alternatives ?
Le haut des arbres disparait dans le brouillard ce matin.
J'ignore pourquoi personne ne se révolte devant les multiples couleuvres qu'on veut nous faire avaler.
Les sujets importants sont enfouis (par ceux qui détiennent le pouvoir : politiciens, actionnaires, médias...) sous un fatras d'anecdotes et de scoops futiles destinés à empêcher les citoyens de prendre conscience des vrais problèmes, des solutions surtout qui pourtant existent, ou de les détourner d'un des seuls pouvoirs qui leur reste : le vote
(40% d'abstention c'est 40% de muselés, de dégoutés ou de révoltés ?)
Je veux le droit de vote ET le choix de voter pour qui me convient mais si on me propose de la merde ou de la merde que puis-je ?
Je sais bien pourquoi personne ne se révolte, on (de nouveau il faut égrener la litanie médias, politiques, économistes, tenants du pouvoir et de la parole publique..) "on" donc nous maintient la tête entre deux eaux : pas assez profond pour couler, pas assez libres pour réfléchir et choisir. "On" entretient la peur (de l'autre, de l'avenir, de la perte d'emploi, du manque) et plutôt que d'inciter à l'innovation, à la découverte de nouveaux horizons, au partage tant des idées que des techniques, tant des alternatives de vie que de société on martèle l'importance de la croissance pire de l'impossibilité d'envisager toute autre méthode de fonctionnement d'une société d'avenir. "On" musèle les énergies et les initiatives en terrorisant chacun par la peur de tout.
Comment accepter l'idée de refuser un emploi avilissant quand on est tétanisé par l'insécurité qui en découlerait ? Comment ouvrir ses ailes et enfin changer de vie quand on en crève d'envie mais qu'on est bombardé par les exemples de ratages plutôt que de réussite de ceux qui nous ont précédé ? Comment dire non quand il semble si facile de dire oui ? Et on revient au choix impossible : comment choisir quand on craint de passer de merdique mais confortable à nouveau mais angoissant ?
Pourquoi foncer dans l'inconnu et se prendre la tête alors qu'on peut se laisser tranquillement bercés par des substituts de vie (télé, internet, alcool, médocs...)
Et pendant ce temps, à nouveau on déroule le tapis rouge pour des dirigeants étrangers adeptes de la peine de mort, de la terreur et de la tyrannie de pays voisins plus petits qu'eux...
Quand verrons-nous se lever un homme, une femme, un groupe de gens délivrés de leurs egos, intelligents, compatissants et charismatiques qui fédèreront les intelligences, les alternatives, les initiatives loin de toute compétition et de tout pouvoir, sans discrimination avec comme seul moteur le bien de tous et de la planète ? Pour que cela arrive (et vite !) nous devons chacun appliquer à nous-mêmes ce que nous voudrions voir se mettre en place au niveau national, au niveau mondial. La solution est dans le changement d'optique de nos choix quotidiens, dans l'espoir que rien n'est perdu si nous agissons rapidement, radicalement, et c'est bien plus facile qu'on voudrait nous le faire croire.
Un exemple : si vous décidez de manger plus sainement, que vous supprimez de vos achats tous les produits trop trafiqués pour être honnêtes, ou dont la fabrication a impliqué esclavage, maladies ou pire pour d'autres êtres, petit à petit vous verrez votre "pouvoir d'achat" augmenter, si en plus vous choisissez le troc, le recyclage, le partage quand cela est possible, peut être verrez-vous qu'avec moins on vit mieux, et qu'ainsi il est possible de ne pas perdre sa vie à la gagner et que vos alternatives de rêve sont bien plus à votre portée qu'on cherche à vous le faire croire.
Alors ? Partir au Bouthan pour vivre simplement et heureux parmi des gens simples et heureux ?
Votre Bouthan est peut être juste au coin de la rue ! Vivre simplement sans compromissions, en accord avec ses idées est un tel bonheur et plus nous serons nombreux, plus nous serons une force à la fois de persuasion et force économique pour faire changer les choses et les "on" !
J'ai plusieurs fois changé de vie, et je suis loin d'être un exemple au vue de toutes mes faiblesses, compromissions, petits arrangements avec mes grandes idées utopiques mais je ne suis pas au bout de ma route, de plus en plus pauvre de biens de consommation et de plus en plus heureuse, je compte m'améliorer et je suis portée par la certitude d'être dans la bonne voie, d'être de moins en moins seule à vouloir autre chose pour ma vie et celles des enfants qui nous succèderont.
J'aimerai vos avis, connaitre vos rêves et vos refus, vos envies et vos alternatives...