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politique

Politique, sémantique, intelligence et évidences....

6 Novembre 2014, 16:59pm

Publié par pam

Et on continue avec les explications d'Étienne Chouard :

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faux casseurs, vraie manipulation...

5 Novembre 2014, 08:31am

Publié par pam

Des policiers français alimentent-ils la violence pour donner une mauvaise image des résistants ?

Comme en Février dernier pour Notre-Dame-Des-Landes, des manifestations contre la barrage de Sivens ont dérapé à Nantes et la plupart des métiers et partis politiques, du PS au FN, se sont empressés de dénoncer "les casseurs" sans chercher plus loin.

Et comme en Février...il semblerait que des policiers de la BAC déguisés en casseurs furent pris "la main dans le sac" par quelquesphotographes et journalistes, notamment ceux de Reporterre, en train de commettre des violences et de faire monter la pression afin que la manifestation dégénère.

Une technique de contre-insurrection connue, maintes fois filmée et dénoncée par des journalistes et des associations, mais qui continue malheureusement de fonctionner pour décrédibiliser les luttes sociales et écologiques aux yeux du grand public. De cette manière, toute l'attention est portée sur les 0.1% de violence pour que le citoyen moyen devant TF1 se fasse une opinion négative prémâchée. Ceci ne signifie évidemment pas que 100% des casseurs sont des policiers tout comme 100% des policiers ne sont pas des fascistes.

Source : http://www.reporterre.net/spip.php?article6522

Infos & Débats | Mr Mondialisation | ‪#‎Sivens‬ ‪#‎Testet‬

Prenez le temps d'aller voir et lire l'article de Reporterre pour vous faire une idée.

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Noam Chomsky

12 Octobre 2014, 08:29am

Publié par pam

“J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises. Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas. Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance. Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années. Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres.” Noam Chomsky, 2010.

Si vous cherchiez quelques idées originales pour les bonnes résolutions de fin d'année, voilà !

"La propagande est à la démocratie ce que la violence est aux dictatures"

"Si l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens que l'on méprise, on n'y croit pas du tout."

"L'endoctrinement n'est nullement incompatible avec la démocratie, il est son essence même."

"Dans une société bien huilée, on ne dit pas ce que l'on sait, on dit ce qui est utile au pouvoir."

Chomsky.

Telle qu’elle est relayée par les grands médias, la vie intellectuelle française suscite parfois la consternation à l’étranger : phrases extraites de leur contexte, indignations prévisibles, « polémiques » de pacotille, intellectuels de télévision qui prennent la pose à l’affût du mot trop rapide qui servira de pâture à leurs éditoriaux indignés. En France, Noam Chomsky a été l’objet de campagnes de disqualification d’autant plus vives et régulières qu’il a su détailler, calmement, l’imposture d’un discours à géométrie variable sur les « droits de l’homme », lequel, souvent, couvrait les forfaits de l’Occident.

Jean Bricmont, avril 2001.

“Toute l’histoire du contrôle sur le peuple se résume à cela : isoler les gens les uns des autres, parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps, on peut leur faire croire n’importe quoi.”

Noam Chomsky, Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, 1993.

“La démocratie dans le sens où l’entend le pouvoir ne laisse quant à elle aucune place à l’ingérence du peuple dans la structure totalitaire de l’économie dirigée par le monde des affaires, avec tout ce qui en découle dans les autres domaines de l’existence. Le rôle du public consiste à suivre les ordres, non à s’y ingérer.”

Noam Chomsky, L'An 501, la conquête continue, 1993.

“Par miracle économique, on entend un ensemble intégré de belles statistiques macroéconomiques, de grands profits pour les investisseurs étrangers et de vie de luxe pour les élites locales ; avec, en petits caractères, un accroissement de la misère pour la majorité de la population.”

Noam Chomsky, L'An 501, la conquête continue, 1993.

http://partages.overblog.com/2014/04/noam-chomsky.html

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TAFTA

5 Octobre 2014, 06:11am

Publié par pam

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Oublier les mâles alpha : féminiser la politique.

