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impermanence...

5 Novembre 2013, 08:14am

Publié par pam

“Avait-elle été aveugle ? Comment se faisait-il qu’elle n’eût pas encore jamais remarqué toute cette magie (de la nature) ? Le silence et l’isolement, les heures de méditation avaient atteint leur but. L’esprit d’Ashley s’était bel et bien aiguisé. Ses yeux percevaient des détails ignorés. Sa vision s’était élargie, brisant les limites de son esprit conventionnel.

L’esprit précède tous les phénomènes. Dans l’univers, tout n’est que construction de l’esprit. Si vous parlez ou agissez avec un esprit impur, la souffrance vous suivra comme une ombre. Si vous parlez ou agissez avec un esprit pur, le bonheur vous suivra comme un soleil dans un ciel limpide.

L’univers change constamment. Tout est éphémère, apparaissant et disparaissant, mais comme les sens ne peuvent pas déceler le processus rapidement, l’illusion de permanence est créée. Malheureusement, la compréhension strictement intellectuelle de l’impermanence ne peut servir à rien. Occasionnellement, des événements traumatiques comme une grave maladie ou la mort d’un être proche nous forcent à affronter la réalité de notre existence transitoire, mais cette sagesse ne dure guère ; l’ego se réaffirme et nous continuons à nous croire éternels et indestructibles, maîtres de nos destins, capables d’accomplir n’importe quelle action sans en subir les répercussions.”

Vana Verouti in “Les soupirs des dieux”.

impermanence...

bon jour !

5 Janvier 2013, 09:58am

Publié par pam

Arrêtez de demander : comment ça va ? Tu as passé une bonne journée ?

Questions stupides et inutiles, tellement sujettes à caution.

Il suffit seulement de se lever le matin en se disant qu’on va bien, qu’on va passer une superbe journée, que tout va nous réussir, qu’il arrivera tout ce dont on pourrait rêver. Et de vivre gaiement le lever, la journée.

Et quand ça part en vrille, pour de sordides raisons de ressassement par exemple, il suffit de se recentrer, de changer d’activité, de foncer sur un nouveau projet ou d’inventer une nouvelle façon de vivre cette journée. L’idée de positiver à tout prix m’énerve, mais foncer, démolir les murs, ça ça me parle, vivre chaque moment comme si c’était le dernier de cette vie sur cette terre, arrêter de perdre un temps qu’on n’a déjà plus. Il faut faire plus que mettre un pied devant l’autre, il faut se surpasser, se surprendre, s’amuser. Arrêter de croire en des lendemains qui chantent, s’il n’y a plus qu’aujourd’hui, ce moment-ci, alors c’est celui-ci qui doit chanter.

On le sait tous, dans une seconde la vie peut nous quitter, et chaque seconde qui passe porte la même possibilité et ce jusqu’à l’ultime seconde. On peut aussi s’asseoir et attendre, comme beaucoup le font , souvent inconsciemment, alors que juste derrière eux, le bonheur les attendait patiemment. Changer de point de vue, balancer aux orties ce chemin sécurisant qu’on a scrupuleusement construit, œillères pour éviter la peur, l’angoisse, la terreur de l’indicible fin et de l’impermanence.

impermanence...

“Le schéma habituel de votre esprit est de réagir. Cependant, vous êtes dorénavant en mesure de reconnaître la vérité de la douleur et aussi la vérité de sa cause, qui est la réaction.

Tout être vivant souffre. La naissance, la maladie, la vieillesse et la mort sont des sources de douleur, mais si misérable que soit la vie, personne ne veut mourir, car la mort est la plus effrayante de toutes les souffrances.

La racine de tous les maux est l’ignorance. C’est à partir de l’ignorance que s’enchaînent les événements par lesquels on produit des montagnes de souffrance pour soi-même et pour les autres. Mais comment peut-on éliminer l’ignorance et rompre la chaîne ? Le Bouddha a proclamé que la chaîne pouvait être rompue au point des sensations. Là où s’amorcent les réactions et où se multiplient les addictions, obligeant l’individu à prendre sa part de plaisir et de souffrance comme une drogue.

Chaque sensation engendre plaisir ou aversion. Si, au lieu de réagir aveuglément, l’on s’attache à en saisir l’impermanence, pour comprendre que tout est voué à changer et disparaître, on cesse d’infliger de la souffrance à soi-même et aux autres.

Le Vipassana enseigne à agir plutôt que réagir. La réaction est toujours négative.

De même que les aliments que vous mangez et l’atmosphère dans laquelle vous vivez, sont la contribution pour que le flux de la matière (éléments qui constituent votre corps) continue à circuler, de même, la nourriture de l’esprit se compose des réactions mentales du passé et du présent. Si l’on observe bien, on verra que lorsqu’on nourrit l’esprit avec une réaction mentale de colère, l’élément feu prédominera, provoquant des sensations de chaleur. Si l’on éprouve de la peur, l’élément de l’air prédominera, provoquant des sensations de tremblement. Cette logique peut s’appliquer à tous les éléments. Observez, pour faire en sorte de ne pas produire de nouvelles réactions mentales. La cupidité et l’aversion sont le feu qui brûle et vous consume. L’ignorance des lois de la nature est la cause de votre souffrance. Cessez d’alimenter votre esprit en négativité. Renversez le processus. Comprenez bien l’enseignement et cultivez l’ataraxie (sérénité), l’outil qui vous purifiera en vous ouvrant les portes du bonheur et de la paix.

Ce ne sont pas les autres mais nous-mêmes, qui avons besoin de changer. Notre entourage n’est jamais responsable de nos réactions ou de ce que nous éprouvons. Nous seuls faisons ces choix, à l’exclusion de toute autre personne. Nul ne peut nous rendre malheureux sans notre consentement. Nul n’est responsable de la dureté de nos paroles ou de la méchanceté de notre comportement, même si l’on nous fait du tort ou qu’on nous insulte.

Je ne vous demande ni de vous poser en victimes, ni d’être passifs ou indifférents à la vie. Il y aura des moments où vous devrez prendre position et lutter pour vous protéger contre les malveillances et les agressions. Faites ce que vous avez à faire, mais sans cultiver de haine contre l’agresseur. Rappelez-vous constamment que c’est l’intention de l’esprit qui compte. L’intention est la semence qui produira le fruit, amer ou sucré. Un meurtrier utilise une lame, le chirurgien aussi, mais leur intention est totalement différente.

Protégez votre esprit de la négativité, méditez, suivez le chemin, laisser le Dharma progresser en vous et devenir fort, fort en vertu, fort en équanimité, fort en sagesse. Rendez-vous compte qu’il n’y a pas de Je, pas de Moi, par de Mien, et que s’accrocher à ces illusions n’apporte que souffrance et désolation. La mort nous prendra tous, tôt ou tard. Avons-nous donc la moindre raison de nous attacher à des choses vouées à disparaître, en nous engageant dans d’âpres luttes pour leur possession ?

Semez la graine de la colère et le feu en résultera.

Le premier puni par une action négative est celui qui l’a commise. On est puni lorsque l’on cède à la négativité. On ne peut infliger de souffrance à autrui sans se blesser d’abord soi-même.

Tous les remords du monde n’effaceront pas les mauvaises actions. Seule le peut la purification, et dans ce cas la purification sera l’observation équilibrée des sensations douloureuses que l’on a créées en soi-même.”

Vana Verouti in “Les soupirs des dieux”.

impermanence...
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