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politique

De Darwin à Lévi-Strauss...

25 Décembre 2013, 06:54am

Publié par pam

Pascal Picq : «Malthus revient frapper à la porte»

Par Yann Verdo | 26/11 | 18:16 | mis à jour à 20:09 | 7commentaires

Dans son dernier ouvrage paru en septembre, « De Darwin à Lévi-Strauss », Pascal Picq pousse un cri d’alarme : l’homme pourrait ne pas survivre à la perte de diversité entraînée par notre mode de vie moderne.

Pascal Picq est l’un des avocats les plus ardents de la pensée darwinienne, qu’il a largement contribué à diffuser en France. - AFP

Pascal Picq, du Collège de France, est avec Yves Coppens l’un des paléoanthropologues français les plus influents et les plus connus. Pour « Les Echos », il revient sur l’analyse passionnée au cœur de son dernier livre, « De Darwin à Lévi-Strauss » : l’espèce humaine, fruit de deux millions d’années d’évolution, pourrait ne pas survivre à la perte de diversité biologique et culturelle entraînée par le mode de vie occidental. Notre modèle de développement est désormais caduc, il est urgent d’en changer.

Une des caractéristiques essentielles du genre humain, écrivez-vous dans « De Darwin à Lévi-Strauss », c’est qu’il s’est disséminé sur les cinq continents et a été capable de s’implanter dans tous les écosystèmes. Un fait unique dans la longue histoire du vivant, dites-vous ?

En effet. L’homme est la seule espèce animale que l’on trouve sous toutes les latitudes, longitudes et altitudes, si l’on excepte les chiens, les chats et probablement aussi les rats qui l’ont suivi dans ses pérégrinations à la surface du globe. Cette grande plasticité écologique est une caractéristique adaptative du genre Homo, un fait de nature bien antérieur à la maîtrise du feu ou à l’élaboration de techniques de taille sophistiquées, ainsi que l’illustre la description récente d’un crâne d’Homo erectus à Dmanisi, en Géorgie : même des hommes de petite taille, il y a 2 millions d’années, ont été capables de s’affranchir du monde des arbres.

Grâce aux progrès fascinants de la paléoanthropologie au cours des dernières années, et tout particulièrement aux apports déterminants de la génétique des populations et de la linguistique historique et comparée, nous avons pu clarifier cet étonnant et brutal processus de diaspora.

Son actualité

« De Darwin à Lévi-Strauss », son dernier ouvrage paru en septembre chez Odile Jacob, est un cri d’alarme face aux atteintes de plus en plus profondes que, depuis la révolution industrielle, Homo sapiens fait subir à la diversité sous toutes ses formes : animale, végétale, linguistique, culturelle… Se mettant dans les pas du naturaliste anglais et de l’anthropologue français, tous deux partis explorer le Brésil à un siècle de distance, Pascal Picq nous entraîne pour un troisième voyage à travers les cultures et les époques. Et s’interroge : pourquoi n’avons-nous pas su entendre le message de Darwin et de Lévi-Strauss ?

Comment se déroule-t-il ?

Le premier acte se produit il y a environ 2 millions d’années, soit dès l’aube de l’humanité, quand Homo erectus sort d’Afrique avec sa communauté écologique savanicole, dont le lion. Avançant vers l’Est, tout ce petit monde (Homo erectus, lions, mammouths, babouins…) rencontre la communauté du tigre qui est à la forêt ce qu’est celle du lion à la savane et là, personne ne passe… Sauf l’homme.

Continuons notre voyage à travers le temps. Nous voici arrivés à -100.000 ans, c’est-à-dire hier à l’échelle de l’évolution. Pas moins de quatre, voire cinq espèces d’hommes différentes peuplent la Terre : Homo sapiens (c’est-à-dire nous) en Afrique et dans le sud du Proche-Orient ; Neandertal au nord de la Méditerranée et en Asie occidentale ; l’homme de Denisova (découvert il y a seulement trois ans !) en Asie centrale ; l’homme de Solo à Java ; et enfin, plus controversé, le petit homme de Florès, également en Indonésie. Aucune de ces espèces ne prend le pas sur les autres.

