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politique

manifs de la honte...

3 Février 2014, 06:32am

Publié par pam

Manifester non pour revendiquer des droits mais pour en interdire ou en enlever à d'autres....

Je ne veux pas écrire sur ce sujet qui me révolte tellement que je crains de dépasser les bornes et je cherche plutôt des solutions pacifistes mais fermes, des répliques non violentes mais catégoriques, à ce flot de haine de l'autre que nous envoie ces gens et que nous renvoient les médias en parlant d'eux.

Quel bonheur de m'être faite débaptisée il y a quelques années, sinon c'est à cela que j'emploierais ma matinée !

Manifs de la honte, manifs de la haine de l'autre...

Je pense à tous ces enfants qu'on a trainé à ces manifs : que ce passera t'il ce matin si dans leur classe il y a un gamin ou une gamine un peu "différent" que se passera t'il dans leur tête s'ils se sentent eux-mêmes "différents" ?

quelques pistes de réflexions :

manifs de la honte...

extrait d'un article de Claudio Rumolino dans Mediapart :

"Nous sommes en présence d'un réveil violent de l'idéologie réactionnaire, partie comme en 1981 d'un principe viscéral et savamment entretenu par certains hommes politiques (voir les déclarations récentes du maire de Nice) établissant que la gauche n'a aucune légitimité pour nous gouverner. Elle ne peut être qu'usurpatrice, et toute avancée sociale ou sociétale portée par elle sera vécue comme insupportable.

Le racisme, l'antisémitisme, le sexisme ne sont plus considérés comme honteux ou condamnables et s'étalent au grand jour à force de slogans ou de spectacles prétendument anti-système. Enseigner l'égalité entre les sexes à l'école donne lieu à des réactions d'indignation, appelant à manifester ou à boycotter l'école et répandant toute sortes de rumeurs malveillantes prétendant que les instituteurs apprennent aux enfants à se masturber ou bien le délire de la "théorie du genre" enseignée à l'école qui ferait l'apologie du féminisme et la promotion de l'homosexualité.

Comment ne pas faire le parallèle entre ces positions délirantes et les rapports sur la politique énergétique qui se suivent et se ressemblent, s'appuyant sur des mensonges ou des analyses biaisées, labellisées et présentés comme parole d'évangile puisque émanant de nos élites technocratiques. Notre pouvoir politique est paralysé et n'ose pas dénoncer les conflits d'intérêt résultant d'une collusion entre les aristocraties de grands Corps et syndicale - si tant est qu'il en mesure la nuisance ou qu'il en ait envie.

Le souci est que, à force de laisser faire et se laisser submerger par une bande d'agitateurs réactionnaires et rétrogrades, notre société va droit vers une violence incontrôlable : je crains qu'il ne faille s'attendre à des événements sanglants (je pèse mes mots)."

manifs de la honte...

un autre article dans Mediapart d' Yvan Najiels :

Riposter aux diviseurs funestes de l'humanité.

Depuis des semaines, peut-être des mois, les diviseurs réactionnaires de l'humanité sont à l'oeuvre. Ils agissent même sur Mediapart en se drapant parfois du drapeau de nobles causes - comme l'antisionisme ou l'égalité hommes/femmes - pour déverser, de front ou en biais, leur haine, islamophobe ou antisémite.

L'histoire, relatée par Libé il y a quelques jours (ici), d'un antisémite du parti fasciste hongrois Jobbik découvrant ses origines juives pour devenir loubavitch en dit long sur le point commun entre les antisémites et les sionistes, à savoir leur conviction - jalouse dans un cas, fière dans l'autre - que "les Juifs" sont séparés du reste de l'humanité. Ce point est au carrefour du délire antisémite et de la justification du sionisme. Le militant de Jobbik, perclus comme Soral de jalouissance antisémite, s'est tourné vers une aile sectaire du judaïsme après avoir découvert sa propre judéïté car sa haine et son complexe d'infériorité se sont mués en une fierté "d'en être" et en un complexe de supériorité. La trajectoire de ce militant d'extrême droite n'étonnera donc que les naïfs : dans les deux cas, il a certes changé de position par rapport à "l'être juif" mais guère de conviction. Il reste persuadé, sans aucun doute, qu'il existe une race juive. Il reste en cela au carrefour de funestes théoriciens comme Soury ou Edouard Drumont d'un côté et Jabotinski ou Meir Kahane, fondateur de la LDJ de l'autre.

