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phytotherapie

phytothérapie et moyen-âge

14 Août 2013, 06:40am

Publié par pam

merci spinescent

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Cueillette et conservation des plantes

30 Juillet 2013, 07:33am

Publié par pam

découvert sur "éclat de lune.overblog" :




CUEILLETTE


Choisir le mois de la cueillette permet de s'adapter au rythme naturel de la vie végétale. Mais on peut être vite perdu, dans la mesure où ce moment " optimal " varie selon les espèces de plantes, et également selon la partie de la plante à récolter. Ce calendrier est donné à titre indicatif, à chaque personne souhaitant l'utiliser de l'interpréter et de s'adapter au rythme de la nature.

On peut cueillir les feuilles de certaines plantes toute l'année (par exemple le Romarin, le Persil ou le Buis). D'autres plantes ont une floraison très éphémère et lorsqu'on utilise ces fleurs, il faut donc les récolter rapidement (le muguet, le pêcher, etc.).

Il ne faut pas oublier non plus que la Nature a son propre rythme et que ce rythme n'a pas la rigueur d'une horloge, différents facteurs peuvent intervenir pour modifier le calendrier de la cueillette. On a ainsi par exemple des années où le temps clément entraîne une précocité de la végétation par rapport aux critères habituels.


Les indications qui suivent peuvent s'appliquer en règle générale.

Le bois : peut se ceuillir tout l'hiver.

Les racines, les tubercules, les rhizomes, les bulbes se récoltent soit en automne, c'est-à-dire après que la plante y a accumulé ses réserves (c'est surtout le cas des bulbes et des oignons), soit au printemps, avant que ces réserves ne soient mobilisées.

Les tiges sont cueillies en automne, quand les feuilles ne sont plus en période d'activité (Angélique, Douce-amère).

Les feuilles se récoltent au moment de leur plein développement, mais avant la formation des boutons floraux, qui diminueraient la teneur en principes actifs (Cassis, Menthe, Ortie, Pissenlit).

Les fleurs gagnent à être ramassées avant le plein épanouissement et avant la fécondation (Aubépine, Bleuet, Camomille).

Les sommités fleuries se cueillent au début de l'épanouissement des fleurs et, en tout cas, avant la formation des premiers fruits (Absinthe, Hysope, Ballote).

Les bourgeons sont à récolter à la fin de l'hiver ou au début du printemps, avant que la sève n'amorce sa montée dans les branches de l'arbre.

Les fruits charnus doivent être cueillis dès qu'ils sont mûrs, mais sans attendre la maturité complète (Airelle, Alkékenge, Ronce, Nerprun).

Les semences , au contraire, doivent être récoltées à complète maturité, lorsque la plante commence à se dessécher un peu (Anis, Carvi, Fenouil, Grémil).


JANVIER : Noix de Cyprès, Guy, Pulmonaire du Chêne.


FEVRIER : Bourgeons du Sapin et du Bouleau ; écorce du Bouleau et du Saule ; Mercuriale annuelle ; Joubarbe, fleurs de Thssilage et de Violette.


MARS : Bourgeons du Peuplier, écorce de Chêne, racine d'Asaret, feuilles de Pissenlit et de Pervenche, fleurs de pervenche, rameaux de Douce-amère.


AVRIL : Racines de Vélériane, feuilles de Primevère et de Busserole ; fleurs de Primevère, de Narcisse et de Pêcher ; Fumeterre, Lierre terrestre, Ortie blanche.


MAI : Racines de Benoîte et de Bistorte ; turions d'Asperges ; feuilles et fleurs de Lierre terrestre, Pensée sauvage, Pulmonaire officinale et Géranium fherbe à Robert ; sommités fleuries d'Absinthe, de Marrube, de Cochléaria et de Cresson ; feuilles de Véronique beccabunga, de Berbéris, de Chanvre, de Mélisse et de Pariétaire ; fleurs d'Aubépine, de Bourrachen, de Grenadier, de Muguet, de Pied-de-Chat ; écorce de Bourdaine.


JUIN

Feuilles ou fleurs : Ache, Angélique, Armoise, Arnica, Aspérule, Aurone, Bardane, Bétoine, Bourrache, Bugle, Buglosse, Camomille, Capillaire, Cardamine, Chardon bénit, Chicorée, Coquelicot, Eglantier, Erysimum, Euphraise, Fenouil, Genêt, Germandrée, Guimauve, Laitue, Lavande, Lis, Matricaire, Mauve, Mélilot, Nénuphar, Oranger, Plantain, Rose, Sauge, Souci, Sureau, Véronique, Verveine officinale, Verveine.

