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espoir, non-espoir...

31 Juillet 2014, 06:47am

Publié par pam

Pema Chödrön. “Conseils d’une amie pour des temps difficiles”. extraits...

L’absence d’espoir et la mort :

Si nous sommes disposés à abandonner l’espoir d’éradiquer l’insécurité et la douleur, alors nous aurons le courage de nous détendre dans une situation sans assise. C’est le premier pas sur la voie.

Quand on tourne son esprit vers le dharma, on prend courageusement acte de l’impermanence et du changement et on commence à acquérir le talent du non-espoir.

Ye tang che signifie en tibétain complètement épuisé (ras-le-bol total), ce mot décrit une expérience d’absence totale d’espoir. C’est le commencement.

Si nous n’abandonnons pas l’espoir, l’idée qu’il existe quelque part un endroit où nous serions mieux, qu’il existe quelqu’un de mieux que nous pourrions être, alors nous ne nous détendrons jamais là où nous sommes avec la personne que nous sommes.

Le mot attention signifie être bien là où nous sommes. La souffrance commence à se dissoudre quand on est capable de remettre en question la croyance ou l’espoir qu’il existe un endroit quelconque où se cacher.

La différence entre théisme et non-théisme ne réside pas dans le fait de croire ou non en Dieu. Le théisme est la conviction profondément ancrée qu’il existe une main que l’on peut tenir : si nous faisons ce qu’il faut, quelqu’un l’appréciera et prendra soin de nous. Cela revient à croire qu’il y a toujours une baby-sitter disponible quand nous en avons besoin (tendance à nous démettre de nos responsabilités et à déléguer notre autorité à quelque chose d’extérieur à nous). Le non-théisme, c’est se détendre dans l’ambiguïté et la précarité de l’instant présent sans chercher à atteindre quoi que ce soit pour nous protéger.

Le dharma ne nous procure absolument rien à quoi nous accrocher.

Nous sommes tous accro à l’espoir - l’espoir que le doute et le mystère vont disparaître.

Selon Bouddha, quand nous ressentons la souffrance cela ne veut pas dire que quelque chose ne va pas. La souffrance fait partie de la vie et rien ne sert de croire qu’on a mal parce qu’on a fait quelque chose de travers.

Dans ce monde d’espoir et de peur, on doit constamment changer de chaîne, de température, de musique, parce que quelque chose devient gênant ou nous agite, quelque chose commence à nous faire mal et nous n’arrêtons pas de chercher autre chose : laisser tomber l’espoir, pour vivre.

L’espoir et la peur proviennent de l’impression de manquer de quelque chose.

On ne peut pas faire l’impasse sur soi-même comme si on n’était pas là. Il faut mieux avoir une vue juste sur tous nos espoirs et toutes nos peurs. C’est alors que surgit une sorte de confiance en notre santé fondamentale.

Le renoncement est un enseignement pour nous inciter à élucider ce qui se produit chaque fois que nous empoignons quelque chose parce que nous ne supportons pas de faire face à ce qui nous arrive. Quand on se sent mal à l’aise, nauséeux, déstabilisé, on panique, on met aussitôt le grappin sur quelque chose, geste fondé sur l’espoir. S’abstenir de mettre le grappin sur quelque chose, c’est l’absence d’espoir.

Si nous sommes disposés à abandonner l’espoir d’éradiquer l’insécurité et la douleur, alors nous aurons le courage de nous détendre dans une situation sans assise. Si nous faisons le voyage pour nous rassurer, nous passons complètement à côté de l’essentiel.

Toute l’anxiété, l’insatisfaction, les raisons d’espérer que notre expérience pourrait être différente, prennent racine dans notre peur de la mort. Nous avons été élevés dans une culture qui a peur de la mort et qui nous la cache. Nous en faisons néanmoins l’expérience tout le temps : sous forme de déceptions, sous la forme de choses qui ne marchent pas, ou de choses en perpétuel changement. Quand un jour finit, quand une seconde finit, quand nous expirons, c’est la mort dans la vie de tous les jours. Avoir une relation avec la mort dans notre vie de tous les jours signifie que nous commençons à pouvoir attendre, à pouvoir nous détendre dans l’insécurité, la panique, la gêne, ou avec ce qui ne marche pas.

