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vie

vivre ou travailler.. suite !

28 Août 2013, 07:14am

Publié par pam

merci Yog' d'avoir diffusé ce texte ! merci Lise de ton message (j'ai vu que tu en avais laissé un sur mon blog mais problèmes techniques je n'ai pas encore pu le lire....) et merci Daniel de cette référence de lecture que je vais de ce pas m'offrir !!!

Un extrait trouvé sur le blog de F. Lenoir :
«L’homme est-il seulement un homo economicus ? Notre monde est malade, mais la crise économique actuelle, qui polarise toutes les attentions, n’est qu’un symptôme de déséquilibres beaucoup plus profonds. La crise que nous traversons est systémique : elle touche tous les secteurs de la vie humaine. Elle est liée à des bouleversements de nos modes de vie sans doute aussi importants que le tournant du néolithique, lorsque l’être humain a cessé d’être nomade pour devenir sédentaire. Il existe pourtant des voies de guérison. En m’appuyant sur des expériences concrètes, je montre l’existence d’une autre logique que celle, quantitative et mercantile, qui conduit notre monde à la catastrophe : une logique qualitative qui privilégie le respect de la Terre et des personnes au rendement ; la qualité d’être au « toujours plus ». Je plaide aussi pour une redécouverte éclairée des grandes valeurs universelles – la vérité, la justice, le respect, la liberté, l’amour, la beauté – afin d’éviter que l’homme moderne mû par l’ivresse de la démesure, mais aussi par la peur et la convoitise, ne signe sa propre fin».

"La guérison du monde" Frederic Lenoir.

vivre ou travailler.. suite !

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Vivre ou travailler ?

23 Août 2013, 06:51am

Publié par pam

Suite à un article dans Yog'lavie : "ils ont choisi de ne plus travailler" du 22 aout, je vous propose un extrait de "Attention danger travail" de Pierre Carles... ça commence à dater mais c'est malheureusement toujours autant d'actualité.

C'est même ça le problème : de plus en plus de chômeurs, des riches de plus en plus riches et le nombre de pauvres, de précaires, de laisser-pour-compte qui augmentent encore et encore, de même que le nombre des travailleurs mal payés ou sous payés, toujours plus exploités et avilis par des emplois indignes ou inutiles , et à qui on ne propose en échange que la consommation de biens inutiles ou dangereux pour leur santé, et à la sortie du boulot, juste assez d'énergie pour quelques heures devant la télé où on leur manipule les neurones par des infos trafiquées, orientées, anxiogènes et limitées, histoire de leur montrer l'horreur environnante et la chance qu'ils ont de faire ce boulot pourri et inintéressant en échange de miettes qu'ils dépenseront en biens de consommation toujours plus périssables et inutiles.

Il suffirait d'arrêter de consommer, de fermer la télé, de se contenter de moins mais avec une meilleure qualité de vie, du temps pour ceux qu'on aime...etc... Mais ça fait peur, on préfère être "comme tout le monde", rester dans le rang, se lever chaque matin pour faire un boulot même nul ou inutile. Mais ça rassure, on pense à la retraite, à l'avenir, à la santé et on finit par se réveiller vieux, moche et un peu abimé de partout, on a perdu sa vie à la gagner, on a enrichi le système, le patron, les politiques et leurs sbires.

Il y a tant de choses à faire qui ne coutent rien, tant de merveilles à découvrir autour de nous, tant de possibilités de s'enrichir intellectuellement, intérieurement, personnellement. Tant de choses à apprendre, ne serait-ce que pour faire nous-mêmes ce qui nous fait besoin ou qui nous manque, seul ou contact des autres, ceux qui nous environnent et qu'on ne prend plus le temps d'écouter, de regarder faire, de regarder vivre.

La société qu'on nous propose ne fonctionne que si une grande majorité se laisse manipuler, museler, standardiser pour qu'une poignée de privilégiés en profite. Annihilés par la peur de "perdre", de régresser, ce pourcentage énorme de la population s'auto-esclavagise silencieusement, alors qu'une semaine ou deux de grève du travail généralisée et pacifiste suffirait à faire passer plus de justice, plus de respect de l'homme et de la nature, n'importe quelle revendication honnête et globale en fait.

Arrêter de consommer permet d'arrêter de travailler.

