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vie

prise de conscience des hommes...

5 Septembre 2014, 05:53am

Publié par pam

“Il est peut-être trop tard pour une prise de conscience des hommes. La Terre est trop gravement atteinte. Normalement, nous devrions déjà être tous détruits mais le Créateur nous donne encore du temps pour que certaines personnes puissent survivre. Celles qui auront eu la sagesse de se regrouper dans des communautés et de vivre directement des fruits de la terre. Tous les Anciens disent qu’il n’y a plus beaucoup de temps, une dizaine d’années peut-être. Sun Bear affirme que les trois quarts de l’humanité vont disparaître. Il y aura un bouleversement total, un renversement des pôles. Les plus menacés sont ceux qui vivent dans les villes.

Cette catastrophe est nécessaire pour purifier la Terre. Trop d’humains ont choisi d’accumuler des biens matériels. C’est tout juste s’il y en a cinq pour cent qui ont une conscience un peu éveillée. Mais il y en a bien moins encore qui sont vraiment détachés.

Le véritable abandon, c’est de ne pas rester attaché aux biens matériels parce qu’ils sont transitoires. Il faut savoir partager. Donner chaque fois qu’on reçoit.

La panique ne sert à rien. La seule chose à faire, c’est de travailler sur soi pour se mettre en accord avec ce que le Créateur attend de nous.

La Terre est malade de l’homme, l’homme est pour elle un cancer qui la tue à petit feu.”

“Chaque geste que nous faisons a une résonance spirituelle. Quand les gens qui viennent veulent m’aider à arracher les “mauvaises herbes”, je les invite à se demander ce qu’ils doivent arracher à l’intérieur d'eux-mêmes. Quand ils sèment, ce qu’ils voudraient semer à l’intérieur d’eux-mêmes.

Nous avons perdu, nous, cette capacité à remercier pour tout ce qui nous est donné. Nous ne savons qu’abuser des cadeaux reçus. Pour moi, faire le jardin à la manière indienne, c’est remercier sans cesse pour l’abondance et la beauté, c’est faire de cette terre un lieu d’harmonie en même temps qu’un lieu de production.

Faire un jardin, cela n’a l’air de rien mais je suis persuadée, comme la plupart des Anciens, que les temps sont en train de venir où il nous faudra être capables de cultiver nous-mêmes notre propre nourriture.

Nous plantons en spirale car pour nous elle est très importante. C’est la spirale d’énergie qui monte de la terre et qui descend du ciel. Et aussi la spirale du cœur. En nous, l’ADN est une spirale. Ma vision de ce jardin a donc été celle d’une spirale qui monte de la terre. Elle monte en beauté à partir du centre et tourne autour des légumes et des fruits pour arriver jusqu’à nous. Je fais d’autres jardins sans spirale car c’est long et compliqué, l’essentiel est de comprendre qu’il s’agit toujours d’un espace sacré. J’invite les gens à entrer par l’est pour amener l’énergie avec eux, à tourner dans le jardin dans le sens des aiguilles d’une montre.

Pour faire un jardin il faut savoir prendre son temps, il ne faut rien brusquer, rien bousculer, car tout ce qui vit à une âme, même le plus humble brin d’herbe.

Réaliser cela et le vivre dans la profondeur de mon être a été pour moi une extraordinaire révélation et une révolution dans ma vie.”

“Avant, les terres indiennes étaient communales. Chacun occupait juste ce qu’il pouvait travailler et le reste appartenait à tout le monde, formule idéale.”

Cartier in “Les gardiens de la terre”.

prise de conscience des hommes...

“Tout le monde savait que la Terre se réchauffait, tout le monde se doutait qu’elle préparait sa mue, qu’elle n’avait pas d’autre choix que de s’adapter pour survivre, comme n’importe quel organisme vivant, mais tout le monde s’en contrefoutait, tout le monde ne songeait qu’à jouir de ses privilèges, qu’à étendre ses possessions, qu’à s’étourdir en danses macabres sur des scènes de plus en plus branlantes. "

Pierre Bordage in “L’évangile du Serpent”.

prise de conscience des hommes...

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besoin de changement....

1 Août 2014, 08:31am

Publié par pam

PABLO NERUDA – IL MEURT LENTEMENT

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

besoin de changement....

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changer le monde ?...