Fruits : Cerises, Fraises, Framboises, Groseilles.


JUILLET

Feuilles et sommités fleuries : Agripaume, Aigremoine, Basilic, Calament, Cataire, petite Centaurée, Chélidoine, Cuscute, Hysope, Marjolaine, Mélisse, Menthe, Millefeuille, Millepertuis, Origan, Orpin, Persicaire, Sanicle, Sarriette, Sauge, Scrofulaire, Serpolet, Tanaisie, Thym, Tilleul, Ulmaire, Yèble ; stigmates de Maïs.

Fleurs : Bouillon-blanc, Bleuet, Bourrache, Camomille, Carthame, grande Centaurée, Chèvrefeuille, Coquelicot, Guimauve, Mauve, Œillet, Pavot, Verge d'or.

Graine : Avoine, Froment, Lupin, Orge, Persil, Psyllium.


AOUT

On continue la cueillette de beaucoup de plantes indiquées en juillet.

Feuilles : Dictame, Eupatoire, Menthe, Ményanthe, Pêcher.

Fleurs : Bourrache, Tanaisie.

Fruits et semences : Ache, Alkékenge, Angélique, Anis vert, Carvi, Cumin, Fenouil ; cônes de Houblon.


SEPTEMBRE

Tiges : Angélique, Douce-amère.

Racines : Acore aromatique, Angélique, Asperge, Canne de provence, Chicorée, Chiendent, Fenouil, Fougère mâle, Fragon, Guimauve, Iris, Saponaire, Tormentille, Valériane, toutes les racines des ombellifères.

Fruits : Airelle, Berbéris, Coings, Coriandre, Eglantier, Figues, Grenades, Jujubes, Nerprun, Noix, Pistaches, Raisins, Sureau ; stigmates de Safran.


OCTOBRE

Racines : Aunée, Bardane, Bryonne, Consoude, Fraisier, Garance, Rhubarbe, Saponaire.

Fruits : Alkékenge, Amandier, Aneth, Angélique, Bardane, Genévrier, Lin, Tanaisie.


NOVEMBRE : Bulbes de Lis, écorces de Bourdaine, Frêne, Chêne ; racines de Fragon, Patience, Potentille.


DECEMBRE : racines de Bistorte, feuilles de Ronce.

RECOLTE ET CONSERVATION


Quelques règles permettent de s'assurer que les plantes se conservent bien et que leurs principes actifs demeurent efficaces.


Moment de la cueillette :

Préférer faire la récolte pendant un temps sec et chaud : les plantes mouillées par la pluie ou la rosée s'altèrent, moisissent, fermentent et perdent ainsi toute valeur thérapeutique. Le matin est le moment le plus favorable, mais il est également possible de procéder à la cueillette le soir, avant que la fraîcheur ne tombe.


La cueillette :
Les plantes destinées à être séchées ne doivent pas être lavées, il vaut donc mieux éviter de cueillir des plantes poussiéreuses, ou proches de cultures et qui auraient ainsi pu être souillées par des engrais chimiques. Choisir uniquement des plantes saines, éliminer les plantes flétries, tachées, décolorées, mangées par les insectes ou poussant à proximité des champignons.

Tout en effectuant la cueillette, on peut éliminer les débris divers (mousses, feuilles, brindilles…) pour ne conserver que la plante qui intéresse. Bien vérifier que d'autres plantes ne sont pas mélangées à celles qu'on veut cueillir (la présence d'une plante dangereuse peut avoir des conséquences graves).

En règle générale il ne vaut d'ailleurs mieux pas mélanger les plantes de différentes espèces pendant le cueillette.

Pendant tout le temps que dure la cueillette, s'assurer qu'on n'écrase pas ni ne comprime les plantes, sinon elles risquent de se faner ou de subir un début de fermentation. Un grand pannier de vannerie légère est particulièrement approprié.

Les racines sont les seules parties de la plante qui doivent être lavées : les passer à l'eau claire courante très méticuleusement afin d'élliminer toute trace de terre.


Le séchage des plantes

En dehors des plantes qui s'utilisent fraîches, il est nécessaire de faire sécher très soigneusement celles qu'on désire conserver.