C’est alors, vers -100.000 ans, que se produit le deuxième acte de l’expansion : celle qui va conduire le seul Homo sapiens partout sur le globe. Fait méconnu, Homo sapiens arrive en Australie avant de s’implanter en Europe, qui est pourtant plus proche de son berceau africain, mais où Neandertal occupe solidement le terrain. Les deux espèces vont d’ailleurs cohabiter en Europe pendant 10.000 ans, il va y avoir des échanges culturels et techniques dans les deux sens – l’homme de Neandertal est tout aussi humain que nous – et puis Neandertal va disparaître.

A l’inverse, Homo sapiens va se disséminer partout dans l’Ancien Monde (l’Afrique, l’Europe et l’Asie) mais aussi – et ceci est sans précédent – en Australie, en Océanie et bien sûr dans les deux Amériques. Outre qu’il est le premier homme à atteindre ces Nouveaux Mondes, le fait distinctif est que ces migrations successives, à pied ou en bateau, ne sont plus dictées par les changements climatiques. Il y a quelque chose dans le cerveau d’Homo sapiens qui le pousse à conquérir toujours de nouveaux horizons, jusque sur la Lune !

Mais cette conquête de la Terre ne s’est pas sans faite sans dégâts pour les autres espèces…

C’est le moins qu’on puisse dire ! Les premières victimes collatérales du succès évolutif d’Homo sapiens ont d’abord été toutes les autres espèces humaines citées plus haut, qui se sont toutes éteintes. Un autre ensemble de victimes a été les grandes faunes du Nouveau Monde qui n’avaient pas, comme celles de l’Ancien, appris à coévoluer avec l’homme. Leur disparition a été extrêmement brutale, au point qu’on la soupçonne d’avoir entraîné une mini-glaciation : tous ces gros animaux, par leurs flatulences, produisaient en effet du gaz à effet de serre !

Un processus de destruction qui s’est effroyablement accéléré… Depuis la préhistoire, écrivez-vous, nous sommes passés de l’ère de la « sauvagerie » à celle de la « barbarie ». Que signifie pour vous ce glissement sémantique ?

La sauvagerie est un acte de destruction sur lequel nous ne pouvons pas porter de jugement de valeur : l’homme préhistorique d’Amérique tuait pour sa propre survie et, bien sûr, il n’avait pas conscience des conséquences à grande échelle de ses actes. Mais aujourd’hui, c’est en toute conscience que nous détruisons les autres formes de vie, à un rythme effarant. Selon les estimations, le rythme d’extinction des espèces est de 1.000 à 100.000 fois plus élevé qu’il l’a jamais été depuis l’apparition du vivant.

Cette destruction de la biodiversité causée par la globalisation du mode de vie occidental, Darwin a été le tout premier à en prendre conscience et ce, dès les prémices de la révolution industrielle. C’est un aspect du personnage qui est passé relativement inaperçu jusqu’ici. Darwin est peut-être le scientifique le plus cité au monde, mais ce n’est certainement pas le mieux lu !

Au-delà de toute considération morale, pourquoi cette perte de biodiversité est-elle, selon vous, si préoccupante pour le devenir de l’espèce humaine ?

Il faut bien comprendre qu’une espèce ne vit pas dans sa petite niche écologique. Ce concept nous vient de la théologie naturelle, doctrine qui voulait que chacun soit à sa place dans le meilleur des mondes possibles. En réalité, il n’existe aucune espèce dont les populations évoluent seules, elles le font toujours en relation avec des organismes de toute taille. C’est ce qu’on appelle la co-évolution. Toutes les études montrent que plus il y a de diversité dans un écosystème donné, plus il y a d’échanges entre les espèces qui le composent (échanges de tous types qui peuvent aller du parasitisme le plus délétère et la prédation la plus brutale à la coopération et à l’entraide), et plus chacune de ces espèces, prise isolément, en tire profit.

Cette biodiversité qui nous est si indispensable n’est pas toujours visible. Darwin – encore lui ! – a consacré son dernier livre, en 1881, aux vers de terre. Il a montré le rôle éminent joué depuis la dernière glaciation par ces petits animaux (mais représentant une biomasse énorme) qui n’ont eu de cesse de remuer la terre, transporter des matières organiques et, in fine, de produire de l’humus. Sans l’incessant labeur des vers de terre, les agricultures, et donc les civilisations qui en sont les filles, n’auraient tout simplement pas été ! Et pourtant, nos lourds tracteurs d’aujourd’hui les écrasent allégrement… Et les vers de terre ne sont pas tout seuls. 80% de la biodiversité - dont les indispensables microorganismes - se trouvent dans les 30 premiers centimètres de terre.