5 Juillet 2014, 07:44am

Publié par Lionel Dricot

10 conseils pour changer le monde

Depuis ma conférence à Mix-IT, on me demande régulièrement ce qu’il faut faire pour « changer le monde ». Comme si j’en avais la moindre idée, moi qui ai déjà du mal à me changer moi-même !

Comme les demandes se sont fait plus nombreuses, j’ai décidé d’y réfléchir sérieusement. Et je suis arrivé à 10 conseils concrets et applicables directement que je vais m’efforcer moi-même de suivre. 10 manières simples et claires de changer le monde maintenant, tout de suite.

1. Il est important de vous convaincre que ce n’est pas le monde qui doit changer. C’est vous. Le monde n’est pas une entité qu’on change. Il est composé d’humains donc en partie de vous. Pour changer le monde, il faut accepter de se changer soi-même. Vous devez être ce que vous voulez que les autres soient. Si vous avez la haine, la rage contre le monde, c’est vous qui devez changer. Si vous voulez créer un monde d’amour alors vous devez aimer le monde. Si vous voulez la paix, vous devez être en paix avec le monde. Est-ce que votre travail, vos activités, vos dépenses et votre mode de vie reflètent vos valeurs ? Vous apportent-elles la paix ? Est-ce que vous ne consacrez pas trop d’énergie à vos ennemis, à vos lutte et vos haines ?

2. Vous avez toujours le choix. Vous êtes le seul aux commandes de votre vie et des millions de choix s’offrent à vous. Combien d’horreurs dans le monde existent car les humains arrivent à se convaincre qu’ils n’ont pas le choix ? Sortez de ce carcan et acceptez la vérité en face. Oui, vous avez le choix. Mais le choix est parfois douloureux, inconfortable. Si vos actions ne reflètent pas vos convictions, si vos activités ne sont pas en phase avec vos valeurs c’est que, inconsciemment, vous pensez ne pas avoir le choix. De quand date votre dernière décision risquée, votre dernier réel choix ? Tout choix est bon et acceptable à partir du moment où il est conscient et que vous acceptez les conséquences.

3. Arrêtez de fumer ! Je le dis sérieusement. En fumant, vous donnez une grande partie de votre argent à une des pires industries que la planète aie jamais connu, vous polluez le monde, vous détruisez votre corps et vousempoisonnez vos propres enfants. Soyez logique : comment quelqu’un qui n’est pas capable d’arrêtez de fumer peut-il avoir la moindre crédibilité lorsqu’il dit vouloir changer le monde ?

4. Débarrassez-vous de votre télé. J’en ai déjà beaucoup parlé mais la télévision est probablement l’outil qui vous pervertit le plus l’esprit, qui vous endort et vous hypnotise. La télévision vous pousse à remettre tout effort au lendemain. Jetez votre télévision aujourd’hui ! Vos films et vos séries sont, de toutes façons, disponibles sur le net.

5. Diminuez l’usage de la voiture ! La voiture est non seulement chère et grande pollueuse, c’est également un gouffre temporel et un symbole de la société actuelle. Calculez, juste par curiosité, le nombre d’heures du mois passé que vous avez passé à offrir votre argent aux magnats du pétrole ! Est-ce vraiment ce que vous souhaitez faire de votre vie et de votre argent ? N’avez-vous pas des alternatives, même partielles ? Quelques jours par mois de télétravail ? Un boulot plus proche ? Un déménagement ? Une combinaison des transports en commun et du vélo ?

6. Évitez la publicité. Installez AdBlock, ne regardez plus la télé et remplacez la radio par des podcasts. La violence de la publicité nous engourdit l’esprit et nous manipule. Restez toujours critiques vis-à-vis de ceux qui vivent de la publicité. Vous ne pouvez pas leur faire confiance, ils ne font que défendre leur petit intérêt égoïste. Libérez votre cerveau ! L’indépendance de votre esprit est votre bien le plus précieux.

7. Faites en sorte que votre portefeuille suive vos convictions. Évitez les grandes marques ! À chaque achat, réfléchissez à qui l’argent va vraiment aller, pas à qui on vous fait croire qu’il va. Par exemple, Peter Sunde recommande de ne plus donner le moindre centime aux majors du disque et du cinéma qui utilisent cet argent pour le poursuivre en justice. C’est un conseil que je suis en piratant tous leurs produits. En échange, je soutiens les artistes et les projets intéressants via Flattr, le crowdfunding ou les dons ponctuels. J’essaie d’acheter local. Évitez également d’acheter à crédit ! N’empruntez plus d’argent aux banques et remboursez vos dettes aussi vite que possible afin de faire diminuer le pouvoir que les banques ont sur notre économie et nos vies.