Il est très important que ce séchage se fasse rapidement, afin d'éviter l'altération des plantes, leur fermentation et la perte de leurs principes actifs. Si possible, les plantes seront mises à sécher sur des claies de façon que l'air circule librement. On peut encore les suspendre en guirlandes, à l'aide d'un fil, mais le travail de préparation est assez long. L'idéal serait de faire sécher les plantes à l'ombre par temps chaud, dans un endroit vaste et bien ventilé : genier, grange, hangar. Dans les régions pluvieuses, on peut commencer le séchage à four très doux, puis laisser les plantes achever leur dessiccation complète sur des claies dans un grenier sec et bien aéré. De même, les organes charnus d'une plante seront, de préférence, séchés par ce procédé : bien vérifier que la température du four ne dépasse pas 20 à 40°C, afin de ne pas les altérer ou même les cuire.

L'opération du séchage a pour but d'enlever aux plantes l'eau qu'elles renferment : il est évident que le mode de dessiccation sera variable selon les parties de la plante à conserver, l'eau n'étant pas répartie de la même façon, ni dans les mêmes proportions, dans les divers organes de la plante.

Les racines et les rhizomes : débarrassés de leurs parties abîmées, lavés avec soin, il faut ensuite les éponger, puis les couper en tranches, en lanières, ou les fendre suivant leurs dimensions. On les met enfin à sécher au soleil ou au four.

Les tiges, les écorces et le bois : elles sèchent au soleil, à l'air libre et sec, ou encore au four doux.

Les feuilles et les plantes entières sont disposées sur des claies, à l'ombre, dans un endroit chaud et très bien ventilé. Les feuilles doivent être mondées : cette opération peut s'effectuer avant ou après le séchage.

Les fleurs et les sommités fleuries sont assez difficiles à traiter (il en est de même de certaines feuilles : Verveine ou Menthe, par exemple). Il est important de conserver leur couleur, ce qui est assez délicat. Le mieux est de les déposer à l'ombre sur des claies, à 20-25°C, et en prenant la précaution de les recouvrir de papier gris, afin de préserver leur couleur.

Les fruits charnus (Airelles, baies de Genévrier) sont séchés au soleil ou au four doux.

Les semences. Bien les étaler sur une feuille de papier et les faire sécher à l'air libre en remuant souvent.


Garder les plantes séchées

Les plantes séchées, lorsqu'il ne reste plus aucune trace d'humidité, se rangent soigneusement et séparément dans des récipients portant le nom de la plante et la date. Il faut choisir des boites et des bocaux propres, n'ayant pas contenu précédemment un produit dont ils auraient gardé l'odeur, et fermant hermétiquement.

Les plantes achetées en vrac chez l'herboriste, ou dont le conditionnement est un simple carton, doivent être rangées de la même façon dans des récipients hermétiques.


Source : Dr Gérard Debuigne, Dictionnaire des plantes qui guérissent.

Cueillette et conservation des plantes

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cueillette des plantes médicinales et aromatiques

29 Juillet 2013, 07:01am

Publié par pam

encore quelques bons conseils trouvés sur "éclat de lune.overblog.com" :

Choisir le mois de la cueillette permet de s'adapter au rythme naturel de la vie végétale. Mais on peut être vite perdu, dans la mesure où ce moment " optimal " varie selon les espèces de plantes, et également selon la partie de la plante à récolter. Ce calendrier est donné à titre indicatif, à chaque personne souhaitant l'utiliser de l'interpréter et de s'adapter au rythme de la nature.

On peut cueillir les feuilles de certaines plantes toute l'année (par exemple le Romarin, le Persil ou le Buis). D'autres plantes ont une floraison très éphémère et lorsqu'on utilise ces fleurs, il faut donc les récolter rapidement (le muguet, le pêcher, etc.).

Il ne faut pas oublier non plus que la Nature a son propre rythme et que ce rythme n'a pas la rigueur d'une horloge, différents facteurs peuvent intervenir pour modifier le calendrier de la cueillette. On a ainsi par exemple des années où le temps clément entraîne une précocité de la végétation par rapport aux critères habituels.


Les indications qui suivent peuvent s'appliquer en règle générale.

Le bois : peut se ceuillir tout l'hiver.

Les racines, les tubercules, les rhizomes, les bulbes se récoltent soit en automne, c'est-à-dire après que la plante y a accumulé ses réserves (c'est surtout le cas des bulbes et des oignons), soit au printemps, avant que ces réserves ne soient mobilisées.