Vous évoquez les formes d’agriculture modernes. Pourquoi, dans votre livre, dites-vous à leur sujet qu’elles constituent le « cauchemar de Darwin » ?

Parce qu’elles nous conduisent tout droit à la catastrophe. On continue de détruire chaque année des milliers d’hectares de forêt ou de mangrove pour en faire des terres arables. Mais cet accroissement est plus qu’annulé par toutes les terres agricoles qui sont chaque année rendues infertiles par la salinisation des sols, l’excès d’intrants, l’expansion urbaine, etc. Je n’ai pas d’opposition de principe aux OGM. Mais enfin, n’oublions pas que ces OGM – dont les rendements ne sont d’ailleurs pas supérieurs à ceux des autres parcelles – ont été mis sur le marché pour permettre aux multinationales de la chimie de continuer à vendre leurs pesticides ultra-puissants. C’est ce modèle économique-là qui est le cauchemar de Darwin. Pendant 10.000 ans, les agriculteurs, de façon empirique, ont sélectionné une grande variété de plantes et d’animaux pour se nourrir. Ils savaient que cette variété est la condition sine qua non d’une agriculture durable, car elle réduit les risques liés à la survenue d’un agent destructeur donné (météo, parasites...). Mais que faisons-nous aujourd’hui avec les OGM ? Exactement l’inverse. Pour une poignée de variétés produites par des entreprises, nous éradiquons tout l’environnement. Nous mettons tous nos œufs dans le même panier. C’est d’un anti-darwinisme absolu. Toute pratique qui élimine la diversité est potentiellement délétère : c’est la règle d’or de la survie. La diversité est l’assurance-vie des espèces.

Mais alors, que faire ?

Préserver les savoirs agricoles empiriques de toutes les cultures. Et puis rééquilibrer nos régimes alimentaires. Les chiffres sont éloquents. Il faut mobiliser une surface agricole 50 fois plus grande pour produire 1 kg de viande de bœuf qu’1 kg de légumes. Notre régime fortement carné n’est plus tenable. L’obésité est un fléau pire que le cancer. Elle coûte plus aux Etats-Unis que toute sa politique de santé à la France et frappe tous les pays émergents comme la Chine. Le temps n’est pas si lointain où mes parents ne mangeaient de la viande que quelquefois par semaine – et ne s’en portaient que mieux.

Ce régime alimentaire si gras est un trait de la mondialisation. Sans vouloir stigmatiser personne, rappelons-nous que les bœufs de nos hamburgers, majoritairement importés d’Amérique latine, ont été nourris avec du soja transgénique dans des champs pris sur la forêt tropicale, ce qui a participé à l’éradication des singes et surtout des derniers peuples amérindiens. Chaque fois que nous croquons un hamburger, nous croquons un peu de la diversité biologique mais aussi culturelle du monde.

« Diversité biologique mais aussi culturelle », dites-vous. Cela nous conduit de Darwin à Lévi-Strauss puisque l’une des exterminations que vous dénoncez le plus violemment dans votre livre est celle des langues et des cultures. Y a-t-il, là aussi, péril en la demeure ?

Il y a péril pour l’homme. On dénombre entre 4.000 et 7.000 langues (selon la frontière que l’on trace entre « langue » et « dialecte ») encore parlées à la surface du globe. Mais il faut savoir que 97% de la population mondiale s’exprime dans seulement 4% de ces milliers de langues, et que 96% d’entre elles ne sont parlées que par 3% de l’humanité. C’est dire que l’écrasante majorité de ces langues ne sont plus parlées que par une poignée de locuteurs vieillissants et s’éteindront bientôt avec eux. A cet égard, j’aime à rappeler ce si beau mot du poète et ethnologue malien Amadou Hampâté Bâ : « Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » On ne retrouvera jamais tous ces savoirs perdus et utiles pour notre avenir à tous ; c’est le « cauchemar de Lévi-Strauss ».

Au-delà de toutes ces tendances lourdes qui vous inquiètent, ce que vous pointez n’est-il pas la fin d’un modèle de civilisation hérité des Trente Glorieuses, celui qui ramenait tout à la croissance économique et au PIB ?