8. Lisez. Apprenez. Apprenez à lire et lisez beaucoup, énormément. De la fiction et des essais. Qui confortent votre point de vue ou, au contraire, qui expriment de manière rationnelle des idées complètement opposées. Apprenez à creuser, à critiquer, à poser des questions et à rêver. Remettez sans arrêt en question vos dogmes personnels et votre foi. Si vous êtes contre le système éducatif actuel, n’en négligez pas pour autant vos études. Obtenir un diplôme, si l’occasion se présente, crédibilisera votre opinion et vous donnera peut-être un autre regard.

9. Soyez tolérant, avec les autres comme avec vous même. Le monde n’est pas blanc ou noir, apprenez à apprécier la nuance. Donnez-vous l’opportunité de progresser, de changer régulièrement d’avis et de respecter ceux qui font des choix différents. Apprenez à connaître avant de rejeter en bloc. Par exemple, si devenir végétarien est trop difficile pour vous malgré le fait que vous soyez contre l’élevage intensif, rappelez-vous que diminuer votre consommation de viande est déjà un net progrès par rapport à ne rien changer du tout. Et que vous pouvez toujours faire des petits écarts à vos règles. Chaque petit pas compte. Changez régulièrement votre point de vue !

10. Ne faites pas confiance aux articles qui vous promettent « 10 astuces pour… » ou « 10 conseils pour… ». Ils sont une perte de temps. Améliorezla qualité de votre alimentation intellectuelle. Trouvez votre propre mode d’expression et consacrez-y du temps. Ne soyez plus passif, exprimez-vous, explorez-vous et brisez vos tabous ! Testez, essayez, investissez et prenez-vous des baffes ! Prenez des risques, cherchez ce qui vous motive car il n’y a que vous qui pouvez tracer votre propre chemin.

Vous voulez changer le monde ? Et bien commencez par ces 10 conseils ! Je pense que c’est déjà un sacré travail, peut-être bien plus difficile que de rejoindre une association, militer ou manifester. Je n’ai d’ailleurs pas la prétention d’arriver à les appliquer pleinement. Mais, à chacun de mes petits progrès personnels, j’ai l’impression que le monde est légèrement meilleur. Très très légèrement. J’en suis fier car, oui, j’apprends à faire la paix avec le monde et à l’aimer. Au fond, je change le monde.

Et vous, quels seraient vos conseils pour vous changer vous-même, pour changer le monde ?

Ce texte est publié par Lionel Dricot

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au sujet des épreuves...

25 Juin 2014, 08:42am

Publié par pam

Bouddha : “Les menaces et tous les dangers, tout comme la douleur, sont issus de la pensée. Quand on maîtrise ses pensées, on peut apprivoiser les tigres, les serpents, voire même les gardiens de l’enfer.”

au sujet des épreuves...

“Les êtres sont submergés dans un océan de douleurs, une souffrance créée par les idées fausses, la colère et la cupidité. Si vous voulez vous libérez de cette souffrance, vous devez chercher un maître et pratiquer ses enseignements, comme on consulte un médecin pour se guérir d’une maladie. Vous devez tout d’abord apprendre à observer votre esprit et simplifier votre vision des choses. Amenez votre esprit à un état de calme. Quelles que soient les pensées et les émotions qui surgissent, laissez-les s’élever et reposer, ne les suivez pas. Comme le vent qui va et vient sans pour autant changer le ciel, laissez-les affluer à votre esprit sans qu’il en soit affecté.”

“Chaque jour évitez les actes nuisibles. Même le plus petit méfait a un effet dont les conséquences viendront un jour vous hanter. “

“Quiconque est vivant aujourd’hui sera mort dans cent ans. Comme un cheveu que l’on retire du beurre, vous devez abandonner tout ce que vous aurez accumulé. Vous devrez quitter tous vos biens. Si vous devenez égoïste, même en possédant des biens qui n’ont que la taille d’une fourmilière, vous en éprouverez des souffrances aussi grandes que des montagnes. Si vous réduisez vos besoins et savez vous satisfaire de ce que vous avez, l’infortune n’aura pas de prise sur vous.”

Ani Patchen.

au sujet des épreuves...

Adage tibétain : “Chercher le bonheur en dehors de nous, c’est comme attendre le soleil dans une grotte orientée au nord.”