23 Septembre 2014, 05:45am

Publié par Cyril Dion

le 22 septembre 2014 dansCyril Dion

Ce dimanche 21 septembre 2014 nous a offert un spectacle politique contrasté. D’un côté, l’imminence du rassemblement, à New York de centaines de chefs d’Etats, déclenchait, à l’initiative d’ONG comme 350.org, Avaaz, la Fondation Nicolas Hulot en France… 2808 marches pour le climat dans 166 pays du monde.

Nous avons vu des citoyens descendre par dizaine, voir centaine de milliers (plusieurs dizaines de milliers à Paris, plus de 300 000 à New York) pour dire leur volonté de passer à des énergies 100 % renouvelables, sortir du pétrole, du charbon, du nucléaire (qui n’est pas supposé émettre de CO2, mais est responsable de nombreux autres dangers) et entrer intelligemment dans le XXIè siècle.

Il y avait de quoi se réjouir en voyant la plus grande marche pour le climat qui ait jamais eu lieu, défiler de long de Central Park. Il y avait de quoi vibrer en égrenant les images de toutes les villes, de tous les visages, des pancartes, des vieux, des jeunes, des enfants qui marchaient en souriant, main dans la main, pour dire leurs aspirations à une planète vivable, solidaire, pour les générations à venir. Un mouvement populaire se structure, se mobilise, hors des intérêts particuliers, et peut devenir une force nouvelle. S’il est capable de prendre de l’ampleur, de rassembler tous ceux qui agissent dans l’ombre, de se rendre audible et désirable pour une large part de la population, démobilisée par la politique traditionnelle, il peut faire une véritable différence dans les décennies à venir.

La politique des mâles alpha

Pendant ce temps, sur France 2, l’événement était le retour de Nicolas Sarkozy. De celui qu’une partie de son camp considère comme « le chef », capable de « remettre de l’ordre », de « guider », de « diriger » une France à la déroute.

Depuis quelques semaines, ce retour nous donne l’occasion de voir à quel point les archétypes ancestraux du mâle alpha, se tapant sur la poitrine, donnant de la voix, se conduisant comme un patron, un père, un protecteur, ont la vie dure. Début 2014, le sondage annuel d’Ipsos révélait que 84 % des sondés estimaient toujours que l’“on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre” (ils étaient 87 % en 2013).

Les figures répondant à ces critères (virils, autoritaires, riches ou faisant grand cas de l’argent, parfois brutaux, séducteurs, se posant en rempart…) sont toujours la norme dans nombre de pays (ont l’ont été il y a peu) : Vladimir Poutine, David Cameron, George W. Bush, Silvio Berlusconi, Xí Jìnpíng, Benjamin Netanyahu, Nicolas Sarkozy…

Or, que pouvons-nous attendre de ce type de figures pour résoudre les problèmes résolument complexes, interdépendants, demandant de sortir des logiques de domination, de compétition, de pouvoir, pour entrer dans celles de la coopération, de l’intérêt général, du partage… Toutes ces qualités sont plutôt féminines (sans être pour autant l’apanage des femmes, féminin et masculin cohabitant, à l’image du Yin et du Yang orientaux, en chacun). Non seulement nous avons besoin de plus de femmes dans les sérails politiques, mais nous avons surtout besoin que les valeurs féminines irriguent la société toute entière : faire ensemble, d’abord dans l’intérêt des enfants, des êtres humains en général, respecter, revenir à l’essentiel, ne pas systématiquement vouloir avoir raison, être le premier, le plus fort, écouter sa sensibilité et pas seulement son intellect…

Aujourd’hui trop de femmes doivent se comporter comme des hommes pour prendre le pouvoir, et reproduisent le pire du masculin (Margareth Thatcher comme le chantait Renaud, en reste un archétype stupéfiant). Devenons plus féminins. Trouvons le juste équilibre entre nos polarités. Débarrassons-nous des chefs du passé et construisons le présent ensemble, comme des adultes pleinement solidaires et responsables. Il est grand temps.

Par Cyril Dion

Oublier les mâles alpha : féminiser la politique.

