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phytotherapie

Récolte des plantes médicinales

10 Mai 2016, 06:56am

Publié par pam

Calendrier de récolte des plantes médicinales :

Altea Provence

Je partage avec vous ce calendrier classique de cueillette et de préparation des produits à base de plantes. J’espère qu’il vous sera utile. L’intégralité de cet article est extrait du Dorvault, édition de 1898.

Je me suis permis d’enlever de courts passages que je considère comme problématiques pour le lecteur non averti, comme la possibilité de consommer certaines plantes-poisons lorsqu’elles sont encore jeunes.

En général, il est essentiel de ne récolter les végétaux ou leurs parties que lorsqu’ils sont arrivés à leur maturité et dans leur plus grand état de vigueur. Mais il y a de nombreuses exceptions, de sorte qu’il est plus exact de dire qu’il faut avoir égard dans ce cas au médicament que l’on veut obtenir, et, sous ce rapport, considérer différentes influences, telles que celles :

  1. de l’âge
  2. du terrain
  3. de l’état sauvage ou cultivé
  4. du climat

L’âge a une influence marquée sur les propriétés des substances végétales. Il est en effet de ces substances qui jouissent de propriétés opposées selon l’âge auquel on les récolte. La laitue, d’abord très aqueuse et comestible, fournit plus tard un suc laiteux doué de propriétés actives. Des principes apparaissent ou disparaissent selon l’âge d’un végétal. La mauve et la guimauve deviennent acides et un peu astringentes vers la fin de leur végétation. Malgré de nombreuses exceptions, on peut dire cependant que c’est à l’époque de l’entrée en floraison que les plantes ont, en général, acquis toute leur plénitude d’action.

L’influence du terrain ne dépasse pas les limites du plus ou du moins d’activité. Les ombellifères, aromatiques, venues dans un sol sec, ne le sont que très-peu dans un sol humide, de même que les ombelliféres vireuses perdent une partie de leur activité lorsqu’elles croissent dans un sol sec au lieu d’un sol humide qui leur convient. Les solanées et surtout les alliacées et les crucifères exigent, pour une plus parfaite élaboration de leurs principes, un sol azoté. C’est pour cela que les terrains les plus propres à leur culture sont ceux situés dans le voisinage des habitations. La bourrache et la pariétaire exigent un terrain nitré. La belladone, la jusquiame, la stramoine, aiment les terrains légers ; la mercuriale et la fumeterre ne se rencontrent que dans terres meubles et amendées. Les plantes qui ont végété dans un terrain sec et pierreux contiennent plus de matière colorante, leur écorce plus de tannin, que celles qui croissent dans un terrain humide et gras.

Au delà de trois années dans le même terrain, la menthe poivrée dégénère : son huile volatile perd en qualité. Il est donc des plantes médicinales cultivées qui exigent des assolements.

Le climat a peut-être plus d’influence que le sol sur les propriétés des plantes. On peut donc établir comme règle générale que les végétaux doivent être pris dans les pays où ils croissent naturellement. Ces êtres, transportés dans un pays qui n’est pas le leur, ne tardent pas à dégénérer, et à n’offrir ni les mêmes principes, ni les mêmes propriétés. La rhubarbe, dont l’Europe a voulu enlever la culture à l’Asie, n’a plus, lorsqu’elle pousse chez nous, les vertus qu’elle possédait dans son pays natal. Le frêne, qui donne la manne en Sicile; les myroxylons, les copahuviers qui, au Pérou, fournissent les baumes de tolu et de copahu, ne laissent point exsuder ces produits dans nos contrées. La semence de cannabis indica, ainsi que nous l’avons reconnu nous-même, semée en France, donne une plante vigoureuse, plus vigoureuse même qu’en Asie ou en Afrique, mais elle n’a point ces propriétés enivrantes qui caractérisent si éminemment le chanvre de l’Inde, ou haschisch. Nous tenons en outre de M. Gastinel, pharmacien au Caire, qu’en Egypte, où le haschisch prospère, l’activité de cette plante varie d’une localité à une autre, quelquefois fort voisine. Cette remarque s’accorde avec celle de Haller, qui dit que la valériane venue dans les lieux bas et humides est bien moins efficace que celle qui croit sur les lieux élevés. D’autres auteurs ont fait la même remarque pour l’aconit, etc. Dans l’état actuel des choses, une géographie botanique médicale serait un travail fort utile.

La culture a une influence dont l’économie domestique nous offre tous les jours des preuves. C’est la culture qui diminue la saveur forte et désagréable des chicoracées, du céleri, des cardes. Mais, si dans ce cas elle est un avantage, il n’en est pas ainsi pour la matière médicale, car elle affaiblit et dénature les propriétés des végétaux; ainsi on ne cherchera pas un amer dans la chicorée étiolée des jardins. Cependant quelques plantes gagnent par la culture; telles sont les ombelliferes, les crucifères, beaucoup de labiées, etc.

Tout végétal, en parcourant les différentes périodes de sa vie, offre une racine, une tige, une écorce, des bourgeons, des feuilles, des fleurs, des fruits et des semences. Indiquons sommairement les règles à suivre pour la récolte de chacun de ces organes.

Les racines, ainsi que l’ont recommandé Dioscoride, Galien, Avicenne, doivent être récoltées au printemps ou à l’automne. Si on les arrache au printemps, c’est quand les feuilles commencent à poindre; en automne, c’est après la chute totale des feuilles et celle de la tige dans les plantes bisannuelles. Si les auteurs ont précisé ces époques, c’est qu’ils avaient reconnu que les racines croissent en automne après la maturation de la graine, parce que les sucs n’étant plus attirés vers les organes de la reproduction, redescendent dans les racines, qui prennent ainsi de l’accroissement jusqu’à ce que le froid arrête la végétation. Au printemps, au réveil de la végétation, la racine élabore de nouveaux sucs que les feuilles absorberaient bientôt et appauvriraient si on n’avait soin de les arracher à ce moment même. Les racines annuelles sont forcément récoltées lorsque la plante est en pleine végétation. Quant aux racines de plantes vivaces, il est convenable de ne les arracher qu’après plusieurs années de végétation. C’est ainsi que la racine de rhubarbe n’est récoltée qu’au bout de 4 ou 5 ans.

Le bois et l’aubier des tiges ligneuses sont plus denses, fournissent plus d’extrait en hiver qu’en toute autre saison; c’est donc cette époque qui doit être préférée pour la récolte de cette sorte de tige. Quant aux tiges herbacées, elles se récoltent après la foliation et avant la floraison.

