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L'humanité est une bavure...

30 Janvier 2016, 08:26am

Publié par pam

Un nouveau message de Frédéric Wolff

23 janvier 2016Beauté, Développement

Trouvé sur le blog de Fabrice Nicolino (oui de Charlie..) Planète sans visa :

http://fabrice-nicolino.com/?p=2184

Les jours passent, et je ne vous écris toujours pas. Ce n’est qu’un moment, mais il dure. En attendant, je vous laisse en l’excellente compagnie de Frédéric Wolff. Qui existe bel et bien, contrairement à ce que certains paraissent croire. À bientôt, je le jure. Fabrice Nicolino

—————————-

DU PROGRÈS DANS L’EXTERMINATION

Il était une fois la vie au pays du progrès. On y inventait des machines à aller plus vite nulle part et à désirer l’indésirable. Les gens y vécurent de plus en plus vieux et eurent beaucoup de maladies…

Même plus vrai !

En 2015, l’espérance de vie a diminué de trois mois pour les hommes et de quatre mois pour les femmes. La faute à qui ? A la grippe et à la météo, dixit les experts officiels. Ouf.

Pas d’inquiétude, donc. Sur le long terme, on vit de plus en plus longtemps… malades ! Ainsi, l’espérance de vie sans incapacitédiminue depuis plusieurs années – 2006, si mes informations sont bonnes. Un progrès allant rarement seul, on est malade de plus en plus tôt.

Des chiffres ? Puisqu’il faut tout mettre en chiffres, y compris nous-mêmes, allons-y gaiement. Le diabète et les maladies cardiovasculaires progressent cinq fois plus vite que la population. Et les cancers ? Quatre fois plus vite, avec une incidence chez les adolescent(e)s de + 1,5 % par an depuis 30 ans. De plus en plus vite nulle part ? Même plus vrai : de plus en plus vite dans le mur !

Soyons optimistes : ce n’est qu’un début. Nous pouvons faire beaucoup mieux. Les générations nées à partir des années 1960 ont bénéficié, dès leur naissance, des pollutions tous azimuts, d’une alimentation appauvrie et de la sédentarité. Depuis le nouveau millénaire, les ondes nocives du progrès améliorent encore le désastre, faites excuse pour les oxymores des temps modernes – occis et morts en un seul mot, c’est un cauchemar. La synergie est parfaite, donc : les ondes pulvérisent la barrière protégeant le cerveau, la voie est libre pour les cocktails chimiques… Et les nanotechnologies ajoutent la touche finale. Du grand art.

Au final, le marché de la maladie se porte à merveille. Une source de croissance durable bien de chez nous, enfin. Alors soyez patriotes ! Faites-vous dépister à coups de rayons X ! Vaccinez-vous aux métaux lourds ! Amalgamez vos chicots au mercure, rafistolez-vous en batterie, perfusez vos globules et, tant que vous y êtes, prothésez-vous du ciboulot ! Si vous êtes victime d’empoisonnement industriel, optez pour l’empoisonnement thérapeutique ! Suivez la progression de votre diabète et de vos métastases sur votre smartphone, prolongez votre espérance d’agonie et finissez vos jours entouré de machines à respirer, à digérer, à uriner…

A ce rythme-là, il va devenir scabreux de se souhaiter une bonne santé. Personnellement, je le déconseille, sauf à être assuré en cas de procès pour vœu non exaucé. Mieux vaut prévenir. D’ailleurs, c’est ce qu’on nous répète : « On vous aura prévenus. » Respirer tue, alors inspirons un jour sur deux ou expirons, à nous de choisir.

Mais il n’y a pas que l’espérance de vivre en bonne santé. Il y a l’espérance de vivre tout court, comme des vivants du genre humain, l’espérance de fleurir. La menace n’a jamais été aussi grande, de n’être plus que des ombres errantes, ni vraiment mortes, ni franchement vivantes. Exproprié(e)s de nos vies, dépouillé(e)s de notre autonomie, occupé(e)s à ne pas vivre vraiment, à ne pas habiter notre humanité, à laisser des machines décider à notre place… Nous inaugurons joyeusement l’ère des cyborgs post-humains.

La joie, même la joie se retire de nos visages, de plus en plus, elle s’en va et le sens du sacré tout autant, le sacré quand la vie était un miracle, quand on pouvait encore se réjouir sans être saisi d’inquiétude. Ce châtaignier, là où je vis, vous le verriez, c’est un frère. Comment ne pas lui sourire et, dans le même instant, craindre pour lui et pour tant d’autres ?

Mais voilà, il y a beaucoup plus important que la vie. Il y a les secondes que l’on gagne pour se rendre d’un non-lieu à un autre non-lieu. Ça vaut bien un aéroport ravageant des terroirs précieux et, au passage, le climat dont notre grand pays a fait la cause du siècle. Ça justifie un TGV détruisant des habitats et des paysages bouleversants de beauté. Nous sommes devenus si importants, nous et nos affaires à développer sans limites.

L’état d’urgence est étendu. Il devient permanent. Pas l’urgence écologique, non, celle-là, c’est juste pour parader dans les grandes mascarades de la COP 21 et des campagnes électorales. L’urgence dont il est question ici est celle d’en finir avec la vie, le hasard, le don sans limite du vivant et, soyons fous, avec la mort. Comprenez bien : L’humanité est une bavure. Qu’elle soit obsolète, indésirable ou non rentable, elle doit dégager.

Ainsi pourraient s’exprimer nos bons maîtres si, pour une fois, ils parlaient vrai :

Demain sera parfait et vous aussi. Vos émotions, vos défaillances, ça commence à bien faire. La mort vous asticote ? Vos vies ne sont pas à la hauteur ? Place au pilotage universel. Plus rien ne doit échapper à la toute-puissance. Vous n’êtes pas conformes aux normes des intégristes de la machine ? Vous serez désintégré(e)s ! La déchéance physique vous guette ? Vous serez customisé(e)s en série, programmables et réparables à merci. Merci qui ? Merci la machine !

Grâce à la machine, vos derniers restes d’humanité sont en voie d’éradication. Le transfert des données touche à sa fin. Votre restant de cerveau disponible est quasiment numérisé et votre code-barres génétique, sur le point d’être opérationnel. Alléluia !

Grâce à la machine… Et grâce à vous. Vous êtes formidables, vraiment. Plus besoin de gardien du troupeau. Le gardien, c’est vous ! C’est une source d’économie et surtout, de consentement et donc, d’efficacité. D’après les derniers chiffres, le taux de pénétration des mouchards électroniques progresse comme jamais. Vous pouvez être fiers. Surtout, ne changez rien.