La mort et l’absence d’espoir procurent une motivation adéquate pour vivre une vie lucide et compatissante. Mais la plupart du temps nous prémunir contre la mort est notre motivation la plus puissante, nous évitons tout ce qui pose problème. Se détendre dans le moment présent, se détendre dans l’absence d’espoir, se détendre avec la mort, ne pas s’opposer au fait que les choses changent tout le temps, qu’elles n’ont pas de substance durable, c’est ça le message de base. Parler de l’absence d’espoir et de la mort, ça veut dire faire face aux faits. Aucune fuite de la réalité. Nous pouvons continuer à avoir des dépendances de toutes natures, mais nous cessons de croire qu’elles sont autant de portes d’accès au bonheur.

espoir, non-espoir...

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Éviter de nuire

30 Juillet 2014, 07:25am

Publié par pam

Pema Chödrön. “Conseils d’une amie pour des temps difficiles”.

Éviter de nuire :

Ne pas nuire à autrui suppose évidemment de s’abstenir de tuer, voler ou mentir. Cela implique aussi de ne pas être agressif (en parole comme en esprit ou en action). Apprendre à ne nuire ni à nous-mêmes ni aux autres est un enseignement de base du bouddhisme sur le pouvoir de guérison lié à la non-agression. C’est la base même d’une société éveillée.

L’agression la plus fondamentale envers nous-mêmes, le mal le plus fort que nous pouvons nous faire est de demeurer ignorant en n’ayant ni le courage ni le respect de nous regarder avec honnêteté et douceur.

C’est le parcours de toute une vie que d’entrer honnêtement en relation avec le caractère immédiat de notre expérience et de nous respecter suffisamment pour ne pas porter de jugement sur celle-ci.

C’est un vrai choc de constater à quel point nous avons refusé de voir certaines de nos manières de nuire. Notre style est si bien enraciné en nous que nous ne pouvons pas entendre ceux qui essayent de nous dire que peut-être nous causons du tort par notre façon d’être ou dans nos rapports avec les autres.

Grâce à l’attention, nous voyons nos désirs et notre agression, notre jalousie et notre ignorance, sans suivre ces pulsions ; nous nous contentons de les voir, d’en prendre acte. L’étape suivante consiste à s’abstenir. L’attention est la base, l’action de s’abstenir est la voie.

Une pratique de méditation faisant appel à l’attention et à la faculté de s’abstenir : remarquer les mouvements de notre corps quand nous nous sentons mal à l’aise. La consigne est de ne pas essayer de changer quoi que ce soit, de ne pas nous critiquer quoi que nous fassions, mais de nous contenter d’observer nos gestes. Prendre note de la manière dont nous essayons d’éviter l’absence de terrain solide est un moyen d’entrer en contact avec cette perte d’assise.

S’abstenir, c’est-à-dire ne pas passer à l’acte de façon impulsive comme d’habitude, a quelque chose à voir avec le renoncement à la mentalité de divertissement. En nous abstenant d’agir, nous pouvons voir que quelque chose existe entre l’apparition du désir (ou de l’agression ou de la solitude...) et toute action que nous accomplissons comme résultat de ce sentiment. Il y a quelque chose dont nous ne voulons pas faire l’expérience et dont nous ne faisons jamais l’expérience parce que nous sommes tellement pressés d’agir.

S’abstenir, c’est la méthode dont on use pour parvenir à connaître la nature de cette agitation et de cette peur. C’est la méthode permettant de se faire à l’absence de terrain solide.

Si nous nous divertissons aussitôt en commençant à parler, agir ou penser, nous ne pourrons jamais nous détendre. Notre vie sera un marathon sans fin. Nous demeurerons bloqués au stade de “vrai paquet de nerfs”.

Si vous ne faites pas ce que vous dicte la peur, alors la peur n’a aucun pouvoir sur vous.

Quand nous comprenons le processus, nous ne nous faisons pas avoir par la réaction en chaîne qui transforme des choses minuscules en monstruosités.

En restant en attente, nous commençons à entrer en rapport avec l’agitation fondamentale aussi bien qu’avec l’espace fondamental. Et la conséquence, c’est que nous cessons de nous causer du tort. Établir une relation vraiment bonne avec nous-mêmes nous apprend l’immobilité, ce qui n’empêche pas de courir, danser, sauter, mais signifie que la compulsion a disparu. Nous arrêtons de trop manger, trop fumer, chercher à trop séduire...

Notre parole est apprivoisée et communique quelque chose. Nous ne gaspillons pas le don de parole pour exprimer notre névrose. C’est la libération qui se produit naturellement quand nous sommes tout à fait là, sans nous faire de souci au sujet de l’imperfection.