Toutes les écorces doivent provenir de végétaux dans la force de l’âge et être récoltées quand la végétation de l’année est terminée, ou avant la floraison. En général, celles des arbrisseaux se recueillent en automne, et celles des arbres au printemps. L’écorce du même arbre présente quelquefois des couches, de propriétés fort différentes. Ainsi dans le sureau la première couche passe pour résolutive, et la seconde pour purgative. On sait que dans le quinquina les alcaloïdes sont localisés dans une couche et non disséminés dans toutes.

Les bourgeons sont écailleux ou non. On prend les premiers avant que la pérule qui les recouvre se soit détachée, les seconds avant que les jeunes feuilles accolées se soient désunies.

L’époque à laquelle il convient de récolter les feuilles est celle où elles ont acquis leur plus grande vigueur. Cette époque arrive pour les feuilles au moment où les organes reproducteurs commencent à poindre ; plus tard les sucs seraient absorbés par ceux-ci au détriment de celles-là. Les feuilles de plantes bisannuelles, solanées, digitales, etc., ne doivent être récoltées, selon quelques auteurs, que la deuxième année. Dans quelques plantes, les labiées par exemple, on remarque qu’en allant de la base de la tige au sommet, les feuilles sont de plus en plus aromatiques, en sorte que les feuilles de la partie supérieure différent peu des fleurs elles-mêmes. On est dans l’habitude de les récolter et de les employer ensemble : c’est ce qu’on a nommé des sommités fleuries.

Les fleurs doivent être, en général, récoltées avant leur entier épanouissement; car lorsque la corolle est tout à fait ouverte, l’odeur est moins vive et la couleur plus pâle. L’ovaire qui est alors fécondé, s’approprie tous les sucs des organes accessoires, qui dépérissent et tombent. La rose de Provins, exceptionnellement, est cueillie tout à fait en bouton. C’est qu’alors la couleur rouge et le principe astringent qu’on y cherche y sont plus développés.

Les fruits peuvent être divisés en fruits charnus et en fruits secs. Les premiers, destinés à être employés récents, doivent être cueilli à leur parfaite maturité. Cependant quelques fruits rouges, framboises, mûres, groseilles font exception à la règle, ou du moins, trop mûrs, ils donneraient un suc visqueux très altérable. Ceux que l’on veut conserver pendant l’hiver doivent être cueillis avant la maturité. La maturation s’achève dans le fruitier. Quant aux fruits secs, ils doivent être récoltés quand la graine et le péricarpe ont acquis tout leur développement, mais avant leur dessiccation naturelle. Les pavots gagneraient à être récoltés dès qu’ils commencent à tirer sur jaune.

Les semences doivent être collectées à leur maturité complète. Autrement l’eau qu’elles contiendraient encore, en se vaporisant, les laisserait désorganisées ; émulsives, elles ranciraient plus vite. Le moment de la récolte est d’ailleurs indiqué par celui de la déhiscence des valves dans les fruits capsulaires, et celui de la maturité du péricarpe dans les fruit charnus.

En thèse générale, le moment le plus convenable pour récolter les plantes ou leurs parties est lorsqu’il fait un temps sec et serein après le lever du soleil, alors que la rosée du matin est dissipée.

Calendrier

Janvier

Récolte. — Dans ce mois la végétation sommeille. On récolte cependant les noix de cyprès, la pulmonaire de chêne, les champignons médicinaux et quelques autres cryptogames. Les jujubes, les dattes, les figues, les raisins secs arrivent à Paris.

Préparations. — Les alcoolats et les hydrolats de plantes sèches faits en cette saison perdent plus vite l’odeur de feu ou d’empyreume qu’ils ont lorsqu’ils viennent d’être préparés. La congélation peut être employée à concentrer quelques liquides. Les miels colorés exposés au froid des nuits blanchissent, dit-on. Les résines, les gommes-résines, les gommes elles-mêmes, la gomme adragante en particulier, le castoréum, l’aloés, la gélatine pour bains, se réduisent bien plus facilement en poudre que dans toute autre saison, et la poudre ne se prend pas en masse aussi vite que celle obtenue en été. Les graisses naturelles préparées en hiver sont plus belles et plus fermes.

Février

Récolte. — Ce mois ne présente aucune particularité sur le précédent. Seulement quand l’hiver a été fort doux, on peut quelquefois se procurer des violettes cultivées et en faire le sirop ; mais elles sont plus abondantes au commencement du mois suivant.

Préparations. — Les mêmes.

Mars

Récolte. — Bourgeons de peupliers (et en avril), de sapin, la ficaire, les fleurs de narcisse, de pêchers (et avril), de primevère (et avril), de tussilage, de violettes.

Préparations. — Sirops de fleurs de violettes, de tussilage et de pêchers.

Avril

Récolte. — Feuille d’asarum (et mieux juillet), mandragore, fleurs d’ortie blanche.

Mai

Récolte. — Absinthe (1ère récolte), actée, anémone pulsatille (et avril), alliaire, benoite, beccabunga, cochléaria (1ère récolte), cresson (à Paris, on en trouve toute l’année), lierre terrestre (et juin), muguet, pensée sauvage, pulmonaire officinale, roses pâles (et juin), roses rouges (et juin), pivoine, raifort (1ère récolte), les turions d’asperges, les chatons de noyer.

Préparations. — On préparera donc dans ce mois les extraits d’anémone pulsatille, d’herbes antiscorbutiques ; les sirops de cochléaria, de cresson, de pensée sauvage, de pointes d’asperges, de raifort composé ; la pommade et l’huile rosat ; l’hydrolat de roses.

Juin

Récolte.Feuilles et sommités. Ache, alléluia, angélique (et juillet), armoise, asarum, aurone, bardane, belladone (1ère récolte), bétoine, bourrache, bugle, buglosse, caille-lait, capillaires indigènes, cardamine, chardon bénit, chicorée, digitale (1ère récolte et la préférable), épurge, erysimum, euphraise, fenouil, fumeterre, germandrée, guimauve, joubarbes, jusquiame, laitue vireuse, laurier cerise, marrube, nummulaire, pariétaire, pervenche, pissenlit, plantain, polygale amer, ronce, saponaire, scabieuse, véronique, verveine,

Fleurs d’arnica, de coquelicots, de camomille, de genêt, de lis, de matricaire, de nénufar, d’oranger (et juillet), de pied-de-chat, de sureau, de souci, de tilleul.