Continuez à plébisciter vos camisoles numériques. Tout le monde doit tout savoir sur tout le monde. Exhibez-vous ! Twittez, selfiez, restez connectés. Internet et les data centers foutent en l’air le climat ? Connectez-vous pour vous indigner ! L’absurdité menace le cours de votre vie ? Exigez un GPS qui donne un sens à votre existence. Vous vous sentez l’âme d’un(e) rebelle ? Réclamez des smartphones sans antenne-relais près de chez vous ! Vous passez votre vie derrière des écrans ? Syndiquez-vous ! Le digital labour mérite reconnaissance et rémunération. Négociez un statut de larbin que l’on sonne avec treizième mois et réduction du forfait téléphonique.

La planète sera intelligente ou ne sera pas. Il y va de l’optimisation du cheptel et de ses prothèses, de la bonne croissance des flux et du flicage participatif. Pas d’alternative au règne du calcul et de la marchandise. Point de salut en dehors du sacrifice au cyber-Dieu des machines. Tout doit passer par lui, désormais : vos liens avec les autres, vos gestes, votre parole ou ce qu’il en reste. Votre rapport sensible au monde, oubliez-le. Ce qui faisait la vie imprévisible, précieuse, habitée, remplacez-le par le non-espace, le non-temps, la non-vie. Scannez vos aliments et vous avec par la même occasion, évaluez-vous, équipez-vous d’urgence de la fourchette connectée et de la gamelle intelligente pour chat et chien 2.0…

La déchéance de nationalité n’est finalement qu’une étape. Demain, c’est de l’humanité que nous serons déchu(e)s.

Celles et ceux qui veulent nous transformer en machine sont clairement des ennemis. Nous ne sommes pas négociables. Nous ne le serons jamais.

Ne laissons pas leur monde désherber nos vies. Plus que jamais, sauvons ce qui peut l’être : notre humanité, dans ce qu’elle a de plus vulnérable – ses limites et sa finitude – et de plus humble aussi – une espèce parmi d’autres espèces. Quitte à être des « chimpanzés du futur », protégeons les arbres qui nous protègent. Soyons des veilleurs de nos jours, des

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Des anarchistes demandent officiellement la déchéance de la nationalité française

26 Janvier 2016, 06:34am

Publié par pam

BY YANNIS YOULOUNTAS · 22/01/2016

Suite aux annonces nauséabondes de Valls et Hollande…

DES ANARCHISTES DEMANDENT OFFICIELLEMENT LA DÉCHÉANCE DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE À FRANÇOIS HOLLANDE

F.T.P. (Francs tireurs Partisans d’une citoyenneté mondiale)
35 allée de l’Angle
Chaucre le 22 janvier 2016
17190 St Georges d’Oléron
Tel : 05 46 76 73 10
Adresse électronique : editionslibertaires@wanadoo.fr

Objet : Demande de déchéance de la nationalité française

À Mr le président de la république française.

Mr le Président, nous vous faisons une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps.

Nous sommes nés dans ce pays, la France, par hasard. Nous n’avons choisi ni de naître, ni de naître en France. Il en va ainsi de tous les êtres humains. Jusqu’à présent, ce non-choix ne nous posait pas de trop gros problèmes. Nous aurions pu tomber plus mal.

Depuis déjà quelque temps, cependant, entre Notre-Dame-des-Landes et la condamnation de syndicalistes à de la prison ferme, nous avions quelques doutes sur votre capacité à faire rêver d’une France dite pays des droits de l’homme. Vous nous accorderez de ne même pas parler de socialisme. Avec votre dernier tripatouillage politicard à propos de la déchéance du droit de nationalité, les choses sont claires. Vous jouez avec les allumettes. Vous savez que les terroristes se moquent comme de leur première chemise d’être déchus ou non de… Et pourtant, vous êtes en train de mettre en place un arsenal juridique démagogue qui assigne aujourd’hui à résidence des écolos et des syndicalistes et qui, demain, se retournera contre vous.

Rappelez-vous, Martin Niemöller. Libéré des camps par la chute du régime nazi, en 1945. Il est l’auteur de Quand ils sont venus chercher… faussement attribué à Bertold Brecht. Il disait : « Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit,… je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit,… je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs, je n’ai rien dit,… je n’étais pas juif. Lorsqu’ils sont venus me chercher, …il ne restait plus personne pour protester. »

Monsieur le Président, demain, quand ceux que vous prétendez combattre seront au pouvoir, ils se contenteront d’appliquer vos lois. Comment ne comprenez-vous pas cela ? Par voie de conséquence, comme nous le permet encore la Constitution, nous nous déclarons en situation d’insurrection.

Par la présente, veuillez recevoir notre demande de déchéance de la nationalité française. Pourquoi ? Nous autres, Français de hasard, ne voulons plus être français tant que vous incarnerez cette idée de la France. Par la présente, nous vous informons également de notre volonté de créer dans les plus brefs délais une carte d’identité et un passeport de citoyen du monde.

Monsieur le président, prévenez vos gens d’armes, que nous serons lourdement armés de ces armes de destruction massive que sont l’intelligence, la non-violence, l’honneur et… l’humour. Et que nous n’hésiterons pas à tirer ! Avec ces armes là !

Jean-Marc Raynaud, Dominique Lestrat, Yannick Thébault, Stephane Troplain, Paul Boino, Annie Arroyo, Thierry Sassi

Des anarchistes demandent officiellement la déchéance de la nationalité française

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Remèdes amérindiens

24 Janvier 2016, 09:26am

Publié par pam

Avaler une pilule peut être la solution la plus facile pour certains, mais ce n’est certainement pas toujours la meilleure option. Pourquoi ne pas essayer quelques remèdes d’autrefois en premier?

Quand il est question de phytothérapie, beaucoup d’entre nous sommes familiers avec les avantages de l’échinacée ou rudbeckia pourpre comme antibiotique, de l’écorce de saule comme anti-douleur et de l’aloé vera comme un anesthésique topique et le traitement des affections de la peau. Mais tout ceci est de notoriété publique si on le compare à la perception et aux traitements que les guérisseurs Amérindiens ont découverts et utilisés.

