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Guerison. Maud Sejournant.

6 Février 2013, 09:14am

Publié par pam

Maud Séjournant in “Le cercle de vie” :

“Larry Dossey, médecin généraliste, dans “Space, time and médicine” parle du rôle de la conscience dans la santé et dans la maladie. Dans “ces mots qui guérissent” il démontre le pouvoir de la prière dans le processus de guérison. Par “prière” il entend “vibrations énergétiques positives”. Il développe un modèle qu’il appelle les “trois ères de la médecine moderne” :

1° : ère matérialiste : commence vers 1860 et continue à imprégner la pratique médicale actuelle avec médicaments, chirurgie, radiations... Elle ne tient pratiquement pas compte du rôle de la conscience dans la guérison.

2° : médecine du corps et de l’esprit : bien qu’existant depuis l’Antiquité, le concept n’a été vraiment étudié de manière scientifique que depuis les années cinquante. Dans un concept d’espace-temps classique, l’accent est toujours mis sur les limites locales et individuelles des résultats obtenus. L’esprit y est davantage perçu comme une production du cerveau dans le corps, cerveau qui joue ici un rôle déterminant dans la guérison. Font parties de cette 2° ère de nouvelles disciplines telles que la psycho-neuro-immunologie (étude des relations entre le cerveau et les défenses immunitaires ).

3° : dans laquelle nous entrons, implique une approche non locale de la relation entre l’esprit, le corps et le temps. Notre esprit n’y est pas perçu comme localisé à l’intérieur d’un cerveau ou d’un corps humain, ni confiné dans le moment présent. Cette approche peut mener à des guérisons “hautement anormales” ou même “miraculeuses” parce qu’elles ne peuvent être expliquées dans le cadre de la pensée locale, mécanistique et réductionniste des deux ères précédentes.

Le cancérologue Bernie Siegel dans “L’amour, la médecine et les miracles” parle du rôle crucial de l’attitude  mentale du patient par rapport à sa maladie et à lui-même. Il pense que l’amour joue un rôle essentiel dans la guérison. Il fait appel à cette force pour soigner ses malades. Paracelse : “Le vrai pouvoir de guérison est l’amour”. Ce serait cette force positive que l’on pourrait transmettre à distance et qui opérerait des guérisons inexplicables.” 

“Steve Wolinsky, docteur en psychologie, a créé une nouvelle approche appelée psychologie quantique : il est parti des principes de la physique quantique pour tenter de découvrir la manière dont ces principes pouvaient s’appliquer à nos processus internes. Il a abouti au raisonnement suivant :

1 - L’observateur influence la réalité qu’il observe (principe d’Heinsenberg). Il n’y a pas de réalité sans la présence d’un observateur.

2 - Tout interpénètre tout le reste. La réalité est un tout indivisible (D. Bohm).

3 - Tout est fait de vide. La forme est du vide condensé (A. Einstein).

4 - La réalité n’est pas locale (J. Bell).

Wolinsky vise à faire retrouver à l’individu son essence atemporelle en prenant du recul par rapport aux identités ou personnalités qu’il a créées depuis sa naissance et qui sont porteuses des maladies ou des symptômes qui empoisonnent sa vie. Il intègre aussi dans sa réflexion la théorie du chaos et montre comment l’homme essaie de résister au chaos dans sa vie en créant des identités fixes au lieu de se laisser aller à l’ordre inhérent, mais en général caché, du chaos. En réalité, les symptômes ou problèmes n’existent que dans les identités que l’individu a créées, il s’agit donc de “dé-hypnotiser” la personne, de la sortir de son identification à ses diverses personnalités et de l’emmener au-delà du problème, dans  son moi essentiel.

L’Est et l’Ouest se rejoignent dans cette approche. La vision spirituelle orientale qui fait état de la maya, l’illusion du monde que nous créons, est intégrée à la philosophie quantique qui montre comment nous créons notre réalité, donc l’image de nous-mêmes, sous forme d’identités, dans lesquelles nous croyons si fort que nous nous identifions à elles. Nous sommes tous dans un état de transe (dont parle Chopra) dont il est urgent de nous arracher.

Par cette nouvelle approche, Wolinsky aide ses patients non seulement à sortir de leurs identités illusoires porteuses de problèmes, mais aussi les mènent à embrasser le “Tao du chaos” (titre de son dernier livre) et à retrouver leur essence véritable, leur âme, et à danser avec le mouvement permanent de la vie.”

“Lewis Mehl, indien Cherokee, médecin expert des techniques traditionnelles de guérison, a développé les concepts qui forment le monde dans lequel se meut le chamane :

1 - Toutes les parties du monde sont reliées à tous les niveaux de la réalité, de telle sorte que tout ce qui arrive à un individu affecte tous les autres et tout ce qui arrive aux autres affecte l’individu à tous les niveaux, du physique au spirituel.

2 - Les objets perceptibles par les sens humains sont les manifestations locales d’un plus grand schéma d’énergie.

3 - Ce qui est non perceptible par les sens humains est aussi important dans une maladie que ce qui peut être mesuré et validé par les sens.

4 - La conscience est en tout. Autrement dit, tout est vivant.

5 - L’univers est un tout sacré, qui a un but et un sens.

Dans ce contexte, la guérison n’est plus seulement la conséquence du remède absorbé par le corps (ère n°1 de Dossey), ni celle de l’autosuggestion (ère n°2), mais s’explique par la relation que nous établissons avec des champs d'énergie universels et non localisés.

Procédure clinique : il commence par la prière, pour lui moyen d’invoquer les systèmes plus vastes où nous vivons, qui sont conscients et peuvent répondre à nos demandes (l’important étant non de comprendre mais de travailler avec leur énergie). Il demande donc à ces énergies de l’aider et d’aider son patient car il se trouve dans un contexte d’incertitude (principe d’Heisenberg). Puis il entre dans la pensée paradoxale en disant qu’il se place dans la perspective d’une guérison totale, tout en reconnaissant que les possibilités du patient peuvent être limitées. Dans un esprit de total respect, il s’en remet à la source supérieure. Puis il se met véritablement à l’écoute du patient qui peut exprimer lui-même ce dont il a besoin pour être guéri. Ensuite il prépare son patient à mourir car, dit-il, la guérison implique toujours d’une certaine manière la mort et une renaissance d’une partie de la personne. On retrouve ici l’idée de Wolinsky sur l’abandon des identités qui sont porteuses de problèmes. Enfin, le médecin-chamane réclame l’honnêteté totale, car “le mensonge nourrit la maladie”. Les miracles n’arrivent que lorsqu’on fait face à la vérité que le corps tente de nous faire comprendre à travers sa maladie.

Autrefois, le chamane pratiquait son art en se basant instinctivement sur les mêmes fondements - ce qui le faisait passer pour un sorcier incompréhensible aux yeux de la plupart des gens. Aujourd’hui la science commence à nous présenter une vision du monde qui, à l’opposé de l’”objectivité” naïve de nos habitudes de perception et de nos croyances, permet peu à peu à tous de vivre ce que les chamanes connaissaient intuitivement depuis fort longtemps.”

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