Les moyens mêmes de pallier à la souffrance servent souvent à l’alimenter. Maladroitement, nous cherchons le bonheur en dehors de nous-mêmes, alors qu’il est essentiellement un état intérieur. Nos désirs sont sans limites et notre contrôle du monde, restreint, temporaire, et le plus souvent illusoire.

Pourquoi accordons-nous si peu de temps à améliorer notre condition intérieure ?

La peur de l’inconnu l’emporte, et l’audace d’explorer le monde intérieur s’arrête à la frontière de notre esprit. Il faut beaucoup de courage pour regarder en soi.

Pascal Bruckner s’insurge curieusement contre “la construction de soi-même comme tâche infinie”. Si on devait renoncer en principe à toute œuvre de longue haleine, les notions mêmes d’apprentissage, d’éducation, de culture ou d’amélioration de soi n’auraient aucun sens. L’acquisition des connaissances est, elle aussi, une tache infinie. Pourquoi accepter celle-là et négliger la construction de soi-même, qui détermine la qualité de notre vécu ? Vaut-il mieux partir à la dérive ? N’est-ce pas ainsi qu’on finit parmi les épaves ?

Christophe André : “Les bonheurs répétés sont souvent le fruit d’une ascèse. Pas au sens chrétien de “privation”, au sens étymologique grec “exercice” askésis. Le bonheur ne se décrète pas, ne se convoque pas, mais se cultive et se construit peu à peu, dans la durée.”

En cessant de se révolter contre ses limitations et en faisant la paix avec soi-même, on pourrait résoudre la plupart de ses conflits intérieurs et aborder chaque jour de la vie avec confiance et décontraction.

En étant ordinairement soi-même, on reste ordinaire.

Proverbe persan : “Avec de la patience, le verger devient confiture”.

extraits de "Plaidoyer pour le bonheur" Matthieu Ricard

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vivre en yourte

6 Avril 2014, 08:15am

Publié par Pam

connaissez-vous le blog : http://yurtao.canalblog.com/

allez y faire un tour et pour vous mettre l'eau à la bouche la couverture de son livre et voici son dernier texte :

vivre en yourte

YURTAO, la voie de la yourte.

le TAO de la yourte

Oeuvrer sans agir.

02 AVRIL 2014

Oeuvrer sans agir.

« Maintenant, tu vas faire quoi ?

Et demain, tu veux quoi pour demain ? »

La question me laisse sans voix, ou juste avec un « je ne sais pas » imbécile.

Quel après ? Après quoi ? Ce calendrier m'échappe, je ne connais de plus tard que ce qui est en gestation maintenant.

Ça s'énerve : « Alors, c'est quoi tes projets ?! »

Je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à répondre que je n'en ai pas, ou plus. Sans doute parce qu'il faut des explications et que j'en ai marre d'expliquer.

Pourtant, c'est simple, je n'ai plus de projets parce que j'ai réalisé ce que je voulais.

Habiter la nature en ermite, m'adonner aux livres, aux fleurs,

aux arbres, au merveilleux et à l'anodin du quotidien.

C'est enfin arrivé.

Après bien des détours, des empêchements, des erreurs, du malheur.

Que peut-il donc y avoir comme après à la réalisation ?

Que vouloir d'autre que jouir désormais du rêve réalisé ?

Que d'accompagner joyeusement le sage ralentissement de la vieillesse ?

Quoi d'autre que s'établir dans une écoute plus approfondie, plus ouverte ?

Quoi de mieux que cet apprivoisement de la fusion à l'indicible, qui préserve de la distraction ?

Rien, il n'y a rien d'autre à désirer que d'être là, attentive au présent, à ce qui advient.

Tout ce qui a existé avant n'a eu lieu que pour me mener là où je suis.

Suivre les saisons, contempler les transformations,

puiser l'eau, couper le bois, nourrir le feu,

soigner les restitutions à la terre,

enfouir des bulbes, repérer l'ortie, le chénopode, les noisetiers sauvages,

surveiller les boutures, dégager un chemin,

jeter des boules d'argile pleines de graines dans la forêt ravagée,

découvrir des yeux dans les branches,

une foule de vivants dans les plantes,

et sourire aux esprits.

