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meditation

rien...

20 Juin 2015, 08:08am

Publié par pam

“Les humeurs humaines et les réactions à la rencontre avec le Rien varient considérablement d’une personne à l’autre, d’une culture à l’autre.

Les taoïstes chinois ont trouvé le Grand Vide tranquillisant, paisible, et même joyeux.

Pour les bouddhistes de l’Inde, l’idée du Rien évoquait une atmosphère de compassion universelle prise dans les outils d’une existence qui est ultimement sans sol.

Dans la culture japonaise, l’idée de Rien permet des modes exquis d’un sentiment esthétique se retrouvant dans la peinture, l’architecture, et même dans les rituels du quotidien.

Mais l’Occidental, lui, est embourbé de possessions jusqu’au cou, d’objets et du business de les entretenir, faisant front à l’anxiété de la rencontre possible avec le Rien.”

William Barret (1913-1992) in “Propos sur le Rien”.

photo de Michel Belloni

photo de Michel Belloni

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la mémoire et la vie....

9 Juin 2015, 07:16am

Publié par pam

“ Sans la mémoire, que serions-nous ? Nous oublierions nos amitiés, nos amours, nos plaisirs, nos affaires ; le génie ne pourrait rassembler ses idées ; le cœur le plus affectueux perdrait sa tendresse, s’il ne s’en souvenait plus ; notre existence se réduirait aux moments successifs d’un présent qui s’écoule sans cesse ; il n’y aurait plus de passé. Ô, misère de nous ! Notre vie est si vaine qu’elle n’est qu’un reflet de notre mémoire. “ in “Mémoires d’Outre Tombe” de Chateaubriand.

la mémoire et la vie....

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Relaxation...

18 Avril 2015, 07:16am

Publié par pam

La relaxation consiste à procurer au corps et à l'esprit un repos complet par rapport aux efforts et tensions que la vie nous apporte, notamment celles qui proviennent des montées d'adrénaline que nous subissons en réaction aux pressions de toutes parts. Ces diverses pressions ont pour effet de crisper nos muscles, ceux du dos en particulier. Petit à petit, la tension qui se prolonge fait naître une espèce d'armure entourant tout le corps, qui nous prédispose aux blessures. La relaxation permet de se défaire de cette armure. Les excitants peuvent aggraver la tension. Une alimentation saine et équilibrée et faire de l'exercice sont nécessaires.

Calme de l'esprit et mouvements lents.

Relaxation...

"La relaxation est essentielle pour apprendre à maîtriser les émotions, contrôler les tensions musculaires, diminuer, canaliser, voire supprimer les conséquences du stress". Dr Serge Rafal.

Relaxation...

Thich Nhat Hanh in “La colère”.

LA RELAXATION PROFONDE.

Permettre à votre corps de se reposer est très important. Si celui-ci est détendu, votre esprit le sera également. La pratique de la relaxation profonde est essentielle à la bonne santé de l’un comme de l’autre. La durée de la méditation guidée ci-dessous est généralement de 30 minutes, mais vous pouvez l’adapter à votre convenance. Le plus important est de l’apprécier.

Étendu sur le dos, confortablement, fermez les yeux ; bras et jambes allongés, détendus, pieds tournés vers l’extérieur.

Tout en inspirant / expirant, prenez conscience de votre corps tout entier, des zones en contact avec le sol : talons, jambes, fesses, dos, dessus des mains et des bras, arrière de la tête. À chaque expiration, sentez comme vous vous enfoncez de plus en plus profondément dans le sol, en vous libérant de toute tension, de tout souci.

Tout en inspirant, concentrez votre attention sur votre abdomen qui se soulève et s’abaisse, faites ainsi plusieurs respirations.

En inspirant, prenez conscience de vos pieds. En expirant, laissez-les se détendre. En inspirant, irradiez vos pieds de votre amour et, en expirant, souriez-leur. Alors que vous respirez, découvrez qu’il est merveilleux d’avoir deux pieds qui permettent de marcher, courir, pratiquer des sports, danser, conduire, mener d’innombrables activités durant la journée. Remerciez vos pieds d’être présents chaque fois que vous avez besoin d’eux.