Limiter ses besoins permet de limiter ses contraintes.

Revenir à l'essentiel, notre essentiel à chacun différent, retrouver le temps et l'énergie de faire nous-mêmes plutôt que de "payer pour", d'avoir le temps et l'énergie pour apprendre à faire et ainsi retrouver le plaisir et la satisfaction d'un travail utile, intéressant et constructif voilà qui peut remplir une vie et calmer cette peur de manquer, de perdre son travail, ses avantages sociaux, ses petits privilèges perso.

Ouvrons les portes et les fenêtres, de notre maison et de notre coeur, de notre esprit et de nos rêves, ne laissons personne être maître de notre temps, de nos envies, de notre vie. La vie est belle quand on retrouve la liberté et le temps de partager. Il suffit d'oser faire le premier pas, vous verrez, ensuite c'est facile parce que le bonheur est au bout du chemin !

P.S. : depuis que j'ai visionné le reportage d'Arte sur l'exploitation animale, je ne peux m'empêcher de penser à la vie de cet homme qui chaque jour passe des heures à trier des poussins qu'il jette devant lui dans une vis sans fin qui les broie vivants. Quel karma pour lui ? comment l'aider ? quel avenir pour lui après ça ? combien qui comme lui sacrifient leur santé mentale et physique, et pour quoi, pour qui ? En fermant les yeux, nous cautionnons. Nous avons tous notre part de culpabilité (oh le vilain mot !), nous n'avons pas le droit d'ignorer les dégâts que nos styles de vie impliquent pour nous, pour les autres et pour notre petite planète encore verte et bleue mais plus pour longtemps sans prise de conscience globale, sans révolte salutaire à notre échelle et à l'échelle du monde.

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vers tous les possibles...

21 Août 2013, 07:28am

Publié par pam

ce que nous vivons ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie !

peuple de la terre indignez-vous avant que ce ne soit la terre qui s'indigne...

quand l'injustice devient loi, la révolte devient légale...

ceux qui ne croient pas en l'impossible sont priés de ne pas décourager ceux qui sont en train de le faire !

changeons le monde que ce soit localement ou mondialement

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vitesse et précipitation ou calme et maturité...

20 Août 2013, 07:38am

Publié par pam

Pour une maturité plus rapide... avec Jacques Castermane

Un maître zen a toujours infiniment de temps ! Et vous... ?

La maturité de l’être humain se révèle dans le calme intérieur avec lequel l’homme accomplit une action ; une manière d’être qui ne laisse pas place à la précipitation. L’immaturité du corps qu’on est (IchLeib) se manifeste dans la contraction et dans le besoin obsessionnel d’aller vite, de faire vite. Addiction à la vitesse et état d’être tendu qui dissocie l’homme de sa vraie nature, de son être essentiel. La tyrannie de la vitesse conduit à une manière d’être qui apparaît à certains comme étant inéluctable et ... normale. Quelqu’un me disait dernièrement : « Mais, Monsieur, tout le monde court aujourd’hui ; c’est l’époque à laquelle nous vivons qui veut ça ! ». Ah oui ?

Suis-je né pour jour après jour vite me lever pour vite prendre le petit déjeuner, vite courir sur mon lieu de travail où je vais vite passer d’un bureau à un autre et vite faire demi-tour pour prendre le dossier que j’ai oublié ? Résumons : Suis-je né pour vite aller au cimetière ?

Rien ni personne ne peut m’empêcher de marcher tranquillement de la chambre à la salle de bain, de marcher tranquillement de la salle de bain à la cuisine. Que ce soit sur la rue ou sur votre lieu de travail, rien ni personne ne peut vous empêcher de vous déplacer sans être soumis à la tyrannie de la vitesse.

Lorsqu’elle ne s’impose pas - pour sauver sa peau ou ne pas manquer le départ du train - la vitesse est une fuite en avant. Aller vite, faire vite, c’est donner plus d’importance au futur qu’au moment présent ; c’est être possédé par le temps pensé, le temps psychologique et vivre nerveusement. Je ne peux pas vous prescrire un comprimé ou une pilule qui va cacher les symptômes de votre état d’être nerveux, agité, mais je peux vous proposer cet effort sur soi qu’est l’exercice : « Chaque matin, passez de la salle de bain à la cuisine en témoignant, par votre manière d’être en tant que corps et par le rythme de vos pas, que vous avez infiniment de temps ! ». Petit moment de guérison de notre esprit agité, inquiet, tourmenté, éparpillé. Petit moment d’éveil à notre état de santé fondamental : la paix intérieure.



