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Miel, gingembre, et cucurma tuent les superbactéries mieux que les médicaments

31 Juillet 2015, 06:56am

Publié par pam

dans Décryptage.


Les bactéries se sont métamorphosées en des souches résistantes de superbactéries, ce qui rend les industries pharmaceutiques incapables de les maitriser, mais la recherche émanant de l’Institut de Médecine d’Ethiopie à l’Université de Gondar, prouve que nous n’avons pas besoin de Big Pharma pour traiter des maladies qu’ils ont ironiquement contribué à créer.

Une combinaison d’extrait de gingembre en poudre et de miel est si efficacequ’elle inhibe la croissance de superbactéries comme le SARM, l’E. Coli, et même les bactéries qui causent la pneumonie. Le SARM (staphylococcus aureus résistant à la méticilline), L’Escherichia coli et la Klebsiella pneumoniae sont parmi les superbactéries les plus dévastatrices. Pourtant, lorsque les chercheurs ont comparé ce mélange de miel éthiopien et de poudre de gingembre par rapport à trois antibiotiques différents pour tester leurs capacités respectives à tuer les superbactéries, la combinaison de gingembre et miel a gagné et ce, considérablement. (Ils ont également testé une solution de gingembre et d’eau pour faire bonne mesure). Le résultat de l’étude a conclu:

« Conclusion : Le résultat de cette étude a montré que le mélange de miel – poudre de gingembre a le potentiel de servir de source bon marché d’agents antibactériens, spécialement concernant les souches de bactéries résistantes aux médicaments ».

(Outre cette étude, voici 8 antibiotiques naturels que vous devriez envisager d’utiliser). Chaque « bouillon » de culture auquel les superbactéries ont été exposées a été cultivé pendant 20 à 24 heures. Les trois antibiotiques utilisés étaient parmi les plus puissants que l’industrie a jamais créés: la méthicilline, l’amoxicilline, et la pénicilline.

5 tests furent conduits pour le traitement de chaque bactérie :

  • Le Staphylococcus aureus (SARM et non-SARM)
  • L’Escherichia coli (deux souches différentes)
  • La Klebsiella pneumoniae

Avec ces trois superbactéries, la combinaison de gingembre et miel était plus efficace pour inhiber la croissance que tous les antibiotiques. Le seul antibiotique qui s’en soit un peu rapproché était l’amoxicilline.

Les capacités d’inhibition des superbactéries de ce duo de choc étaient en moyenne de 25,62 et allaient de 19 à 30 – battant tous les antibiotiques pharmaceutiques haut la main.
L’extrait de gingembre n’a pas été préparé de façon fantaisiste non plus. Les chercheurs ont simplement fait sécher des morceaux de racines coupées en tranches à 37 degrés pendant 24 heures puis les ont moulus et mélangés avec du méthanol et de l’éthanol pour en faire une solution à 50%. Ceci a ensuite été mixé avec le miel pour obtenir une combinaison exacte de 50-50.

L’extrait aqueux de gingembre n’avait aucun effet inhibiteur sur les bactéries. C’est ce que d’autres recherches ont indiqué: l’alcool semble extraire les constituants antibiotiques du gingembre.

Nous pouvons continuer à prendre des antibiotiques toxiques et préjudiciables pour notre santé qui annihilent notre immunité naturelle, ou bien nous pouvons prendre du gingembre et du miel préparés selon la recette ci-dessus et jouir d’une santé étonnante. C’est un choix évident pour moi.

Source : Natural Society via: Santé Nutrition

Elixir détox curcuma & gingembre (recette)

Lorsque vous cherchez un petit génie de guérison, tournez-vous vers le curcuma.

Ce n’est pas seulement une épice ensoleillée pour illuminer vos plats, elle est aussi couramment utilisée en médecine ayurvédique et unani. Le curcuma est orginaire de la racine de la plante de Curcuma longa, qui fait partie de la famille du gingembre et c’est l’un des guérisseurs les plus puissants de la nature et un véritable génie.