Éviter de nuire

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ballade sur facebook...

30 Juillet 2014, 06:49am

Publié par pam

Lettre de Javier Bardem à propos des massacres à Gaza :

«Face à l’horreur de ce qui est en train de se produire à Gaza il n’y a pas lieu d’être impartial ni neutre.

C’est une guerre d’occupation et d’extermination contre un peuple sans moyens, confiné sur un territoire minuscule, sans eau, et où les hôpitaux, les ambulances, les enfants sont innocents et présumés terroristes.

Difficile à entendre et impossible à justifier. Honteuse est la posture de la communauté internationale occidentale de permettre un tel génocide.

Je ne comprends pas cette barbarie que les horribles antécédents du peuple juif rendent encore plus difficilement compréhensible. Seules les alliances géopolitiques, ce masque hypocrite des affaires – comme par exemple, la vente d'armes - expliquent la position honteuse des États-Unis, de l'UE et de l'Espagne.

Je sais que les voix habituelles s’élèveront pour délégitimer mon droit à l’opinion avec des thématiques personnelles, c’est pourquoi je veux éclaircir les points suivants:

Oui, mon fils est né dans un hôpital juif parce j’ai des gens très proches autour de moi qui sont juifs, et parce qu’être juif ne signifie pas être sioniste ni approuver ce massacre, de même qu’être hébreux ce n’est pas la même chose qu’être sioniste, et qu’être palestinien ce n’est pas être un terroriste du Hamas. C'est aussi absurde que de dire qu'être allemand s’apparente au nazisme.

Oui, je travaille également aux Etats-Unis où j’ai des amis et des connaissances hébreux qui rejettent de telles interventions et politiques d’agression. «On ne peut pas invoquer la légitime défense lorsqu’on assassine des enfants», me disait l’un d’eux par téléphone hier encore. D’autres également avec qui je discute ouvertement quant à nos postures respectives.

Oui, je suis européen et j’ai honte d’une communauté qui prétend me représenter avec son silence et qui n’éprouve aucune honte.

Oui, je vis en Espagne où je paye mes impôts et je ne veux pas que mon argent finance des politiques qui appuient cette barbarie et le commerce de l’armement avec des pays qui s’enrichissent en tuant des enfants innocents.

Oui, j’ai honte, je suis indigné et meurtri par tant d’injustice et l’assassinat d’êtres humains. Ces enfants sont nos enfants. C’est l’horreur.

Puisse la compassion s’emparer des cœurs de ceux qui tuent et que disparaisse ce venin assassin qui ne crée que davantage de haine et davantage de violence.

Que ces israéliens et ces palestiniens qui ne rêvent que de paix et de convivialité puissent un jour en partager l’accomplissement.»

Javier Bardem

(et en plus... qu'est-ce qu'il est craquant...!!!!)

(et en plus... qu'est-ce qu'il est craquant...!!!!)

"Je pars de l’hypothèse que le monde est sans dessus-dessous, que les choses vont mal, que ceux qui ne devraient pas être en prison le sont et ceux qui le devraient ne le sont pas.

Que ceux qui ne devraient pas être au pouvoir le sont et ceux qui devraient avoir plus de pouvoir n’en ont pas.

Que les richesses, non seulement dans ce pays, mais dans le monde entier, sont distribuées de telle façonqu’il ne s’agit pas de faire une petite réforme, mais une refonte totale du système de redistribution des richesses.

Je pars de l’hypothèse que nous n’avons pas grand-chose à dire là-dessus : il nous suffit de nous pencher sur l’état du monde actuel pour réaliser que c’est le chaos."

~ Howard Zinn ~

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Palestine. Edwy Plenel.

29 Juillet 2014, 06:41am

Publié par pam

je voulais calmer le jeu côté politique dans ce blog, mais au lire de cet article magnifique je ne peux me retenir de vous le faire partager. Merci Mediapart, merci Edwy Plenel de tant d'intelligence, de concision et de précision.

Palestine : Monsieur le Président, vous égarez la France

23 JUILLET 2014 | PAR EDWY PLENEL

De l’alignement préalable sur la droite extrême israélienne à l’interdiction de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, sans compter l’assimilation de cette solidarité à de l’antisémitisme maquillé en antisionisme, François Hollande s’est engagé dans une impasse. Politiquement, il n’y gagnera rien, sauf le déshonneur. Mais, à coup sûr, il y perd la France. Parti pris en forme de lettre ouverte.