Fruits. — Cerises, fraises, framboises, groseilles, petites noix pour l’eau dite destrois noix.

Préparations. — Dans ce mois on fera donc les saccharolés et conserves d’angélique, de fleurs d’oranger, de belladone, de digitale, de jusquiame ; les extraits de belladone, de bourrache, de digitale, de fumeterre, de jusquiame, de nénuphar, de saponaire, de scabieuse ; les hydrolats de laurier-cerise, de fleurs d’oranger, les huiles simples de solanées, le baume tranquille, le populéum, les alcoolatures.

La préparation des sirops, sucs et gelées de cerises, de framboises, de fraises, de groseilles, sont l’occupation principale du mois de juin (et juillet).

Juillet

Récolte.Feuilles et sommités. Absinthe (2ème récolte), aigremoine, alchémille, argentine, basilic, bon-henry, calament, cataire, clématite, centaurée, chélidoine, cuscute, gratiole, hysope, marjolaine, marum, mauve, mélisse, mélilot, menthe (et août), millefeuille, millepertuis, nicotiane, origan, orpin, orvale, passerage, persicaire, renoncule, rosolis, romarin, rue, sabine, sanicle, sauge, scolopendre, scordium, scrofulaire, serpolet, tanaisie, thym, ulmaire, vulvaire.

Fleurs. Bleuet, bourrache, carthame, chèvrefeuille, lavande, mauve, œillet, ortie blanche, verge d’or.

Fruits et semences. Lupin, pavot blanc, persil, psyllium.

Préparations. — Les eaux distillées et les huiles volatiles de la plupart des labiées et d’autres plantes ci-dessus, en particulier les eaux distillées d’hysope, de mélisse, de menthe, de rue, de sabine, ainsi que celle de cerises noires ou merises.

Le mois de juillet, type des mois d’été, est favorable à la préparation du laudanum de Rousseau.

Août

Récolte.Feuilles et sommités. Belladone (2ème récolte), ansérines, cresson de Para, ményanthe, morelle, noyer, rue, stramoine.

Fleurs. Bouillon-blanc, grenadier, guimauve, houblon.

Fruits et semences. Tous les fruits séminoïdes des ombellifères, et en particulier d’angélique, d’anis, de coriandre, de ciguë, de phellandrie. Noix pour leur brou, concombres (et septembre), mûres.

Préparations. — On fera la pommade aux concombres, les sirops de mûres et de ményanthe, les extraits de stramoine, de ményanthe, de feuilles de noyer et de brou de noix.

Septembre

Récolte.Racines. Angélique, acore, aristoloche, asarum, asclépiade, asperges, bistorte, bugrane, canne, chélidoine, chicorée, chiendent, hellébore, fenouil et autres racines d’ombellifères, fougère, fragon, guimauve, iris, nénuphar, orchis, oseille, patience, pivoine, polypode, quintefeuille, raifort (2ème récolte), réglisse, tormentille, tussilage, valériane, douce-amère.

La récolte des racines crue que nous plaçons plus particulièrement en ce mois, peut se faire aussi au printemps, alors qu’elles n’ont encore poussé que les feuilles propres à les faire reconnaître, mais la récolte d’automne vaut mieux.

Feuilles. Mercuriale.

Fruits. Airelle, alkékenge (et octobre), berberis, cynorrhodon (et octobre), nerprun, ricin, sureau, yèble.

Miel, cire.

Préparations. — Le miel mercurial, les sucs et sirops de berberis, de nerprun, de verjus, les robs d’airelle, de sureau et d’yèble ; la conserve de cynorrhodon.

Octobre

Récolte. — Bulbes de colchique. Racines : aunée, bardane, bryone, consoude, cynoglosse, fraisier, garance, impératoire, rhubarbe indigène, roseaux, saponaire, valériane phu.

Feuilles. Chou rouge, pissenlit

Fruits. Genièvre, coings, pommes, raisin, sureau.

Divers. Gui de chêne, les bois en général, les pépins de coings.

Le safran, les grenades, arrivent à Paris.

Préparations. — Les sucs et sirops de coings, de grenades et de pommes.

Novembre

Récolte. — Bulbes de lis, de scille, de narcisse ; les écorces en général.

Les mannes arrivent à Paris.

Préparations. — Celles de colchique et de scille à l’état frais.

Décembre

Les oranges et les citrons arrivent à Paris ; on doit profiter de leur bas prix pour en faire les sucs et les sirops. Les préparations sont les mêmes qu’en janvier.

Récolte des plantes médicinales

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Plantes médicinales

20 Février 2016, 08:25am

Publié par pam

Plantes médicinales d'usage traditionnel en Europe

Se méfier des effets secondaires.

Anesthésiant[modifier le code]

Antiseptique[modifier le code]

Anti-inflammatoire en rhumatologie[modifier le code]

Utilisables en tisane sans risque:

autres :

Astringent[modifier le code]

Cœur et vaisseaux[modifier le code]

Coupe-faim[modifier le code]

Dermatologie[modifier le code]

Digestion[modifier le code]

Diarrhée : coing en gelée ou en pâte, purée de carotte (Daucus Carota) et riz (Oryza sativa) ou eau de riz

Constipation : jus de pamplemousse et d'orange à jeun, pruneaux et tous légumes verts.

  • séné (Senna alexandrina)
  • bourdaine (Frangula dodonei)
  • maté (Ilex paraguariensis) plante paraguayenne dont les feuilles servent à faire une infusion aux propriétés laxatives et diurétiques
  • laxatif de lest : ispaghul (Plantago ovata) et plantain (Plantago media)

Ballonnements ou météorisme, plantes dites carminatives

Cholagogues (facilitant l'évacuation de la bile) :

Cholérétiques (facilitant la production de la bile) : fumeterre officinale (Fumaria officinalis)

Diététiques[modifier le code]

Surcharge pondérale

Diabète : cannelle, Olive (Cinnamomum verum), Stevia Rebaudiana.

Diurétique[modifier le code]

Inflammations[modifier le code]

  • Salix Alba Saule Blanc son nom a donne une partie du nom de l'aspirine : acide acétylsalicylique
  • Ulmaire ou Reine-des-prés : Spirea Ulmaria son nom a aussi donne une partie du nom de l'aspirine : acide acétylsalicylique

Insomnie[modifier le code]

Lactation[modifier le code]

Plantes contenant des galactogènes : le fenouil (Foeniculum officinale) ainsi que l'anis (Pimpinella anisum) jouent un rôle important dans la production lactée d'une jeune maman car elles activent la prolactine, hormone responsable de la secrétion du lait.