Admirer les tulipes au milieu des bruyères arborescentes en liesse,

et les muscaris au coin des restanques,

surveiller les petites salades qui pointent,

tresser des nids pour parler aux oiseaux,

écouter les vibrations des pierres,

mijoter un ragoût de pousses de houblon,

s'éblouir des fleurs de cerisiers,

suspendre des colliers au cou des troncs,

et des grappes aux arbres morts,

se laisser fasciner par les reflets chatoyants du soleil

sur les rideaux et les drapeaux

et, quand le ciel est voilé,

s'abriter sous un flot d'étoiles.

Allumer la chandelle,

tricoter des attrape-rêves,

dénicher la phrase qui ira bien pour dire

comment le petit déjoue l'assaut du méchant,

choisir la lecture inspirée du soir.

Et toujours, continuer à gamberger sur cabanes de toiles.

Je ne vois rien qui puisse égaler ce bonheur simple qui s'élève de la racine de l'être jusqu'au troisième œil et pardessus la tête vidée, aérée, avec de toutes petites choses qu'on est seul à savourer.

Ni amoureux, ni voyages, ni renommée, ni argent, ni promotion, ni château, ni bateau, ni île déserte, aucune promesse, aucune illusion.

Rien de mieux que ne plus rien attendre, ne plus rien exiger.

Avoir compris que le monde peut continuer sans soi,

être rassurée de ne pas avoir à s'éterniser.

Parce que dès que s'établit le réel, les effets de la paix intérieure se dégustent au quotidien : évitement des confrontations, respect,réconciliation, pudeur, équanimité, tempérance, compassion, stabilité, humilité, joie sans objets, communion avec la nature, disponibilité à l'intime et à la grâce, ravissements.

L'absence de projet dégage l'avenir de projections et planifications contraignantes, comme la toile blanche du peintre où sont invitées toutes les couleurs,

un peintre dont la production n'est commandée que

par l'appel viscéral de l'intériorité.

Alors le cadre de l'action s'ouvre par le haut,

comme un vase attendant son bouquet.

Car, selon le Tao, ce qui est plein entraîne la possession

et ce qui est vide produit l'œuvre.

L'artiste libre saisit le pinceau

et tout se passe sans soi, en pure création.

Comme la rose qui ne fait aucun effort pour être belle,

dans le repos du « vouloir faire » s'épanouit le fruit de l'être.

vivre en yourte

sans commentaires (de ma part) trop touchée je crois mais je vous conseille une visite sur son blog ne serait-ce que pour voir les images de sa yourte, de ses oeuvres de land art, de sa vie. Je suis dans l'admiration !

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écoeurée....

24 Mars 2014, 08:47am

Publié par pam

.... ce matin par les résultats politiques ou plutôt par le constat qu'il ne suffit par d'être honnête et plein de bons projets pour sa commune, il faut être grande gueule, avoir de bons coaches en communication et quelques avocats magouilleurs et les bulletins de vote tombent...

Non j'arrête tout de suite... mais quand même comment est-il possible de pouvoir se présenter à une élection quand on a des casseroles juridiques aux fesses ?... j'ai dit que j'arrêtais... et puis la solution est-elle dans les urnes ou dans l'exemple individuel, le boycott de l'insupportable, le choix personnel d'alternatives propres humainement, écologiquement, en opposition systématique d'avec le pouvoir de l'argent, de la compétition, des egos, qui dans le mépris total de l'"autre", de la planète, de la différence nous conduit évidemment dans le mur.... Je n'ai pas dit que j'arrêtais ?

écoeurée....

... magouilles blues...

Alors ... et au boulot !

Matthieu Ricard :

Pensée de la semaine

"Le son du tonnerre, bien qu’assourdissant, est inoffensif ; L’arc-en-ciel, malgré ses couleurs chatoyantes, ne dure pas ; Ce monde, même s’il apparaît plaisant, est semblable à un rêve ; Les plaisirs des sens, bien qu’agréables, n’apportent au bout du compte que désillusions. "

MILAREPA (1040-1123)

écoeurée....

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un rêve...

17 Mars 2014, 10:29am

Publié par pam

en ce beau jour ensoleillé, un cadeau pour chacun de vous...

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douceur, révolte et espérance...

11 Mars 2014, 07:35am

Publié par pam

Comment ne pas se révolter voir même se mettre en colère devant les constats d'échec tous azimuts (politique, économie, social, écologie, entraide, racisme, sexisme...) ?

Dans tous les domaines il y a lieu de se scandaliser.