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Le pire, c’est qu’à force d’aveuglement, cette politique de la peur que, hélas, votre pouvoir assume à son tour, alimente sa prophétie autoréalisatrice. Inévitablement, elle suscite parmi ses cibles leur propre distance, leurs refus et révoltes, leur résistance en somme, un entre soi de fierté ou de colère pour faire face aux stigmatisations et aux exclusions, les affronter et les surmonter. « On finit par créer un danger, en criant chaque matin qu’il existe. À force de montrer au peuple un épouvantail, on crée le monstre réel » : ces lignes prémonitoires sont d’Émile Zola, en 1896, au seuil de son entrée dans la mêlée dreyfusarde, dans un article du Figaro intitulé « Pour les Juifs ».

Zola avait cette lumineuse prescience de ceux qui savent se mettre à la place de l’autre et qui, du coup, comprennent les révoltes, désirs de revanche et volonté de résister, que nourrit un trop lourd fardeau d’humiliations avec son cortège de ressentiments. Monsieur le Président, je ne mésestime aucunement les risques et dangers pour notre pays de ce choc en retour. Mais je vous fais reproche de les avoir alimentés plutôt que de savoir les conjurer. De les avoir nourris, hélas, en mettant à distance cette jeunesse des quartiers populaires à laquelle, durant votre campagne électorale, vous aviez tant promis au point d’en faire, disiez-vous, votre priorité. Et, du coup, en prenant le risque de l’abandonner à d’éventuels égarements.

7. Vous avez, pour finir, commis une faute morale en empruntant le chemin d’une guerre des mondes, à l’extérieur comme à l’intérieur. En cette année 2014, de centenaire du basculement de l’Europe dans la barbarie guerrière, la destruction et la haine, vous devriez pourtant y réfléchir à deux fois. Cet engrenage est fatal qui transforme l’autre, aussi semblable soit-il, en étranger et, finalement, en barbare – et c’est bien ce qui nous est arrivé sur ce continent dans une folie destructrice qui a entraîné le monde entier au bord de l’abîme.

Jean Jaurès, dont nous allons tous nous souvenir le 31 juillet prochain, au jour anniversaire de son assassinat en 1914, fut vaincu dans l’instant, ses camarades socialistes basculant dans l’Union sacrée alors que son cadavre n’était pas encore froid. Tout comme d’autres socialistes, allemands ceux-là, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, finirent assassinés en 1919 sur ordre de leurs anciens camarades de parti, transformés en nationalistes et militaristes acharnés. Mais aujourd’hui, connaissant la suite de l’histoire, nous savons qu’ils avaient raison, ces justes momentanément vaincus qui refusaient l’aveuglement des identités affolées et apeurées.

Vous vous souvenez, bien sûr, de la célèbre prophétie de Jaurès, en 1895, à la Chambre des députés : « Cette société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage. » Aujourd’hui que les inégalités provoquées par un capitalisme financier avide et rapace ont retrouvé la même intensité qu’à cette époque, ce sont les mêmes orages qu’il vous appartient de repousser, à la place qui est la vôtre.

Vous n’y arriverez pas en continuant sur la voie funeste que vous avez empruntée ces dernières semaines, après avoir déjà embarqué la France dans plusieurs guerres africaines sans fin puisque sans stratégie politique (lire ici l’article de François Bonnet). Vous ne le ferez pas en ignorant le souci du monde, de ses fragilités et de ses déséquilibres, de ses injustices et de ses humanités, qui anime celles et ceux que le sort fait au peuple palestinien concerne au plus haut point.

Monsieur le Président, cher François Hollande, vous avez eu raison d’affirmer qu’il ne fallait pas « importer » en France le conflit israélo-palestinien, en ce sens que la France ne doit pas entrer en guerre avec elle-même. Mais, hélas, vous avez vous-même donné le mauvais exemple en important, par vos fautes, l’injustice, l’ignorance et l’indifférence qui en sont le ressort.

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Meditation Tonglen...

28 Juillet 2014, 06:47am

Publié par pam

extraits de

“CONSEILS D’UNE AMIE POUR DES TEMPS DIFFICILES”.

de PEMA CHÖDRÖN.