Les tiges sont cueillies en automne, quand les feuilles ne sont plus en période d'activité (Angélique, Douce-amère).

Les feuilles se récoltent au moment de leur plein développement, mais avant la formation des boutons floraux, qui diminueraient la teneur en principes actifs (Cassis, Menthe, Ortie, Pissenlit).

Les fleurs gagnent à être ramassées avant le plein épanouissement et avant la fécondation (Aubépine, Bleuet, Camomille).

Les sommités fleuries se cueillent au début de l'épanouissement des fleurs et, en tout cas, avant la formation des premiers fruits (Absinthe, Hysope, Ballote).

Les bourgeons sont à récolter à la fin de l'hiver ou au début du printemps, avant que la sève n'amorce sa montée dans les branches de l'arbre.

Les fruits charnus doivent être cueillis dès qu'ils sont mûrs, mais sans attendre la maturité complète (Airelle, Alkékenge, Ronce, Nerprun).

Les semences , au contraire, doivent être récoltées à complète maturité, lorsque la plante commence à se dessécher un peu (Anis, Carvi, Fenouil, Grémil).

cueillette des plantes médicinales et aromatiques

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Tisanes d'été...

29 Juillet 2013, 06:19am

Publié par pam

En réponse à yog'lavie où vous trouverez un merveilleux petit atlas des plantes comestibles à télécharger (yog'lavie.overblog.com),

quelques idées ou rappels de ce que la nature nous offre généreusement pour soigner les petits maux de l'été :

- transpiration excessive : infusion de sauge.

- problèmes digestifs liés à un excès de fruits ou de boissons glacées : infusion d'anis vert, en cas de diarrhées feuilles de ronces.

- mal des transports : infusion de mélisse ou de thym, environ une demi-heure avant de partir.

- excès de nourritures grasses : infusion de menthe après le repas.

- bouche sèche : infusion de menthe avec un peu de citron.

- coup de soleil : huile de millepertuis (je vous ai déjà donné la recette mais pour cette année la cueillette est quasi terminée).

et n'oubliez pas les nombreuses vertus de l'ortie....

Tisanes d'été...

INFUSION : on verse l’eau de source bouillante sur la plante (fleurs ou feuilles fraîches ou sèches) on laisse infuser 10 à 15 minutes. Puis on filtre.

DÉCOCTION : on verse l’eau de source sur la plante (généralement il s’agit des parties dures : fruits, graines, écorce, racine...) on amène à ébullition, on laisse bouillir 10 à 15 minutes puis on fait infuser.

MACÉRATION : on fait tremper la partie de la plante à utiliser dans un liquide (eau, alcool, huile...) pendant un certain temps avant de l’utiliser.

HUILE ESSENTIELLE : produit concentré extrait de la plante elle-même. À ne pas confondre avec une huile obtenue après macération (comme celle de millepertuis dont on parlait plus haut).

Tisanes d'été...

Quelques recettes :

TISANE DES CENTENAIRES.

Cassis + Frêne + Reine des prés + un peu de menthe poivrée pour le goût.

TISANE CONTRE LE RHUME ET LES SUEURS FROIDES.

100 gr de plantes séchées : 15 gr feuilles et fleurs de bourrache

15 gr d’hysope

10 gr marjolaine

20 gr thym

20 gr bourgeons de pin sylvestre

20 gr lavande

Faire infuser 10 mn une cuillère à soupe dans un grand bol d’eau.

Consommer trois fois par jour.

CONTRE L’ACIDITÉ.

20 gr absinthe + 20 gr coriandre + 30 gr réglisse + 30 gr sauge.

1 tasse d’eau bouillante sur 1 cuill à thé du mélange.

Infuser IO mn, passer et boire 1 heure avant les repas.

TISANE DES GUERRIERS ÉCOSSAIS : donne force et courage, réveille le matin.

1 cuill feuilles thym broyées et 1 petite pincée de fleurs de bruyère et d’aspérule odorante broyées.

Laisser infuser 2 à 3 minutes. Les fleurs adoucissent le thym, on peut rajouter du miel.

TISANE D’AYLA CONTRE LA GUEULE DE BOIS !.. et les maux de tête.

Mélange d’écorce de saule, d’achillée, de bétoine et de camomille.

Tisanes d'été...

et pour ceux qui ne connaitraient pas Ayla... ou souhaiterait un conseil de lecture de vacances...