Je sais que vous allez aimer ce thé nettoyant avec ses propriétés alcalinisantes et détoxifiantes qui procurent une action anti-inflammatoire à votre corps. Le Curcuma est un ingrédient super-héro pour aider à soigner et prévenir la peau sèche, ralentir le vieillissement, réduire les rides et améliorer l’élasticité de la peau.

Les femmes indiennes utilisent le curcuma pour nettoyer leur peau et comme exfoliant. Si vous utilisez du curcuma frais, manipulez-le avec précaution car il peut colorer la peau. S’il arrive que votre vêtement préféré soit taché, essayez de presser dessus du jus de citron ou de l’eucalyptus pour retirer la tache.

Voici mon génie de santé numéro 1: le curcuma. Adoptez-le aussi!

Ingrédients

  • 250 ml (1 tasse) de lait d’amande ou de riz
  • 2 cuillères à café de curcuma râpé
  • 1 cuillère à café de gingembre râpé finement
  • 6 gouttes de stevia liquide (ou du miel)

Méthode

  1. Mettez le lait d’amandes dans une petite casserole et chauffez doucement pour atteindre la température de la pièce.
  2. Mettez le curcuma et le gingembre dans un mug.
  3. Versez une petite quantité de lait chaud dans le mug et remuez pour créer une pâte liquide de façon à ce qu’il n’y ait pas de grumeaux.
  4. Ajoutez le reste du lait et adoucissez avec du miel ou de la stévia, selon le goût.

source: Santé Nutrition

Miel, gingembre, et cucurma tuent les superbactéries mieux que les médicaments

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Eclectique !

24 Juillet 2015, 09:08am

Publié par pam

HELLO !

Pendant qu'à mon tour je m'occupais de ma santé, le nombre de visiteurs (uniques ! of course!) a dépassé le nombre plus qu'honorable de 20 000.... Ca donne le tournis! alors merci à vous tous, visiteurs connus et inconnus, que la journée vous soit belle et douce et si vous voulez que la mienne soit encore plus belle, pensez à laisser des commentaires ou des explications sur votre absence de commentaires, ça me manque !

Merci de vos visites, mais vos commentaires me permettraient d'orienter les articles qui vous le savez sont plus qu'éclectiques !

Tsuguharu Foujita, Le Quai aux fleurs, Paris.

Tsuguharu Foujita, Le Quai aux fleurs, Paris.

J'y pars en rêve passer la journée ! à force d'espérer la pluie sur un jardin qui souffre de plus en plus jour après jour, je vais suivre Peter Pan et par les airs et les ailes voler vers le pays imaginaire, Paris sans misère ni pollution, sans snobs ni consommateurs féroces et abrutis, puis retour à la campagne, sans éleveurs qui intoxiquent leurs bêtes et leurs clients, sans pesticides ni herbicides, sans esprits étroits ni racistes ni sexistes ni homophobes, sans mâles testoteronés qui nous bassinent avec leurs rêves de compétition avec leurs voisins !!

Juste des êtres humains civilisés qui chacun vit à sa place choisie, qui remercie pour la nature et la beauté qui l'environne ; juste des êtres humains qui ne se comparent pas, ne se critiquent pas, et du coup ne consomment plus effrénément des biens polluants, inutiles ou même dangereux pour lui, ses proches et la planète ; juste des êtres humains qui essaient de mener leur vie sans faire de mal aux autres ni à leur environnement....

Et je continuerai, contre vents et marées, à rêver d'entraide et de partage.

Merci à vous tous,

Eclectique !

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Sous les pavés la terre...

16 Juillet 2015, 06:55am

Publié par pam

jardinage, agriculture et saloperies industrielles, chimiques et commerciales....

expliqués clairement par de belles personnes...

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Être sans avoir...

15 Juillet 2015, 07:27am

Publié par pam

un magnifique témoignage...

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Le promeneur d'oiseau...

11 Juillet 2015, 08:08am

Publié par pam

un beau film pour le week-end....

