au sujet du temps qui passe...
“Le temps : moins le perdre pour davantage en profiter.
Chaque jour est la seule chose que nous possédions vraiment. Notre vie, c’est aujourd’hui, pas hier, pas demain. Le temps est un présent sacré. Si nous ne pouvons profiter du moment présent, ce n’est pas dans un futur hypothétique que nous le ferons. Mais ce n’est pas seulement le fait d’avoir du temps qui est important : c’est la qualité du moment.
“La vie nous a donné, à tous, à un moment ou à un autre, des instants durant lesquels tout ce que nous faisions avait la transparence du cristal et l’azur d’un ciel sans nuages.” Anne Murray Lindenberg.
Nous passons trop de temps à regretter le passé, à rester figés dans le présent ou à nous inquiéter pour le futur. Nous gâchons tant de temps...
“Il n’est jamais trop tard pour RIEN faire.” Confucius.
La paresse devrait être un luxe, non une forme d’inertie. Elle devrait s’apprécier, se déguster, être acceptée comme un cadeau du ciel, un peu comme un moment volé.”
D. Loreau in “L’art de la simplicité”.
“Le passé est marqué de deux manières, par les choses significatives dont on se souvient naturellement, naissances, mariages, morts, voyages, succès et échecs, et puis par l’autre catégorie, les moments curieusement colorés et détaillés, sans rime ni raison, qui ne veulent pas s’en aller.”
A.S. Byatt in “Histoires de feu et de glace”.
“Bien misérable est l’âme obsédée du futur, malheureuse avant le malheur” Sénèque.
“Horace : Carpe diem, quam minimum credula postero : cueille le jour, sans te fier le moins du monde au lendemain. Célébration de l’autonomie : art d’être à soi-même sa propre norme, de décider et de vouloir son existence d’être le moins possible soumis aux caprices des autres, de fabriquer le détail de sa vie, d’élaborer librement son emploi du temps sans rendre de comptes à personne. De même pour le rapport à autrui, indépendamment du mode (amical, amoureux ou neutre). Élargissement du temps présent structurant toute éthique hédoniste. Ne pas troubler l’instant présent par d’inutiles considérations nostalgiques sur le passé ou prédictives sur le futur. Le moment dans lequel chacun vit définit la seule dimension réelle et visible du temps. Le libertinage inscrit son œuvre dans le cadre de l’immédiateté. À chaque instant font suite d’autres instants : la durée se construit avec ces moments juxtaposés qui finissent par faire émerger une cohérence, un sens, une direction. Inutile de souffrir de ses erreurs passées, de ressasser les peines de jadis, d’entretenir la douleur du temps perdu qui jamais ne revient, inutile de craindre l’avenir, de s’angoisser à l’idée d’une éternité peuplée d’enfer. Seul le présent existe. Le conseil vaut aussi en amour.”
Michel Onfray in “Théorie du corps amoureux”.