En inspirant, prenez conscience de votre jambe droite et de votre jambe gauche. En expirant, laissez toutes les cellules de celles-ci se détendre. En inspirant, souriez-leur et, en expirant, irradiez-les de votre amour. Ressentez la force et la santé de vos jambes. En respirant, enveloppez-les de votre tendresse et de votre sollicitude. Laissez-les se reposer, s’enfoncer doucement dans le sol. Relâcher toute tension qui pourrait les affecter.

En inspirant, prenez conscience de vos mains qui reposent sur le sol. En expirant, détendez complètement tous les muscles de vos mains, en relâchant toute tension qui pourrait les affecter. En inspirant, découvrez à quel point il est merveilleux d’avoir deux mains. En expirant, souriez-leur et enveloppez-les de votre amour. En respirant, prenez conscience de tout ce que vous pouvez faire avec vos mains : cuisiner, conduire, prendre quelqu’un par la main, prendre un bébé dans vos bras, caresser, vous laver, dessiner, jouer d’un instrument de musique, taper à l’ordinateur, bricoler, prendre soin d’un animal, tenir une tasse de thé... Grâce é elles, vous pouvez faire tant de choses. Efforcez-vous simplement d’apprécier la chance d’avoir deux mains et laissez toutes leurs cellules se reposer réellement.

En inspirant, prenez conscience de vos bras. En expirant, laissez-les se détendre complètement.

Épaules. Prenez conscience des tensions et du stress accumulés. Laissez cette tension s’en aller à chaque expiration, et sentez comme elles sont plus détendues.

Cœur.

Estomac, intestins.

Yeux.

Continuez à détendre chaque partie de votre corps.

À présent, si une partie de votre corps est affectée d’une maladie ou d’une douleur, efforcez-vous d’en prendre conscience et de l’envelopper de votre amour.

Sachez qu’il y a d’autres zones de votre corps qui sont restées fortes et saines. Laissez-les envelopper de leur force et de leur énergie la partie faible ou malade. Inspirez et affirmez votre propre aptitude à guérir.

Expirez et débarrassez-vous des soucis et des peurs qui pourraient affecter votre corps. En respirant, souriez avec amour et confiance à la région de votre corps qui souffre encore.

Enfin, en inspirant, prenez conscience de votre corps tout entier qui est allongé. En expirant, appréciez la sensation de bien-être que vous procure votre corps allongé, détendu et calme. Souriez-lui en inspirant, puis, en expirant, enveloppez-le de votre amour et de votre compassion. Voyez comme toutes les cellules sourient joyeusement en même temps que vous. Remerciez-les. Prenez à nouveau conscience de votre abdomen qui s’élève et s’abaisse doucement.

Pour finir, étirez-vous lentement et ouvrez les yeux. prenez votre temps pour vous lever, avec calme. Efforcez-vous de faire bénéficier votre activité suivante et le reste de la journée du calme et de l’énergie de la Pleine Conscience que vous avez générés.

Relaxation...

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La non-agression et les quatre maras.

6 Avril 2015, 08:48am

Publié par pam

extraits de

PEMA CHÖDRÖN :

“CONSEILS D’UNE AMIE POUR DES TEMPS DIFFICILES”.

La non-agression et les quatre maras :

Ce que nous considérons comme un obstacle est bénéfique : c’est en vérité la façon dont le monde et toute notre expérience nous enseignent l’endroit où nous sommes coincés. Que nous ressentions ce qui nous arrive comme un obstacle ou un ennemi ou comme un maître et un ami dépend entièrement de notre perception de la réalité. Le niveau externe, c’est le sentiment que quelque chose ou quelqu’un nous a fait du mal en s’immisçant dans l’harmonie et la paix que nous croyions nôtres. L’obstacle interne, c’est que rien ne nous a jamais vraiment attaqué si ce n’est notre propre confusion. Il n’y a aucun obstacle solide si ce n’est notre besoin de nous protéger de toute possibilité de nous laisser toucher.

