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phytothérapie

6 Janvier 2013, 08:03am

“Toute l’habileté du praticien chinois consistait à combiner les plantes par des associations judicieuses en vue de potentialiser les produits actifs tout en tempérant leur éventuelle toxicité. De cette conception ancienne subsiste aujourd’hui dans la pratique chinoise l’idée que la pharmacopée doit être considérée comme une source non pas seulement de remèdes, mais aussi de produits destinés à empêcher de tomber malade ou à aider à recouvrer la santé au fil d’une convalescence. Tant et si bien que sont englobés  naturellement dans les listes de plantes médicinales les végétaux courants de l’alimentation, légumes et fruits. Ces préoccupations diététiques et préventives, spécifiques de la Chine ancienne, restent très vivaces aujourd’hui, ainsi qu’en témoigne le succès d’ouvrages sur le thème “se soigner en s’alimentant”, thématique aujourd’hui récurrente en Occident. Découvrir de nouveaux médicaments est une chose, en permettre l’accès à ceux qui en ont besoin en est une autre. L’accès aux soins des populations du Sud, largement insolvables, est devenu une préoccupation majeure, mais force est de constater que le système strictement libéral de production des médicaments est bien incapable de faire face à la demande.” Les médecins chinois partant d’observations empiriques très anciennes, soumettent les plantes traditionnelles de leur pharmacopée à des essais scientifiques comparables à ceux de la médecine occidentale. Les études d’ethnopharmacologie visent à répertorier, puis à accréditer par des méthodes scientifiques rigoureuses la valeur des médicaments traditionnellement utilisés depuis des siècles, voire des millénaires. Les grands laboratoires pharmaceutiques se montrent de plus en plus avides de connaître (voire de s’approprier !) les secrets des chamans, guérisseurs ou autres tradipraticiens dans le monde entier. A qui appartient la découverte des propriétés d’une plante : à la tradition qui véhicule de génération en génération ce savoir, ou au laboratoire qui l’exploite après s’être procuré les informations auprès des populations ou de leurs guérisseurs ? La Convention de Rio sur la biodiversité exige des exploitants d’un médicament nouvellement découvert par les ethnopharmacologues de reverser des  royalties aux gouvernements locaux et/ou aux ethnies détentrices et utilisatrices du savoir impliqué, si leur utilisation nécessite transformation.” J.M.Pelt.

phytothérapie
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