Ce sont des gens comme ce transfuge de Jobbik qui ont défilé dimanche. Des gens qui, comme disait Albert Cohen, s'aiment de détester ensemble bien que cela crée - heureusement, peut-on dire pour des raisons tactiques - des conflits internes à cette nébuleuse entre d'un côté ceux qui détestent surtout les musulmans et les musulmanes comme Renaud Camus, l'ami de MM. Finkielkraut et Zemmour, et de l'autre, ceux qui, comme Alain Soral, du mouvement d'extrême-droite Egalité et réconciliation, réactivent ou tentent de réactiver le vieil antisémitisme d'antan, honteux depuis 1945.

Le discours de Renaud Camus consiste à dire que la France est menacée d'un "grand remplacement" de population passant d'un pays blanc et catholique à un pays basané et musulman tandis que Soral et Dieudonné soutiennent que la France et l'Etat d'Israël, c'est pareil puisque, par derrière, les Juifs sont à la manoeuvre, comme au bon temps du judéo-bolchevisme.

20000 personnes derrière ces furieux, c'est glaçant. D'autant que le FN, plus parlementarisé et en quête de respectabilité, n'appelait pas à cette manif (du moins, pas officiellement). D'autant aussi que si les haines de ces groupes divers ont des "priorités" divergentes, on peut hélas penser qu'il y aura bientôt une structure ou quelqu'un pour les rassembler vu que, par exemple, Soral n'a pas spécialement de sympathie pour les gens d'ici venus de pays musulmans.

Il y avait sans doute bien longtemps que sur le pavé parisien de tels slogans haineux et antisémites n'avaient pas été beuglés par autant de monde et il y avait longtemps aussi que la droite dite républicaine n'avait pas été, à tout le moins, aussi timorée sur ces manifestations, certains membres éminents de l'UMP allant jusqu'à "comprendre" ce défilé que Vingtras, à juste titre (ici), rapproche de la manifestations des ligues de février 1934.

Que se passe-t-il donc pour que nous soyons si nombreux à être inquiets et à constater que ça déraille ?

Plusieurs choses, évidemment, dont la plus visible immédiatement : un retour en force du discours racial et essentialiste. Je le constate aussi parmi mes élèves. Cela peut se dire sur le ton de la blague mais c'est un univers mental reconstitué. Les Noirs sont comme ceci, les Arabes comme cela et Les Juifs, je ne vous dis pas.

Un deuxième aspect, qui explique au moins en partie le premier, est la faillite complète de l'idéal politique de l'émancipation. Ce qui s'appelle la gauche - et singulièrement le Parti socialiste - a une responsabilité écrasante sur ce point. Elle a désespéré les ouvriers quand elle ne les a pas carrément traités en ennemis ainsi que le montre tout récemment le pas de deux avorté entre Hollande et Peter Hartz, l'homme qui a fait exploser la pauvreté en Allemagne.

La désespérance sociale n'est pas nécessairement la cause du racisme mais l'effondrement d'un discours de classe laisse de toute évidence le champ libre à un autre discours, haineux voire fasciste, qui peut prospérer sur les ruines d'un discours progressiste. Les racistes et les fascistes, de ce point de vue, ne sont pas nécessairement des "progressistes retournés" ; ils se relèvent sur une extinction discursive. A tel point que l'on constate avec horreur qu'en ces années 2010, la manifestation d'extrême droite fasciste est le pendant de celles, rouge écarlate, de l'immédiat après-68.

Manque donc un idéal, un idéal qui rendrait au peuple des cités une fierté ouvrière et prolétarienne. Pasolini nous sera sans doute d'une grande aide contre l'extrême droite qui s'engouffre avec succès dans l'affaissement terrible de l'idéal communiste, affaissement qui rend possible la pénétration des "valeurs" bourgeoises dans toute la société. Les mots "ouvriers" et "patrons" nous manquent.

Mais il y a urgence. 20000 personnes qui hurlent "Juif, Juif, la France n'est pas à toi !" dans les rues de Paris et l'UMP infichue de condamner, voilà qui est grave et inquiétant. D'autant qu'il ne faut pas se faire d'illusions : si rien n'est opposé à cela, il n'y a aucune raison pour que ce mouvement s'effondre tout seul, bien au contraire. L'histoire ne nous apprend rien et seuls les naïfs peuvent s'imaginer que les crimes du passé font réfléchir. C'est maintenant qu'il faut agir. Non par la mémoire, vaine et contingente, mais par la politique.

manifs de la honte...