Les guérisseurs Amérindiens ont développé une roue très similaire au yin/yang de la médecine asiatique. L’utilisation de plantes médicinales et autres formes alternatives de traitement était la médecine de pointe en leur temps. C’était une approche holistique du traitement médical qui reposait beaucoup sur les plantes et leurs avantages inestimables.

Ce qui suit est la liste des plantes locales, des arbres, des fruits et des fleurs d’Amérique du Nord qui ont des propriétés bénéfiques surprenantes telles que définies par les tribusAmérindiennes. En période difficile, cela pourrait rendre de grands services de garder certains de ces anciens remèdes à l’esprit. Ils sont inestimables également pour les besoins quotidiens lorsque vous considérez à quel point certains d’entre eux peuvent être efficaces.

La tisane de réglisse, pour un mal de gorge est un bon exemple. Il est également intéressant de noter que beaucoup de ces remèdes naturels sont encore en usage aujourd’hui, y compris la cire d’abeille et le pollen d’abeille, la camomille et d’autres. C’est une bonne démonstration du bénéfice de la sagesse développée au cours des siècles.

Il est difficile de savoir comment les Amérindiens déterminaient quelles plantes pourraient avoir des propriétés thérapeutiques, et la méthode des essais et erreurs a probablement été l’une des approches. On pense également qu’ils observaient les animaux malades qui mangeaient certaines plantes et déterminaient que ces plantes-là devaient avoir certaines propriétés qui méritaient d’être explorées. Ils avaient en tout cas un sens que nous devons avoir perdu puisque les ethnobotanistes se rapprochent d’eux pour connaître leurs secrets. Depuis, des études scientifiques ont vérifié la valeur médicinale de nombreuses plantes. En fait, l’aspirine commune est dérivée de la salicine, un produit chimique dans la face interne des saules qui a été utilisé dans l’Antiquité pour la fièvre et la douleur.

Ces remèdes étaient généralement administrés dans des infusions (thés) ou des mélanges qui étaient soit ingérés soit appliqués sur la peau. Parfois, les plantes étaient consommées comme nourriture ou ajoutées aux aliments ou à l’eau. A l’occasion, une pommade ou un cataplasme était appliqué sur des plaies ouvertes. Je recommande fortement que vous évitiez cette dernière méthode, étant donné le risque d’infection à partir de sources sauvages. Cependant, le piment de Cayenne sur une plaie ouverte fait merveille, et du miel sur une brûlure également.

J’ai donc essayé de regrouper les plantes les plus répandues que vous pouvez trouver et reconnaître. Comme toujours, si vous êtes enceinte, consultez votre médecin et assurez-vous qu’il n’y ait pas de doute possible sur l’identification de la plante.

1. Alfalfa ou Luzerne: Soulage la digestion et est utilisée pour faciliter la coagulation sanguine. Elle est actuellement utilisée aussi pour le traitement de l’arthrite, les problèmes de vessie et de reins et la densité osseuse. Renforce le système immunitaire.

2. Aloe vera: Une plante qui ressemble à un cactus. Les feuilles épaisses peuvent être pressées pour en extraire une sève épaisse qui peut être utilisée pour traiter les brûlures, les piqûres d’insectes et les blessures.

3. Tremble: L’écorce interne ou xylème est utilisée dans une tisane pour traiter la fièvre, la toux et la douleur. elle contient de la salicine, qui se trouve également dans les saules et est l’ingrédient de base de l’aspirine.

4. Pollen d’abeille: Lorsqu’il est mélangé avec des aliments, il peut stimuler l’énergie, la digestion et renforcer le système immunitaire. Si vous êtes allergique aux piqûres d’abeilles, il se peut que vous soyez également allergique au pollen d’abeille.

5. Cire d’abeille: Utilisée comme baume pour les brûlures et les piqûres d’insectes, y compris les piqûres d’abeilles. Destinée à être utilisée uniquement en externe.

6. Mûres: La racine, l’écorce et les feuilles, quand on les écrase et les fait infuser dans une tisane, sont utilisées pour traiter la diarrhée, réduire l’inflammation et stimuler le métabolisme. En gargarisme, elles traitent les maux de gorge, les ulcères de la bouche et l’inflammation des gencives.

7. Framboises noires: Les racines de cette plante sont broyées et utilisées en décoction ou bouillies et mâchées pour soulager la toux, la diarrhée et les troubles intestinaux en général.

8. Sarrasin: Les graines sont utilisées dans les soupes ou réduites en purée pour abaisser la tension artérielle. Aide à la coagulation du sang et soulage la diarrhée.

9. Piment de Cayenne: Les gousses sont utilisées comme analgésique, mélangées à un plat ou à une boisson. Il est aussi utilisé pour traiter l’arthrite et la détresse digestive. Il est parfois appliqué sur les plaies sous forme de poudre pour augmenter le flux sanguin et agir comme antiseptique et anesthésique atténuant ou éliminant la douleur.

10. Camomille: Les feuilles et les fleurs sont utilisées en tisane pour traiter les problèmes intestinaux et les nausées.

11. Cerisier de Virginie: Considéré par les tribus Amérindiennes comme un traitement médical tous usages, les baies étaient dénoyautées, séchées et broyées ou préparées en cataplasme pour traiter une variété de maux. Ceux-ci comprennent la toux, le rhume, la grippe, les nausées, l’inflammation et la diarrhée. En baume ou en cataplasme, il est utilisé pour traiter les brûlures et les blessures. Les noyaux du cerisier de Virginie, très semblables à des pépins de pommes, sont toxiques à concentration élevée. Veillez à dénoyauter les cerises si vous les utilisez.

12. Echinacée: C’est une plante primordiale dans les traitements Amérindiens classiques. Elle est utilisée pour renforcer le système immunitaire, combattre les infections et la fièvre. Elle est également utilisée comme traitement antiseptique et général pour les rhumes, la toux et la grippe.

13. Eucalyptus: L’huile extraite des feuilles et des racines est un traitement répandu pris en infusion pour traiter les toux, les maux de gorge, la grippe, la fièvre. J’ai eu également le récit d’une personne souffrant de mucoviscidose pour laquelle la médecine conventionnelle ne pouvait pas grand-chose: sa mère l’a soignée avec de l’eucalyptus sous plusieurs de ses formes et elle est actuellement débarrassée de cette maladie invalidante.

14. Fenouil: Une plante qui a un goût de réglisse. Le fenouil est utilisé en infusion ou mâché pour soulager la toux, le mal de gorge, aider à la digestion, offre un soulagement de la diarrhée et c’était un traitement général pour les rhumes. Il est également utilisé en cataplasme pour soulager les douleurs oculaires et les maux de tête.