Aller à contre-courant :

Pour avoir de la compassion envers les autres, il faut en éprouver pour soi. Nous soucier des personnes anxieuses, irritées, jalouses, dominées par des dépendances, arrogantes, orgueilleuses, avares, méchantes..., ressentir de la compassion pour elles, nous en occuper implique de ne pas fuir la douleur de découvrir toutes ces choses en nous-mêmes.

La pratique de tonglen est une méthode pour entrer en relation avec la souffrance, la nôtre et celle qui nous entoure partout où nous allons. C’est une méthode pour surmonter la peur de la souffrance et faire disparaître la rigidité de notre cœur, pour éveiller la compassion quelles que soient la cruauté ou la froideur qui semblent nous habiter. Le cœur de la pratique c’est inspirer la douleur des autres pour qu’ils puissent se sentir bien et avoir plus d’espace pour se détendre et s’ouvrir ; et expirer en leur envoyant la détente ou tout ce que nous sentons pouvoir leur apporter soulagement et bonheur.

Souvent nous sommes incapables d’accomplir cette pratique parce que nous sommes face à notre peur, notre propre résistance ou colère ou autre forme de notre douleur personnelle. Nous pouvons alors faire porter notre pratique de tonglen sur ce que nous et des millions d’autres ressentent à ce moment-là. Nous entrons en contact avec ce que nous ressentons et nous l’inspirons, nous l’accueillons à l’intérieur de nous-mêmes pour nous tous et nous renvoyons à l’extérieur du soulagement pour tous.

Cette pratique dissout les murs que nous avons édifiés autour de notre cœur. On dit qu’elle dissout la fixation et l’attachement à l’ego.

Tonglen éveille notre compassion et nous amène à une vision beaucoup plus vaste de la réalité. Nous commençons à entrer en relation avec la dimension ouverte de notre être. Cela nous permet de vivre sans faire tout un plat de tout ce qui arrive, sans voir les choses de manière aussi solide qu’elles nous paraissaient avant.

Méditation en quatre étapes :

- reposez votre esprit brièvement dans un état d’ouverture ou d’immobilité : ouverture soudaine à la clarté et à l’espace primordiaux.

- inspirez une sensation de chaleur, d’obscurité et de lourdeur (claustrophobie) et expirez une sensation de rafraîchissement, de clarté et de légèreté.

Inspirez et irradiez à fond par tous les pores de la peau. Continuez jusqu’à synchronisation avec l’expir et l’inspir.

- travaillez sur une situation personnelle douloureuse et en même temps pour tous ceux qui souffrent comme vous.

Aspirez votre douleur et renvoyez la confiance, le sentiment d’être à la hauteur ou le soulagement.

- amplifiez ce que vous prenez en vous et ce que vous renvoyez. Vous pouvez faire tonglen pour des gens que vous considérez comme vos ennemis, pensez qu’ils souffrent de la même déroute et de la même incapacité à se décoincer que vous.

Inspirez leur souffrance et renvoyez-leur du soulagement.

Meditation Tonglen...

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Quand tout s’effondre...

27 Juillet 2014, 07:23am

Publié par pam

PEMA CHÖDRÖN.

“CONSEILS D’UNE AMIE POUR DES TEMPS DIFFICILES”.

Quand tout s’effondre :

et qu’on est sur le bord d’on ne sait quoi, l’épreuve pour chacun d’entre nous est de demeurer au bord de ce précipice sans s’efforcer de concrétiser la situation.

Le voyage spirituel n’a rien à voir avec le ciel ni avec le fait d’arriver, au bout du compte, dans un endroit mirobolant.

Toutes les façons de me protéger, de me duper, de maintenir bien polie l’image que j’avais de moi-même, tout cela s’écroulait. Ce ne sont pas les qualités qui me manquaient, c’est simplement que je n’étais pas la petite chérie la plus populaire. C’était si douloureux que je me demandais si j’arriverais jamais à m’en remettre.

“Quand tu seras devenue une bonne amie de toi-même, il y aura aussi plus d’amitié dans ta vie.”

“C’est seulement dans la mesure où nous nous exposons nous-mêmes encore et toujours à l’anéantissement que ce qui est indestructible en nous peut apparaître.”

Quand la base est ébranlée, toutefois, et qu’on ne peut rien trouver à quoi s’accrocher, la douleur est grande.

La première vérité du Bouddha montre que la souffrance est inévitable pour les êtres humains tant qu’on croit que les choses durent.

Je me souviens de ce jour où tout ce qui faisait ma vie s’est volatilisé.

