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Précaution d'usage !

18 Mai 2013, 07:27am

Publié par pam

J’aimerai pouvoir aider mes proches et tous ceux dont je croise la route à se réaproprier un corps souvent négligé, quelquefois standardisé par un corps médical débordé, maltraité par nos conditions de vie en perpétuelle évolution.

Il est étonnant de constater que dans une société matérialiste où le corps jeune, beau et souple est mis à contribution pour faire vendre n’importe quoi, la plupart d’entre nous, hormis en ce qui concerne l’apparence et le plaisir, ne prend conscience de son corps que quand arrive la maladie ou le déclin dû à l’âge.

Et souvent le constat est le même : trop tard !

Entretenez votre corps : vous n’en avez qu’un et, avec l’augmentation considérable ces dernières années de l’espérance de vie dans nos contrées, il est appelé à durer longtemps !

Je suis profondément touchée par la coutume de certains peuples qui rémunèrent leurs médecins quand ils sont en bonne santé... Place à la prévention !

Si par malheur, vous êtes malade, ou gravement malade, ne boudez pas la haute technologie et la science de notre corps médical, continuez vos traitements, mais rien ne vous empêche de les compléter par des soins naturels qui pour certains ont fait leurs preuves dans de nombreux pays depuis des millénaires.

Et gardez toujours en mémoire l’histoire fameuse de cet américain à qui l’on venait d’apprendre qu’il souffrait d’une maladie mortelle et qui, sa petite valise sous le bras, quitta l’hôpital et rentra chez lui visionner des films comiques et se faire “la belle vie”, considérant que tant qu’à quitter prématurément ce monde, mieux valait-il le faire dans la bonne humeur.

Le rire l’a guéri ... et sans effets secondaires !!

J’ai appris à connaître mon corps quand, à la suite d’un banal accident de la circulation, il m’a fait souffrir. Jusqu’à ce jour, il m’avait procuré du plaisir et de petites douleurs. Il convenait à mon ego, mais je le considérais plutôt comme l’enveloppe de mon cerveau, quelquefois limitatif, un peu fragile. Quand la douleur est arrivée, la vraie, celle avec laquelle vous vous réveillez et vous essayez de vous endormir chaque jour, chaque soir, elle est devenue le maître tout puissant, et mon cerveau l’esclave.

J’ai lutté, et j’ai baissé les bras. Je suis passée par tous les stades psychologiques : de la colère à la résignation, de la haine pour les conseilleurs (vous savez ceux qui ont toujours les réponses, qui connaissent un ami qui, qui vous expliquent comment faire alors qu’ils n’ont souvent aucune idée de ce que vous endurez), à la solitude extrême (car comment faire subir à ceux que l’on aime ce que l’on subit soi-même si difficilement) . J’ai bien sûr essayé de nombreux traitements (avec leurs cortèges d’effets secondaires), rencontré le pire et le meilleur du corps médical et paramédical, testé nombre de médecines dites parallèles et pris souvent la fuite quand on me parlait d’opération au résultat douteux ou que je sentais dans la voix de mon interlocuteur le plaisir de la rencontre avec un “cas” et les nombreuses possibilités d’expérimentation que mon corps représentait à ses yeux !

Pendant toutes ces années, la douleur empirant régulièrement avec l’âge qui accentuait mon délabrement physique, j’ai appris mon corps. La mécanique merveilleuse qu’il représente, l’importance qu’il y a à l’entretenir, le nourrir, le faire travailler : en prendre soin. S’occuper de son corps, surtout quand il pose problème, c’est d’abord se le réaproprier, c’est aussi se faire plaisir. Et votre corps vous le rendra au centuple ! Quand l’envie vous vient de vous replier sur la maladie, sur la douleur, quand vous êtes submergés par elles, respirez un bon coup ! et au lieu de dresser la liste de vos limites dues à cette maladie, à cette souffrance, faites la liste positive de tout ce que vous aimez faire : soyez gourmands, aimants, gais et vous emporterez le combat.

Mais ne vous trompez pas d’adversaire : ne vous battez pas contre, battez-vous avec !

C’est, je crois, la clef de la réussite.

Et surtout ne laissez personne décider à votre place. Apprenez à vous connaître, à connaître votre corps avec ses possibilités et ses limites... mettez en pratique le fameux “connais-toi toi-même” car toujours vous serez le meilleur juge de vos possibilités.

Et chaque jour faites le point pour déterminer si vous êtes trop exigeant avec votre corps ou si vous vous écoutez trop c’est à dire mal, vous satisfaisant de trop peu alors que malgré vos problèmes physiques, vos capacités sont encore énormes, infinies dans les limites que votre corps vous impose. Ce n’est pas le plus simple, et souvent la présence d’un interlocuteur attentif et généreux vous sera nécessaire pour faire le point avec impartialité. Mais de grâce, foutez à la porte les gourous de tout poil qui se précipitent à notre aide dès qu’ils sentent que nous sommes en état de fragilité. Car la fragilité caractérise le déséquilibre que nous subissons quand nous sommes blessés ou malades. Nous devons donc nous protéger pour éviter l’accumulation. Qui d’entre vous n’a pas en mémoire une personne sur qui tous les malheurs du monde semblaient crouler ? Un problème souvent en amène un autre, et très vite on se retrouve englués dans un cycle infernal dont il est chaque jour plus difficile de sortir. Il est toujours urgent de vous occuper de vous, c’est un travail de tous les jours, et qui n’attend pas. Prenez-vous en charge tout de suite, maintenant. Pas de vœux pieux, pas de “la semaine prochaine, pendant les vacances, demain...”

Je l’ai vécu personnellement et à travers l’expérience d’amis proches : nous avons en nous des capacités cachées. Lors d’un accident ou d’une maladie grave, nous nous découvrons des réserves insoupçonnées de courage et de ténacité. Face à l’adversité, nous devenons meilleurs, plus forts et toute cette énergie positive que l’on découvre alors en nous permet de lutter concrètement contre nos difficultés. De même que celui qui s’évanouit à la vue d’une goutte de sang, sera peut-être le plus efficace dans une situation d’urgence extrême, de même si vous devez affronter une épreuve difficile, vous vous découvrirez le plus valeureux des combattants.

Et au premier coup de blues, offrez-vous un petit bonheur : écoutez chanter les oiseaux, faites-vous couler un bain aux plantes, prenez le temps de vous faire un automassage ou un bon gâteau !

Et si vous qui me lisez, êtes comme on dit “ en bonne santé “ prenez en conscience et fêtez ça ! Et n’oubliez pas que la prévention est plus intéressante que les traitements : pour rester en bonne santé mangez sain, varié, équilibré, remuez-vous et soyez gais et optimistes.... et réalisez vos rêves...

Précaution d'usage !
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