Absolument. Encore une fois, notre alimentation en est un bon exemple. On le voit bien aujourd’hui en Bretagne : tout le monde a à perdre avec le modèle super-productiviste imposé par la grande distribution : les agriculteurs qui sont acculés à la faillite et parfois au suicide par la pression du marché, les consommateurs qui voient arriver dans leur assiette des aliments toujours plus médiocres (les végétaux ont perdu 50% de leur saveur et de leur qualité nutritive depuis 50 ans) et les finances publiques qui doivent faire face aux coûts engendrés par l’obésité…

Le credo qui a fait le succès de l’Occident depuis le Néolithique jusqu’aux Trente Glorieuses, « Croissez, multipliez et produisez », a atteint sa limite. Malthus revient frapper à la porte.

Un paléoanthropologue résolument tourné vers l’avenir

A cinquante-neuf ans, Pascal Picq est l’un des avocats les plus ardents de la pensée darwinienne, qu’il a largement contribué à diffuser en France. Auteur de nombreux ouvrages à succès, depuis « Les Origines de l’homme » (1999) jusqu’à « L’Homme est-il un grand singe politique ? » (2011) en passant par « Darwin et l’évolution expliqués à nos petits-enfants » (2009), il s’intéresse de plus en plus à la réception de la théorie de l’évolution dans les milieux économiques et n’a de cesse d’interroger le lointain passé pour éclairer l’avenir de l’espèce humaine.

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sans mots pas de pensée ?

16 Décembre 2013, 08:08am

Publié par pam

Nouveau dictionnaire de novlangue, de Michel Geoffroy et Jean-Yves Le Gallou

Publié le 16 décembre 2013 par Rotoluve : source blog n30

[...] Ce langage aseptisé, anesthésiant et, in fine, incapacitant, forgé par les gouvernants, entendu lato sensu (politiques, milieux d’affaires, médias), n’a d’autre but que d’emmener les masses vers l’acceptation, sans autres mots dire que ceux de la pensée désormais dominante et unique, d’un monde « trans » : transfrontière, transnational, transsexué, transgenre. « Le sabir politiquement correct que l’on veut nous imposer s’attaque par conséquent à notre identité : il procède du même projet mondialiste que celui qui veut détruire les États, ouvrir les frontières, mélanger les peuples et déconstruire les systèmes sociaux, pour le seul profit de l’oligarchie financière. »Entreprise terrifiante, totalitaire, ahurissante.

Orwell, faisant parler un de ses personnages, le décrivait ainsi : « Nous détruisons chaque jour des mots. Nous taillons le langage jusqu’à l’os. [...] C’est une belle chose, la destruction des mots. [...] Le novlangue est la seule langue dont le vocabulaire diminue chaque année. [...] Le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée. À la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. » [...]

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ouverture ? espoir ?

15 Décembre 2013, 08:30am

Publié par pam

Nous souhaitons contribuer à la formation d'un puissant mouvement citoyen, d'une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur des exigences.

Stéphane HESSEL, Edgar MORIN - Le chemin de l'espérance

http://www.nouvelledonne.fr

Je vous soumets leur appel tel que, suivez ou pas, espérez ou pas.... Je pense juste que pour une fois que certains se bougent, qu'ils n'ont pas l'air d'avoir des egos surdimensionnés, juste des envies d'un monde moins pourri... jugez vous-mêmes...

« C’est pure folie de faire sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. »

Albert Einstein

Non, la France n’est pas foutue !

Semaine après semaine, notre pays s’enfonce dans une crise d’une extrême gravité parce que ceux qui se succèdent aux affaires font sans arrêt la même chose et annoncent un résultat différent… qui n’arrive jamais.

Crise sociale, financière, écologique, politique, démocratique… Notre société approche d’un point de non-retour, d’un point de basculement.

Nous ne pouvons pas nous résigner à cet effondrement programmé.

Il est temps de relever la tête. Il est temps de nous rassembler. Il est temps de réfléchir et d’agir ensemble pour changer le cours des choses.

Nous créons un nouveau parti politique : Nouvelle Donne.

Début 1989, beaucoup affirmaient que le mur de Berlin était encore là pour 30 ans. Quelques mois plus tard il tombait; en une nuit. Ce ne sont pas des diplomates ou un accord du G 20 qui a fait tomber le Mur : ce sont des citoyens qui se sont levés par milliers et qui ont changé le cours de l’Histoire.

« Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde » écrivait Václav Havel en décembre 1989.

Vingt-cinq ans plus tard, il faut faire tomber le Mur du financiarisme, du court-termisme, du laisser-fairisme. C’est à nous, les citoyens, de reprendre la main. C’est à nous de dire dans quelle société nous voulons vivre.

Nouvelle Donne rassemble celles et ceux qui, malgré les déceptions, ne se résignent pas au « on a tout essayé, on ne peut rien faire ». Ils veulent agir pour la liberté, la dignité humaine, contre le repli sur soi et la peur de l’autre.

Ils ne se résignent pas à penser que la politique ne peut rien.

« Chacun de nous peut changer le monde » écrivait Vaclav Havel. Il avait totalement raison ! Partout dans notre pays des femmes et des hommes résistent aux difficultés, prennent des initiatives, entreprennent, et expérimentent chaque jour de nouvelles manières de faire société.

Ces femmes et ces hommes ne sont pas résignés. Ils n’acceptent pas le défaitisme et le laisser-faire. Ils veulent ré-oxygéner la société française, apporter les solutions qui sont à notre portée, restaurer la respiration démocratique du pays.

Avec Nouvelle Donne, nous voulons rendre aux citoyens le pouvoir de construire une société de créativité, de justice sociale et de convivialité.

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Nouvelle donne... à suivre....

13 Décembre 2013, 06:58am

Publié par pam

 

Gandhi disait : "un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, une forêt qui pousse le fait en silence" Nous sommes une forêt qui pousse, à la différence près que nous, nous allons faire un peu de bruit quand même. 

 

« Ne cherchez jamais le progrès d’un homme ailleurs que dans ses actes » (Epictète).    

 

"Notre ambition est de créer une nouvelle forme politique et d’inventer une autre manière de faire vivre la démocratie, dans notre pays comme au sein de notre mouvement politique."

 

Extraits de la chartre de Nouvelle donne :

 

 

Nouvelle Donne affirme les principes fondamentaux qui fondent son action.

Nous croyons :

  1. Qu’il n’y a pas de paix durable sans justice sociale.

  2. Qu’une trop grande disparité dans la répartition des richesses et des pouvoirs est génératrice de violence.

  3. Que l’éradication de l’extrême pauvreté, la lutte contre la précarité et le logement indigne, l’accès aux soins et à la santé, sont des enjeux de civilisation.

  4. Que nos sociétés se construisent dans le respect et l’intérêt des peuples, indépendamment de leur niveau de développement ; que la lutte contre la faim dans le monde doit inspirer les relations et les accords internationaux.

  5. Que le progrès technique et les gains de productivité doivent redevenir des facteurs de progrès social, d’émancipation et de diversification des activités humaines.

  6. Que la croissance matérielle infinie n’est ni possible ni souhaitable ; que le respect des écosystèmes et du vivant, la protection de la biodiversité et la lutte contre le dérèglement climatique s’imposent à tous.

  7. Que nous devons inventer un modèle de société fondé sur l’épanouissement et l’émancipation de la personne humaine, la prospérité des peuples et des citoyens.

 

Nos valeurs

Nous portons des valeurs de :

  1. Responsabilité – Nous ne sommes pas seulement responsables de ce que nous faisons mais aussi de ce que nous laissons faire, collectivement et individuellement.

  2. Liberté – Nous veillons à un équilibre permanent entre les libertés collectives et les libertés individuelles.

  3. Participation – La politique n’est réservée à personne, chacun peut y prendre sa part, et la qualité de l’action politique incite chacun à le faire.

  4. Bienveillance – La relation entre les êtres humains est leur plus grande richesse, et le politique participe à l’art du bien-vivre ensemble.

  5. Respect de la contradiction et des minorités – Fondement de la démocratie, ce respect inspire tous nos processus de délibération et de décision.

  6. Justesse – Aucune forme d’outrance, d’extrémisme ou d’intégrisme n’inspire l’action publique et n’instruit le débat politique.

Nos engagements

  1. Nouvelle Donne est porteur d’une vision à long terme de transformation de la société, et propose des actions immédiates ou à court terme pour la mettre en œuvre.

  2. Quelle que soit l’urgence à agir, ce sont nos valeurs et les finalités qui nous rassemblent qui dictent nos propositions.