La vie est un bon maître et un bon ami. Les choses sont toujours transitoires, si seulement nous pouvions nous en rendre compte. Jamais rien ne se résout de la façon dont nous le rêvions. L’état intermédiaire, décentré, est une situation idéale, une situation dans laquelle on n’est pas piégé et où on peut ouvrir son cœur et son esprit au-delà de toute limite. C’est un état très tendre, non agressif, ouvert.

Demeurer avec cet ébranlement (rester ainsi avec le cœur brisé, un estomac qui gargouille, un sentiment de non-espoir et le désir de prendre sa revanche) c’est cela le chemin de l’éveil véritable. Coller à cette incertitude, acquérir le talent de se détendre au milieu du chaos, apprendre à ne pas être pris de panique, c’est ça la voie spirituelle. Trouver le truc pour s’attraper soi-même, s‘attraper avec douceur et compassion, c’est la voie du guerrier.

Quand tout s’effondre...

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les bobos de l'été...

26 Juillet 2014, 08:11am

Publié par pam

Le premier rôle de la peau est un rôle de protection, elle représente la barrière avec le monde extérieur. Elle nous protège des agressions microbiennes et matérielles. Elle reçoit et transforme le rayonnement solaire par son action dans le métabolisme de la vitamine D. La peau accomplit aussi une mission d’assistance non négligeable de tout le système d’élimination du corps quand les organes sont saturés (transpiration, odeurs, dermatoses...). Les problèmes de peau sont le signe de nos difficultés de vécu par rapport au monde extérieur (eczémas, psoriasis, dartres, mycoses...). Elles nous permettent de “justifier” la difficulté de contact avec ce monde et aident en même temps à l’évacuation de la tension ressentie.

Plantes astringentes : capillaire, aigremoine, alchémille, épilobe, euphrasie, fraisier, lierre terrestre, noyer, salicaire, tormentille, chêne, ronce.

abricot, myrtille, carotte, orange, tomate.

- Problèmes de peau : lin, bouleau, arnica, souci, camomille,sauge. Carotte.

3 gr par jour d’oméga 3 (eczéma par ex.) zinc, bourrache, onagre.

CICATRISATION : compresse de millepertuis, de plantain, de benoîte. pomme de terre, céleri. bourrache, zinc.

CONTUSIONS : arnica.

COUPEROSE : hamamélis, ginkgo.

COUPS DE SOLEIL : laver la peau atteinte avec infusion de sauge.

DÉMANGEAISONS : talc au calendula ou crème Eau d’Uriage.

PIQÛRES D’ORTIES : frotter avec une feuille de plantain.

PIQÛRES D’INSECTES : frotter avec une feuille d’oseille, de plantain ou des fleurs de lavande. échalote. Mettre un peu de cérumen d’oreille immédiatement. Frotter avec du curcuma.

À titre préventif : utiliser H.E. de citronnelle ou de géranium.

PIQÛRES DE VIVES OU DE MÉDUSES : tremper au plus vite dans de l’eau chaude qui décompose le venin. (comme l’urine).

PLAIES : nettoyer soigneusement avec eau courante et savon antiseptique puis rincer.

En cas d’infection : Cuivre-Or-Argent et silice.

HÉMATOME : compresse de racine de consoude râpée. Hamamélis. T.M. d’Arnica en compresse et à boire.

TRANSPIRATION excessive : Sauge.

les bobos de l'été...

- CANDIDOSE, CHAMPIGNONS :

Pour commencer, en cas de mycose externe (orteils) ou de la bouche, on peut traiter avec une solution d'eau oxygénée et de bicarbonate de soude dans de l'eau.

Mélanger dans un verre d'eau tiède (environ 300 ml) une cuillère à café d'eau oxygénée officinale à 10 % et une cuillère à café de bicarbonate de soude. Faites tourner cette mixture dans votre bouche pendant une minute, gargarisez, crachez et rincez-vous la bouche avec de l'eau. Au cours de ce processus, l'eau oxygénée joue son rôle de désinfectant mais est rapidement décomposée en oxygène et en eau par les enzymes de la salive (une catalase). Cette désinfection doit être répétée pendant plusieurs jours jusqu'à la disparition de la mycose.