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Comprendre la "crise grecque"...

10 Juillet 2015, 07:20am

Publié par pam

La raison délirante de l’Europe, un nouveau fascisme mou ?

LAURENT DE SUTTER PROFESSEUR DE THÉORIE DU DROIT, À LA VRIJE UNIVERSITEIT DE BRUXELLES ET DIRECTEUR DE LA COLLECTION «PERSPECTIVES CRITIQUES» AUX PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 10 FÉVRIER 2015

Il est temps d’ouvrir les yeux : les autorités qui se trouvent à la tête de l’Europe incarnent un fascisme nouveau. Ce fascisme, ce n’est plus celui, manifeste et assumé, qui a fait du XXe siècle l’un des grands siècles de la laideur politique ; il s’agit plutôt d’un fascisme mou et retors, dissimulant ses intentions mauvaises derrière un langage qui se voudrait de raison. Mais la raison que manifestent tous ceux qui, aujourd’hui, se trouvent forcés de discuter avec le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, est en réalité une raison délirante. Elle l’est sur plusieurs plans.

Premièrement, la raison européenne est délirante sur le plan politique : chaque nouveau geste posé par les autorités de l’Europe (ainsi, en dernier lieu, celui du directeur de la Banque centrale, Mario Draghi) affiche davantage le mépris des principes sur lesquels elle se prétend fondée par ailleurs. En proclamant que les traités européens sont soustraits à tout vote démocratique, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ne l’avait pas caché : la démocratie, en Europe, n’est qu’un mot vide. Qu’il ait pointé une réalité juridique (il est vrai que les traités sont négociés entre Etats et non entre populations) n’empêchait pas moins qu’il s’agissait là d’une déclaration de renégat. Non, l’Europe ne vous appartient pas, peuples d’Europe - pas plus qu’elle n’appartient aux gouvernements que vous avez élus, si ceux-ci ne marchent pas au rythme que nous souhaitons lui voir adopter. Tel était le message que Juncker souhaitait faire passer - et qui a été entendu.

Deuxièmement, la raison européenne est délirante du point de vue économique : ce que les autorités européennes sont en train de réaliser, c’est tout simplement la ruine d’un continent entier. Ou, plutôt : la ruine de la population d’un continent entier - à l’heure où la richesse globale de l’Europe, en tant qu’entité économique, ne cesse de croître. Les autorités économiques européennes, en tentant de tuer dans l’œuf le programme grec, pourtant d’une impeccable rationalité économique, de Yánis Varoufákis, le disent là aussi sans ambages. Ce qui les intéresse, c’est la perpétuation d’un statu quo financier permettant au capitalisme, dans son caractère le plus désincarné et le plus maniaque, de continuer à produire une richesse abstraite. Il n’est pas important que la richesse en Europe profite aux personnes ; en revanche, il est d’une importance croissante qu’elle puisse continuer à circuler - et toujours davantage. Pourtant, qu’en déséquilibrant de manière aussi radicale le système économique européen, les autorités en question risquent d’aboutir à la destruction du système capitaliste lui-même, comme ne cessent de le souligner les analystes financiers, ne leur traverse même pas l’esprit. Car, au bout du compte, il ne s’agit pas vraiment de capitalisme, ni même d’économie ; il s’agit de pouvoir, et de sa pure imposition.

Troisièmement, la raison européenne est délirante du point de vue de la raison elle-même. Derrière les différents appels au «raisonnable», que le nouveau gouvernement grec devrait adopter, se dissimule en réalité la soumission à la folie la plus complète. Car la raison à laquelle se réfèrent les politiciens européens (par exemple, pour justifier les mesures d’austérité débiles qu’ils imposent à leur population) repose sur un ensemble d’axiomes pouvant tout aussi bien définir la folie. Ces axiomes sont, tout d’abord, le refus du principe de réalité - le fait que la raison des autorités européennes tourne dans le vide, sans contact aucun avec ce qui peut se produire dans le monde concret. C’est, ensuite, le refus du principe de consistance - le fait que les arguments utilisés pour fonder leurs décisions sont toujours des arguments qui ne tiennent pas debout, et sont précisément avancées pour cela (voir, à nouveau, l’exemple de l’austérité, présentée comme rationnelle du point de vue économique alors que tout le monde sait que ce n’est pas le cas). C’est, enfin, le refus du principe de contradiction - le fait que l’on puisse remonter aux fondements mêmes des décisions qui sont prises, et les discuter, possibilité suscitant aussitôt des réactions hystériques de la part des autorités.

