau nettoyeur pour les 5 "continents" de plastique qui polluent les océans... et les organismes vivants dans la mer (dont certains finissent dans notre estomac.... plastique compris..). Infos positives, constructrices, idées novatrices, pacifistes, et plus de remugles plus nauséabonds chaque jour : combien encore s'intéressent aux idées, aux réactions ou aux convictions d'un politicien qui a triché pour se faire élire ? Comment lui accorder encore du crédit ? Pourquoi continuer à lui donner la parole ?

Comment peux t'on encore donner la parole et quelque responsabilité que ce soit à un être humain qui accepte d'être payé plusieurs centaines de fois le SMIC ? qu'il soit chef d'entreprise ou footballeur, chanteur ou égoutier.

Et pendant ce temps... des nouvelles du Danemark :

Ici c'est un drame de dimensions ..... on est fermé .... locked out of our scools ..... les éleves de Danemark n'ont pas de classes, et nous pas de boulot. Tous les jours des activités, manifestations, meetings, hier un grand pique-nique au jardin botanique avec les 2500 profs de Aarhus ! Heureusement il y a plein de soleil ..... mais il fait froid. Jeudi prochain un grand manifestation à Copenhague ....

Et tu as raison .... il faut qu'on se bouge toutes et tous ..... ici on a commencé de chanter les vieux chansons de luttes des années 70 ..... mêmes les jeunes .. plein de solidarité .... on a l'intention de faire briser le vent "froid" du pouvoir.

Merci Lene ! et bon courage à vous, ici aussi il fait froid et on attend le printemps... impatiemment....

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Publié depuis Overblog

6 Avril 2013, 08:21am

Publié par pam

“Rien n’est plus à craindre en ce monde que d’avoir des yeux incapables de voir la beauté, des oreilles incapables d’apprécier la musique, un esprit incapable de saisir la vérité et un cœur incapable de s’enflammer.”

Japon

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La liberté selon Gandhi

20 Mars 2013, 07:47am

Publié par pam

“ J’ai l’impression que notre pensée n’est jamais libre : je ne suis pas libre. Je m’autoévalue. Nous fonctionnons avec un système de préjugés. Nous entretenons des idées préconçues sur le réel et nous nous débrouillons pour que le réel confirme ces idées... L’école, nos parents, notre entourage nous forgent des grilles de lecture préconçue du monde. Nous regardons tout à travers ces prismes déformants. Résultat : personne ne voit ce qui se passe vraiment. Nous ne voyons que ce que nous avons envie de voir au préalable. Nous réécrivons sans cesse le monde pour qu’il confirme nos préjugés. L’observateur modifie ce qu’il observe.... En prendre conscience, c’est déjà commencer à se libérer de ses préjugés.

Nous agressons le réel. Nous inventons en permanence une réalité confortable rien que pour nous, et si cette réalité ne s’accorde pas à celle des autres, nous nions celle des autres !

Les gens qui paraissent les plus sympathiques sont ceux qui sont les plus aptes à dissimuler leur perception du réel pour donner l’impression qu’ils acceptent celle des autres. Si nous révélions tout ce que nous pensons vraiment, nous ne ferions que nous disputer.

Objectif de vie d’un homme sain d’esprit : accepter le monde tel qu’il est et non pas tel qu’on croit qu’il est ou tel qu’on voudrait qu’il devienne.

Je crois que c’est nous qui inventons le réel, qui rêvons de qui nous sommes. C’est notre cerveau qui nous transforme en six milliards de dieux à peine conscients de nos pouvoirs. Je vais donc décider de ma manière de penser le monde et me penser moi-même. “

“ Je ne demande à personne de me suivre. Chacun devrait rester à l’écoute de sa petite voix intérieure et agir en conséquence ; et si l’on n’a pas d’oreilles pour écouter, il ne reste plus qu’à faire de son mieux. En aucun cas, il ne faut imiter les autres comme un mouton.”

“ L’esprit me tire d’un côté et la chair de l’autre. La liberté vient de l’action conjuguée de ces deux forces mais on n’y parvient lentement qu’après maintes étapes et pénibles difficultés. La liberté ne me viendra pas d’un refus systématique d’agir mais d’une action réfléchie et menée avec détachement. Cette lutte aboutit à constamment crucifier la chair pour mieux libérer l’esprit.”

“ La liberté extérieure que nous atteindrons dépend du degré de liberté intérieure que nous aurons acquis. Si telle est la juste compréhension de la liberté, notre effort principal doit être consacré à accomplir un changement en nous-même.” Gandhi.

La liberté selon Gandhi

C’est ma femme qui m’a enseigné la non-violence lorsque j’ai essayé de la plier à ma volonté. Sa résistance obstinée à ma volonté d‘une part, et sa tranquille soumission à la souffrance que lui infligeait ma stupidité d’autre part ont fait que finalement j’ai eu honte, et que j’ai été guéri de ma stupidité à croire que j’avais de naissance le droit de la dominer. Et finalement elle est devenue mon professeur de non-violence.

Mohandas Karamchand GANDHI (1869-1948)

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