Rien ne disparaît jamais avant de nous avoir appris ce que nous avons besoin de savoir. L’obstacle reviendra jusqu’à ce que nous apprenions tout sur l’endroit où nous nous séparons de la réalité, sur la manière dont nous avons un mouvement de retrait au lieu de nous ouvrir et comment nous nous fermons au lieu de nous autoriser à éprouver complètement tout ce que nous avons à affronter, sans hésiter, ni nous replier sur nous-mêmes.

Les maras fournissent des descriptions de certains moyens très usuels grâce auxquels nous essayons d’éviter ce qui se produit :

- devaputramara : concerne la recherche du plaisir.

Quand nous nous sentons gênés, mal à l’aise, quand nous souffrons, nous courons comme des fous vers le confort : nous ne pouvons supporter de ressentir la douleur, la tension, l’anxiété, la brûlure de la colère qui monte, le goût amer du ressentiment... alors nous nous accrochons à quelque chose d’agréable, nous fuyons en essayant de nous échapper de toutes sortes de manières.

Au lieu d’éviter malaise et déséquilibre, nous pouvons commencer à ouvrir notre cœur à l’ambiguïté humaine qui provoque tant de malheur dans ce monde. Nous pouvons observer combien nous sommes faibles.

- skandhamara : concerne la manière dont nous essayons constamment de nous recréer, de récupérer du terrain, d’être celui que nous croyons être.

Quelqu’un ou quelque chose enlève le tapis sous nos pieds et notre monde s’écroule. Nous ne savons pas ce qui nous attend ni même où nous sommes alors nous revenons au terrain solide du concept que nous avons de nous-mêmes. De peur de ce que nous risquons de découvrir et au lieu d’en rire, nous voulons redevenir nous-mêmes même avec nos imperfections, juste au moment où nous pourrions comprendre vraiment quelque chose, voir clairement la situation en permettant à notre cœur de s’ouvrir. Au lieu de lutter pour reconquérir le concept de celui que nous sommes, nous pouvons entrer en contact avec cet esprit qui tout simplement ne sait pas, l’esprit de la sagesse fondamentale.

- kleshamara : concerne la manière dont nous utilisons nos émotions pour demeurer stupides ou endormis. Il se caractérise par des émotions violentes.

Un sentiment tout simple surgit et, au lieu de le laisser être là, c’est la panique. Quand tout s’écroule et que nous ressentons incertitude, déception, choc, malaise, ce qui reste est un esprit clair, frais et sans préjugés. Mais nous ne le voyons pas. Nous oublions ce que nous avons appris grâce à la méditation et que nous savons être vrai. Quand des émotions vraiment fortes surgissent, toutes les doctrines et croyances auxquelles nous nous accrochons paraissent dérisoires en comparaison, les émotions sont tellement plus puissantes. Nous UTILISONS nos émotions : elles sont inhérentes au fait d’être vivant, mais au lieu de les laisser simplement être là, nous nous en servons pour reconquérir notre terrain. Nous les utilisons pour essayer de nier qu’en fait personne n’a jamais su et ne saura jamais ce qui se passe ; pour essayer de rendre toute chose sûre et prévisible et de nouveau réelle, pour nous duper sur ce qui est réellement vrai ; au lieu de demeurer assis avec l’énergie de notre émotion et la laisser passer.

Il n’y a aucun besoin particulier de nous répandre en blâme et en autojustification. Au lieu de cela, nous rajoutons de l’essence dessus. Inutile de considérer ce processus comme un obstacle, nous pouvons observer la violence de nos émotions, commencer à nous traiter en ami, mais aussi commencer à traiter tous les êtres en amitié.

En devenant conscient de nos schémas habituels dus au fait que nous ne voulons pas demeurer dans l’incertitude, le malaise et la douleur ne pas savoir, nous commençons à faire naître une véritable compassion pour nous et pour autrui. Ainsi ce qui semble particulièrement déplaisant, problématique et non désiré devient en fait notre maître.