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« La dette neutralise le temps, matière première de tout changement politique ou social »

20 Septembre 2014, 07:22am

Publié par Basta : Agnès Rousseaux

CONTRÔLE SOCIAL

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 6 SEPTEMBRE 2012

  • Emprunt, crédit, créanciers, débiteurs, déficits, remboursement, taux d’endettement, « pacte budgétaire »… La dette est partout, elle a envahi nos vies. Or la dette n’est pas seulement économique, elle est avant tout une construction politique. Elle n’est pas une conséquence malheureuse de la crise : elle est au cœur du projet néolibéral et permet de renforcer le contrôle des individus et des sociétés. « Le remboursement de la dette, c’est une appropriation du temps. Et le temps, c’est la vie », nous explique le sociologue et philosophe Maurizio Lazzarato (auteur de La Fabrique de l’homme endetté). Entretien.

Basta ! : Vous dites que l’Homo debitor est la nouvelle figure de l’Homo economicus. Quelles sont les caractéristiques de ce « nouvel homme » ?

Maurizio Lazzarato : De nombreux services sociaux, comme la formation ou la santé, ont été transformés en assurance individuelle ou en crédit. Le mode de développement néolibéral est fondé sur le crédit et l’endettement. Cette situation s’est aggravée avec la crise des subprimes de 2007. Un exemple ? La formation aux États-Unis : la Réserve fédérale (Banque centrale) a récemment évalué que le montant total de prêts aux étudiants était de 1 000 milliards de dollars [1] ! C’est un chiffre astronomique. Pour avoir accès aux services, à la formation, vous devez tout payer par vous-même. Vous devenez débiteur. Entrepreneur de votre vie, de votre « capital humain ».

Le droit à la formation ou au logement s’est transformé en droit au crédit…

C’est une logique qui ne fonctionne que si l’économie est en expansion. Or la dette privée a été transférée aux États, lorsque ceux-ci ont sauvé les banques notamment, ce qui fait augmenter la dette souveraine. Et nous sommes devenus tous endettés. Cela ne peut pas continuer à l’infini ! Chaque bébé français naît aujourd’hui avec 22 000 euros de dette… À l’époque de l’expansion du capitalisme néolibéral, le crédit permettait de réaliser des projets économiques, des projets de vie, c’était une ouverture du temps et des projets. La logique s’est inversée. Aujourd’hui, notre seule perspective pour quelques années, c’est de rembourser ! La dette est produite et fabriquée par les banques privées, et c’est la population dans son ensemble qui doit rembourser. En Espagne, en Italie, en Grèce, les politiques d’austérité vont approfondir cette privatisation des services et la logique libérale d’endettement.

En quoi cela fonde-t-il un nouveau rapport social, et un nouveau rapport au temps ?

J’ai repris l’hypothèse que développe Friedrich Nietzsche : le rapport social fondamental n’est pas l’échange économique ou l’échange symbolique, mais le rapport débiteur/créditeur. Un rapport fondé sur la confiance, sur la promesse : moi, débiteur, je m’engage à rembourser le crédit, je me porte garant de moi-même. Cette promesse qui engage l’avenir, qui se joue dans le futur, est au cœur de la relation de crédit. Certains textes du Moyen Âge expliquent que le crédit est un « vol du temps ». On disait alors que le temps appartenait à Dieu. Et que les créditeurs étaient des voleurs du temps de Dieu. Aujourd’hui, le temps appartient au capital. Avec le crédit, on fait une préemption sur l’avenir. Cela peut être une anticipation positive – c’était le cas avant la crise –, mais aujourd’hui c’est une anticipation qui ferme complètement l’avenir, avec comme seule perspective de rembourser la dette. La crise continue, la croissance est faible, la dette augmente. Nous allons être bloqués pendant longtemps avec « ce remboursement du temps ». Le remboursement de la dette, c’est une appropriation du temps. Et le temps, c’est la vie.

Une dette, ce n’est pas seulement de l’argent à rembourser, mais des comportements à ajuster, du temps passé à se plier à des contraintes, écrivez-vous. Comment la logique du crédit et de la dette impacte-t-elle nos modes de vie ?