Jean Auel. “ Les Chasseurs de Mammouths” :

“ Ayla prenait grand soin de faire sécher les plantes lentement dans un endroit sec et sombre, à l’abri du soleil, pour en conserver autant que possible le principe actif. ..

C’était une habitude, une pratique intensive qui l’amenaient à recueillir les plantes médicinales avec le passage des saisons... Elle connaissait bien d’autres utilisations des plantes, depuis les fibres qui permettaient de faire des cordes jusqu’aux propriétés alimentaires, mais c’étaient les propriétés médicinales qui l’intéressaient.

Elle était tellement familiarisée avec la végétation que les plantes nouvelles l’intriguaient toujours. Elle cherchait leurs ressemblances avec des végétaux connus et savait classer les sous-espèces dans des espèces plus largement répandues. Elle était capable d’identifier des familles et des types voisins mais elle savait très bien qu’une apparence semblable n’entraînait pas forcément des réactions semblables, et elle les expérimentait prudemment sur elle-même, en se basant sur ses connaissances et sur son expérience.

Elle était méticuleuse aussi pour les dosages et les méthodes de préparation. Elle savait qu’une infusion, préparée en versant de l’eau bouillante sur des feuilles, des fleurs ou des baies, dégageait des principes et des essences aromatiques et volatiles. La décoction, obtenue par ébullition, éliminait les propriétés résineuses, amères et donnait plus de résultat avec des produits durs comme les racines, les écorces et les graines. Elle savait comment extraire les huiles essentielles, les gommes, les résines d’une plante, comment faire des cataplasmes, des emplâtres, des fortifiants, des sirops, des onguents, des pommades. Elle savait mêler plusieurs ingrédients, renforcer ou diluer le mélange selon les besoins.

... Ayla était à la fois botaniste, pharmacienne, médecin. La magie lui venait des traditions ésotériques transmises et améliorées... par une génération après l’autre de cueilleurs et de chasseurs dont l’existence même dépendait d’une connaissance intime de leur territoire et de ce qu’il produisait.

En se fondant sur ces ressources venues de la nuit des temps, transmises par Iza, et en s’aidant d’un don inhérent d’analyse et d’une perception intuitive, Ayla savait reconnaître et traiter la plupart des maladies et des blessures. ... Ses traitements reposaient avant tout sur les propriétés curatives des plantes.”

Tisanes d'été...

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HARPAGOPHYTUM

25 Juillet 2013, 07:50am

Publié par pam

HARPAGOPHYTUM

Le meilleur des anti-inflammatoires naturels.

Contre toutes les douleurs articulaires. Action sur les spasmes et coliques intestinales, l’irritation du côlon, les coliques biliaires et néphrétiques.

Nom vernaculaire : griffe du diable. Plante vivace rampante du sud-ouest de l’Afrique, utilisé depuis longtemps par les sorciers pour traiter les rhumatismes.

La racine secondaire favorise le retour à l’équilibre dans les affections rhumatismales, les douleurs articulaires, arthrose, sciatiques.

Pour combattre la douleur et pour réduire l’inflammation.

(on peut compléter avec prêle et reine des prés).

HARPAGOPHYTUM

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Pharmacopée. Jean-Marie Pelt.

9 Mars 2013, 08:17am

Publié par pam

Toute l’habileté du praticien chinois consistait à combiner les plantes par des associations judicieuses en vue de potentialiser les produits actifs tout en tempérant leur éventuelle toxicité. De cette conception ancienne subsiste aujourd’hui dans la pratique chinoise l’idée que la pharmacopée doit être considérée comme une source non pas seulement de remèdes, mais aussi de produits destinés à empêcher de tomber malade ou à aider à recouvrer la santé au fil d’une convalescence. Tant et si bien que sont englobés naturellement dans les listes de plantes médicinales les végétaux courants de l’alimentation, légumes et fruits. Ces préoccupations diététiques et préventives, spécifiques de la Chine ancienne, restent très vivaces aujourd’hui, ainsi qu’en témoigne le succès d’ouvrages sur le thème “se soigner en s’alimentant”, thématique aujourd’hui récurrente en Occident.

Découvrir de nouveaux médicaments est une chose, en permettre l’accès à ceux qui en ont besoin en est une autre. L’accès aux soins des populations du Sud, largement insolvables, est devenu une préoccupation majeure, mais force est de constater que le système strictement libéral de production des médicaments est bien incapable de faire face à la demande.