Mais on ne peut ni rajouter au négativisme ambiant en critiquant-jugeant-démolissant,

ni constater et reprendre son petit bonhomme de chemin égoïste, la rage en dedans comme dit Higelin,

ni répondre à la violence par la violence (merci Bouddha, Gandhi et tous ceux qui nous ont ouvert les portes par l'exemple d'alternatives pacifistes et positives),

ni sombrer dans une déprime défaitiste et fataliste qui nous prive de notre vie,

ni nous couper totalement d'un monde qui ne nous correspond pas...

Et on ne peut pas non plus accepter l'inacceptable, suivre le mouvement comme des moutons en s'accommodant tant bien que mal d'une société où règnent l'argent, le pouvoir, la compétition, la violence, les inégalités et j'en passe !

Alors comment s'en dépêtrer ? En dénonçant les abus, en signant des pétitions, en manifestant ? En cherchant des alternatives pour vivre et apprendre à nos enfants d'autres valeurs plus "humaines" ? En refusant autant que possible de participer à ce fatras destructeur ? En se repliant sur soi et quelques proches pour faire le moins de mal possible aux autres et à la planète ? En donnant du temps, de l'argent, de l'énergie, de la compassion aux autres ?

Peut être un mix de tout cela, à la mesure de nos capacités individuelles, en essayant de ne pas se prendre au sérieux, sans donner de leçons, sans juger si possible, ouverts à l'inconnu dans tous les sens du terme, et à chaque moment en relevant le positif de chacun et de chaque évènement pour se réjouir de ce qui nous environne plutôt que de chercher à s'en défaire à tout jamais.

Une belle journée commence, je vous la souhaite douce et constructive, portez vous bien.

quelques instantanés qui prouvent s'il en est besoin que rien n'est jamais gagné !

Octobre 2001.

Ziad Jara, d’origine libanaise, un des terroristes du 11 septembre étudiait en Allemagne. Il a du se “regrouper” avec les autres étudiants arabes pour cause d’isolement et de discrimination. Il devient alors, au contact des autres, islamiste et fondamentaliste. Il reste pour ses parents l’ancien étudiant modèle. Spirale : le racisme des uns entraîne l’extrémisme des autres.

7 octobre 2001 : À peine levée, j’entends un journaliste à France Inter qui pleurniche parce que la “France” n’a pas participé dès le début à la “riposte”. Pauvre chéri, il est vexé... opération “liberté immuable”...!!! Envie de vomir tellement ils sont cons et minables, des gosses de 3 ans qui comparent leurs zizis. Qu’ils crèvent tous et qu’on puisse enfin vivre tranquilles. Non seulement je ne me sens pas américaine mais j’ai le droit et le revendique d’être neutre. Depuis le discours de départ à la guerre de Bush j’ai envie de faire flotter un drapeau noir sur la maison. Et vive la provo gratuite !!

2 juin 2005.

Je lis en ce moment le Traité d’athéologie de Michel Onfray. Outre que j’adore sa clarté, son plan... et ce qu’il a à dire ! Ça me touche tellement, il trouve de tels échos en moi que je me sens rebelle en révolte. Ça fait remonter toutes les horreurs catho subies depuis l’enfance. Les mensonges, les duperies, les dissimulations, la fausseté, les hypocrites et menteurs enduits de bons sentiments pourris. Sangsues et méduses.

3 juin 2005.

J’ai poussé un gros soupir (inconscient) tout à l’heure chez Sylviane quand elle m’a traitée de rebelle.

J’y repense au moment de me coucher et je crois que - malgré le fait que je trouve plutôt séduisant de me faire traiter de rebelle, et “titre honorifique” - si j’ai soupiré, c’est qu’il est si dur de vivre sans faire de concession (ou le moins possible !), de refuser de se vendre quelque en soit le prix, d’être toujours la seule à me rebeller, d’en rester seule, de perdre des amis qui décident de se poser-ranger.

12 février 2014.