- yamamara : a trait à la peur de la mort.

Quand nous parlons d’une bonne vie, nous voulons dire que nous sommes enfin arrivés à trouver l’équilibre. Rechercher la sécurité ou la perfection, se réjouir de sentir assuré et complet, autosuffisant et bien dans sa peau, est une espèce de mort. Nous tuons l’instant présent en contrôlant notre expérience. Nous courrons à l’échec parce que tôt ou tard, arrivera quelque chose que nous ne pourrons pas contrôler. La vie est essentiellement remplie de défis. Être vivant, humain et éveillé, c’est être continuellement jeté hors du nid. Vivre c’est être disposé à mourir encore et toujours. La mort, c’est vouloir s’agripper à ce que nous avons et vouloir que chaque expérience nous confirme et nous flatte et nous fasse nous sentir bien équilibré. La peur de la mort, c’est en fait la peur de la vie.

Tous les maras indiquent la voie à suivre pour être complètement éveillés et vivants : en lâchant prise, en nous laissant mourir, instant après instant, à la fin de chaque expiration. Quand nous nous éveillons, nous pouvons vivre complètement sans rechercher le plaisir ni éviter la souffrance, sans nous recréer nous-mêmes quand nous nous effondrons.

La non-agression et les quatre maras.

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qu'aimerions-nous transmettre à nos enfants ?

5 Avril 2015, 09:17am

Publié par pam

Q'aimerions-nous transmettre à nos enfants ?

Je vous conseille la lecture de Samtosha :

“ Je vis encore avec le sentiment d’avoir oublié quelque chose d’important. C’est comme si, toute ma vie durant, je m’étais efforcé de ne pas me souvenir de quelque chose qui s’est passé quand j’étais petit. Mais cette chose n’a pas complètement disparu, elle nage encore dans les sombres profondeurs recouvertes de la glace sur laquelle j’ai dansé.”

in La fille du directeur de cirque de Jostein Gaarder.

qu'aimerions-nous transmettre à nos enfants ?

“Il y a deux richesses durables que nous pouvons espérer léguer à nos enfants : des racines et des ailes.” Hodding Carter.

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Différences...

20 Février 2015, 08:44am

Publié par pam

"Parmi les milliards d'êtres et de choses, aucune n'est tout-à-fait semblable à une autre. Alors évitons de faire des associations par analogie, et sachons voir ces différences. On voit des ressemblances qui n'existent pas. C'est dû au manque de raffinement de notre vue. Avoir une vision fixe et rigide du monde extérieur est l'expression de l'ignorance et la cause de tous nos malheurs. Tout change, tout est différent mais nous ne réussissons pas à le percevoir. Nous voyons toujours ce que nous voulons voir. C'est l'illusion (Maya), un voile devant nos yeux, qui nous empêche de voir ce qui est. Fondamentalement, ce qu'il faut voir, c'est que tout est différent. Je suis ici, tu es là. Les deux sont différents.

Puisque tout est différent, personne ne peut s'attendre que l'autre agisse d'une manière particulière. Puisqu'il est différent, il ne peut que se comporter différemment. Il ne pourrait agir de la manière qui vous convient que s'il était vous, ce qui n'est pas le cas et si la situation dans laquelle il se trouve était la même que vous. Ainsi il faut essayer de comprendre les autres plutôt que de leur attribuer le qualificatif de bon ou mauvais. C'est ainsi que vous pouvez dépasser les différences et percevoir le caractère unique de chaque chose."

Swami Prajnanpad

Différences...

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S'améliorer...

27 Janvier 2015, 09:02am

Publié par pam

depuis Kaisen :

Entraînez votre cerveau pour vivre mieux

le 26 septembre 2014

Comme notre cerveau est plastique, nous pouvons l’entraîner à aller dans des directions où il n’irait pas naturellement. Voici trois exercices faciles :

1. Suggéré par Rébecca Shankland : le soir, dans votre lit, avant de vous endormir, trouvez trois événements positifs survenus dans la journée. Les jours qui suivent, le regard sera à la recherche de ces éléments positifs qui seront savourés dans l’instant, puis au moment de se les remémorer.