Les médecins chinois partant d’observations empiriques très anciennes, soumettent les plantes traditionnelles de leur pharmacopée à des essais scientifiques comparables à ceux de la médecine occidentale. Les études d’ethnopharmacologie visent à répertorier, puis à accréditer par des méthodes scientifiques rigoureuses la valeur des médicaments traditionnellement utilisés depuis des siècles, voire des millénaires.

Les grands laboratoires pharmaceutiques se montrent de plus en plus avides de connaître (voire de s’approprier !) les secrets des chamans, guérisseurs ou autres tradipraticiens dans le monde entier. A qui appartient la découverte des propriétés d’une plante : à la tradition qui véhicule de génération en génération ce savoir, ou au laboratoire qui l’exploite après s’être procuré les informations auprès des populations ou de leurs guérisseurs ?

La Convention de Rio sur la biodiversité exige des exploitants d’un médicament nouvellement découvert par les ethnopharmacologues de reverser des royalties aux gouvernements locaux et/ou aux ethnies détentrices et utilisatrices du savoir impliqué, si leur utilisation nécessite transformation.

THÉORIE DES SIGNATURES.

Elle est présente dans la plupart des traditions thérapeutiques. Selon cette théorie, la nature indique par certains signes extérieurs les propriétés des plantes qu’elle met à notre disposition pour nous soigner.

Le meilleur exemple est le saule, vivant les pieds dans l’eau et recommandé depuis le IV° siècle avant J.C. par Hippocrate comme traitement des rhumatismes (aggravés par l’humidité) et comme les “pieds mouillés” donnent la fièvre, on l’a aussi utilisé pour soigner les fièvres. La gaultherie et la spirée (reine des prés) contiennent elles aussi de l’acide salicylique. L’invasion d’un pré par la spirée signifie que celui-ci devient marécageux...

La consommation mondiale de l’aspirine est estimée à 100 milliards d’unités. Mais elle a des effets secondaires : bourdonnements d’oreille, risques hémorragiques et surtout douleurs gastriques. On continue à trouver des applications thérapeutiques à l’aspirine et des médicaments dérivés aux conséquences moindres. Tout ça grâce à trois plantes : saule, spirée et gaultherie.

GINKGO BILOBA :

Véritable fossile vivant, il fait preuve partout où on le plante d’une robuste santé. C’est l’arbre le plus ancien du monde. Il fait aussi des records de longévité : 2 000 et peut-être 4 000 ans... Il manifeste une très grande résistance à toutes formes d’agressions (pollution, insectes, maladies…).

Ce fut le premier signe de vie après l’explosion nucléaire d’Hiroshima : une jeune pousse d’un ginkgo calciné tout proche de l’épicentre de l’explosion est apparu le printemps suivant l’explosion.

Pharmacologie : augmentation du seuil de l’hypoxie (diminution ou disparition du taux d'oxygène dans les tissus) activation du métabolisme cérébral, piégeage des radicaux libres (ennemis invétérés des tissus et facteurs essentiels de leur vieillissement, déchets toxiques du métabolisme cellulaire). États dépressif des personnes âgées, pertes de mémoire, d’attention et de vigilance, troubles visuels, olfactifs ou auditifs, artériopathies chroniques des membres inférieurs, troubles d’origine vasculaire et veineuse. Le ginkgo sera d’autant plus efficace qu’il sera pris dès les premiers symptômes, avant dégénérescence.

Pharmacopée. Jean-Marie Pelt.

GINSENG.

La plus prestigieuse plante de la pharmacopée chinoise : dans le plus ancien traité, le “Pen T’sao” remontant à l’empereur Shen Nong (2 700 ans avant J.C.) on lit :