Ce délire généralisé, que manifestent les autorités européennes, doit être interrogé. Pourquoi se déploie-t-il de manière si impudique sous nos yeux ? Pourquoi continue-t-il à faire semblant de se trouver des raisons, lorsque ces raisons n’ont plus aucun sens - ne sont que des mots vides, des slogans creux et des logiques inconsistantes ? La réponse est simple : il s’agit bien de fascisme. Il s’agit de se donner une couverture idéologique de pure convention, un discours auquel on fait semblant d’adhérer, pour, en vérité, réaliser une autre opération. Comme je l’ai suggéré plus haut, cette autre opération est une opération d’ordre : il s’agit de s’assurer de la domestication toujours plus dure des populations européennes - de ce qu’elles ne réagiront pas aux mesures de plus en plus violentes prises à leur encontre. Des gouvernements qui se prétendent démocratiques ont été élus par les différentes populations européennes - mais ce sont des gouvernements dont le programme caché est tout le contraire : ce sont des gouvernements qui souhaitent la fin de la démocratie, car la démocratie ne les arrange pas. Tout le reste n’est que prétexte. Or, ce que le nouveau gouvernement grec tente de réaliser, c’est réintroduire un peu de réalisme au milieu de l’invraisemblable délire politique, économique et rationnel dans lequel baigne l’Europe - donc un peu de démocratie. Mais, ce faisant, il rend apparent l’ampleur de la crapulerie régnant dans les autres pays du continent - et, cela, on ne le lui pardonnera pas.

Comprendre la "crise grecque"...

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LA SANTÉ OU LE RESPECT DE SOI.

7 Juillet 2015, 08:30am

Publié par pam

Pour être en bonne santé, il faut apprendre avant tout à la préserver et à la conserver. Trois principes :

- maintien d'une profonde connexion avec soi-même et avec le but de son existence, sur le plan personnel et sur celui du monde extérieur. Ce qui comporte l'amour et le respect de soi.

- la compréhension de ce que signifie pour vous la santé et la guérison.

- l'attention et les soins que vous vous portez. Dressez la liste des signaux intérieurs vous avertissant du moindre déséquilibre dès qu'il se manifeste et suivez ces orientations.

Pour bien prendre soin de vous, vous devez observer une routine quotidienne, méditer, faire de l'exercice, suivre un bon régime alimentaire, des règles d'hygiène, vous reposer suffisamment, vous distraire, poursuivre un but personnel, avoir des amis tout en préservant votre intimité, et une bonne dose d'amour.

Vos besoins personnels peuvent varier au fil des jours et des années, soyez souple. Ce qui convient à une période peut ne plus convenir à une autre. Mieux vaut déterminer vous-mêmes vos besoins, l'autoresponsablilité constitue l'essence même de la guérison et d'une bonne santé. La diversité est le sel de la vie et le développement personnel le moteur de toute amélioration.

BARBARA ANN BRENNAN. LE POUVOIR BÉNÉFIQUE DES MAINS.

Éditions Tchou. 1993.

 LA SANTÉ OU LE RESPECT DE SOI.

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canicule ?

4 Juillet 2015, 08:51am

Publié par pam

Pourtant consentuel et pas extrémiste, Hulot.... et c'est daté de près de 10 ans....

POUR UN PACTE ÉCOLOGIQUE. 2006.

Avec le Comité de veille écologique.

Que demain soit ce que nous décidons d’en faire, et pas ce que le temps décidera à notre place.