15. Grande camomille: Utilisée encore à ce jour pour soulager naturellement la fièvre et les maux de tête, y compris les maux de tête sévères, comme les migraines, elle peut également être utilisée pour les problèmes digestifs, l’asthme et les douleurs musculaires et articulaires.

16. Eupatoire: Un autre remède pour la fièvre, qui est également utilisé pour la douleur en général, les démangeaisons et la raideur articulaire. Il peut être ingéré en infusion ou mâché, ou encore écrasé en une pâte pour en faire un baume ou un cataplasme.

17. Racine de gingembre: Une autre plante importante en médecine Amérindienne, la racine était écrasée et consommée avec les repas, ou bien en tisane, pommade ou cataplasme. Connu à ce jour pour sa capacité à favoriser la santé digestive, il est également anti-inflammatoire, favorise la circulation sanguine et peut soulager la toux et les rhumes, la grippe, en plus de la bronchite et des douleurs articulaires.

18. Ginseng: Le ginseng est autre plante contemporaine dont l’histoire remonte à des millénaires après avoir traversé différentes cultures. Les racines ont été utilisées par les Amérindiens en tant que complément alimentaire, en tisane, et en cataplasme pour traiter la fatigue, stimuler l’énergie, améliorer le système immunitaire et favoriser d’une manière générale les fonctions du foie et des poumons. Les feuilles et les tiges étaient également utilisées, mais la racine est la plus concentrée en composés actifs.

19. Verge d’or: Considérée généralement comme une source d’allergies et d’éternuements, la verge d’or était en fait considérée comme une panacée par les Amérindiens. En infusion, en l’ajoutant à la nourriture, sous forme de pommade, elle est utilisée pour traiter des affections allant de la bronchite et des problèmes pulmonaires aux rhumes, grippe, inflammation, maux de gorge et comme antiseptique pour les coupures et les éraflures. On la trouve facilement dans la nature au cours des promenades ou même sur le bord des routes.

20. Chèvrefeuille: Les baies, les tiges, les fleurs et les feuilles sont utilisées pour traiter localement les piqûres d’abeilles et les infections cutanées. En tisane, il est utilisé pour traiter les rhumes, maux de tête et maux de gorge. Il a également des propriétés anti-inflammatoires.

21. Houblon: En infusion, il est utilisé pour traiter les problèmes digestifs et il est souvent mélangé avec d’autres plantes comme l’aloe vera pour les problèmes musculaires. Il est également utilisé pour soulager les maux de dents et les maux de gorge.

22. Réglisse: Les racines et les feuilles peuvent être utilisées pour la toux, le rhume, les maux de gorge. La racine peut également être mâchée pour soulager les maux de dents.

23. Molène: En infusion ou ajouté à une salade ou d’autres aliments. Cette plante a été utilisée par les Amérindiens pour traiter l’inflammation, la toux et la congestion ainsi que les affections pulmonaires d’une manière générale. C’est une plante assez commune et vous en avez probablement qui pousse dans votre jardin ou à proximité.

24. Passiflore: Les feuilles et les racines sont utilisées pour faire une infusion pour traiter l’anxiété et des douleurs musculaires. Un cataplasme pour lésions cutanées comme les brûlures, les piqûres d’insectes et les furoncles peut également être préparé à partir du passiflore.

25. Trèfle rouge: Il pousse partout et les fleurs, les feuilles et les racines sont habituellement utilisées dans une tisane. Les fleurs peuvent être placées pour décorer une salade ou un autre plat. Il peut traiter l’inflammation, améliorer la circulation et traiter les affections respiratoires.

26. Cynorrhodon (églantier): C’est la boule rouge orangée qui est le fruit de la rose sauvage. C’est une source massive de vitamine C et lorsqu’il est consommé entier, broyé dans une tisane ou ajouté à la nourriture, il est utilisé pour traiter les rhumes et la toux, la détresse intestinale, comme antiseptique et pour traiter l’inflammation.

27. Romarin: De la famille des pins et utilisé dans la nourriture et en infusion pour traiter les douleurs musculaires, améliorer la circulation et comme nettoyant général du métabolisme.

28. Sauge: Une plante largement répandue dans toute l’Amérique du Nord, c’est un insectifuge naturel et elle peut être utilisée comme traitement standard pour les désordres digestifs, les rhumes et les maux de gorge.

29. Menthe: Utilisée systématiquement par les tribus Amérindiennes pour le traitement de la toux, le rhume, la détresse respiratoire et comme remède contre la diarrhée et stimulant pour la circulation sanguine.

30. Valériane: La racine sous forme d’infusion soulage les douleurs musculaires et elle est connue pour son effet calmant.

Si vous êtes un expert en remèdes Amérindiens, je suis sûr que vous pouvez ajouter un grand nombre de plantes à cette liste. Il y a d’excellents ouvrages sur les remèdes naturels et les propriétés médicinales spécifiques que les Amérindiens ont découvertes. Les remèdes naturels sont à considérer à la fois d’un point de vue historique et potentiellement pratique. Assurez-vous de les identifier correctement et vérifiez avec votre thérapeute avant de les utiliser.

Qu’ajouteriez-vous à cette liste? Croyez-vous que les Amérindiens avaient plus de connaissances en médecine qu’on ne leur en attribue?

Source : Off The Grid News

http://www.sante-nutrition.org/

© 2015, Recherche et transmission par Michel / Arcturius.

Remèdes amérindiens

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Quand le neuf apparaît déjà

8 Janvier 2016, 16:33pm

Publié par Fabrice Nicolino

7 janvier 2016 / Fabrice Nicolino pour Reporterre


Blessé lors de l’attaque terroriste contre « Charlie Hebdo » il y a un an, Fabrice Nicolino garde l’espoir : "D’un côté le vieux monde, qui tient encore entre ses mains le pouvoir de décision. Et de l’autre, dans les limbes certes, mais lumineuse déjà, davantage qu’une graine. Une pousse. Une pousse déjà vivace."

Journaliste engagé pour l’écologie, Fabrice Nicolino est chroniqueur à La Croix et à Charlie Hebdo,où il a été blessé dans l’attentat du 7 janvier 2015. Il s’exprime aussi sur son blog, Planète sans visa, et a publié récemment Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture. Aujourd’hui, un an après le terrible attentat, il est à Nantes, aux côtés des Naturalistes en lutte, pour une conférence de presse contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Vous savez quoi ? J’ai pris trois balles dans la peau le 7 janvier 2015, au siège de Charlie Hebdo et je ne recommande pas l’expérience. Seulement, je ne supporte plus cette France pétrifiée, tremblante, prête à donner les clés du royaume à ses flics, à ses soldats, à ses nombreux et ténébreux services secrets, que personne ne contrôle parce que personne n’a jamais songé à les contrôler.