  3. Notre mouvement est constructif. Il ne s’autorise de critique que lorsqu’il est en mesure de faire des propositions alternatives.

  4. Nouvelle Donne s’engage pour des pratiques politiques éthiques, transparentes et une vie démocratique fondée sur la possible participation de chaque citoyen au devenir de la société. 

... à suivre donc...

 

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Pierre Rabhi. une autre politique.

4 Décembre 2013, 07:44am

Publié par pam

CHARTRE INTERNATIONALE POUR LA TERRE ET L'HUMANISME.

Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?

Quels enfants laisserons-nous à la planète ?

La planète Terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d'un immense désert sidéral. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toutes forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit.

Pierre Rabhi. une autre politique.

CONSTATS : LA TERRE ET L'HUMANITÉ GRAVEMENT MENACÉES.

Le mythe de la croissance indéfinie.

Le modèle industriel et productiviste sur lequel est fondé le monde moderne prétend appliquer l'idéologie du "toujours plus" et la quête du profit illimité sur une planète limitée. L'accès aux ressources se fait par le pillage, la compétitivité et la guerre économique entre les individus. Dépendant de la combustion énergétique et du pétrole, dont les réserves s'épuisent, ce modèle n'est pas généralisable.

Les pleins pouvoirs de l'argent.

Mesure exclusive de prospérité des nations classées selon leur PIB et PNB, l’argent a pris les pleins pouvoirs sur le destin collectif. Ainsi, tout ce qui n’a pas de parité monétaire n’a pas de valeur et chaque individu est oblitéré socialement s’il n’a pas de revenu. Mais si l’argent peut répondre à tous les désirs, il demeure incapable d’offrir la joie, le bonheur d’exister…

Le désastre de l'agriculture chimique.

L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent.

Humanitaire à défaut d'humanisme.

Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane- pompier est devenue la norme.

Déconnexion entre l'humain et la nature.

Majoritairement urbaine, la modernité a édifié une civilisation « hors-sol », déconnectée des réalités et des cadences naturelles, ce qui ne fait qu’aggraver la condition humaine et les dommages infligés à la terre.

Au Nord comme au Sud, famine, malnutrition, maladie, exclusion, violence, mal-être, insécurité, pollution des sols, des eaux, de l'air, épuisement des ressources vitales, désertification, etc., ne cessent de croître. Ces constats interpellent très fortement nos consciences, en appellent à notre responsabilité et nous invitent à agir d'urgence pour tenter d'infléchir des évolutions qui rendent notre avenir et celui des générations futures de plus en plus incertains.

Pierre Rabhi. une autre politique.

PROPOSITIONS : VIVRE ET PRENDRE SOIN DE LA VIE.

Incarner l'utopie.

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

La terre et l'humanisme.

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

La logique du vivant.

Nous considérons que le modèle dominant actuel n'est pas aménageable et qu'un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

Le féminin au coeur du changement.

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

Agroécologie.

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, sécurité et salubrité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

Sobriété heureuse.

Face au « toujours plus » qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

Relocalisation de l'économie.

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces... devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de l’économie.

Une autre éducation.

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience.

Pierre Rabhi. une autre politique.

« Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée »

Pierre Rabhi.

COLIBRIS, mouvement pour la Terre et l’humanisme, 1 carrefour de longchamp, 75116 Paris,

+33 (0) 1 42 15 50 17 / www.colibris-lemouvement.org

Basé sur la fédération de toutes les consciences qui partagent les mêmes valeurs, le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme est libre de toute référence idéologique, politique ou confessionnelle, ainsi que de toute autorité spirituelle ou laïque.

Pierre Rabhi. une autre politique.

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rien à rajouter....

26 Novembre 2013, 07:24am

Publié par pam

finalement je rajoute !!

allez donc voir l'article d'hier sur le blog de Roland : "Mi iras limake". Terrifiant !

rien à rajouter....

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Frustration...

20 Octobre 2013, 07:35am

Publié par pam

Incroyable !! jusqu'à quand les médias vont-ils nous gonfler avec des histoires anecdotiques pour nous empêcher d'avoir accès aux informations importantes, intelligentes, utiles, dénonciatrices de vrais problèmes, de vrais scandales...