LETTRE OUVERTE AU FUTUR PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

Nous sommes arrivés à un carrefour de crises (crises multiformes et interdépendantes de la machine du vivant).

Pas d’autre alternative que d’engager une vaste mutation économique, sociale et culturelle, en nous appuyant sur une mobilisation collective.

Comment répondrez-vous aux multiples défis du changement climatique, de la crise énergétique, de l’extinction des espèces, de l’épuisement des ressources, de la raréfaction et de la contamination de l’eau potable, des pollutions chimiques, des maladies émergentes... et de leurs conséquences multiples ?

L’espèce humaine risque une déstabilisation majeure car sa santé et ses activités dépendent du bon fonctionnement des écosystèmes et de ressources en abondance.

La crise écologique est apparue il y a 30 ans déjà, beaucoup de temps perdu, sans doute parce que nous ne voulions pas y croire, renoncer à nos mirages, d’autant plus que la communauté scientifique tardait à venir étayer et conforter ce qui n’était au début qu’un faisceau de présomptions. Le temps du doute, du scepticisme, des polémiques est révolu. D’hypothétique, le risque est devenu avéré.

Désormais, le climat est susceptible d’être soumis à de brusques emballements qui conduiraient au chaos. Les changements climatiques se développent de manière quasi exponentielle. Personne n’est capable de dire si nous avons déjà franchi le seuil de l’irréversible.

Biodiversité : 12% de toutes les espèces d’oiseaux, 23% des mammifères, 25% des conifères, 32% des amphibiens sont actuellement menacés de disparition.

60% des services vitaux que les écosystèmes fournissent à l’humanité sont dégradés ou exploités de manière non rationnelle. La fertilité des sols s’affaiblit.

L’air, l’eau, les sols, donc l’agriculture et les aliments héritent de molécules chimiques inédites susceptibles d’induire des cancers, des malformations ou des stérilités. La baisse des ressources halieutiques, la raréfaction de l'eau douce dans quelques-uns des pays les plus peuplés, l’abaissement du niveau des nappes phréatiques, la montée de celui des mers, l’acidification des océans, le casse-tête du traitement des déchets, la disparition des forêts primaires... L’ère de l’abondance va se terminer, celle de la rareté des ressources naturelles s’annonce.

Nous sommes à la fois responsables et victimes.

On a tenté de dire que la modernité a profané la sphère du sacré en outrepassant les limites imparties à l’humanité.

L’humanité est scindée en deux mondes qui ne se comprennent plus : ceux qui se gavent et ceux qui souffrent. Les tensions s’accroissent et les foyers de conflits potentiels sont immenses. Excès de frénésie consommatrice d’un côté, damnés de la terre de l’autre, majorité de la population mondiale, sans-espoir dont on continue à piller les ressources, laminer les cultures, au profit d’une homogénéisation stupide.

Frustrations énormes, opulence indécente qui exacerbe un profond sentiment d’injustice chez ceux qui ont peine à se nourrir. La communication planétaire qui devait rapprocher les hommes cristallise au contraire des rancœurs qui ont tôt fait de se transformer en haine. Tentation forte de céder aux sirènes d’un fondamentalisme religieux, d’un nationalisme exacerbé, d’un irrédentisme (en politique, mouvement souhaitant réunir à une nation les groupes ethniques de même langue ou même culture vivant dans d'autres nations) irrationnel. Or, en Occident, nous continuons de raisonner en vase clos, à l’intérieur de frontières dont on refuse d’admettre qu’elles sont obsolètes. Il n’y a plus qu’une seule humanité sur une seule planète.

Le monde est très malade et le plus grave reste à venir. Les bouleversements catastrophiques liés au changement climatique ou aux pénuries de ressources (appauvrissement des sols, extinction d’espèces, contamination des eaux, raréfaction énergétique, baisse des ressources halieutiques, ralentissement de la croissance des rendements agricoles, inondations, sécheresses, canicules, incendies, famines, tempêtes, cyclones, montée des eaux dans les deltas et sur les littoraux, désertification, déforestation, épidémies, exodes, “bidonvillisation” sauvage, déculturation massive, encouragement des économies mafieuses...) frappent prioritairement cette part misérable d’humanité à laquelle, se rattache le plus grand nombre des hommes et qui, d’ici une ou deux générations, en constituera plus des trois quarts. La crise écologique amplifie les crises latentes de l’humanité et elle va en générer de nouvelles.