Jacques Castermane

vitesse et précipitation ou calme et maturité...

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héroïsme et quotidien...

20 Août 2013, 06:10am

Publié par pam


La violence dans les médias : « C’est une banalisation du mal qui fait croire que le sensationnel est une prise de pouvoir sur l’autre, alors que le sensationnel relève d’un héroïsme quotidien — un petit sourire réitéré à la veille dame voisine de palier, un petit coup de main. Il faut réhabiliter l’acte gratuit. »

Alexandre Jollien.

héroïsme et quotidien...


"L’individualisme, c’est être coupé des autres et se positionner comme séparé de l’autre. C’est le début de la souffrance. Beaucoup de philosophes aujourd’hui se sont faits les concessionnaires d’un bonheur sur mesure qui fait l’éloge de la différence. L’autre devient au mieux un marchepied, voire un adversaire. Les deux sont graves."

Alexendre Jollien

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Arnaud Desjardins.

19 Août 2013, 08:02am

Publié par pam

De ce qu’avait votre maître, que désiriez-vous ?

La liberté, la plénitude, la présence. Il était comblé et ne demandait rien. C’était lui le plus riche d’entre nous. Et ce qui dominait chez lui, comme chez tous les maîtres authentiques que j’ai approchés, c’est l’amour. Non pas "l’amour émotion" dans son sens galvaudé d’aujourd’hui, mais un amour profond, une bienveillance, un sentiment qui a à voir avec la bonté, l’intelligence du cœur. Ma fille, qui avait 4 ans à l’époque, a demandé à celui que nous appelions Swâmiji s’il possédait des pouvoirs miraculeux comme certains yogis. Il lui a répondu : « Infinite love, infinite patience » (« Amour infini, patience infinie »). Aujourd’hui, je réalise à quel point c’était vrai. Donc, c’est cela qui motive : trouver quelqu’un qui vous donne envie de ce qu’il est et non de ce qu’il a.

Vous avez expérimenté cette transformation promise par les enseignements spirituels. De quoi est-elle faite ?

Je dirai d’abord qu’il y a une diminution de l’égocentrisme et que, donc, notre perception du monde, des autres, devient plus vaste. Il y a aussi la disparition progressive de ces émotions qui sont toujours liées à « moi, mes souffrances ; moi, mon bonheur ; moi, ma réussite » ; la neutralisation de toutes sortes de pensées inutiles qui sont des projections, des peurs, des illusions ; et ainsi de plus en plus d’ouverture spontanée et aisée aux autres, de plus en plus de présence au moment présent.

Oui. En juillet 2000, j’ai eu un gros problème, un œdème pulmonaire aigu. Peu à peu, je sentais l’eau monter dans mes poumons comme si j’allais mourir noyé. Les secours n’arrivaient pas. Jusque-là, je ne savais pas si je serais capable de « dire oui à la mort ». Et bien, après toutes ces années d’exercice de l’acceptation, je n’ai pas résisté. J’étais calme, entièrement prêt à cette nouvelle expérience. Ce que nous enseignent les spiritualités, « vivre dans le climat du oui », opérait encore. En cela, je veux témoigner : même si j’ai réalisé tous mes rêves d’enfant, comme celui de réussir, d’avoir du succès, de connaître des gens célèbres, de voyager, l’aventure qui de loin reste la plus importante, celle qui surpasse toutes les autres, c’est cette transformation intérieure.

Encore une fois... merci yog' !

Arnaud Desjardins.

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quotidien et inopiné...

16 Août 2013, 07:24am

Publié par pam

Certains sont champions dans le quotidien, personnellement je me dévoile dans les situations d'urgence. Cela m'a sans doute permis d'assurer sinon d'exceller dans mon métier d'artificier alors que la vie quotidienne, la vie de couple, souffraient de mon absence de constance : l'ennui s'emparant de moi plus rapide et dévastateur qu'un tsunami, m'engluant dans les petites habitudes, me réduisant à une râleuse lasse et lassante, faisant ressortir à mon grand dam les pires aspects de ma petite personne...