Ensuite, faire la même opération avec un extrait de pépin de pamplemousse qui va parfaire l'action. L'extrait de pépin de pamplemousse va séjourner dans les espaces inter-dentaires et va entretenir l'effet désinfectant du bain de bouche. Toutefois, comme la bouche risque de se réensemencer avec des bactéries et des champignons de l'environnement et des aliments, il est recommandé de poursuivre le traitement à l'extrait de pépin de pamplemousse, le soir au coucher, pendant plusieurs jours et même de l'entretenir longtemps pour éviter une récidive.

- IMPÉTIGO : infection cutanée contagieuse (enfants). Désinfecter avec calendula.

Cuivre-Or-Argent contre l’infection, Soufre et manganèse contre les récidives.

- PRURIT : causes variées : parasites, piqûres, allergies, intoxication alimentaire, nervosité, maladie de peau... Drainage cutané : plantain. Lait d’avoine.

- PSORIASIS : manifestation cutanée souvent liée à un problème psychique. Associer plantes drainantes (bardane, salsepareille, pensée sauvage...) et huile de saumon. T.M. ribes nigrum. Soufre, thé au safran.

5 à 10 gr par jour d’oméga 3 en cas de crise de psoriasis. La fatigue, l’anxiété et le stress favorisent les crises. Fuyez la sécheresse, le soleil et le surpoids.

Peut disparaître avec l’arrêt de la consommation de laitages et d’excitants. Arrêter gâteaux, sucreries, chocolat, charcuterie, poissons, crustacés.

- ECZÉMA : l’un des filtres (reins, intestins, foie) ne fait pas son travail ou allergie.

soufre, levure de bière, tisanes de cresson, pensée sauvage, pissenlit, salsepareille. Racines de bardane, écorces de bouleau, racines de saponaire, feuilles d’artichaut.

Supprimer café, viandes grasses, alcool. Eau argileuse tous les matins, suivie, 1/2 heure après, d’un verre de jus de bouleau, toujours à jeun.

Éviter chaleur, sueur, pression des vêtements sur les régions atteintes.

Peut disparaître avec l’arrêt de la consommation de laitages et d’excitants,.

Traitements externes : lotion à la tisane de graines de lin ou de pépins de coing, de camomille, consoude, mauve, guimauve, feuilles de matricaire, de sauge. Compresses d’eau oxygénée.

- DERMATOSES : Manganèse-Cuivre. Lithium pour dermatose à composante psychologique. Bêtacarotène, vit E, micronutriments, huile de bourrache.

- HERPÈS : infection virale, donne des vésicules autour de la bouche et/ou des organes génitaux. Supplémenter en vit C et flavonoïdes abrège l’évolution des lésions.

Soufre, Manganèse, Manganèse-Cobalt.

Sur l’oeil : compresses de décoction de feuilles de géranium.

- URTICAIRE : huile de bourrache, silicium organique, manganèse.

Draineurs cutanés : bardane, bouleau, pensée sauvage, saponaire.

Ribes nigrum, pommade au calendula en application locale.

- PSORIASIS : Soufre. Thé au safran.

Peut disparaître avec l’arrêt de la consommation de laitages et d’excitants. Arrêter gâteaux, sucreries, chocolat, charcuterie, poissons, crustacés.

les bobos de l'été...

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Palestine, suite...

21 Juillet 2014, 07:05am

Publié par pam

5OO morts palestiniens depuis ces quelques jours... ça fait combien de personnes qui viennent de perdre quelqu'un qu'ils aiment, qu'ils aimaient ? combien qui ne s'en remettront pas ?

J'ai l'impression de baigner depuis mon enfance dans cette horrible histoire de camps de concentration, de guetto de Varsovie, de juifs exterminés, d'atroces nazis... et je me souviens clairement d'un jour ou jeune ado j'ai demandé à mes parents pourquoi on a donné la Palestine aux juifs, les palestiniens n'avaient rien fait, pourquoi ne pas donné aux juifs une partie de l'Allemagne et une partie de l'Autriche ? ils étaient là les nazis non ? ou Berlin et les environs puisque les alliés avaient raser la ville ?

Il n'y avait pas de réponse, mais la question reste.

Et j'aimerai bien que quand on dit du mal des israéliens guerriers, racistes et extrémistes on ne se fasse pas traiter d'antisémite. De même que quand on critique les intégristes islamistes on ne se fasse pas traiter de raciste, ou quand on crache sur l'excision, le mariage forcé, l'esclavage sexuel... on se fasse pas traiter de féministe.

Mais ce serait sympa aussi de ne pas traiter les écolos de babas ou de doux rêveurs.... et j'en passe la liste est trop longue.