1° besoin : la lucidité. Je ne crois pas à la durabilité de notre éthique et de nos valeurs en période de paroxysme des conflits ou des tragédies. Nous ne sommes qu’en partie civilisés. Voir par exemple la sélectivité des secours à La Nouvelle-Orléans. Et pourtant, l’essentiel des malheurs touche les plus démunis pour le moment. Les politiques sont dans un état de sidération peu efficace et préfèrent laisser dormir le problème tant que l’opinion ne sera pas prête... d’où déni et immobilisme.

Sainte-Beuve : “Nous sommes condamnés à faire mieux avec moins.”

Il y a eu le temps de l’information, puis de la prise de conscience, maintenant nous sommes dans un face-à-face dramatique avec l’effet de seuil : ce niveau à partir duquel les crises risquent de se conjuguer et de s’emballer. Si nous ne passons rapidement à l’action, la spirale infernale s’emballera. Il est exclu d’en reprendre pour 30 ans d’hésitations et de demi-mesures, de continuer à se payer de mots non suivis d’effets. Il faut décréter un état d’urgence planétaire, pour une guerre d’un type particulier puisqu’elle est dirigée contre nous-mêmes. L’ennemi siège à l’intérieur de notre système et de nos consciences. L’impératif écologique ne sera pas relevé en faisant l’impasse sur cette double dimension, collective et individuelle, en sous-traitant le problème aux scientifiques, aux politiques ou aux industriels. Tout le monde doit s’engager dans la même direction, participer au changement. Personne ne peut se sentir dédouané de ce combat et de l’urgence qu’il impose.

Si dans un monde aussi fragmenté, divisé et porté à la guerre des clans, le péril écologique ne fournit pas l’occasion de s’unir, rien d’autre ne le fera.

Ce défi détermine tout le reste, il se situe sur une échelle de gravité sans comparaison avec les autres dilemmes qui agitent nos sociétés. C’est une question d’intérêt général qui suppose une confluence d’intérêts plutôt qu’un conflit d’intérêts. La crise des écosystèmes et le déséquilibre des cycles naturels ne trouveront pas d’issue dans le triomphe des intérêts des uns sur celui des autres, même si les inégalités de situation obligeront à des contributions différenciées à l’échelle des catégories sociales, mais si certains sont moins blancs que d’autres. Fabriquer des boucs émissaires ne serviraient à rien.

Il faut conjuguer les impératifs d’aujourd’hui avec les nécessités de demain, et la solidarité entre les générations d’aujourd’hui et de ceux qui vont nous suivre.

Nous n’y parviendrons, progressivement, que si toute la société partage le même objectif et si chacun prend sa part du fardeau. la responsabilité de tous est donc requise, même si les efforts ne peuvent pas être identiques pour chacun. C’est à nous d’aider les pays émergents pour qu’ils évitent d’emprunter la même voie suicidaire que la nôtre. Ce sont les pays développés qui se trouvent à la source des désordres écologiques, en particulier climatiques, et ce sont les plus pauvres qui en deviennent les victimes. Quand la nature se rebelle, tout le monde n’est pas exposé de la même manière. Aux pollueurs d’être les payeurs.

La somme des intérêts particuliers ne fait pas l’intérêt général. Admettre la priorité de l’impératif écologique ne revient pas à ignorer les enjeux sociaux et les inégalités mondiales, c’est au contraire, les prendre fondamentalement en compte afin d’épargner une crise supplémentaire qui les aggraverait.

Dans le grand vacarme de la communication, de la mise en scène, des postures médiatiques et des faux-semblants, pourrez-vous encore entendre le murmure de la raison ?