Mais que surgisse l'imprévu, l'inattendu, l'imprévisible, voire même l'accident ou la catastrophe et on peut enfin compter sur moi et découvrir mes talents cachés... si si j'en ai moi aussi !

J'en ai eu récemment encore la preuve puisque comme d'autres j'ai subi un gros orage de grêle et de vent. N'étant pas seule cette nuit-là j'ai pu confronter mes réactions à d'autres et si c'est compliqué de gérer l'affolement et l'angoisse des autres quand il faudrait se consacrer à réagir aux intempéries et en limiter tant que faire se peut les conséquences dans l'instant, cela m'a permis de me féliciter de ma capacité toujours au top de faire face à la seconde à l'imprévu, à ce qui nous dépasse tous : les catastrophes climatiques. Mais plus encore, cela nous confronte tous à nos réactions personnelles : on peut d'un petit problème faire une montagne, se laisser abattre ou décourager quelle que soit l'ampleur de ce qui nous arrive. Et j'ai pu me réjouir du bénéfice du travail sur soi, des lectures et des études philosophiques qui alors portent leurs fruits : notre attitude face à un danger, une maladie, un péril quel qu'il soit fait de cet évènement une catastrophe ou un bienfait. Un bienfait oui, car le quotidien nous endort, nous fait perdre vigilance et recul sur soi, sur la vie, sur l'importance des choses, sur l'essentiel.

J'ai, il est vrai, eu la grande chance que mon toit résiste aux assauts des éléments et quand l'averse de grêle passée, j'ai pu le constater à la lumière de la lampe de poche et des éclairs qui continuaient de tout illuminer, j'ai ressenti un soulagement joyeux que ni les gouttières transformées en dentelle, ni les fleurs broyées, ni le potager réduit à néant, ni le jardin couvert de feuilles et de branches ne pouvaient entamer. Je m'inquiétais pour les voisins, et à juste titre puisque toutes les maisons du hameau voisin furent très abîmées mais je ne pouvais m'empêcher de relativiser et d'encore positiver, réaction du corps sans doute à l'afflux d'adrénaline du au quelques minutes de fureur intense des éléments : bruit hallucinant, bourrasques de vent, vitres bombardées de feuilles, branches, grêlons gros comme de balles de ping-pong (inquiétude de les voir grossir encore), mais à ce moment, rien n'est envisageable, il faut seulement attendre, s'éloigner des fenêtres, espérer. À quoi servirait de paniquer sinon à faire de mauvais choix, il est impossible de fuir devant les éléments déchainés, d'autres que nous subissent bien plus fréquemment les assauts de la nature, et leurs maisons sont moins solides, leurs vies moins protégées. En plus de calmer mon invitée qui avait bien mal choisi la date de son séjour chez moi, mon esprit était tourné vers eux et vers les oiseaux et les bêtes sauvages dans le jardin et autour : où et comment se protégeaient-ils ? leur instinct les avaient sans doute prévenus mieux que l'alerte orange de la météo qui m'avait permis de ranger quelques plantes fragiles, d'abriter la voiture, de caler les outils de jardin (qui néanmoins ont volé en grand fracas !).

Connaissant les ressources de cet excès d'adrénaline, j'en profitais dès la fin de la mini tempête pour réparer quelques dégâts, éponger l'eau infiltrée sous les portes et dans mon hangar, redresser la barrière couchée sur le chemin, jouissant de cette énergie surhumaine si rare et limitée dont on bénéficie pendant quelques minutes ou heures après un choc.

J'ai attendu 24 heures pour aller visiter mon assurance que les plus touchés de mes voisins aient la priorité, pour constater que le bureau était plein de gens qui malgré l'alerte n'avaient pas abrité leurs voitures et venaient se plaindre de quelques bosses sur le toit et autres bricoles, puis la "dame" de l'assurance a expliqué à la cantonade que pour elle les arbres s'était terminé, qu'elle avait eu trop peur, qu'elle faisait couper tous ceux de son jardin..... je me demande encore pourquoi elle vit à la campagne, et pas dans une petite boite de coton dans un coffre à la banque ou un abri antiatomique, mais sa logique l'aide sûrement à vivre et être heureuse, enfin je lui souhaite, même si je suis bien triste pour ses arbres, enfin les arbres qui l'environnent et qui à n'en pas douter ont été plantés ou semés bien avant sa naissance, celle de ses parents, voire des ses grands-parents... et quand il n'y aura plus d'arbre, qui retiendra le vent, atténuera ses sautes d'humeur ?