Qui manipule qui ? reste-t'il encore des journalistes, des politiciens, des économistes, des sociologues honnêtes et propres ? existe-t'il encore des hommes et des femmes capables de se lever, de se grouper, pour s'entraider, pour une vie plus juste, plus digne, pour sauver une planète et une humanité qui finalement donne elle-même la réponse : les hommes valent-ils vraiment d'être sauvés ? leur disparition ne serait-elle pas un soulagement pour ce qui restera derrière eux encore à sauver ?

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popularité et politique...

16 Octobre 2013, 07:25am

Publié par pam

ÉLOGE DE L'IMOPULARITÉ. J. ATTALI.

Parmi les évidences trop souvent entendues et jamais remises en cause, il y a l’idée qu’un gouvernement impopulaire est un gouvernement qui échoue.

De fait, la tyrannie des sondages en politique, comme celle des cours de bourse sur les marchés, poussent les dirigeants à ne prendre des décisions qu’en fonction de la satisfaction à court terme des électeurs et des actionnaires. Et, en particulier en France, l’indice de popularité des dirigeants est confondu avec la mesure de l’efficacité de leur politique.

Ceci est en soi une mauvaise analyse. D’une part, parce que l’intérêt à court terme des électeurs et des actionnaires d’un individu ne se confond pas avec leur intérêt à long terme. D’autre part, parce qu ‘ils ne sont pas les seuls parties prenantes du destin de leurs organisations : les jeunes générations, qui ne votent pas, comme les salariés, et les consommateurs, qui n’influent pas sur le cours de bourse, sont évidemment concernés par le destin de la nation et de l’entreprise.

Bien sûr, il se peut qu’un dirigeant politique impopulaire soit aussi un mauvais dirigeant dans le long terme, et que son impopularité soit le signe de la lucidité d’un peuple. Mais ce n’est pas établi. Alors qu’un dirigeant qui prendrait des décisions courageuses, (comme réduire la dette publique, mettre fin aux gaspillages, favoriser ceux qui travaillent, s’attaquer aux rentes, favoriser le risque) serait immanquablement impopulaire.

Bien sûr, il vaut mieux, pour un dirigeant politique, n’être que provisoirement impopulaire, pour être réélu. Mais peut-être faut-il au contraire ne pas s’en occuper, et accepter à l’avance une défaite.

Pour en arriver à choisir une telle attitude, le dirigeant doit se poser la question non du prochain sondage, mais de sa trace dans l’histoire. L’un et l’autre comportement sont tout aussi narcissiques. L’un l’est même plus que l’autre, qui attache de l’importance au souvenir qu’il laissera aux générations suivantes. Sans doute peut-on aussi le comparer à l’attitude de parents, qui tentent, pour les uns, d’être populaires chaque jour auprès de leurs enfants ; ou pour les autres, de leur enseigner, sans trop se préoccuper de leur plaire, à affronter les contraintes et les devoirs du monde.

Fallait-il préférer le populaire Chamberlain ou l’impopulaire Churchill ? Le populaire Berlusconi ou l’impopulaire Monti ? Le populaire Poincaré ou l’impopulaire Clémenceau ? Faut-il être aujourd’hui populaire comme les gouvernements qui réduisent les impôts et augmentent les dépenses publiques, ou impopulaires comme les rares qui s’efforcent de faire l’inverse ?

Et dans la France d’aujourd’hui? Faut-il dénoncer l’impopularité du Président ? Faut-il lui recommander de tout faire pour faire grimper ses sondages ? Ou faut-il au contraire lui conseiller d’avoir le courage de ne pas s’en occuper pour conduire les réformes dont le pays a besoin ? Faut-il lui recommander de ne toucher à rien, de laisser filer les déficits pour créer des emplois artificiels ? Ou d’assumer l’impopularité, si elle est le prix à payer pour réduire les déficits, casser les rentes ? On en jugera bientôt avec le budget 2014, la réforme de la formation permanente et celle de la sécurité sociale, pour ne parler que des chantiers les plus urgents.

Bien sûr, il n’y aurait rien de pire que d’être impopulaire pour de mauvaises raisons, c’est-à-dire décevoir sans réformer. Ou d’être impopulaire parce qu’on explique mal son action. Sans doute, aurait-il fallu beaucoup mieux expliquer la position prise sur la Syrie, que j’ai approuvée, et ne pas laisser se multiplier les contradictions sur les objectifs fiscaux.