Palestine, suite...

Mais revenons à nos moutons...

Comment se fait-il alors, que des gens qu'on a tous plaints, avec qui on a tous crié ou pensé "plus jamais ça", acceptent dans leurs rangs autant de tarés qui reproduisent sur d'autres, plus faibles qu'eux bien évidemment, ce qu'on a fait subir à leurs ancêtres ?

Parce qu'on a perdu les trois quarts de sa famille dans un camp, on contraint des palestiniens (et qu'avaient-ils fait pour mériter ça ???) à vivre dans des camps de réfugiés depuis 4 ou 5 générations ?

Puis, comme , et on le serait à moins, les palestiniens ne sont pas contents qu'on leur ait confisqué leurs terres, leurs maisons, leur pays, on fasse de Gaza une sorte de guetto où pour s'approvisionner des hommes et des enfants creusent et utilisent tous les jours des tunnels qui contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire ne servent pas seulement à passer des armes mais de la nourriture, des couches culottes, des produits de première nécessité ?

Accord de paix après accord de paix pour calmer l'opinion mondiale, des colons extrémistes grignotent la terre de ceux qu'ils chassent chaque jour un peu plus loin, puis on érige un mur qui sépare les fermes des puits qui les font vivre, qui coupe des villages, qui éloigne des frères, des amis... en prétextant craindre les pierres et les armes de ceux qu'on a chassé, à qui on a enlevé tout espoir et toute dignité.

Et pendant ce temps des bobos font la fête chaque jour à Tel-Aviv sous les yeux de ceux qui se demandent simplement comment élever dignement leurs enfants....

Mon père, paix à son âme, disait pour justifier ces horreurs, oui mais tu ne te rends pas compte, quand les juifs sont arrivés en Israël il n'y avait rien, c'était un désert de miséreux et ils en ont fait des jardins par leur travail... oui mais ce n'était pas leur jardin et depuis des milliers d'autres sont venus envahir ce bout de terre et surtout narguer un peuple entier parqué derrière les barbelés qui forcément n'ont qu'une idée en tête reprendre leur bien, leur terre, leur pays, leur village.

La haine a décuplé la haine, l'horreur a succédé à l'horreur, combien de morts faudra t'il ? combien d'extrémistes de chaque côté ?

À quand des reportages honnêtes sur ce qui se passe vraiment là-bas et ici ?

Et si on vient vous prendre votre terre, votre maison, qu'on construit un mur devant chez vous, qu'on vous contrôle 10 fois par jour, qu'on menace la santé et la scolarité de vos enfants quand ce n'est pas leur vie, vous faites quoi ? vous prenez un balluchon et votre famille et vous prenez la route, SDF à vie, ou vous prenez les armes ? comment savoir vraiment tant qu'on n'est pas directement concerné ? comment juger celui qui doit faire ce choix ? Et j'exclus de mon exemple ceux qui subiraient des représailles après avoir fait ça à leur prochain....

Palestine, suite...

Dans combien de pays, dans combien de villages, des hommes se dressent contre d'autres hommes pour leur voler leur bien ? Combien de faibles écrasés chaque jour sur la planète ? quelle tristesse l'humanité....

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Palestine...

20 Juillet 2014, 09:32am

Publié par pam

J'essayais depuis quelques jours de pondre un article sur le problème en Palestine... mais je m'énerve quand je pense à ce qui se passe alors en voilà un qui dit ce qu'il pense ... à vous de juger... au moins c'est dit !

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Générosité...

19 Juillet 2014, 08:15am

Publié par pam

La peur de l’abandon et le sentiment d’insécurité sont intimement liés au manque de liberté intérieure. C’est le chérissement de soi-même, qui, avec son inséparable cortège de crainte et d’espoir, d’attirance et de rejet, est le principal ennemi de la paix intérieure. Si l’on souhaite vraiment le bonheur de quelqu’un, on ne peut exiger de définir la façon dont l’autre doit être heureux, même si ce n’est pas chose aisée.

Seul l’ego peut dire : ton bonheur ne peut passer que par le mien.

Svami Prajnanpad : “Quand vous aimez quelqu’un, vous ne pouvez espérer qu’il fasse ce qui vous plaît. Cela reviendrait à vous aimer vous-même.”

Une âme en paix peut partager son bonheur mais n’a que faire de la jalousie.

Matthieu Ricard in “Plaidoyer pour le bonheur”.

Générosité...

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