“On utilise le ginseng pour restaurer les cinq organes vitaux, pour harmoniser les énergies, pour calmer l’esprit, chasser les peur, faire briller les yeux, ouvrir les vaisseaux du cœur, éclaircir les pensées, fortifier le corps et prolonger la vie.” Définition d’une panacée d’où son nom Panax ginseng du grec pan = tout et akos = remède. Le nom ginseng signifie “homme racine” comme la mandragore, plante mythologique occidentale. Puissant tonique agissant sur tout l’organisme, 150 principes divers ont été identifiés dans ses racines. Il améliore les performances physiques et psychiques de ceux qui le consomment sans être sur la liste des dopants. Selon une étude soviétique (années 60) cette plante permet une meilleure résistance au stress, une convalescence plus rapide, des performances intellectuelles améliorées, notamment chez les sujets âgés, une meilleure oxygénation de l’organisme, notamment une meilleure irrigation du cerveau, une stimulation de l’immunité cellulaire, une résistance à l’asthénie et à la fatigue (tous résultats confirmés par d’autres études depuis). Le ginseng améliore également les processus de mémorisation. Le ginseng illustre parfaitement l’une des spécificités de la phytothérapie qui consiste à mettre en œuvre une multitude de principes agissant simultanément et surtout synergétiquement les uns avec les autres et les uns par rapport aux autres. Rien de comparable avec l’action d’une molécule isolée dont, de nos jours, il est relativement plus aisé de définir le mode d’action pharmacologique et biochimique et les effets thérapeutiques et physiologiques qui en découlent. Aucune substance ne peut justifier et expliquer à elle seule l’action globale de la plante, contrairement aux plantes dites “ héroïques” comme la belladone, l’aconit ou la digitale.

“ Pour des raisons qui tiennent essentiellement aux bouleversements des modes de vie, la perte des rythmes et des rites, à la nécessité de s’adapter en permanence aux changements, au risque de perdre tous ses repères, enfin et surtout à un stress et à une agressivité omniprésents, la dépression fait aujourd’hui des ravages.”

Pharmacopée. Jean-Marie Pelt.

MILLEPERTUIS.

Le millepertuis est l’antidépresseur naturel le plus efficace bien que son action perturbante vis à vis d’autres médicaments et les recherches trop récentes donc pas assez significatives l’ont récemment faites interdire.

(Depuis l'écriture du livre, les choses ont un peu changé : le millepertuis est utilisé dans de nombreux pays et en France on peut le trouver sous forme de teinture mère (Hypericum Perforatum) remboursée par la sécurité sociale. Contrairement à tous les autres antidépresseurs il est sans effets secondaires, c'est bien la raison de son interdiction de l'époque... avec l'impossibilité pour les laboratoires de déposer le brevet...!!!)

Pharmacopée. Jean-Marie Pelt.

OPIUM.

Plante du bonheur, vertu dormitive . Au XIX° siècle, on en tire le principe actif : la morphine, elle est utilisée dans le traitement des douleurs chroniques, mais aussi dans les états d’agitation en psychiatrie. Après avoir été exclue comme plante toxicomanogène, elle revient en force : on a découvert dans le cerveau les fameuses morphines endogènes, endorphines, qui se fixent sur les mêmes récepteurs cérébraux spécifiques que la morphine elle-même. Les pharmacologues s’étaient en effet longtemps interrogés sur cette singularité : voir une substance élaborée par une plante se fixer avec précision sur les récepteurs cérébraux spécifiques auxquels, en tant que plante, elle ne semblait nullement destinée à priori. Ils en avaient déduit que le cerveau devait probablement sécréter des substances analogues auxquelles correspondaient les dits récepteurs et que la morphine “mimait” physiologiquement.

La douleur, écrivit Albert Schweitzer, “est un fléau plus terrible que la mort elle-même.”

De fait, une douleur intense et prolongée détruit toute qualité de vie, et jusqu’à l’envie de vivre. Les traitements de la douleur par la morphine ne provoquent pratiquement pas d’accoutumance. Il convient de faire une distinction fondamentale entre les toxicomanes, d’une part, et, de l’autre, les malades qui n’ont recours à la morphine que pour ses effets analgésiques majeurs. Les administrations par voie sous-cutanée, au moyen de pompe à morphine, court-circuitent les propensions aux nausées et vomissements, plus fréquents par voie orale.

Quand une personne atteinte d’un cancer n’a plus besoin de narcotique pour le traitement de ses douleurs, une réduction progressive des doses administrées prévient les syndromes de manque. Ceux-ci sont légers ou absents quand l’arrêt du traitement est brusque.

La médecine n’est pas seulement l’art de guérir, mais aussi l’art de soulager la souffrance. N’était-ce pas ce que préconisaient et pratiquaient déjà les médecins de l’Antiquité qui puisaient dans un riche arsenal de drogues analgésiques et sédatives : l’opium, le cannabis, la jusquiame, le datura, la mandragore, la laitue vireuse, le nénuphar ?

Pharmacopée. Jean-Marie Pelt.

CANNABIS.

Le cannabis est l’un des médicaments les plus anciens. En Chine, 3 000 ans av. J.C. il est utilisé comme sédatif des douleurs rhumatismales et la goutte et comme médicament de l’aliénation mentale.