“La violence est vieille comme le monde... De l’inventeur du gourdin paléolithique à l’ingénieur qui met au point une bombe à raréfaction d’oxygène, la brutalité ne cesse pas, elle se métamorphose. On la dit légitime lorsqu’elle prétend faire respecter l’ordre républicain - en fait, quand elle se contente de permettre et de cautionner le bon fonctionnement de la machine libérale. En revanche, elle est qualifiée d’illégitime chaque fois qu’elle procède d’individus agissant pour leur compte - du vol à la tire à l’assassinat politique en passant par les agressions, crimes et délits notifiés dans le Code civil...

Je pose que la délinquance des individus fonctionne en contrepoint à celle des gouvernements. Partout sur la planète, les États polluent, asservissent les minorités, déclarent des guerres, matent les soulèvements, matraquent les manifestants, emprisonnent les opposants, pratiquent la torture, les arrestations arbitraires, les pendaisons, les emprisonnements, en tout lieu ils achètent des silences et des complicités, détournent des fonds en quantités pharaoniques et autres joliesses rapportées partiellement par la presse quotidienne. Cette violence ne rencontre rien au-dessus d’elle, voilà qui la fait dire légitime.

Parallèlement, les délinquances privées font pousser des cris d’orfraie aux praticiens des violences publiques. Comme un seul homme, le personnel politique s’excite sur ces questions porteuses pour les démagogues : l’insécurité, la délinquance, la criminalité, les incivilités, voilà à quoi se résume le débat politique contemporain. Répression ou prévention ? Désormais, on récuse même cette alternative, jadis opératoire, pour répondre d’une seule manière : répression. Dans nos sociétés dépolitisées, les différences résident dans les formes et non plus dans le fond.

Les bêtes de proie qui activent le libéralisme agissent par-delà le bien et le mal, elles créent des richesses considérables qu’elles se partagent en laissant la plus grande partie de l’humanité croupir dans la misère. L’argent, le pouvoir, les honneurs, la jouissance, la puissance, la domination, la propriété, c’est pour elles, une poignée, l’élite ; pour les autres, le peuple, les petits, les sans-grade, la pauvreté, l’obéissance, le renoncement, l’impuissance, la soumission, le mal-être suffisent... Villas cossues dans les quartiers chics des pays riches contre masures effondrées dans les zones dévastées ; fortunes concentrées dans l’hémisphère Nord, pauvreté dans l’hémisphère Sud ; riches des centre-villes et déshérités des banlieues ; chiens et chats repus d’Europe, enfants africains qui meurent de faim ; prospérité économique des nantis contre soupir des victimes exsangues. Violence légitime des puissants contre violence illégitime des mendiants, le vieux moteur de l’histoire...

On aurait tort de braquer le projecteur sur les seules violences individuelles alors que tous les jours la violence des acteurs du système libéral fabrique les situations délétères dans lesquelles s’engouffrent ceux qui, perdus, sacrifiés, sans foi ni loi, sans éthique, sans valeurs, exposés aux rudesses d’une machine sociale qui les broie, se contentent de reproduire à leur degré, dans leur monde, les exactions de ceux qui (les) gouvernent et demeurent dans l’impunité. Si les violences dites légitimes cessaient, on pourrait enfin envisager la réduction des violences dites illégitimes...”

Michel Onfray in “La philosophie féroce. Exercices anarchistes".

manifs de la honte...

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Voeux d'Ariane Mnouchkine

28 Janvier 2014, 08:29am

Publié par pam

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600 000 emplois créés si on mangeait local...

19 Janvier 2014, 08:36am

Publié par Reporterre

L’Europe doit changer son système alimentaire, et vite !

PABLO SERVIGNE

« Il y a de grandes chances pour que le système alimentaire européen s’effondre d’ici quelques années ». Tel est le constat d’un rapport qui sonne l’alarme, et propose des pistes pour une transition vers un modèle alimentaire post-industriel, aux mécanismes résilients et durables.