C’est une nouvelle forme de contrôle. Les sociétés du XIXe siècle et du début du XXe étaient des sociétés disciplinaires, comme l’a décrit Michel Foucault. Le contrôle des personnes s’effectuait dans des espaces fermés – écoles, prisons, usines… On pouvait contrôler les gestes de l’ouvrier ou de l’écolier, assignés à une place précise. Avec le crédit, l’espace est ouvert, le contrôle est totalement différent. Vous êtes obligé de rendre chaque mois une somme d’argent. Vous devez régler votre vie par rapport à cette obligation, avoir une discipline de vie compatible avec le remboursement. Nous sommes dans une phase d’adaptation. Il faudra bientôt s’adapter en temps réel aux mouvements de la Bourse ! Et ce contrôle n’est pas seulement sur des individus mais sur des pays entiers : c’est le remboursement de la dette qui « décide » aujourd’hui des baisses des salaires, de la réduction des services sociaux, des dépenses publiques. Cela influence les modes de vie, et empêche d’envisager toute rupture ou bifurcation. La dette neutralise le temps, matière première de tout changement politique ou social. Cela permet aussi d’imposer des formes régressives d’organisation sociale. Tout ça pour une dette qui ne sera jamais remboursée : d’un point de vue économique, c’est une folie !

Le taux d’endettement des ménages, par rapport à leur revenu disponible, est de 120 % aux États-Unis et de 140 % en Grande-Bretagne. Cette situation est-elle tenable ?

L’endettement de l’Italie est de 120 % de son PIB. On ne peut pas rembourser de telles sommes, même sur 10 ans, 15 ans. Il faudrait saigner les gens de manière abominable. Le paiement des intérêts de la dette française s’élève à 50 milliards d’euros par an. Que l’on soit en récession ou en croissance, il faudra toujours payer ces 50 milliards (soit 1 200 milliards depuis 1974 [2]). C’est le deuxième poste budgétaire de l’État français. Une espèce de dîme, de prélèvement forcé, qui s’ajoute au prélèvement des politiques d’austérité. Et de l’autre côté, on privatise, on continue de vendre les biens de l’État. En Italie, il est prévu de vendre chaque année pour 20 à 25 milliards d’euros de biens de l’État. D’ici dix ans, on aura tout privatisé !

La domination actuelle des banques, de la finance, est-elle le signe de la centralité de ce rapport social débiteur/créditeur ?

Marx l’avait dit : ce ne sont pas les industriels qui vont diriger le capitalisme, ce sont les banquiers. L’argent déposé dans les banques est une forme abstraite de richesse. Mais c’est aussi une potentialité : il peut être investi dans n’importe quel domaine. Alors que le capitalisme industriel est « déterminé ». Donc le pouvoir de l’argent est plus important. Le capitalisme est fondamentalement industriel, mais c’est le capitalisme financier qui lui donne sa forme. Ce pouvoir du capitalisme financier a été bridé pendant les Trente Glorieuses, mais la puissance financière est aujourd’hui mise en avant. Depuis 1988, en France, la dette peut être vendue et achetée. Cette « titrisation » de la dette, la possibilité de transformation de la dette en titres négociables sur les marchés, a déterminé la situation actuelle. Cela devient un multiplicateur d’endettement, d’investissements financiers, et donc de risque.

Vous citez le philosophe Jean Baudrillard :« On revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d’une fraction de travail due d’avance au seigneur, au travail asservi. » La logique actuelle du crédit nous entraine-t-elle dans une régression ?

La logique de départ de cette crise, c’est qu’on a appauvri les gens en même temps qu’on leur donnait la possibilité de s’endetter. Sous prétexte de démocratiser et d’élargir le crédit… Mais pour des gens qui ne pouvaient pas payer pour ces crédits. Même chose avec le crédit étudiant : si les étudiants deviennent de plus en plus pauvres, comment font-ils pour rembourser ? Vous êtes endetté avant même d’entrer sur le marché du travail. Vous êtes obligé de vous comporter, à 20 ans, comme une entreprise individuelle, de vous projeter et de calculer les coûts et les investissements. Vous devenez une entreprise. C’est notamment contre cela que se sont mobilisés récemment les étudiants au Canada ou au Chili.