Œdème[modifier le code]

Parasites[modifier le code]

Poumons[modifier le code]

Sédatif[modifier le code]

Effet antidépresseur :

Vitamines[modifier le code]

Vulnéraires[modifier le code]

(cicatrisants)

  • Millepertuis
  • chou blanc (Brassica aleracea convar. capitana var. alba) - Feuilles fraîches
  • chou vert (Brassica oleacera) - Feuilles fraîches
  • grand plantain (plantago major) - Feuilles fraîches
  • plantain lancéolé (plantago lanceolata) - Feuilles fraîches

Yeux[modifier le code]

Bibliographie[modifier le code]

  • Les plantes médicinales, Professeur Loïc Girre, Ouest France 1979, ISBN 2-85882-168-2
  • Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, les guides du naturaliste, François Couplan et Eva Stinner, ISBN 2-603-00952-4
  • Nouvelle Flore, Gaston Bonnier et Georges de Layens, Éditions Bellin, ISBN 2-7011-1001-7
  • Mémoires d'un herboriste, Didier Lauterborn, Équinoxe, ISBN 2-84135-423-7
  • Mon herbier de santé, Maurice Mességué, Robert Laffont, ISBN 2-221-07564-1
  • Nos grand-mères savaient - la vérité sur les plantes et la vie naturelle, Jean Palaiseul, Robert Laffont
Plantes médicinales

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plantain

27 Mai 2015, 08:33am

Publié par le 4° singe

Le Plantain : cette “mauvaise herbe” est l’une des plantes médicinales les plus utiles de la planète.

Indications :

La première indication du plantain concerne les inflammations des voies respiratoires, des muqueuses de la bouche et du pharynx. Parce que le plantain est un expectorant naturel à haute teneur en silicium, une infusion peut s’avérer utile en cas de problèmes respiratoires, de toux et de rhumes. Mais, en interne, le plantain est aussi utile pour lutter contre l’eczéma, les infections des voies urinaires, les hémorroïdes et la constipation. En externe, on l’utilise pour stopper les saignements, cicatriser les blessures, soulager les piqûres et les rhumatismes. C’est un excellent collyre pour défatiguer les yeux et lutter contre l’inflammation des paupières et la conjonctivite… et comme si tant d’indications ne suffisaient pas, le plantain est aussi prescrit pour lutter contre le saignement des voies urinaires, l’ulcère gastroduodénal et la consolidation des fractures !

Le plantain a souvent été le principal remède des randonneurs ennuyés par les moustiques. Parce qu’il absorbe les toxines, de par sa nature astringente, le plantain peut être écrasé (ou mâché) et placé directement comme cataplasme sur une piqure d’abeille, une morsure d’insecte, sur de l’acné, sur une coupure, ou sur des éruptions cutanées. Entourez la zone en question et laissez le plantain agir pendant 4 à 12 heures. Le plantain peut aussi servir pour fabriquer un baume pour kit de secours, en infusion, ou comme nettoyant, pour la peau et en général.

Enfin, il serait sans doute intéressant de voir comment le plantain agit dans le cadre d’un régime amincissant puisque, d’une part, il régule l’appétit et le transit intestinal et que, d’autre part, diurétique et circulatoire, il facilite toutes les fonctions éliminatrices de l’organisme.

Le plantain est en effet reconnu pour ses effets curatifs sur le système digestif. C’est particulièrement utile pour quiconque a vu son système digestif endommagé par des antibiotiques, des anti-inflammatoires ou des antidouleurs, par des allergies alimentaires, ou par la maladie cœliaque. Les feuilles comme les graines possèdent des vertus curatives pour le système digestif. Les feuilles peuvent être utilisées comme du thé, ajoutées dans la soupe, ou séchées comme des chips.

Utilisation :

Articles originaux : http://higherperspective.com/2014/01/little-weed-one-useful-medicines-planet.html?utm_source=MAM & http://www.univers-nature.com/durable-co/sante/plantain-anti-toux-51478.html

Sources:
– Prescription for Herbal Healing: 2nd Edition – Phyllis A. Balch, CNC
– Hygieia: A Woman’s Herbal – Jeannine Parvati
– Healing Secrets of the Native Americans – Porter Shimer
– The New Age Herbalist – Richard Mabey

voir utilisation et contre-indication sur : le 4° singe.

plantain

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Coquelicot...

17 Mai 2015, 08:35am

Publié par pam

Comme chaque année, je guette l'arrivée des premiers coquelicots... on a le temps mais en attendant...

Cueillette :

les fleurs de coquelicots (Papaver rhoeas L.) égaient les bords des chemins, talus et les prairies. Si les fruits - ou capsules - de ce cousin du pavot sont toxiques, ses fragiles pétales renferment des sucres complexes adoucissants (mucilages), des pigments antioxydants (anthocyanines) et un alcaloïde. Choisissez un lieu non pollué (évitez en particulier les champs de céréales) et récoltez les pétales en mai-juin. Faites-les sécher dans un local aéré, en les étalant sur un linge par exemple.

Usages et propriétés :

plante pectorale, le coquelicot soulage les affections respiratoires, notamment les toux sèches et les enrouements. Contre les toux sèches, mais également les insomnies légères, préparez une infusion avec deux cuillers à café par tasse d'eau bouillante. Laissez infuser dix minutes et sucrez éventuellement avec du miel (deux à trois tasses par jour). Une si jolie fleur ne pouvait être ignorée dans les soins de beauté. La lotion préparée avec une infusion forte de pétales (une cuillère à soupe pour ¼ de litre d'eau) est réputée prévenir les rides et convient aux soins des peaux sèches et sensibles (employée comme une lotion tonique). Elle se conserve quelques jours au réfrigérateur.

Petite recette :

le sirop de coquelicot est une préparation médicinale bien connue, mais aussi une gourmandise que vous pouvez employer pour aromatiser salades de fruits, fromages blancs, yaourts et boissons. Récoltez 400 g de pétales, jetez-les dans un litre d'eau bouillante et laissez infuser hors du feu dix minutes. Filtrez en exprimant bien à travers un linge, puis pesez le jus recueilli. Ajoutez le même poids de sucre et portez à nouveau à ébullition. Aux premiers bouillons, baissez le feu et laissez cuire très doucement deux à trois minutes en tournant, jusqu'à la consistance désirée. Arrêtez la cuisson et versez dans des bouteilles que vous aurez préalablement ébouillantées. Fermez aussitôt.