La convergence de toutes les crises (économie, social, climat, biodiversité, énergie, etc.) menace la stabilité du système alimentaire industriel européen. Tel est le constat d’un rapport commandé par le député européen Yves Cochet pour le groupe les Verts/ALE, et intitulé Nourrir l’Europe en temps de crise. Vers des systèmes alimentaires résilients. Au delà du constat accablant, le rapport dresse un panorama original d’une alimentation post-industrielle européenne, et les grandes lignes d’une transition qui pourrait s’avérer rapide et brutale.

Loin de la PAC, des monocultures et des exportations subventionnées, cet avenir aurait plutôt les couleurs de l’agriculture urbaine, l’agroécologie et la permaculture. Un grand bond en avant vers des petits systèmes résilients et autonomes.

Malgré la crise économique et sociale, l’Europe reste un continent stable, riche et puissant ; sa population y est relativement bien nourrie. Mais pour combien de temps encore ?

Il faut dans un premier temps se rendre compte que l’alimentation du citoyen européen dépend dans une très large mesure d’un système alimentaire industriel : des chaines d’approvisionnement très longues, une agriculture lourdement mécanisée basée sur les intrants et les monocultures, une politique commerciale d’importations et d’exportations, une dépendance totale au pétrole et au gaz naturel à toutes les étapes de la chaine, et une taille et une complexité démesurées.

Chronique d’une mort annoncée

Ce système alimentaire industriel contribue très largement à un ensemble de crises que subit notre planète et nos sociétés : le réchauffement climatique, la dégradation des écosystèmes et de la biodiversité, l’épuisement des énergies fossiles, la situation sociale des agriculteurs, la mauvaise santé des populations, et un gaspillage immense de nourriture.

L’ironie est que ces crises l’affectent en retour de manière inquiétante. Les menaces qui pèsent sur ce système sont un climat et une économie de plus en plus instables, et surtout un épuisement des énergies fossiles, des minerais et de l’eau douce. Une autre menace vient de sa structure même, centralisée et interconnectée, très vulnérable aux chocs systémiques.

Toutes ces menaces interagissent, et pourraient provoquer un effet domino. Il y a donc de grandes chances pour que le système alimentaire européen s’effondre d’ici quelques années.

Penser la sécurité alimentaire de l’Europe implique donc d’adopter une pensée systémique et transdisciplinaire, et de traiter les crises simultanément. Continuer des politiques de statu quo ou ne traiter qu’une crise, sans vision à long terme, met en danger la stabilité et la pérennité du système alimentaire industriel.

L’avenir sera résilient ou ne sera pas

Pour penser la structure et le fonctionnement des futurs systèmes alimentaires, cette étude propose de se référer à des principes généraux de résilience : des systèmes locaux, diversifiés, décentralisés, cycliques, transparents, ainsi qu’une grande cohésion sociale à une échelle locale. L’Europe retrouverait une certaine autonomie alimentaire.

La production devrait désormais être cadrée par deux principes fondamentaux : restaurer les écosystèmes et se limiter uniquement aux énergies renouvelables. On parlera donc d’« agriculture de réparation », et d’« agriculture solaire ».

Enfin, pour qu’un système alimentaire résilient se maintienne malgré ces crises, il est nécessaire que les consommateurs prennent conscience de ses mécanismes et de ses limites. Sans cela, toute transition est impossible.

Un paysage radicalement nouveau

Appliquer ces principes de résilience dès aujourd’hui transformera profondément l’aménagement de nos villes, qui sont aujourd’hui conçues sur des modes de fonctionnement totalement opposés (centralisation, transports à longue distance, gabegie énergétique, etc.). A l’avenir, il y aura une multitude de systèmes alimentaires de taille plus petite et non plus un seul système dominant, les réseaux de distribution alternatifs bien plus courts apporteront aux citadins les produits d’une agriculture urbaine émergente et très innovante.

La production urbaine ne suffira toutefois pas à nourrir les citadins, et nécessitera la (re)mise en culture et la sécurisation des ceintures péri-urbaines, ainsi que la revitalisation des campagnes.

Dans les zones rurales, le chantier est immense, puisque les exploitations devront fournir non seulement une production alimentaire régionale diversifiée mais (en absence d’énergies fossiles abondantes) produire aussi des énergies renouvelables à partir de biomasse et d’énergie solaire.