On reproche aux individus l’endettement collectif, en tentant par exemple de culpabiliser les Grecs. Mais nous vivons aussi dans l’incitation permanente à consommer et vivre à crédit…

Deux morales se télescopent actuellement, la morale de la dette et la morale de la consommation. Au journal télévisé, on vous informe que vous êtes responsable de la dette : vous consommez trop, vous ne travaillez pas suffisamment, vous faites appel trop souvent à la Sécurité sociale. Et de l’autre côté, on vous dit que vous méritez toutes les marchandises qui vous sont proposées. La morale hédoniste de la consommation et la morale culpabilisante de la dette et du travail, qui s’agençaient avant la crise, deviennent maintenant contradictoires. On les retrouve dans la logique d’austérité et la logique de croissance. Aucune des deux ne constitue une solution à la crise.

Vous évoquez les analyses de Nietzsche [3], qui explique que la dette permet le passage de la société sauvage à la société civilisée, parce que la dette oblige l’homme à construire une mémoire, et donc une capacité de promettre. Le crédit est-il un processus socialement positif ?

La dette est un mécanisme, ce n’est pas en soi négatif. C’est un instrument pour construire de nouvelles écoles, de nouveaux hôpitaux… Mais dans la logique capitaliste, cela devient un instrument de pouvoir. Aujourd’hui, la dette a pour seule fonction d’enrichir le créditeur. Rembourser, c’est enrichir les investisseurs institutionnels. Les gens ont cru à ce système, il est attractif. Il a fonctionné pendant vingt ans : on a eu l’impression d’un eldorado qui s’ouvrait devant nous, permettant de différer des remboursements. Pendant des années, on a acheté le consensus. Aux États-Unis, vous pouvez avoir des dizaines de cartes de crédit dans la poche. Cela a marché un temps. Mais on ne peut pas différer indéfiniment. Pourtant, le capitalisme a introduit l’infini dans l’économie. La consommation n’a pas pour but la satisfaction, mais de vous faire passer à une autre consommation. C’est donc une frustration. Vous n’avez donc jamais fini de consommer, de payer la dette…

Pourtant le crédit permet de posséder par anticipation des biens auxquels on ne peut pas accéder, et d’améliorer les conditions matérielles de vie ?

C’est autour du mot d’ordre « Tous propriétaires » de George Bush, repris par Nicolas Sarkozy, qu’a éclaté la crise, avec les subprimes. C’est la faillite de cette idée, qui devait être le symbole de la « déprolétarisation ». La déprolatarisation, c’était une idée des néolibéraux : transformer chaque individu en une entreprise individuelle. Les néolibéraux allemands après-guerre avaient un programme qui visait à construire des unités de production non-prolétariennes : favoriser l’artisanat, la petite entreprise… Nous sommes en train de vivre une nouvelle prolétarisation avec l’endettement : les classes moyennes et populaires s’appauvrissent depuis 2007 de façon redoutable. D’un côté, on coupe les salaires, de l’autre, les services sociaux. En Allemagne, l’espérance de vie a diminué [4]. La logique du crédit qui visait une déprolétarisation produit une nouvelle prolétarisation.

Faut-il annuler une partie des dettes des États ?

On passera forcément par l’annulation de dette, comme c’est souvent le cas. Ce serait logique : si on était dans une perspective libérale, les banques perdraient de l’argent. Mais après la crise des subprimes, les banquiers ont recommencé comme avant, car ils savent qu’ils ne risquent rien, même s’ils perdent de l’argent. La banque Barclays qui a manipulé le Libor (London Interbank Offered Rate) ne va rien payer pour ce scandale. Ce sont les Anglais qui vont payer pour leurs banques.

Comment peut-on lutter contre ce diktat de la dette ?