Sylvie Hampikian, expert en pharmaco-toxicologie

Coquelicot...

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soins et plantes...

18 Février 2015, 10:19am

Publié par pam

Infusions, décoctions, Teintures Mères, huiles, pommades, cataplasmes, onguents, la liste est longue des préparations et utilisations.

La récolte et la conservation des plantes est un art qui nécessite de la pratique.

Récolte : toujours au petit matin, quand la rosée est juste sèche mais avant que le soleil ne fasse évaporer les essences volatiles. Ne jamais cueillir les plantes mouillées par la pluie. Ne pas mélanger les plantes différentes, couper et manipuler avec soin, le moins possible.

Feuilles : juste avant la floraison, laisser sur la tige, ôter celles qui ont des imperfections.

Fleurs : cueillir en pleine floraison, sans défauts.

Baies : cueillir en pleine maturité, brillantes et colorées, sans défaut, avant qu’elles ne durcissent.

Racines : à l’automne.

Séchage : dans un endroit sec et aéré, à l’ombre et bien ventilé, à l’abri de la poussière. Le but est d’éliminer les 80 % environ d’eau qu’elles contiennent assez rapidement, sans leur faire perdre leurs propriétés.

On obtient environ 4 kg d’herbes fraîches pour 500 gr d’herbes sèches.

On peut utiliser des tamis de mousseline, des cartons percés au fond (pas de métal). L’idéal est 1 jour à 32° puis réduire la température à 21° jusqu’à la fin. Trop d’odeur signifie trop de chaleur. Retourner les herbes de temps en temps. Il faut 4 à 14 jours de séchage. Les plantes doivent être craquantes sans s’effriter. Les racines doivent être sèches à cœur, puis on les moud ( elles sont séchées au préalable quelques heures au soleil).

Nouer des bouquets la tête en bas est une solution.

Stockage : ôter les feuilles des tiges, placer dans des récipients hermétiques rangés dans un endroit frais et sombre. Garder un an maximum. Plus elles sont fines, plus vite elles perdent leur goût.

La congélation est bonne pour les herbes aromatiques car elle conserve saveur, texture, aspect, valeur nutritive. C’est intéressant pour les herbes à feuilles tendres. On peut les mettre en petites quantités dans un bac à glaçons, recouvrir d’eau et stocker les petits cubes ainsi obtenus. Garder maximum 6 mois.

soins et plantes...

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Défenses immunitaires.

26 Octobre 2014, 08:49am

Publié par pam

Face à l’environnement, l’organisme garde son caractère unique et individuel, ancré dans son patrimoine héréditaire, grâce au système immunitaire. Il doit d’une part repousser tout corps étranger qui cherche à pénétrer, et d’autre part garder son milieu interne intact. Les réactions immunitaires peuvent être normales, accrues ou affaiblies. Si le système immunitaire ne peut répondre à la pénétration d’un corps étranger dans l’organisme, un état d’immunodéficience s’installe.

Au fil des millénaires, l’organisme humain s’est adapté aux conditions naturelles grâce à ses multiples mécanismes d’adaptation. Ce n’est qu’au siècle dernier que la chimie et l’industrie se sont intéressées à l’alimentation, entraînant pour la première fois depuis l’histoire de l’humanité de profondes et rapides modifications dans les aliments. Mais d’un point de vue génétique, l’organisme n’a pas pu s’adapter aussi vite à de tels changements. Fortement surchargé par les substances étrangères, il doit fournir plus d’efforts pour les transformer.

Le système immunitaire dépend de l’équilibre entre effort et repos. Tout être vivant évolue dans un équilibre dynamique. Nous mangeons, buvons, respirons, allons à la selle et urinons. Malgré ce transfert continuel à travers l’organisme, celui-ci reste globalement plus ou moins stable. Si nous fournissons trop d’efforts ou de nous reposons pas assez, nous contractons une maladie qui a inévitablement des répercussions sur le système immunitaire. En effet, celui-ci s’affaiblit s’il est surmené de manière prolongé. Il n’est plus en mesure de gérer correctement les mécanismes internes au niveau du métabolisme, des cellules vieillissantes ou mortes ou encore des infections dans l’espace intracellulaire. C’est pourquoi il faut un juste équilibre entre effort et repos et à ce titre une alimentation équilibrée joue un rôle essentiel.

Défenses immunitaires.

ANTIOXYDANTS :

Nutriments qui permettent de lutter contre le phénomène d’oxydation et la libération des radicaux libres. Est antioxydante toute substance capable de réduire, réparer ou prévenir les dégâts causés par les radicaux libres.

Protecteurs de certains éléments nécessaires au fonctionnement des cellules de l’organisme, contre leur oxydation ; qui empêchent l’oxygène moléculaire d’agir comme un agent oxydant ou un radical libre.

La théorie des “radicaux libres et antioxydants” date de 1956 aux États-Unis, est à l’origine d’un décryptage différent de la survenue des maladies et des effets toxiques des médicaments et de l’environnement, véritable révolution médicale et alimentaire. La plupart des maladies trouvent leur origine dans un mauvais équilibre entre trop de radicaux libres et pas assez d’antioxydants. Le système est responsable du vieillissement en général, des articulations en particulier.

Antioxydants : polyphénols, flavonoïdes, tanins... Ils empêchent dans notre organisme l’action destructrice du radical oxygène agressif. Cet oxygène ou stress oxydatif crée des radicaux libres et apparaît sous l’influence de facteurs de risque comme tabagisme, alimentation déséquilibrée, produits toxiques mais aussi inflammations chroniques. Réaction en chaîne infernale.

Ils jouent un rôle dans la prévention de différents cancers et des maladies cardio-vasculaires, ils ont la propriété de renforcer le système immunitaire, ils assurent la protection des cellules.

Les plus connus sont les vit A,C et E, le zinc et le sélénium.

Aliments les plus antioxydants : abricot, ail, avocat, bette, brocoli, carotte, chou, citron, cresson, épinard, figue, fraise, kiwi, mangue, orange, pamplemousse, poivron, pomme, tomate. algues, blé germé, luzerne, pollen, gelée royale, eau de mer, cassis.