Lors de la grande tempête de 1999, je cherchais quel endroit de ma maison était le plus sur, craignant que la toiture métallique s'envole et connaissant les dégâts qu'une plaque de tôle emportée par le vent peut provoquer... et j'ai fini dans l'angle de ma chambre au plus près de deux grands chênes jumeaux qui poussent là depuis bien avant l'existence de cette maison, les prenant comme protecteurs eux qui depuis si longtemps résistent à tout même à la folie des hommes. Encore cette fois ils ont résisté, continuant leur rôle protecteurs. Et si un jour ils devaient rompre, je reconstruirais et replanterais deux chênes au même endroit en leur honneur et souvenir, en remerciement de ce sentiment de confiance que j'éprouve d'être à l'ombre de leur ramure et de leur beauté.

Peut être même vais-je planter une dizaine d'arbres en souvenir de ceux massacrés pour la quiétude de la "dame" de l'assurance.... enfin pour le moment il s'agit de continuer de réparer les dégâts avant le prochain orage et de me féliciter d'avoir avec le temps pu m'améliorer, d'avoir appris à positiver et à me réjouir de ce qui reste plutôt qu'à pleurer ce qui n'est plus !

Le plus étonnant quand on vit un déchaînement des éléments c'est le calme qui suit : un calme total, absolu, une sidération de la nature : plus de chants d'oiseaux, de cigales, de grillons, plus de bruissements, rien ne bouge.

Le lendemain matin, après un tour de la maison pour établir une liste des priorités j'ai avec angoisse fait un tour de jardin craignant de trouver des victimes mais à part un geai tué par un grelon en plein vol, les champs de céréales voisins ravagés, le chemin vert de feuilles broyées nous avions échappé au pire. À moins d'un kilomètre de nombreux arbres étaient couchés, déracinés, des routes coupées, des maisons sans toit, comment ne pas relativiser ? pourquoi s'inquiéter ?

Je crois qu'au plus fort du bruit et de la fureur j'ai dirigé mes paumes de main vers le jardin en signe d'apaisement, comme je le fais vers les gens qui m'appellent pour des soins, non pas que j'imagine si peu que ce soit avoir influencé quoi que ce soit, mais je veux vous faire partager ces instants où au plus fort d'un bouleversement irrépressible et incontrôlable, là encore sérénité et méditation sont plus importants qu'inquiétude, angoisse, affolement et désespoir et bien plus utiles en fin de compte puisque c'est ce qui nous permet de surmonter en douceur tout ce que la vie nous réserve en bien comme en mal et que sans un peu de recul nous ne pourrions que subir.

La vie est belle mes amis, pleine d'imprévus, pleine d'enseignements, et celui d'aujourd'hui c'est que si tout ne va pas comme vous le voudriez il y a bien pire autour de vous, tant de gens malheureux, tant de tristesse et de maladies, et nos petits bobos sont bien mesquins en comparaison.

J'ignore comment aider ceux qui s'accrochent à leurs petites misères ou à leurs grosses maladies, ceux qui semblent se construire autour d'une allergie ou d'une maladie de peau, qui se replient sur leur douleur, sur la perte d'un être cher (ou souvent sur leur passé), ceux qui voient tout en noir, toujours, qui engluent leur quotidien dans les ressentiments, la rancune, la rancoeur et les regrets. J'espère en la réincarnation car je ne sais si je trouverais la réponse dans cette vie....

Bon, c'est pas tout ça, le jardin m'attend, j'ai encore des brouettes de déchets végétaux à véhiculer jusqu'au tas de compost et je vais semer quelques légumes d'hiver dans les trous laissés par la grêle dans le potager !!

Et, au fait, qui pense encore que les changements climatiques c'est du bidon, juste un marronnier de plus pour les journalistes ou un excès de plus des écolos ?

On doit s'habituer aux canicules et autres bouleversements des éléments, s'y adapter, et si on veut les limiter faire du prosélytisme pour la décroissance ou au moins la limitation de la consommation en privilégiant l'alimentation locale, en réduisant nos trajets, nos pollutions diverses, nos déchets, en simplifiant nos besoins et nos vies, en cessant de partir en vacances quatre fois par an à l'autre bout du monde alors qu'autour de nous les paysages sont si beaux et si variés, les gens à découvrir si nombreux...

quotidien et inopiné...