Le terrain de la lutte des classes, qui était centré sur le rapport capital/travail, autour de la production, a été déplacé sur le terrain créditeur/débiteur. Cette nouvelle relation de pouvoir s’est superposée aux autres. C’est un niveau d’affrontement beaucoup plus abstrait, mais qui traverse complètement la société. Que vous soyez salarié, chômeur ou retraité, vous devez contribuer au remboursement de la dette. Pendant un siècle et demi, le mouvement ouvrier s’est organisé autour de la question du travail. Il a inventé des formes d’organisation des luttes pour contre-balancer le pouvoir du capital. C’est plus compliqué de lutter sur le terrain de la dette. Ce déplacement laisse les gens désarmés car on n’a pas encore trouvé la façon de s’opposer de manière efficace. Il faudrait exproprier les expropriateurs, comme l’a fait le New Deal. Une euthanasie du rentier ! Comme quand Roosevelt a taxé les contribuables riches jusqu’à 90 % – et pas 75 % comme le propose François Hollande… La relation créditeur/débiteur est organisé autour de la propriété, des titres. Pour repenser la croissance – et non le contenu de la croissance, qu’elle soit verte, jaune ou autre ! – ce sont les rapports de propriété qu’il faudrait mettre en discussion.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux

Photo/CC : Ma Gali via Flickr

A lire : La Fabrique de l’homme endetté. Essai sur la condition néolibérale, par Maurizio Lazzarato, éditions Amsterdam, 125 pages, 10,50 euros. Pour commander ce livre dans la librairie la plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site Lalibrairie.com.

Notes

[1] Dette accumulée par les jeunes aux États-Unis pour financer leurs études. Le taux de défautsur ce type de crédit est d’environ 9 %, contre 6 % il y a dix ans.

[2] « Il a été calculé que la somme de tous les intérêts de la dette payés depuis 1974 (date à laquelle a été introduite en France l’obligation, pour l’État, de se financer sur les marchés) représente près de 1 200 milliards d’euros, sur les 1 641 milliards de l’ensemble de la dette publique. Les intérêts de la dette constituent la mesure de la prédation que les marchés opèrent sur la population depuis quarante ans », in La Fabrique de l’homme endetté, Maurizio Lazzarato.

[3] Friedrich Nietzsche, Généalogie de la morale.

[4] lire notre article.

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désolés, on se remplit les poches...

20 Septembre 2014, 06:13am

Publié par pam

Vous êtes surs que vous voulez revoir ça dans deux ans ???

et en entendre parler tous les jours d'ici là...

C'est le propre de l'homme d'avoir des pannes de mémoire on dirait... cette video n'est pas récente, elle date de deux ou trois ans ...

vous êtes surs que c'est ça que vous voulez ? au moins avec la gauche quand un mec est pris la main dans le sac il disparait de la scène politique... il n'encombre plus les bancs de la chambre des députés, du conseil des ministres, des élections présidentielles...

Et il y a aussi des alternatives... une politique par les citoyens pour les citoyens par exemple, la décroissance par exemple, le partage équitable, la paix, l'indignation constructive....

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médicaments inutiles ou dangereux....

4 Septembre 2014, 06:30am

Publié par pam

Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux.

LE SEUL GUIDE QUI REPERTORIE ET CLASSE LES MEDICAMENTS UTILES ET DANGEREUX

50 % de médicaments inutiles – 20 % mal tolérés
5 % potentiellement très dangereux, mais 75 % remboursés
Près de 100 000 accidents nécessitant une hospitalisation et 20 000 morts par an

Des dépenses de 1,3 à 2 fois supérieures à celles de tous les autres grands pays européens, soit 10 à 15 milliards d'euros jetés par les fenêtres, sans aucun bénéfice pour la santé, plus que le déficit de l'Assurance-maladie, aux dépens des véritables priorités : hôpitaux, maternités, infirmières, handicaps physiques et mentaux, dépendance et vieillesse.
Ce guide s'adresse d'abord aux malades et aux praticiens pour les alerter et les éclairer sur l'efficacité réelle et les risques des médicaments. Ensuite aux politiques et aux agences qui autorisent les médicaments, accordent aux firmes des prix de vente exorbitants et remboursent les médicaments sans discernement. Cette politique n'est pas au service des malades et des citoyens qui paient, mais à celui de l'industrie pharmaceutique qui encaisse, alors que, depuis vingt-cinq ans, elle n'invente plus guère et est devenue la moins éthique et la plus lucrative de toutes les industries, confortée par le silence indifférent ou complice d'une grande part de l'élite médicale universitaire.
La justice, la sécurité et la crise imposent de tailler à coups de serpe dans des dépenses injustifiées et des médicaments trop souvent dangereux.