2. Inspiré par Christophe André : dans les transports, en faisant la vaisselle, en marchant, observez (yeux fermés ou pas) ce qui se passe en vous (votre respiration, vos sensations corporelles, le flot incessant de vos pensées) et autour de vous (sons, odeurs…). Seulement observer, sans juger, sans attendre quoi que ce soit, sans rien empêcher d’arriver à son esprit, mais aussi sans s’accrocher à ce qui y passe. C’est tout. C’est simple. C’est la méditation de pleine conscience. Et c’est bien plus efficace que cela ne pourrait le paraître aux esprits pressés ou désireux de se contrôler.

3. Dès qu’elles apparaissent, transformez les idées négatives en positif. Par exemple, vous ouvrez un œil le matin : il pleut. « Zut, il pleut encore ! » peut devenir : « Chouette, la pluie va arroser mon jardin » ou « J’ai de la chance d’être à l’abri. » Il ne s’agit pas de lutter contre le négatif, car tout ce à quoi on résiste persiste, mais de le transformer.

En parallèle, ou après ces exercices, vous pouvez commencer la méditation. Cette pratique vous permettra, à votre rythme, d’appréhender positivement le quotidien. Matthieu Ricard, qui participe aux recherches de l’Institut Mind & Life pour développer les échanges entre les sciences cognitives et le bouddhisme, affirme que « vingt minutes de pratique quotidienne contribuent significativement à la réduction de l’anxiété, du stress, de la tendance à la colère et à augmenter la bienveillance et les comportements prosociaux… »*.

S'améliorer...

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méditation sur l'insatisfaction

28 Décembre 2014, 09:17am

Publié par pam

in "L'art de la méditation" Matthieu Ricard :

L’INSATISFACTION INHÉRENTE À UN GRAND NOMBRE DE SITUATIONS DE NOTRE VIE :

Nous avons vu que notre situation est loin d’être satisfaisante et qu’une transformation est non seulement désirable mais possible. Nous pouvons nous distraire pour oublier les aspects insatisfaisants de l’existence, mais la réalité finira toujours par refaire surface avec son lot de souffrances. Il vaut donc mieux regarder en face cette réalité et se décider à déraciner les vraies causes du malheur tout en cultivant celles du bonheur.

MÉDITATION :

Prenons conscience de notre potentiel de changement. Quelque soit notre situation nous pouvons évoluer, nous transformer. Nous pouvons au moins modifier notre façon de percevoir les choses et, graduellement, notre manière d’être. Soyons au plus profond de nous, déterminés à nous libérer de notre situation présente, et cultivons l’enthousiasme et la persévérance qui nous permettront de développer nos qualités latentes.

SOURCE D’INSPIRATION :

“En courant toute sa vie après des buts mondains - le plaisir, le gain, les louanges, la renommée, etc. - on gaspille son temps, tel un pêcheur qui jetterait ses filets dans une rivière à sec. Ne l’oubliez pas et veillez à ce que votre vie ne s’épuise en vaines poursuites.”

Dilgo Khyentsé Rinpotché.

méditation sur l'insatisfaction

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Méditation, transformation de l'esprit.

28 Novembre 2014, 08:51am

Publié par pam

Pour me faire pardonner de ne pas vous avoir encore résumé la suite de l'article d'y il y a quelques jours sur "Pourquoi ne sommes-nous pas heureux ?"

Voici un condensé de la PRÉFACE DE MATHIEU RICARD du même "BONHEUR DE LA MÉDITATION" deYongey Mingyour Rinpotché.