Plantes : aiguilles et écorces de pin maritime, ginkgo biloba, thé vert, échinacée, éleuthérocoque, cassis, pamplemousse, romarin, millepertuis, sauge, camomille gingembre, harpagophytum, shiitake, maïtaké, frêne, thym, tanaisie, curcuma, reine des prés...

Les épices tiennent toutes une place de choix dans le palmarès des antioxydants, et le gingembre fait partie du top 3 avec la cannelle et le curcuma, ce qui en fait un excellent aliment contre le cancer.

Défenses immunitaires.

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les bobos de l'été...

26 Juillet 2014, 08:11am

Publié par pam

Le premier rôle de la peau est un rôle de protection, elle représente la barrière avec le monde extérieur. Elle nous protège des agressions microbiennes et matérielles. Elle reçoit et transforme le rayonnement solaire par son action dans le métabolisme de la vitamine D. La peau accomplit aussi une mission d’assistance non négligeable de tout le système d’élimination du corps quand les organes sont saturés (transpiration, odeurs, dermatoses...). Les problèmes de peau sont le signe de nos difficultés de vécu par rapport au monde extérieur (eczémas, psoriasis, dartres, mycoses...). Elles nous permettent de “justifier” la difficulté de contact avec ce monde et aident en même temps à l’évacuation de la tension ressentie.

Plantes astringentes : capillaire, aigremoine, alchémille, épilobe, euphrasie, fraisier, lierre terrestre, noyer, salicaire, tormentille, chêne, ronce.

abricot, myrtille, carotte, orange, tomate.

- Problèmes de peau : lin, bouleau, arnica, souci, camomille,sauge. Carotte.

3 gr par jour d’oméga 3 (eczéma par ex.) zinc, bourrache, onagre.

CICATRISATION : compresse de millepertuis, de plantain, de benoîte. pomme de terre, céleri. bourrache, zinc.

CONTUSIONS : arnica.

COUPEROSE : hamamélis, ginkgo.

COUPS DE SOLEIL : laver la peau atteinte avec infusion de sauge.

DÉMANGEAISONS : talc au calendula ou crème Eau d’Uriage.

PIQÛRES D’ORTIES : frotter avec une feuille de plantain.

PIQÛRES D’INSECTES : frotter avec une feuille d’oseille, de plantain ou des fleurs de lavande. échalote. Mettre un peu de cérumen d’oreille immédiatement. Frotter avec du curcuma.

À titre préventif : utiliser H.E. de citronnelle ou de géranium.

PIQÛRES DE VIVES OU DE MÉDUSES : tremper au plus vite dans de l’eau chaude qui décompose le venin. (comme l’urine).

PLAIES : nettoyer soigneusement avec eau courante et savon antiseptique puis rincer.

En cas d’infection : Cuivre-Or-Argent et silice.

HÉMATOME : compresse de racine de consoude râpée. Hamamélis. T.M. d’Arnica en compresse et à boire.

TRANSPIRATION excessive : Sauge.

les bobos de l'été...

- CANDIDOSE, CHAMPIGNONS :

Pour commencer, en cas de mycose externe (orteils) ou de la bouche, on peut traiter avec une solution d'eau oxygénée et de bicarbonate de soude dans de l'eau.

Mélanger dans un verre d'eau tiède (environ 300 ml) une cuillère à café d'eau oxygénée officinale à 10 % et une cuillère à café de bicarbonate de soude. Faites tourner cette mixture dans votre bouche pendant une minute, gargarisez, crachez et rincez-vous la bouche avec de l'eau. Au cours de ce processus, l'eau oxygénée joue son rôle de désinfectant mais est rapidement décomposée en oxygène et en eau par les enzymes de la salive (une catalase). Cette désinfection doit être répétée pendant plusieurs jours jusqu'à la disparition de la mycose.

Ensuite, faire la même opération avec un extrait de pépin de pamplemousse qui va parfaire l'action. L'extrait de pépin de pamplemousse va séjourner dans les espaces inter-dentaires et va entretenir l'effet désinfectant du bain de bouche. Toutefois, comme la bouche risque de se réensemencer avec des bactéries et des champignons de l'environnement et des aliments, il est recommandé de poursuivre le traitement à l'extrait de pépin de pamplemousse, le soir au coucher, pendant plusieurs jours et même de l'entretenir longtemps pour éviter une récidive.

- IMPÉTIGO : infection cutanée contagieuse (enfants). Désinfecter avec calendula.

Cuivre-Or-Argent contre l’infection, Soufre et manganèse contre les récidives.

- PRURIT : causes variées : parasites, piqûres, allergies, intoxication alimentaire, nervosité, maladie de peau... Drainage cutané : plantain. Lait d’avoine.

- PSORIASIS : manifestation cutanée souvent liée à un problème psychique. Associer plantes drainantes (bardane, salsepareille, pensée sauvage...) et huile de saumon. T.M. ribes nigrum. Soufre, thé au safran.

5 à 10 gr par jour d’oméga 3 en cas de crise de psoriasis. La fatigue, l’anxiété et le stress favorisent les crises. Fuyez la sécheresse, le soleil et le surpoids.

Peut disparaître avec l’arrêt de la consommation de laitages et d’excitants. Arrêter gâteaux, sucreries, chocolat, charcuterie, poissons, crustacés.

- ECZÉMA : l’un des filtres (reins, intestins, foie) ne fait pas son travail ou allergie.

soufre, levure de bière, tisanes de cresson, pensée sauvage, pissenlit, salsepareille. Racines de bardane, écorces de bouleau, racines de saponaire, feuilles d’artichaut.

Supprimer café, viandes grasses, alcool. Eau argileuse tous les matins, suivie, 1/2 heure après, d’un verre de jus de bouleau, toujours à jeun.

Éviter chaleur, sueur, pression des vêtements sur les régions atteintes.

Peut disparaître avec l’arrêt de la consommation de laitages et d’excitants,.

Traitements externes : lotion à la tisane de graines de lin ou de pépins de coing, de camomille, consoude, mauve, guimauve, feuilles de matricaire, de sauge. Compresses d’eau oxygénée.

- DERMATOSES : Manganèse-Cuivre. Lithium pour dermatose à composante psychologique. Bêtacarotène, vit E, micronutriments, huile de bourrache.

- HERPÈS : infection virale, donne des vésicules autour de la bouche et/ou des organes génitaux. Supplémenter en vit C et flavonoïdes abrège l’évolution des lésions.