Si ce n’est pas la société toute entière qui anticipe et conduit le changement, celui-ci nous sera imposé dans des conditions bien plus difficiles.

Il faut dépasser les différences politiques traditionnelles. Le défi qui est devant nous ne peut s’accommoder de vraies-fausses divisions idéologiques ou d’obscurs appétits de pouvoir. Le pacte écologique est une adhésion à une problématique qui transcende les querelles partisanes, l’affirmation d’une volonté collective de faire face à un enjeu vital et de se mettre en mouvement ensemble pour trouver des solutions. Le silence de la plupart des intellectuels laisse pantois. Pensent-ils que leur statut d’élite les immunise contre le risque ? Ne laissez pas les écologistes, et eux seuls, être porteurs à la fois du diagnostic sur le risque, de l’alerte sur les effets, des solutions à mettre en œuvre et des réflexions sur la refondation d’une autre société. Si le péril commun ne provoque pas un processus unitaire dans la sphère politique, si les familles idéologiques se déchirent sur l’impératif écologique comme sur le reste, nous n’emporterons jamais l’adhésion de l’opinion. Psychologiquement, la méfiance dominera. Le doute sera entretenu chez les uns et les autres, qui servira de prétexte au plus grand nombre pour rester en retrait. L’impératif écologique rend obsolète un certain nombre de clivages gauche-droite par exemple) et de comportements. Il faut en finir avec les logiques exclusives de parti, cette psychologie de horde où l’individu abdique toutes conscience pour privilégier les intérêts de sa boutique. Il faut en finir avec ses pratiques occultes qui font passer en catimini des amendements favorisant tel ou tel intérêt particulier sans que l’opinion en soit informée. Il faut en finir avec la pléthore des textes de loi si compliqués qu’ils mettent des années à être efficients et aussi avec cette dérive des mœurs politiques que constitue le cumul des mandats. Assez des camps faussement opposés car, à droite comme à gauche, on partage le même engouement pour une croissance illimitée, pour l’augmentation du PIB, des productions, des consommations. À quand un dirigeant politique qui émettrait le moindre doute sur ces questions ?

Nous avons besoin cruellement de nouveaux instruments financiers pour lutter contre la pauvreté et le sous-développement.

Pour les citoyens, les politiques sont assimilés à l’incapacité et la corruption. On a les politiques qu’on mérite... Nous devons accepter le postulat que le législatif et l’exécutif n’ont qu’une part relative de pouvoir, qu’ils doivent composer en permanence avec d’autres (industriels, syndicats, lobbies, ONF, médias...) et que les initiatives nationales sont encadrées par un réseau de contraintes et de réglementations internationales. Nous ne viendra pas d’en haut.

L’essentiel, si l’on veut avancer, c’est de s’interroger sur les raisons de l’incapacité de la société à opérer les changements nécessaires. Pourquoi restons-nous bloqués alors qu’une ardente obligation de changement s’impose à nous ?

Les modifications devront intervenir non seulement au niveau des structures mais aussi à l’échelle de nos faits et gestes quotidiens. Les bouleversements ne sont pas destinés à s’appliquer aux autres seulement !

La force de persuasion clandestine de la publicité finit par nous convaincre que l’envie de posséder permet d’échapper au mal-être. Nous nous retrouvons formatés par l’idée que le progrès est quelque chose de continu et que chaque nouvelle technologie, chaque nouveau produit apporte forcément un mieux-être. Le système du progrès est grippé. En portant atteinte aux équilibres du vivant, l’excès de nos productions, l’outrance de nos consommations, la dérive de nos comportements ont engendré quelque chose qui nous dépasse et qui s’est retourné en risque majeur. La faute à qui ? À tout le monde et à personne !

extraits de "Le syndrome du Titanic" de Nicolas Hulot.

photo d'Oleg Oprisco

photo d'Oleg Oprisco

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vérités sur la Grèce...

3 Juillet 2015, 06:31am

Publié par pam

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