Cette France à genoux devant la folie meurtrière donne une idée précise de ce que nous sommes devenus. Incapables de répondre sur le plan de l’imaginaire et de la civilisation, nous ne voyons l’avenir que sous la forme d’une surveillance totale, agrémentée, car nous savons vivre, de creux discours sur la démocratie et la fraternité. Attention, pas de malentendu : je pense qu’il faut nommer le totalitarisme nouveau incarné par les djihadistes. Et je suis bien convaincu qu’il faut savoir sortir des armes – des vraies, en acier trempé – quand il faut affronter des barbares.

Un hymne solennel à consommer des objets inutiles

La question n’est donc pas celle-là. La question est que nous n’avons rien à défendre qu’un monde de pacotille et de falbalas. Quoi ? Le but de la vie sur Terre ne serait donc que la possession de bagnoles – une, deux, trois si possible –, de télés, d’ordinateurs, de téléphones portables ? Il faudrait donc perdre sa vie dans un travail aliéné pour enfin profiter de vacances bien méritées ? À la mer – dans le béton et la furie des foules sur le sable – ou au ski, dans ces villages Potemkine où le personnage principal est désormais la neige artificielle ?

Jamais, me semble-t-il en tout cas, le monde que j’habite par force n’aura été aussi laid. Partout résonne un hymne solennel à consommer des objets inutiles, qu’il faut envoyer de plus en plus vite à la benne. Malgré les innombrables propos publics qui clament le contraire, les frontières entre communautés, générations, classes sociales, se changent en précipices. Mais la France officielle des médias et de la politique s’en moque bien !

Ce qu’elle veut, on le sait : des mises en scène, avec roulements de tambour si possible. Ainsi nos maîtres, bombant le torse, parviennent à croire et à convaincre – un peu – qu’ils existent encore. Voyez l’exploitation faite du grand massacre du 13 novembre, à Paris. La veille encore, on misait sur les embrassades de la COP 21 où, répétaient gazettes, ministre et président, se jouait le sort du monde.

La crise est ce moment où le vieux meurt et où le neuf tarde à apparaître

Le lendemain, des centaines et milliers d’articles vides d’information, mais dégoulinants d’émotion, repoussaient la conférence climatique dans les coulisses. Quel aveu ! Ainsi donc, un acte de guerre – terrible et terrifiant, mais circonscrit – devenait soudain dix fois plus important que la réflexion commune sur le dérèglement climatique, qui menace toutes les sociétés humaines de dislocation. Mais il est vrai que l’élection présidentielle de 2017 vaut bien cela, n’est-ce pas ?

Y a-t-il une voie ? Il existe en tout cas un chemin, même si je ne sais pas où il mène exactement. Le suivre implique selon moi une rupture radicale et définitive avec la totalité des formes politiques existantes. Ce qui comprend celles dont beaucoup de lecteurs de Reporterre se sentent proches :EELV ou le Parti de gauche, par exemple. Toutes ces représentations appartiennent à un monde qui a déjà largement disparu. Pour citer le vieux Gramsci, que je continue à respecter malgré tout ce qui nous sépare à jamais, « Crisi è quel momento in cui il vecchio muore ed il nuovo stenta a nascere ». La crise est ce moment où le vieux meurt et où le neuf tarde à apparaître.

Cela vient peut-être, tant nous sommes aveugles

Oui, le chemin existe certainement. Je parlais d’un peu tout ça, l’autre jour, avec Pierre Rabhi, qui est un très cher ami, et comme un frère, même. Nous étions d’accord pour reconnaître que la société est en marche, sous les apparences de la torpeur. Des millions de gens ont d’ores et déjà changé pour partie leur manière de manger, de se vêtir, de voyager, de cultiver, de produire et même de mourir. L’affreux est qu’aucune force politique n’émerge qui pourrait, qui devrait donner un sens général, et désirable, à ce mouvement des profondeurs.

Cela viendra. Cela vient peut-être, tant nous sommes aveugles. En attendant, je me prépare pour une conférence de presse des Naturalistes en lutte, mes amis. Ce rassemblement bénévole a réalisé sur le territoire magique de Notre-Dame-des-Landes un inventaire prodigieux de ses richesses naturelles. Et trouvé des espèces rares que les bureaux d’étude des bétonneurs avaient, dans leur précipitation, oubliées. La loi étant la loi – je me permets de sourire, ce que vous ne voyez pas –, cette découverte devrait en théorie retarder les manœuvres conjointes de Vinci et Jean-Marc Ayrault, ci-devant maire de Nantes. D’un côté le vieux monde, qui tient encore entre ses mains le pouvoir de décision. Et de l’autre, dans les limbes certes, mais lumineuse déjà, davantage qu’une graine. Une pousse. Une pousse déjà vivace.

Quand le neuf apparaît déjà

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accident nucléaire.....

4 Janvier 2016, 08:19am

Publié par Bernard Laponche. Vincent Remy. Telerama.

Quelle énergie pour l'avenir ?

Bernard Laponche : “Il y a une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe”

  • Propos recueillis par Vincent Remy
  • Publié le 18/06/2011. Mis à jour le 11/08/2014 à 16h09.

Physicien nucléaire, polytechnicien, Bernard Laponche est formel : la France est dans l'erreur. Avec le nucléaire, elle s'obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète. Alors que d'autres solutions existent, grâce auxquelles les Allemands ont déjà commencé leur transition énergétique.

Il est des leurs. Enfin, il était des leurs. Polytechnicien, physicien nucléaire, Bernard Laponche a participé, dans les années 1960, au sein du Commissariat à l'énergie atomique, à l'élaboration des premières centrales françaises. La découverte des conditions de travail des salariés de la Hague sera pour lui un choc : il prend conscience du danger de l'atome, qu'il juge moralement inacceptable. Dès les années 1980, Bernard Laponche, désormais militant au sein de la CFDT, prône la maîtrise de la consommation énergétique et le développement des énergies renouvelables. Les décennies suivantes lui ont donné raison. Mais la France, seul pays au monde à avoir choisi l'option du tout-nucléaire, s'obstine dans l'erreur, déplore-t-il, et s'aveugle : énergie du passé, sans innovation possible, le nucléaire ne représente pas seulement une menace terrifiante, pour nous et pour les générations qui suivront ; il condamne notre pays à rater le train de l'indispensable révolution énergétique.