Soufre, Manganèse, Manganèse-Cobalt.

Sur l’oeil : compresses de décoction de feuilles de géranium.

- URTICAIRE : huile de bourrache, silicium organique, manganèse.

Draineurs cutanés : bardane, bouleau, pensée sauvage, saponaire.

Ribes nigrum, pommade au calendula en application locale.

- PSORIASIS : Soufre. Thé au safran.

Peut disparaître avec l’arrêt de la consommation de laitages et d’excitants. Arrêter gâteaux, sucreries, chocolat, charcuterie, poissons, crustacés.

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Fleurs comestibles

23 Juin 2014, 07:59am

Publié par pam

Voici une liste de fleurs comestibles que vous pourrez intégrer dans vos recettes:

acacia, achillée, millefeuille, ail, angélique, aspérule, bégonia, bouillon blanc, bourrache, calendule, camomille, capucine, cardamine, cerisier, chervis, chèvrefeuille, chicorée, chou, chrysanthème, ciboulette, cognassier, colza, consoude, coquelicot, coriandre, cosmos, courge, courgette, fenouil, fraisier, fuchsia, gaillet, géranium, glaïeul, gueule de loup, hémérocalle, hosta, hysope, impatiente, lavande, lilas, luzerne, maceron, marguerite, marjolaine, mauve, mélisse, moléne, monade, moutarde, myosotis, oeillet, oeillet d'inde,oignons, onagre, origan,pâquerette, pavot, pensée, phlox, pissenlit, pivoine, poireau, pommier, primevère, reine des prés, romarin, rose, rose trémière, rudbeckia, sarriette, sauge, serpolet, souci, sureau, thym, tilleul, tournesol, trèfle, tulipe, tussilage, valériane, violette.

Une idée de dessert à base de fleurs

LA CREME AUX FLEURS DE SOUCI:

Mélanger 1 jaune d'oeuf, 30 cl de lait et une cuil. à café de sucre avec une 1/2 poignée de pétales de fleurs de souci.

Faire cuire à feu doux jusqu'à la prise de la crème que vous laisserez refroidir avant de consommer.

Fleurs comestibles

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Huile de soins maison...

21 Juin 2014, 08:00am

Publié par pam

C'est le bon moment pour préparer vos huiles de soins pour l'année.

Utiliser des fleurs fraiches de plantes saines et non traitées bien sûr ! Si vous n'avez pas de jardin, profitez de cette belle journée pour partir en cueillette dans la nature. Evitez le bords des routes (traitements chimiques, pots d'échappements et soulagements urinaires sauvages de cochons d'automobilistes !!). Vous pouvez aussi prévoir en ramassant comme je le fais des graines que vous acclimaterez dans un coin de votre jardin ou de celui de votre grand-mère, ça marche très bien, c'est sécurisant et c'est beau... que demande le peuple ! Un ou deux mètres carrés suffiront pour soigner toute la famille. Il m'est aussi arrivé de prendre une plante entière et de la replanter chez moi, ce que je ne fais que si je trouve plusieurs plantes au même endroit, et comme je récolte près de chez moi, les plantes s'habituent très bien dans mon jardin. Plusieurs (comme la sauge) ont fait des petits depuis et je peux maintenant faire toutes mes récoltes chez moi. Je vous ai déjà parlé de ma certitude qu'on doit pouvoir se soigner uniquement avec les plantes qui poussent dans notre environnement proche, pourquoi utiliser des plantes qui ont traversé la planète, peut être au risque de les faire disparaitre de leur lieu d'origine ?

HUILE DE MILLEPERTUIS dite huile solaire :

Couper les sommités fleuries de millepertuis.

Remplir un bocal ou une bouteille avec les fleurs (en tassant) puis recouvrir d’huile de tournesol, de carthame, de noix ou d'olive (bio si possible).

Exposer ce mélange au soleil jusqu'à ce que l'huile rougisse (remuer de temps en temps le flacon). Filtrer et conserver dans un bocal hermétique ou une bouteille teintée pour laisser à l'abri de la lumière.

En application externe cette huile soulage les brûlures, les inflammations articulaires et musculaires, les névralgies, la sciatique. Anti-inflammatoire, elle peut calmer l’épiderme brûlé par le soleil et accélère la régénération de la peau, lutte contre ses imperfections.

Brûlures, piqûres d'insectes, psoriasis, eczema....

Autre suggestion, que je n'ai jamais essayée puisque j'utilise l'huile solaire avec succès depuis plusieurs années :

laisser macérer une semaine une poignée de fleurs de millepertuis fraîches hachées dans un mélange à part égal d’huile et de vin blanc. On retire ensuite le vin blanc et on obtient une huile de soin particulièrement efficace.

Huile de soins maison...

Huile solaire de lavande : elle n'est pas encore assez fleurie chez moi, on attendra encore quelques semaines...

Cette huile permet de soulager les douleurs musculaires en massage ou en application mais vous pouvez aussi en ajouter à l'eau du bain (mêmes propriétés que l'huile essentielle).

Huile solaire de sauge : elle raffermit la peau, soulage les bronches.

Huile de souci : deux possibilités soit vous procédez comme pour l'huile de millepertuis soit il faut utiliser toute la fleur, couvrir d'huile d'olive, faire bouillir, laisser infuser 24 heures puis filtrer et mettre en bouteilles.

Elle sert à régénérer la peau après brûlures, coupures (j'attends que la plaie soit refermée), bleus.

Ces trois huiles ne rougiront pas comme celle de millepertuis, il vous faudra faire fonctionner votre ressenti ! personnellement si je prépare mes huiles en même temps, je filtre en même temps que celle de millepertuis, sinon je compte une lunaison.

Mais c'est juste mon idée, si vous êtes du genre flippé du bocal (c'est le cas de le dire) fouillez sur le net vous trouverez surement plus précis !!

Pour les contenants, je garde toute l'année les flacons colorés des teintures mères et autres, ça me permet d'avoir un stock. Si vous choisissez des bocaux, vous pouvez les peindre à l'extérieur ou les stocker à l'abri de la lumière et de la chaleur, on peut en récupérer partout (j'ai une amie qui a mis une petite affiche et un cageot près d'un collecteur récup'verre et elle a pu faire son stock pour vendre ses confitures au marché !)

Donc amusez-vous bien, bonne cueillette, et faites de la musique...

Huile de soins maison...