Il n’empêche : dans un pays en si grande difficulté, ne pas chercher à tout prix à être populaire est la seule attitude digne. L’impopularité est une bonne nouvelle. Et, accessoirement, dans un pays si frondeur, c’est même la seule façon d’espérer gagner les élections.

popularité et politique...

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le meilleur et le pire...

10 Octobre 2013, 05:57am

Publié par pam

“Alors que tant de mal se fait sur cette planète, personne n’aspire au mal. Nul n’est méchant volontairement, même le plus grand rompeur de promesses, le pire des assassins ou le dictateur le plus sanguinaire. Chacun croit agir bien, en tout cas en fonction de ce qu'il appelle le bien, et si ce bien s’avère ne pas être le bien des autres, s’il provoque douleur, chagrin et ruine, c’est par voie de conséquence, cela n’a pas été voulu. Tous les salauds ont les mains propres. Moi qui ai été nonne-visiteuse dans les prisons de Prusse, je peux te le confirmer : le salaud se regarde tranquillement dans la glace, il s’aime, il s’admire, il se justifie, il a l’impression - tant qu’il n’est pas mis en échec - de triompher des difficultés qui arrêtent les autres ; il n’est pas loin de se prendre pour un héros.

... Les salauds altruistes provoquent des ravages supérieurs car rien ne les arrête, ni le plaisir, ni la satiété, ni l’argent ni la gloire. Pourquoi ? Parce que les salauds altruistes ne pensent qu’aux autres, ils dépassent le cadre de la malfaisance privée, ils font de grandes carrières publiques. Mussolini, Franco ou Staline se sentent investis d’une mission, ils n’agissent à leurs yeux que pour le bien commun, ils sont persuadés de bien faire en supprimant les libertés, en emprisonnant leurs opposants, voire en les fusillant. Ils ne voient plus la part de l’autre. Ils essuient leurs mains pleines de sang dans le chiffon de leur idéal, ils maintiennent leur regard fixé sur l’horizon de l’avenir, incapables de voir les hommes à hauteur d’homme, ils annoncent à leurs sujets des temps meilleurs en leur faisant vivre le pire. Et rien, rien jamais ne les contredira. Car ils ont raison à l’avance. Ils savent. Ce ne sont pas leurs idées qui tuent, mais le rapport qu’ils entretiennent avec leurs idées : la certitude.

... La plus haute nuisance n’a donc rien à voir avec l’intelligence ou la bêtise. Un idiot qui doute est moins dangereux qu’un imbécile qui sait. Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n’est pas l’erreur qui est dangereuse mais le fanatisme de celui qui croit qu’il ne se trompe pas. Les salauds altruistes qui se dotent d’une doctrine, d’un système d’explication ou d’une foi en eux-mêmes peuvent emporter l’humanité très loin dans leur fureur de pureté. Qui veut faire l’ange fait la bête. J’ai peur, Adolf, j’ai peur car ce n’est pas fini, j’ai peur de ce qu’ils peuvent faire aujourd’hui avec le progrès des armes et des techniques de communication. Je redoute des désastres radicaux, irrémédiables, des charniers, des ruines...”

E.E. Schmitt in “La part de l’autre”.

le meilleur et le pire...

“ J’avais perdu beaucoup de choses, c’était sûr. Il y avait des cas où je m’étais dit sur le moment que ça n’avait pas d’importance, et où je l’avais amèrement regretté ensuite, et dans d’autres cas c’était le contraire. Il me semblait que j’avais passé mon temps à perdre des choses, des gens, des émotions. Les poches du manteau symbolisant ma vie étaient pleines des trous de la destinée, et aucune aiguille, aucun fil ne pouvait plus les raccommoder. En un sens, si quelqu’un avait brusquement passé la tête par ma fenêtre pour me crier : “Ta vie n’est qu’un zéro !”, je n’aurais pas eu grand-chose à lui opposer.

Pourtant, si j’avais pu recommencer ma vie, aucun doute, j’aurais mené exactement la même. Parce que ma vie - cette vie faire d’une succession de pertes - c’était moi-même. Je n’avais pas d’autre chemin pour devenir moi-même.”

Haruki Murakami in “La fin des temps”.

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piqûre de rappel...

15 Septembre 2013, 08:00am

Publié par pam

à tous ceux qui auraient déjà oublié à quelle sauce on a été mangés pendant 5 ans...

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