On présente toujours l'énergie nucléaire comme une technologie très sophistiquée. Vous dites qu'il s'agit juste du « moyen le plus dangereux de faire bouillir de l'eau chaude » (1) . C'est provocateur, non ?
Pas vraiment... Un réacteur nucléaire n'est qu'une chaudière : il produit de la chaleur. Mais au lieu que la chaleur, comme dans les centrales thermiques, provienne de la combustion du charbon ou du gaz, elle est le résultat de la fission de l'uranium. Cette chaleur, sous forme de vapeur d'eau, entraîne une turbine qui produit de l'électricité. L'énergie nucléaire n'est donc pas ce truc miraculeux qui verrait l'électricité « sortir » du réacteur, comme s'il y avait une production presque spontanée...

Pourquoi cette image s'est-elle imposée ?
Les promoteurs du nucléaire ne tiennent pas à mettre en avant la matière première, l'uranium. C'est lié au fait qu'à l'origine le nucléaire était militaire, donc stratégique. Et puis en laissant penser que l'électricité est produite directement, ils lui donnent un côté magique, ainsi qu'une puissance trois fois plus élevée, car c'est la chaleur produite que l'on évalue, pas l'électricité. Or les deux tiers de la chaleur sont perdus, ils réchauffent l'eau des fleuves ou de la mer qui sert à refroidir les réacteurs.

Parlons donc du combustible...
Ce sont des crayons d'uranium, de l'uranium légèrement enrichi en isotope 235, pour les réacteurs français. La fission est une découverte récente (1938) : un neutron tape un noyau d'uranium qui explose, produit des fragments, donc de l'énergie, et des neutrons, qui vont taper d'autres noyaux – c'est la réaction en chaîne. La multiplication des fissions produit de la chaleur. Or les fragments de la fission sont de nouveaux produits radioactifs, qui émettent des rayons alpha, bêta, gamma... A l'intérieur des réacteurs, vous produisez donc de la chaleur, c'est le côté positif, mais aussi des produits radioactifs, notamment du plutonium, le corps le plus dangereux qu'on puisse imaginer, qui n'existe qu'à l'état de trace dans la nature. On aurait dû s'interroger dès l'origine : ce moyen de produire de l'eau chaude est-il acceptable ?

Cette réaction en chaîne, on peut tout de même l'arrêter à chaque instant, non ?
Dans un fonctionnement normal, on abaisse les barres de contrôle dans le cœur du réacteur : elles sont constituées de matériaux qui absorbent les neutrons, ce qui arrête la réaction en chaîne. Mais il faut continuer de refroidir les réacteurs une fois arrêtés, car les produits radioactifs continuent de produire de la chaleur. La nature même de la technique est donc source de risques multiples : s'il y a une panne dans les barres de contrôle, il y a un emballement de la réaction en chaîne, ce qui peut provoquer une explosion nucléaire ; s'il y a une fissure dans le circuit d'eau, il y a perte de refroidissement, la chaleur extrême détruit les gaines du combustible, certains produits radioactifs s'échappent, on assiste à la formation d'hydrogène, cet hydrogène entraîne des matières radioactives et peut exploser.

“Puisque le point de départ, c'est la création
de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe
est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique
les moyens de sa propre destruction.”

Mais on multiplie les systèmes de protection...
Vous avez beau les multiplier, il y a toujours des situations dans lesquelles ces protections ne tiennent pas. A Tchernobyl, on a invoqué, à juste titre, un défaut du réacteur et une erreur d'expérimentation ; à Fukushima, l'inondation causée par le tsunami. Au Blayais, en Gironde, où la centrale a été inondée et où on a frôlé un accident majeur, on n'avait pas prévu la tempête de 1999. Mais on a vu des accidents sans tsunami ni inondation, comme à Three Mile Island, aux Etats-Unis, en 1979. On peut aussi imaginer, dans de nombreux pays, un conflit armé, un sabotage... Puisque le point de départ, c'est la création de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique les moyens de sa propre destruction.

Y a-t-il eu des innovations en matière nucléaire ?
Aucun progrès technologique majeur dans le nucléaire depuis sa naissance, dans les années 1940 et 1950. Les réacteurs actuels en France sont les moteurs des sous-marins atomiques américains des années 1950. En plus gros. Les réacteurs, l'enrichissement de l'uranium et le retraitement, sont des technologies héritées de la Seconde Guerre mondiale. On a juste augmenté la puissance et ajouté des protections. Mais parce que le système est de plus en plus compliqué, on s'aperçoit que ces protections ne renforcent pas toujours la sûreté.

On a du mal à croire qu'il n'y ait eu aucune innovation majeure...
Si, le surgénérateur ! Avec Superphénix, on changeait de modèle de réacteur. Et heureusement qu'on l'a arrêté en 1998, car il était basé sur l'utilisation du plutonium. Le plutonium est un million de fois plus radioactif que l'uranium. Comment a-t-on pu imaginer faire d'un matériau aussi dangereux le combustible d'une filière de réacteurs exportable dans le monde entier ?

Nicolas Sarkozy affirme que si l'on refuse le nucléaire, on doit accepter de s'éclairer à la bougie. Qu'en pensez-vous ?
Il est lassant d'entendre des dirigeants qui n'y connaissent rien continuer à dire n'importe quoi. Nicolas Sarkozy ne croit pas si bien dire ; un jour, et pourquoi pas dès cet été, les Français s'éclaireront à la bougie : comme nous sommes le seul pays au monde à avoir choisi de produire 80 % de notre électricité avec une seule source, le nucléaire, et une seule technique, le réacteur à eau pressurisée, si nous sommes contraints d'arrêter nos réacteurs, nous retournerons à la bougie ! Pas besoin d'une catastrophe, juste un gros pépin générique, ou une sécheresse et une canicule exceptionnelles. Car on ne peut pas faire bouillir l'eau des rivières. En revanche, si l'on décidait de sortir du nucléaire en vingt ans, on pourrait démultiplier notre inventivité énergétique pour justement éviter la bougie.