Les auteurs :
Pr Bernard Debré, chef du service d'urologie à l'hôpital Cochin, membre de la Société française de chirurgie et des sociétés française, européenne et internationale d'urologie
Pr Philippe Even, professeur émérite à l'Université Paris Descartes, président de l'Institut Necker

Edition Le Cherche Midi, Collections Documents, Septembre 2012

C'est curieux, pour une fois qu'on aurait facilement pu faire des économies, personne n'a bougé.... à part les labos qui ont attaqué !

médicaments inutiles ou dangereux....

La liste des 58 médicaments jugés ''très dangereux''

Médicaments cardiovasculaires

  • 4 vasodilatateurs coronaires et artériels : Adancor® (Derono), Ikorel® (Sanofi), Vastarel® et Trivastal® (Servier)
  • 1 anti-insuffisance cardiaque : Procoralan® (Servier)
  • 1 antiarythmique : Multaq® (Sanofi)
  • 3 anti-coagulants ou antiagrégants : Ticlid® (Sanofi), Pradaxa® (Boehringer) et Xigris® (Lilly)

Pilules anti-conceptionnelles

  • Cycleane®, Mercilon®, Varnoline® (Schering Prough)
  • Melodia®, Yaz®, Diane 35®, Jasmine-Jasminelle® (Bayer)
  • Minesse® (Wyeth)
  • Felixita® (Theramex)
  • Carlin®, Triafemi®, Holgyème® (Effik)
  • Lumalia® (Pierre Fabre)
  • Evépar® (Mylan)
  • Minerva® (Biogaran)

Anti-inflammatoires

  • Indocide® (MSD)
  • Nexen® (Therabel)
  • Ketum cutané® (Ménarini)
  • Celebrex® (Pfizer)
  • Arcoxia® (MSD)

Antidiabétiques

  • Byetta® (Lilly) et Victoza® (NovoNordisk)
  • 8 gliptines : Galvus® et Eucreas® (Novartis), Januvia® et Janumet® (MSD), Xenuvia® et Velmétia® (P. Fabre), Trajenta® et Onglyza® (Boehringer)
  • 2 glitazones : Actos® et Competact® (Takeda) suspendues en France mais maintenues par l'Agence européenne.

Anti-parkinsoniens

  • Celance® (Lilly)
  • Parlodel® (Pfizer)
  • Requip® (GSK)
  • Tasmar® (Mediapharma)

Anti-ostéoporose

  • Protelos® (Servier)

Médicaments psychiatriques

  • Ritaline® (Novartis)
  • Concerta® (Janssen)
  • Tofranil® (CSP)
  • Anafranil® (Sigma-Tau)
  • Surmontil® (Sanofi)
  • Stablon® (Servier)

Anticrampes musculaires

  • Hexaquine® et Quinine®-vitamine C (Goménol)
  • Okimus® (Biocodex)

Stimulant respiratoire

  • Vectarion® (Servier)

Anti-tabac

  • Champix® (Pfizer)
  • Zyban® (GSK)

Anti-angiogènes en cancérologie

  • Avastin® (Roche)

AVERTISSEMENT: N'arrêtez pas de votre propre chef un traitement en cours. Si vous constatez qu'un des vos médicaments est présent dans cette liste, parlez-en avec votre médecin. Seul lui saura apprécier, en fonction du rapport bénéfice/risque et de votre dossier médical, la nécessité de le poursuivre, de l'arrêter ou de le remplacer.

médicaments inutiles ou dangereux....

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Action... réaction !

2 Septembre 2014, 06:38am

Publié par pam

Aujourd'hui c'est la rentrée... et ici c'est éclectisme de rigueur ! Il y en aura pour tous les gouts, enfin je le souhaite !

Alors bonne rentrée à tous ceux qui "rentrent" et belle journée à tous !

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Radio et autres médias...

2 Septembre 2014, 05:54am

Publié par pam

Après "Arrêt sur images", "Là-bas si j'y suis" va migrer sur le net...

Et en plus avec un projet de sept/neuf différent... avec Mermet c'est sûr !!

à suivre donc...

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