La descente énergétique annonce la fin des monocultures et du labour à grande échelle, et le retour d’une génération entière de (millions de) nouveaux paysans. Les instabilités climatiques favoriseront quant à elles une agriculture privilégiant les polycultures de plantes vivaces, dont principalement les arbres et les arbustes, qui, sans consommer beaucoup d’énergie, restructurent les sols et protègent la biodiversité tout en assurant de bons rendements.

Les graines sont déjà en place

Nous ne partons pas de rien, les graines du nouveau système alimentaire ont déjà été plantées. Le cadre de transition esquissé dans cette étude s’incarne déjà sur le terrain. De multiples expériences alternatives, souvent à la marge mais économiquement viables, émergent partout, là où la sécurité alimentaire vacille, et où des citoyens conscients des menaces décident d’agir collectivement.

Dans les pays industrialisés, l’agriculture urbaine est en plein essor. Ses bénéfices ne sont pas uniquement alimentaires, ils sont aussi sociaux : cohésion sociale, amélioration du cadre de vie, création d’emplois.

Dans les campagnes, les expériences d’une agriculture « post-pétrole » et« post-industrielle » restent isolées mais prometteuses, car très productives, sobres en énergie et économiquement viables.

Toutes ces expériences s’insèrent dans le nouveau cadre de transition développé dans cette étude. Ainsi, elles rendent crédibles ce cadre de pensée, et inversement, le cadre de pensée permet de les rendre plus visibles et compréhensibles par le public. Ceci redonne espoir en la possibilité d’une transition et favorise le passage à l’action. Mais les initiatives sont encore fragiles, il convient donc de les soutenir et de favoriser leur émergence par des politiques publiques fortes.

Quelle transition ?

La transition est ici vue comme le passage rapide (et peut-être brutal) d’un système industriel dominant à de multiples systèmes très divers, plus autonomes en énergie, plus simples et plus locaux.

Une telle transition comporte des obstacles de taille, comme le problème du changement des choix des consommateurs (la demande) ou le système de verrouillage de l’innovation technique (lock-in). Il faudra par ailleurs favoriser une multitude de systèmes agricoles sans imposer un seul modèle à l’ensemble des acteurs.

Enfin, les politiques devront construire à la fois une transition continue et radicale, et prévoir des cellules d’urgence basés sur des scénarios de rupture. S’adapter et se préparer aux deux est un facteur très important de résilience.

Sur le terrain, une transition a déjà démarré silencieusement depuis des années. Beaucoup d’agriculteurs ont déjà réduit leur consommation d’énergie, d’engrais et de pesticides. Le nombre de fermes biologiques et agroécologiques, de marchés de producteurs locaux et de circuits courts type AMAP est en constante augmentation. Des consommateurs de plus en plus nombreux sont conscients de l’impact de leur nourriture sur l’environnement et privilégient les systèmes locaux.

Mais si la transition a démarré aux marges du système, il faudra passer à la vitesse supérieure en commençant dès à présent une transition programmée, à une plus grande échelle et de manière bien plus officielle. Car le temps presse.

Alors que nous avions le temps de commencer à construire un« développement durable » dans les années 70, à l’heure des premiers constats globaux, nous n’avons aujourd’hui plus le temps. L’imminence de perturbations systémiques de grande ampleur obligent à construire rapidement des systèmes résilients.

Source : Pablo Servigne pour Reporterre.

Pablo Servigne est agronome et docteur en sciences. Il vit à Bruxelles où il participe à l’émergence du réseau local des Initiatives de Transition.

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une petite réponse politique ?

14 Janvier 2014, 09:34am

Publié par pam

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espoir et politique...

14 Janvier 2014, 07:12am

Publié par pam

J'ai écris ce matin un texte un peu dur sur facebook... puis j'ai retrouvé cette video sur cet homme d'état qui par le seul fait d'exister redonne espoir en l'avenir !

J'en ai déjà parlé ici mais vous ne connaissez peut être ni son nom ni son visage, pourtant José Mujica est le président de l'Uruguay et il pourrait recevoir le titre de "Chef d'Etat le plus modeste du monde" si un tel concours existait ! Il met un point d'honneur à vivre comme un homme ordinaire, dans sa ferme, avec sa femme, pour afficher son opposition à la société de consommation.