Les défenseurs du nucléaire disent qu'en France, avec notre nouveau réacteur, l'EPR, que l'on construit à Flamanville, on arrive à un risque quasi nul...
Chaque pays assure que ses réacteurs sont mieux que les autres. Avant Fukushima, le discours des Japonais était le même que celui des Français. On en est déjà à cinq réacteurs détruits (Three Mile Island, Tchernobyl, et trois réacteurs à Fukushima) sur quatre cent cinquante réacteurs dans le monde, des centaines de kilomètres carrés inhabitables. La probabilité théorique, selon les experts de la sûreté nucléaire, devait être de un pour cent mille « années-réacteur » [une année-réacteur, c'est un réacteur fonctionnant pendant un an, NDLR], voire un million d'années-réacteur pour un accident majeur, type Tchernobyl ! La réalité de ce qui a été constaté est trois cents fois supérieure à ces savants calculs. Il y a donc une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe.

Une innovation majeure pourrait-elle vous conduire à revoir votre jugement ?
Je ne vois pas de solution dans l'état actuel, non pas de l'ingénierie, mais de la connaissance scientifique. Je ne dis pas qu'un jour un savant ne trouvera pas un moyen d'utiliser l'énergie de liaison des noyaux de façon astucieuse, qui ne crée pas ces montagnes de produits radioactifs. Mais pour le moment, il n'y a pas !

Pourquoi vous opposez-vous à Iter, expérience sur la fusion menée à Cadarache, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ?
La fusion, c'est l'inverse de la fission. On soude deux petits noyaux, deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium (un proton et un neutron) et le tritium (un proton et deux neutrons), et cette soudure dégage de l'énergie. Mais il faut arriver à les souder, ces noyaux ! Dans le Soleil, ils se soudent du fait de la gravitation. Sur Terre, on peut utiliser une bombe atomique, ça marche très bien. L'explosion provoque la fusion des deux noyaux, qui provoque une seconde explosion beaucoup plus forte : c'est la bombe à hydrogène, la bombe H. Pour une fusion sans bombe, il faut créer des champs magnétiques colossaux afin d'atteindre des températures de cent millions de degrés. Iter, à l'origine un projet soviétique, est une expérience de laboratoire à une échelle pharaonique, des neutrons extrêmement puissants bombardent les parois en acier du réacteur, ces matériaux deviennent radioactifs et doivent d'ailleurs être remplacés très souvent. Je ne suis pas spécialiste de la fusion, mais je me souviens que nos deux derniers Prix Nobel français de physique, Pierre-Gilles de Gennes et Georges Charpak, avaient dit qu'Iter n'était pas une bonne idée. Ils prônaient les recherches fondamentales avant de construire cet énorme bazar. Personne n'a tenu compte de leur avis, et nos politiques se sont précipités, sur des arguments de pure communication – on refait l'énergie du Soleil – pour qu'Iter se fasse en France.

Pourquoi ?
Parce que les Français veulent être les champions du nucléaire dans le monde. Les Japonais voulaient Iter, mais leur Prix Nobel de physique Masatoshi Koshiba a dit « pas question », à cause du risque sismique. Je pense que ce projet va s'arrêter parce que son prix augmente de façon exponentielle. Et personne ne s'est posé la question : si jamais ça marchait ? Que serait un réacteur à fusion ? Comme disent les gens de l'association négaWatt, pourquoi vouloir recréer sur Terre l'énergie du Soleil puisqu'elle nous arrive en grande quantité ?

Que répondez-vous à ceux qui pensent que l'impératif du réchauffement climatique, donc la nécessaire réduction des émissions de CO2, nous impose d'en passer par le nucléaire ?
Tout d'abord, on ne peut pas faire des émissions de CO2 le seul critère de choix entre les techniques de production d'électricité. Faut-il accepter qu'au nom du climat, tous les cinq ou dix ans, un accident de type Fukushima se produise quelque part dans le monde ? Ensuite, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a montré que si l'on voulait tenir nos objectifs de réduction des émissions de CO2, la moitié de l'effort devait porter sur les économies d'énergie. Pour l'autre moitié, le recours aux énergies renouvelables est essentiel, la part du nucléaire n'en représentant que 6 %. Il faut donc relativiser l'avantage du nucléaire.

“Comme on a fait trop de centrales, il y a eu
pression pour la consommation d'électricité,
en particulier pour son usage le plus imbécile, le
chauffage, pour lequel la France est championne.”

Vous avez commencé votre carrière au CEA et avez été un artisan de cette énergie. Que s'est-il passé ?
J'ai même fait une thèse sur le plutonium, et je ne me posais aucune question. Tout est très compartimenté au CEA, je faisais mes calculs sur la centrale EDF 3 de Chinon, n'avais aucune idée des risques d'accident ni du problème des déchets. Je travaillais avec des gens brillants. Et puis j'ai commencé à militer à la CFDT, après 68, et on s'est intéressé aux conditions de travail des travailleurs de la Hague. Je me suis aperçu que, moi, ingénieur dans mon bureau, je ne connaissais rien de leurs conditions de travail, et que les gens de la Hague ne savaient pas ce qu'était un réacteur nucléaire. On a donc écrit, en 1975, un bouquin collectif qui a été un best-seller, L'Electronucléaire en France. Le patron du CEA de l'époque a d'ailleurs reconnu la qualité de ce travail. Pour cela, j'ai travaillé pendant six mois à partir de documents américains, parce qu'en France il n'y avait rien. La CFDT a alors pris position contre le programme nucléaire. J'ai commencé à travailler sur les alternatives au nucléaire et, en 1982, je suis entré à l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie.

Cela fait trente ans... Que prôniez-vous à l'époque ?
Mais la même chose qu'aujourd'hui : économies d'énergie et énergies renouvelables ! Les principes de l'électricité photovoltaïque, donc des panneaux solaires, étaient déjà connus. Aujourd'hui, on ne parle que de l'électricité, mais ce qu'il faudrait d'abord installer partout, c'est des chauffe-eau solaires ! Rien de plus simple : un fluide caloporteur circule dans un tube sous un panneau vitré, et permet d'obtenir de l'eau à 60 degrés. L'Allemagne, pays moins ensoleillé que la France, a dix fois plus de chauffe-eau solaires. Dans le Midi, il n'y en a pas, ou si peu !