Galien note que cette herbe blesse le cerveau quand on en prend trop.

A la mode depuis le XIX siècle, il est actuellement consommé régulièrement par plus de 5 millions de français. Dès 1985, le THC ou tétrahydrocannabinol, principe actif du cannabis est commercialisé aux USA (Marinol) contre les nausées et vomissements induits par la chimiothérapie anticancéreuse et aussi contre l’anorexie des malades du sida. Ce médicament, contrairement à l’absorption par fumée induirait des poussées d’anxiété.

Comment peut-on supprimer les avantages d’une plante sous prétexte que certains l’utilisent à usage récréatif ? Fumer du chanvre freine l’évolution du glaucome ou de la sclérose en plaques tout en atténuant les symptômes de la maladie. D’autre part, l’effet anxiolytique du cannabis et son aptitude à produire une décontraction musculaire favorisent la disparition du stress. Et bien sûr de nombreux pays interdisent même la recherche au sujet de cette plante... qui figura dans la pharmacopée française jusqu’en 1953 et qui bien sur tue beaucoup moins que le tabac ou l’alcool et n’entraîne quasiment pas de dépendance (moins de 2%) contrairement à ces deux exemples.

Pharmacopée. Jean-Marie Pelt.

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je suis amoureux... d'une cigarette...

8 Janvier 2013, 09:15am

Publié par pam

incroyable internet... en ballade ce matin aux aurores, recherchant comme souvent des pistes pour aider mes amis malades, je découvre l'huile de noix de coco puis continuant mon chemin je tombe sur cet article pro nicotine ! Que vous soyez fumeur ou non-fumeur, rendez-vous service, allez voir ça

http://fr.sott.net/article/12330-La-nicotine-l-antidote-au-zombie

eh Jackye ! ne pousse pas de hauts cris commence par regarder la video d'Isao Hashimoto et vous tous ouvrez votre esprit et prenez le temps de lire en entier et on en reparle !

je suis amoureux... d'une cigarette...

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phytothérapie

6 Janvier 2013, 08:03am

“Toute l’habileté du praticien chinois consistait à combiner les plantes par des associations judicieuses en vue de potentialiser les produits actifs tout en tempérant leur éventuelle toxicité. De cette conception ancienne subsiste aujourd’hui dans la pratique chinoise l’idée que la pharmacopée doit être considérée comme une source non pas seulement de remèdes, mais aussi de produits destinés à empêcher de tomber malade ou à aider à recouvrer la santé au fil d’une convalescence. Tant et si bien que sont englobés  naturellement dans les listes de plantes médicinales les végétaux courants de l’alimentation, légumes et fruits. Ces préoccupations diététiques et préventives, spécifiques de la Chine ancienne, restent très vivaces aujourd’hui, ainsi qu’en témoigne le succès d’ouvrages sur le thème “se soigner en s’alimentant”, thématique aujourd’hui récurrente en Occident. Découvrir de nouveaux médicaments est une chose, en permettre l’accès à ceux qui en ont besoin en est une autre. L’accès aux soins des populations du Sud, largement insolvables, est devenu une préoccupation majeure, mais force est de constater que le système strictement libéral de production des médicaments est bien incapable de faire face à la demande.” Les médecins chinois partant d’observations empiriques très anciennes, soumettent les plantes traditionnelles de leur pharmacopée à des essais scientifiques comparables à ceux de la médecine occidentale. Les études d’ethnopharmacologie visent à répertorier, puis à accréditer par des méthodes scientifiques rigoureuses la valeur des médicaments traditionnellement utilisés depuis des siècles, voire des millénaires. Les grands laboratoires pharmaceutiques se montrent de plus en plus avides de connaître (voire de s’approprier !) les secrets des chamans, guérisseurs ou autres tradipraticiens dans le monde entier. A qui appartient la découverte des propriétés d’une plante : à la tradition qui véhicule de génération en génération ce savoir, ou au laboratoire qui l’exploite après s’être procuré les informations auprès des populations ou de leurs guérisseurs ? La Convention de Rio sur la biodiversité exige des exploitants d’un médicament nouvellement découvert par les ethnopharmacologues de reverser des  royalties aux gouvernements locaux et/ou aux ethnies détentrices et utilisatrices du savoir impliqué, si leur utilisation nécessite transformation.” J.M.Pelt.

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