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différence, évolution, humanité...

13 Août 2013, 07:23am

Publié par pam

“Laisser de côté nos différences, c’est pouvoir communiquer, échanger des idées, partager des expériences.”

Dalaï-Lama.

“Les humains se figurent qu’ils préservent leur individualité en se divisant, en s’opposant. C’est exactement le contraire qui se produit. Ils deviennent alors des êtres séparés, limités par leurs perceptions. Ils sont prisonniers de leur temps, ils voient les effets et non les causes. Ils se tendent vers un but, un désir, vers un futur pour tenter d’oublier l’inexorable marche du temps, ils élargissent sans cesse l’espace qui les éloigne de leur véritable nature.”

Pierre Bordage.

différence, évolution, humanité...

“Nous vivons dans un monde qui renie les êtres humains. Dans un monde en train de préparer sa mue, et sans doute l’extinction de cette espèce ingrate et malfaisante qui le ronge depuis la nuit des temps. Quelle importance ? Personne ne pleurera les hommes.”

Pierre Bordage in “L’évangile du Serpent”.

“Un être avide et agressif qui s’entête à ne pas changer d’habitude ou d'attitude ne changera pas de comportement, même si on le lui demande. Il est comme recouvert par la poussière de l’ignorance. Il n’éprouve aucune compassion. Dans cette vie, il lutte pour obtenir des bénéfices personnels, et il fait fi des autres. Un tel être ne peut étudier correctement la médecine.” Tendzin Tcheudrak.

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au sujet de la solitude...

11 Août 2013, 07:57am

Publié par pam

“L’esprit de solitude” de Jacqueline Kelen.

Pour les “bien-pensants” lorsqu’un individu avance seul dans la vie, c’est qu’il a des problèmes, c’est un asocial, ou il est imbu de lui-même, cache une tare ou couve un gros complexe de supériorité.

Être bien tout seul, être seul et heureux, cela n’a rien à voir avec un mépris des humains ni avec l’égocentrisme : c’est le signe clair de la liberté. La maturité commence lorsqu’un individu se sent auteur et responsable de son existence, lorsqu’il ne demande pas aux autres de le rendre heureux, lorsqu’il n’accuse pas systématiquement les autres de ses propres faiblesses et insuffisances. Ainsi, l’idéal du sage antique (Épicuriens, Stoïciens, Cyniques...) consiste à se suffire à soi-même. Vivre solitaire renvoie toujours à son jugement personnel, à son intuition, à son esprit critique.

“Le véritable solitaire ne ressent pas le besoin d’une stabilité que fournirait un travail régulier ou une vie conjugale établie parce qu’en lui il se sent structuré et parce qu’il sait que ce qui sécurise devient tôt ou tard ce qui emprisonne.”

Voir Henry Thoreau “Walden ou la vie dans les bois” chez Gallimard, ainsi que “La désobéissance civile”.

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au sujet des dépendances...

3 Août 2013, 08:46am

Publié par pam

“Nous utilisons toutes sortes de méthodes pour nous échapper - toutes les dépendances ont pour origine ce moment où nous rencontrons notre limite et où nous ne pouvons tout simplement y faire face. Nous avons le sentiment que nous devons l’adoucir, l’amortir avec quelque chose et nous devenons dépendant de ce qui semble atténuer la douleur.

La méditation est une invitation à percevoir l’instant où nous atteignons notre limite et à ne pas nous laisser emporter par l’espoir ou la peur.”

Pema chödrön in "Conseils d'une amie pour les temps difficiles".

au sujet des dépendances...

“Se détendre dans le moment présent, se détendre dans l’absence d’espoir, se détendre avec la mort, ne pas s’opposer au fait que les choses changent tout le temps, qu’elles n’ont pas de substance durable, c’est ça le message de base. Parler de l’absence d’espoir et de la mort, ça veut dire faire face aux faits. Aucune fuite de la réalité. Nous pouvons continuer à avoir des dépendances de toutes natures, mais nous cessons de croire qu’elles sont autant de portes d’accès au bonheur.”

Pema Chödrön id.

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