Elu il y a quatre ans, cet ancien ministre de l'Agriculture a reçu les équipes de France 2 chez lui, en survêtement. "Cela fait 28 ans que je vis là", dit-il. Et autant d'années qu'il n'a rien changé à son mode de vie. Comme autrefois, il boit le maté, infusion d'herbe très populaire en Uruguay. Et rentre tous les soirs dans sa ferme. José Mujica n'accepte que 1 000 euros sur les 9 000 que constituent le salaire normal du chef de l'Etat, dans ce pays. Rencontre avec cet homme engagé et surprenant.

Voilà ce qu'est l'extrême gauche au pouvoir... loin du couteau entre les dents qui peuplent les cauchemars de ma mère !

Chef d'état d'un des pays les plus stable d'Amérique latine, croissance économique, taux de chômage plus bas qu'en France, légalisation du mariage gay, de l'IVG et du cannabis.

Demandez-vous pourquoi on n'en parle pas ici ?

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Indignés et après ?

3 Janvier 2014, 08:07am

Publié par pam

"Il y a assez sur terre pour répondre aux besoins de tous mais pas assez pour satisfaire l'avidité de chacun." Gandhi.

"Vivre , c'est être utile aux autres." Sénèque.

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20 minutes d'intelligence... Pierre Rahbi.

2 Janvier 2014, 08:17am

Publié par pam

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Grèce 2013. Espoir !

1 Janvier 2014, 08:09am

Publié par pam

Les infos... même si le téléspectateur sait bien que c'est rempli de mensonges, car il croit de moins en moins ce qu'on lui raconte, mais inconsciemment il entend continuellement les mêmes noms, les mêmes infos, et même s'il n'y croit pas, juste par l'écoute répétée, la propagande finit par agir et vider le cerveau. Les producteurs de télévision arrivent quand même à leur but.

Ce qui peut pousser les gens à regarder plus loin, c'est sans doute un choc. Les choquer avec des projets qui rendent notre vie plus simple, plus facile et plus sensée.

Une façon de résister est de s'auto-organiser. Reprendre les structures que l'Etat détruit actuellement l'une après l'autre. Puisque de toutes façons c'est nous qui avons tout construit. Nous sommes donc capables de les reconstruire autrement... Créer des brèches d'auto-organisation et d'autonomie dans la ville.

C'est à nous de décider comment nous organiser pour nous sentir mieux et être plus efficace. C'est vraiment à nous de choisir.

"Nous sommes traités comme des animaux de laboratoires. Des apprentis sorciers testent sur nous une nouvelle étape du capitalisme avant de l'étendre à tout le continent. Ils testent notre capacité à survivre à la multiplication des privations, à nous rebeller, à nous échapper, à imaginer et créer des alternatives. S'ils parviennent à nous mettre à genoux, ce sera bientôt votre tour."

"Envisager une autre économie, d'autres rapports sociaux, modes de productions et de vie passe pour irréaliste, comme si la société de la marchandise, du salariat et de l'argent était indépassable. En réalité, une foule d'indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé." André Gorz.

Pour améliorer la qualité de l'image, lancez la vidéo, puis cliquez en bas à droite sur le rouage et choisissez 720pHD, avant de mettre en plein écran.

"PLUS LA CRISE S'AGGRAVE ET LES INÉGALITÉS AUGMENTENT, PLUS LE NÉO-FASCISME APPARAÎT COMME L'IDÉOLOGIE OU LA POLITIQUE CAPABLE DE SAUVER LA POPULATION EN SOUFFRANCE. IL EST TELLEMENT FACILE DE FAIRE CROIRE QUE C'EST LA FAUTE DES AUTRES ! (...)
LE FASCISME PORTE DES MASQUES DIFFÉRENTS. EN GRECE, EN FRANCE ET AILLEURS MAIS LE VISAGE EST LE MÊME.
SOYEZ VIGILANTS.

"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ;

ce sont ceux sont un dessein ferme remplit l'âme et le front.

Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cîme

Ceux qui marchent pensifs,

épris d'un but sublime."

Victor Hugo, Les châtiments, 1853.

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quels lendemains ?

28 Décembre 2013, 08:27am

Publié par pam

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Matthieu Ricard

25 Décembre 2013, 08:17am

Publié par pam

voici un beau cadeau à vous offrir : prenez 56 minutes entre deux excès de consommation aujourd'hui et offrez vous une pause intelligente si ce n'est réconfortante !

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