Cela ne demande pas beaucoup d'innovation...
L'innovation permet avant tout de réduire les coûts. L'éolien, sa compétitivité face au nucléaire est acquise. En ce qui concerne le photovoltaïque, les Allemands anticipent des coûts en baisse de 5 % chaque année. Il y a beaucoup de recherches à faire sur les énergies marines, les courants, l'énergie des vagues, la chaleur de la terre avec la géothermie. Les énergies renouvelables, sous un mot collectif, sont très différentes, et peuvent couvrir à peu près tous les besoins énergétiques. Les Allemands estiment qu'elles couvriront 80 % des leurs d'ici à 2050. C'est plus que crédible, à condition de toujours rechercher les économies d'énergie.

Le fait qu'on ait produit de l'électricité à partir du nucléaire à un coût modique, ne prenant pas en compte les coûts du démantèlement et de la gestion à long terme des déchets radioactifs, a-t-il pénalisé les énergies renouvelables ?
Oui, et comme on a fait trop de centrales nucléaires, il y a toujours eu pression pour la consommation d'électricité, et en particulier pour son usage le plus imbécile, le chauffage électrique, pour lequel la France est championne d'Europe. On construit des logements médiocres, l'installation de convecteurs ne coûte rien, cela crée du coup un problème de puissance électrique globale : en Europe, la différence entre la consommation moyenne et la pointe hivernale est due pour moitié à la France ! Résultat, l'hiver, nous devons acheter de l'électricité à l'Allemagne, qui produit cette électricité avec du charbon… Hors chauffage, les Français consomment encore 25 % de plus d'électricité par habitant que les Allemands. Qui n'ont pas seulement des maisons mieux isolées, mais aussi des appareils électroménagers plus efficaces, et qui font plus attention, car l'électricité est un peu plus chère chez eux.

“Les Allemands étudient des réseaux
qui combinent biomasse, hydraulique, éolien,
photovoltaïque. Ils réussissent la transition
énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée.”

Quelles sont les grandes innovations à venir en matière d'énergie ?
Les « smart grids », les réseaux intelligents ! Grâce à l'informatique, on peut optimiser la production et la distribution d'électricité. A l'échelle d'un village, d'une ville ou d'un département, vous pilotez la consommation, vous pouvez faire en sorte, par exemple, que tous les réfrigérateurs ne démarrent pas en même temps. Les défenseurs du nucléaire mettent toujours en avant le fait que les énergies renouvelables sont fluctuantes – le vent ne souffle pas toujours, il n'y a pas toujours du soleil – pour asséner que si l'on supprime le nucléaire, il faudra tant de millions d'éoliennes... Mais tout change si l'on raisonne en termes de combinaisons ! Les Allemands étudient des réseaux qui combinent biomasse, hydraulique, éolien, photovoltaïque. Et ils travaillent sur la demande : la demande la nuit est plus faible, donc avec l'éolien, la nuit, on pompe l'eau qui va réalimenter un barrage qui fonctionnera pour la pointe de jour... C'est cela, la grande innovation de la transition énergétique, et elle est totalement opposée à un gros système centralisé comme le nucléaire. Le système du futur ? Un territoire, avec des compteurs intelligents, qui font la jonction parfaite entre consommation et production locale. Small is beautiful. Les Allemands réussissent en ce moment cette transition énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée. C'est cela, le principal : il faut prendre la décision. Cela suppose une vraie prise de conscience.

Comment expliquez-vous l'inconscience française ?
Par l'arrogance du Corps des ingénieurs des Mines, d'une part, et la servilité des politiques, de l'autre. Une petite caste techno-bureaucratique a gouverné les questions énergétiques depuis toujours, puisque ce sont eux qui tenaient les Charbonnages, puis le pétrole, et ensuite le nucléaire. Ils ont toujours poussé jusqu'à l'extrême, et imposé aux politiques, la manie mono-énergétique.

Cela vient de notre pouvoir centralisé ?
Complètement ! Dans les années 1970, un chercheur suédois a écrit une étude sur le fait que le nucléaire marche dans certains pays et pas dans d'autres. Et il en a conclu qu'une structure politico-administrative autoritaire et centralisée avait permis qu'il se développe dans deux pays : l'URSS et la France. Pour de fausses raisons – indépendance énergétique, puissance de la France –, on maintient le lien entre le nucléaire civil et militaire – le CEA a une branche applications militaires, Areva fournit du plutonium à l'armée. Ce complexe militaro-étatico-industriel fait qu'ici on considère madame Merkel comme une folle. Au lieu de se dire que si les Allemands font autrement, on pourrait peut-être regarder… Non, on décide que les Allemands sont des cons. Nos responsables claironnent qu'on a les réacteurs les plus sûrs, que le nucléaire c'est l'avenir, et qu'on va en vendre partout. C'est l'argument qu'on utilise depuis toujours, et on a vendu péniblement neuf réacteurs en cinquante ans, plus les deux qui sont en construction en Chine. Ce n'est pas ce qui était prévu… En dix ans, les Allemands, eux, ont créé près de 400 000 emplois dans les énergies renouvelables.

En dehors des écologistes, personne, y compris à gauche, ne remet en cause le nucléaire...
Les choses évoluent vite. Fukushima ébranle les pro-nucléaire honnêtes. Je pense que la décision allemande aura une influence, pas sur nos dirigeants actuels, mais sur nos industriels et aussi sur les financiers. Ils doivent se dire : vais-je continuer à mettre mes billes dans un truc comme ça ? Il y avait jadis l'alliance Areva-Siemens pour proposer des réacteurs EPR, mais Siemens en est sorti depuis des années. On peut toujours se rassurer en pensant que les Allemands se trompent, mais on peut difficilement soutenir qu'ils aient fait ces dernières décennies de mauvais choix et que leur industrie soit faiblarde...

Les écologistes peuvent-ils peser sur les socialistes ?
Bien sûr. Déjà, en 2000, tout était prêt pour l'EPR, mais Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, a dit à Lionel Jospin : « Si tu fais l'EPR, je démissionne. » C'est la seule fois où elle a mis sa démission dans la balance et l'EPR ne s'est pas fait à l'époque. Je travaillais auprès d'elle comme conseiller sur ces questions, j'ai pondu trois cent cinquante notes. Il y avait une bagarre quotidienne entre le ministère de l'Environnement et le ministère de l'Industrie, qui se moquait complètement de la sécurité. Malheureusement, l'EPR est reparti avec Chirac en 2002. Et il va nous coûter très cher. En un demi-siècle, on a gaspillé l'énergie, on a fait n'importe quoi. Il est urgent de choisir une civilisation énergétique qui ne menace pas la vie.

(1) Titre d'une contribution dans les pages Rebonds de « Libération » (24 mars 2011).

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