merci de ton coup de tél de ce matin, j'y pensais en désherbant mes iris (sous la pluie et le vent !)... au sujet de mon dernier article de blog : ce n'est pas de la colère c'est plus une prise de conscience que je souhaite partager, on ne fera pas changer les choses si on ne partage pas nos révoltes quand à ce qu'on cherche à nous imposer et surtout ça concerne avant tout la société dans laquelle vont devoir vivre nos enfants, nos petits-enfants, comme dit l'autre s'ils nous demandent un jour mais qu'avez-vous fait ? que leur répondrons-nous ? Leur proposer d'autres choix de vie, être des exemples, nous battre (pacifiquement) contre ce que nous ne pouvons accepter... Quand j'écris ce genre de texte, je me dis que si une seule personne me lit et prend conscience qu'on ne peut plus rester les bras croisés, que si on se laisse faire, il faudra de nouveau voir des femmes subir des curetages à vif, des filles se faire écraser par des garçons dans les cours de récré, les femmes sont toujours payées 30% de moins que les hommes, l'Europe vient d'accepter un nouveau maïs OGM, on reparle d'autoriser les forages pour le gaz de schiste et pendant ce temps plus personne ne parle d'arrêter le nucléaire ni du fric que va couter non seulement le démantèlement des centrales mais simplement leur entretien puisque la plupart ont dépassées leur durée de vie prévue au départ.... il y a tant de choses qui ne vont pas je suis plus écoeurée et scandalisée des couleuvres qu'on cherche à nous faire avaler. C'est trop tard pour la colère !

Il y a une demi-heure je faisais un soin à une femme de Figeac qui subit en ce moment des chimio douloureuses. On lui a enlevé des ganglions sains et maintenant elle souffre, pourquoi enlever ce qui n'est pas atteint ? Ces ganglions ont une utilité. Je ne lui ai rien dit mais comment aider les gens qui subissent des trucs pareils ? Et ici il faut faire chaque jour l'aller retour jusqu'à Rodez pour être traité. Donc deux ou trois heures de route en plus de la fatigue des soins.

C'est la tempête dehors, il faut que j'aille voir si tout va bien. Mais ce que je cherchai à dire c'est que je ne peux essayer de soigner d'un côté sans chercher à faire de la prévention le reste du temps. C'est un tout.

Bien sur, jardiner, créer, bricoler, écouter Mozart, lire un bon bouquin, méditer, me réjouissent l'âme mais je crois que la révolte fait partie de moi alors j'essaye juste de faire ma part comme le colibri de Rahbi !

douceur, révolte et espérance...

et d'autres instantanés :

Il n’y a pas de révolte possible à l’intérieur d’une prison ; le seul vrai courage c’est de s’évader.

“ Des gosses aux mentons duveteux, doux comme une peau de pêche, leurs corps tendus par la frustration de ce qu’ils n’ont pas. Ils veulent mais ils n’ont pas, et se répètent Pourquoi. Pourquoi eux et pas nous ? “. C. B. Divakaruni.

“ Tu aurais intérêt à prendre la responsabilité de ta vie telle qu’elle est, au lieu de blâmer les autres, ou les circonstances, pour la situation dans laquelle tu te trouves.” Dan Miller in “ Le guerrier pacifique”.

“ Moi, je veux tout tout de suite - et que ce soit entier - ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d’un petit morceau si j’ai été bien sage ! Je veux être sûre de tout aujourd’hui et que cela soit aussi beau que quand j’étais petite - ou mourir.” Jean Anouilh in “ Antigone”.

“La révolte vous saisit comme une grande colère pourpre, vous mord d’un seul coup et se recouche aussitôt.” Andrée Chedid “Le sixième jour”.

“Un militant kurde, las d’avoir plaidé sans jamais obtenir de secours pour les plus démunis de ses vingt-cinq millions de concitoyens - que leur non-existence nationale vouait à l’oppression -, résolut, en désespoir de cause, de demander une aide alimentaire et médicale pour les mulets du Kurdistan durement éprouvés par les bombardements de l’aviation irakienne. L’avoine, l’orge et la pénicilline leur tombèrent du ciel. Ils purent faire du pain et soigner leurs blessés.”

Jean Bertolino in “Chaman”.

“Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience”. René Char.

“Si tu ne participes pas à la lutte, tu participes à la défaite.” Nietsche.

“Lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte. “ Olivier Clerc.

"Nous commettons énormément d'erreurs. Si nous interrogeons les gens que nous estimons sages et courageux, nous pouvons constater qu'ils ont nui à des tas de gens et qu'ils ont fait beaucoup d'erreurs, mais ils se sont servis de ces occasions comme moyen d'être plus humbles et d'ouvrir leur coeur.

Nous ne devenons pas sages en restant dans une pièce dont les portes et les fenêtres sont fermées."

Pema Chödrön: "La Voie commence là où vos êtes"

Ne vivons plus comme des esclaves. Yannis Youountas.