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Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

19 Mai 2014, 06:41am

Publié par pam

TENDSIN TCHEUDRAK. Le Palais des arcs-en-ciel.

Propos recueillis par Gilles Van Grasdorff.

Éd. Albin Michel. 1998.

Extraits:

La médecine tibétaine fait partie d’une des traditions les plus anciennes du monde et son système thérapeutique est unique car, dans sa pratique, elle a une approche holistique. Malheureusement ignorée des spécialistes occidentaux, par négligence, par préjugé, et surtout par indifférence, sa survie dépend essentiellement du travail effectué actuellement à Dharamsala.

“Aussi longtemps qu’il y aura des êtres souffrants, et jusqu’à ce que leurs maladies soient guéries, puissé-je être, pour les aider, leur médecin, leur remède et leur serviteur.”

Chantidéva.

On peut extraire des médicaments de toutes les substances de la terre.

Cueillette des plantes médicinales 4 fois par an : 1° en février et mars, au sortir de l’hiver. 2° en mai et juin, quand les fleurs et feuilles s’épanouissent. 3° en août et septembre, pour les fruits. 4° en septembre et octobre, pour le ramassage des racines, dont les propriétés sont alors au maximum.

Une plante évolue en permanence. Elle partage les propriétés et la nature des cinq éléments qui la produisent : la terre est sa base ; l’eau lui apporte l’humidité nécessaire à son évolution ; la chaleur soutient son développement ; l’air lui insuffle la croissance ; et l’espace lui offre le champ de son épanouissement. Lorsqu’une plante croît, au moment de la montée de la sève, toute son énergie se concentre dans ses extrémités supérieures, et c’est là, bien entendu, que sont contenues les substances qui nous intéressent. Quand elle parvient à maturité, son énergie s’est déplacée pour se concentrer dans les graines et dans les feuilles, puis, quelques mois plus tard, ce sont ses fruits qui vont fournir les ingrédients nécessaires à certains médicaments. Enfin, lorsqu’elle meurt, ce sont ses racines que nous devons utiliser. Donc, pour une même espèce, ses propriétés sont très différentes selon le stade de son développement et les saveurs très spécifiques selon la période de cueillette. Sucrée quand prédominent la terre et l’eau (safran, beurre, miel, viande), acide quand prédominent la terre et le feu (yaourt, levure), âcre quand prédominent le feu et l’air (ail, gingembre, poivre long). Salée, eau et feu. Amère, eau et air (musc, gentiane). Astringente, terre et air (myrobolan : arbre dont tige et fruit ont la faculté de servir à la guérison d’un grand nombre de maladies).

Le lieu, l’altitude, la direction dans laquelle elle pousse font différer la plante. En médecine tibétaine, un seul ingrédient ne suffit pas à apporter l’effet thérapeutique souhaité, la combinaison de plusieurs ingrédients s’avère, ainsi absolument nécessaire.

Il faut choisir les lieux de cueillette les plus sains possibles, prélever les plantes médicinales au moment le plus propice, fraîches et non fanées (certaines sont cueillies très vieilles), les laver soigneusement, les faire sécher convenablement, ne pas les conserver plus de trois ans (cela dépend du climat, en Inde 1 an).

De la cueillette à la préparation des substances médicinales, nous devions travailler dans un état de conscience le plus proche possible de l’esprit d’éveil, et nous efforcer d’agir comme si nous étions le Bouddha de médecine. En effet, l’état d’esprit avec lequel nous accomplissons ces activités peut influer favorablement ou défavorablement sur l’efficacité d’un remède. La clarté de l’esprit ou la pureté des intentions est plus importantes que l’ensoleillement, le relief ou l’état du sol, lors du ramassage. C’est notre motivation, bonne ou mauvaise, qui détermine toujours la qualité de nos actions.

Si notre pratique spirituelle est contaminée par l’amour de soi, notre capacité à accomplir le bien en souffrira. La préparation des médicaments met en connexion nos connaissances médicales et notre disposition spirituelle.

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

Le médecin doit être intelligent car il est destiné à de grandes responsabilités, l’intelligence permet de faire la différence entre ce qui convient et ce qui ne convient pas. Les sages et les maîtres sont calmes et humbles. Le médecin habile triomphe de la maladie par son habileté. Il ne doit jamais se laisser décourager par les difficultés rencontrées lors de l’étude des textes. L’engagement moral du médecin exige une discipline très stricte. La créativité est une autre qualité, le médecin doit être ingénieux pour soigner un patient tout en respectant à la lettre les lois relatives au corps, à l’esprit et à la parole. Il faut considérer en quoi chaque geste ou parole peut influencer autrui. Il faut s’efforcer d’être utile aux autres, et les pensées doivent être dirigées vers le bien d’autrui. Le médecin doit se montrer aimable et ferme. Il doit savoir s’adapter à toutes les situations. Pour ceux qui n’ont pas toutes ces qualités, l’essentiel est qu’ils ressentent le désir d’aider les êtres et qu’ils s’y efforcent de leur mieux. À connaissances égales, celui qui aura de meilleurs résultats est celui dont le cœur est empli de bonté.

Un être avide et agressif qui s’entête à ne pas changer d’habitude ou d‘attitude ne changera pas de comportement, même si on le lui demande. Il est comme recouvert par la poussière de l’ignorance. Il n’éprouve aucune compassion. Dans cette vie, il lutte pour obtenir des bénéfices personnels, et il fait fi des autres. Un tel être ne peut étudier correctement la médecine.

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

En 1727, Tendzin Phunetsok dresse la liste de 2 294 substances, 312 plantes. Aujourd'hui, il reste à peine 1 500 substances et 200 plantes.

Tchernobyl, 26 avril 1986.

Les textes médicaux tibétains abordent dés le XI° siècle des questions de contamination liées au progrès de l’humanité et aux expériences chimiques qui affecteraient sa consommation alimentaire et sa santé. Ils indiquent que l’évolution des sociétés entraînerait une dégradation des valeurs morales et de l’environnement. À travers les siècles, l’homme s’est lancé dans des compétitions effrénées et se révèle aujourd’hui prêt à obtenir toujours plus de pouvoir et un meilleur statut. Les nations se livrent à une course aux armements frénétiques. Les pays riches mobilisent des capitaux considérables pour procéder à toutes sortes d’expérimentations. Toutes ces activités sont aggravées par le développement des cinq fléaux (désir/attachement, ignorance, orgueil, colère et jalousie).

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

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