Les infos... même si le téléspectateur sait bien que c'est rempli de mensonges, car il croit de moins en moins ce qu'on lui raconte, mais inconsciemment il entend continuellement les mêmes noms, les mêmes infos, et même s'il n'y croit pas, juste par l'écoute répétée, la propagande finit par agir et vider le cerveau. Les producteurs de télévision arrivent quand même à leur but.

Ce qui peut pousser les gens à regarder plus loin, c'est sans doute un choc. Les choquer avec des projets qui rendent notre vie plus simple, plus facile et plus sensée.

Une façon de résister est de s'auto-organiser. Reprendre les structures que l'Etat détruit actuellement l'une après l'autre. Puisque de toutes façons c'est nous qui avons tout construit. Nous sommes donc capables de les reconstruire autrement... Créer des brèches d'auto-organisation et d'autonomie dans la ville.

C'est à nous de décider comment nous organiser pour nous sentir mieux et être plus efficace. C'est vraiment à nous de choisir.

"Nous sommes traités comme des animaux de laboratoires. Des apprentis sorciers testent sur nous une nouvelle étape du capitalisme avant de l'étendre à tout le continent. Ils testent notre capacité à survivre à la multiplication des privations, à nous rebeller, à nous échapper, à imaginer et créer des alternatives. S'ils parviennent à nous mettre à genoux, ce sera bientôt votre tour."

"Envisager une autre économie, d'autres rapports sociaux, modes de productions et de vie passe pour irréaliste, comme si la société de la marchandise, du salariat et de l'argent était indépassable. En réalité, une foule d'indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé." André Gorz.

"Plus la crise s'aggrave et les inégalités augmentent, plus le néo-fascisme apparaît comme l'idéologie ou la politique capable de sauver la population en souffrance. il est tellement facile de faire croire que c'est la faute des autres ! (...)
Le fascisme porte des masques différents. en Grece, en France et ailleurs mais le visage est le même.
Soyez vigilants.

"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ;

ce sont ceux dont un dessein ferme remplit l'âme et le front.

Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime

Ceux qui marchent pensifs,

épris d'un but sublime."

Victor Hugo, Les châtiments, 1853.

douceur, révolte et espérance...

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au sujet des épreuves...

24 Octobre 2013, 06:24am

Publié par pam

“ Je ne peux pas te débarrasser de tes peurs, j’ai déjà assez à faire avec les miennes. Il faut seulement que tu les acceptes. Elles grossissent à ton insu si tu les refuses.

- Ouais, tu m’as déjà dit un truc comme ça... J’arrive pas à me regarder avec les yeux de l’amour, putain, non, j’y arrive pas.

- Regarde-toi déjà avec humour, tu auras fait le premier pas.”

in “Les derniers hommes” de P. Bordage.

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humanité ???

18 Octobre 2013, 08:22am

Publié par pam

L'être humain est né pour être aimé

et les biens matériels, fabriqués pour être utilisés.

Si le monde est à l'envers,

c'est parce que les biens matériels sont aimés

et les humains utilisés.

humanité ???

"on n'accule pas les gens dans un coin. Pas si on attend d'eux qu'ils demeurent paisibles."

F. Herbert in "Dune".

humanité ???

“Ce que nous appelons humain, n’est défini que par nous-mêmes.”

Vercors.

humanité ???

“Chacun avait son importance sur ce monde, tous tissaient une trame commune et indéchiffrable. Tant que les hommes n’auraient pas pris conscience qu’aucun d’eux n’était ni inférieur ni supérieur aux autres, qu’ils étaient associés pour le meilleur et pour le pire dans le lit de l’humanité, ils poursuivraient l’oeuvre d’anéantissement qu’ils avaient entreprise depuis la nuit des temps.”

Pierre Bordage.

humanité ???

“L’homme n’aime que trop à s’imaginer au centre de l’univers, ne faisant pas partie du reste de la nature, mais s’opposant à elle comme un être d’essence différente et supérieure. Persévérer dans cette erreur est pour beaucoup d’humains un véritable besoin.” (...)

“Le danger que courent actuellement les humains provient, plus que de leur incapacité à dominer les processus physiques, de leur incapacité à contrôler rationnellement les phénomènes sociaux. (...) Si l’humanité est sans pouvoir contre la dissolution pathologique de ses structures sociales, si l’arme atomique à la main, elle ne se montre pas, socialement parlant, plus raisonnable qu’une quelconque espèce animale, il faut en voir la raison, pour une grande part, dans une surestimation orgueilleuse de son propre comportement.”

Konrad Lorenz cité par Pascal Dessaint

humanité ???

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