Mingyour Rinpotché a une place unique dans le dialogue et la coopération entre science et bouddhisme. Il s’intéresse profondément aux sciences modernes, particulièrement aux neurosciences et à la physique quantique. Les neurosciences ont pour objet l’étude empirique du phénomène de la conscience, des événements mentaux et des émotions, sujets sur lesquels se penche le bouddhisme depuis 2500 ans. La mécanique quantique aboutit, par des méthodes différents, à une description de la réalité très proche de celle du bouddhisme, selon laquelle le monde des phénomènes est un ensemble de relations, d’événements interdépendants et impermanents, et non une collection d’entités autonomes douées d’existence propre.

Pour lui, comme pour le Dalaï-lama, le bouddhisme est avant tout une science de l’esprit. Les textes bouddhistes insistent sur le fait que toutes les pratiques spirituelles, mentales, physiques ou verbales visent directement ou indirectement à transformer l’esprit. Mais, comme il l’écrit : “l’une des principales difficultés que l’on rencontre en essayant d’examiner son esprit est la conviction profonde et souvent inconsciente que l’on est comme on est, et que l’on n’y peut rien changer... sentiment pessimiste inutile... Sans même que nous en soyons conscients, l’idée que notre esprit ne peut pas changer empêche d’emblée toute tentative de changement.”

L’état que nous considérons comme “normal” n’est qu’un point de départ, et non le but que nus devons nous fixer. Il est possible de parvenir peu à peu à une manière d’être optimale.

Pour cela l’introspection bouddhiste a 2 méthodes, l’une analytique, l’autre contemplative. L’analyse consiste à examiner la nature de la réalité, essentiellement interdépendante et impermanente, et à évaluer honnêtement les tenants et aboutissants de nos souffrances et de celles que nous faisons subir aux autres. L’approche contemplative consiste à tourner son attention vers l’intérieur et à observer, derrière le voile des pensées et des concepts, la nature de la “conscience originelle” qui sous-tend toute pensée et permet leur formation. Cette faculté fondamentale de “connaître” ou conscience pure, existe en l’absence de constructions mentales et d’objets de pensée.

Mingyour Rinpotché : “Le véritable but de la méditation est de demeurer dans la conscience nue, quoi qu’il se passe ou ne se passe pas dans l’esprit. Peu importe ce qui se présente à vous, restez simplement ouvert et présent à ce phénomène, puis laissez-le disparaître. Si rien ne se produit, ou si les pensées s’évanouissent avant que vous les ayez remarquées, demeurez simplement dans cette clarté naturelle.”

Il explique comment l’entraînement de l’esprit permet de passer d'un état pathologique à un état normal, puis à un état optimal. Il décrit de l’intérieur, le processus de transformation qu’il l’a conduit de l’état d’angoisse chronique paniquante à une sérénité durable alliée à un ensemble de qualités, dont la compassion et la liberté intérieure, qui permettent de gérer toutes les circonstances auxquelles nous sommes confrontés dans l’existence. Nous montrant ainsi que nous sous-estimons le pouvoir de transformation de l’esprit et la façon d’y remédier.

“Peu à peu, je commençais à reconnaître la fragilité et le caractère éphémère des pensées et émotions qui m’avaient perturbé pendant des années, et je comprenais comment, en me focalisant sur de petits ennuis, je les avais transformés en énormes problèmes.”

Dans quelle mesure peut-on former son esprit à fonctionner de manière constructive, à remplacer l’obsession par le contentement, l’agitation par le calme, la haine par la compassion ?

Actuellement on parle de neuroplasticité, le cerveau évolue continuellement en fonction de nos expériences et peut fabriquer de nouveaux neurones tout au long de la vie. Cela implique que l’attention, la compassion, le bonheur, peuvent être cultivées et relèvent en grand partie d’une savoir-faire que l’on peut acquérir. Cela nécessite un entraînement, une longue pratique régulière.

La méditation consiste à se familiariser avec une nouvelle manière d’être, de gérer ses pensées et de percevoir le monde. Les neurosciences permettent d’évaluer ces méthodes et de vérifier leur impact sur le cerveau et sur le corps. Les recherches ont montré que quand les participants méditent sur la compassion, on constate une augmentation remarquable des oscillations rapides dans les fréquences gamma et de la cohérence de leur activité cérébrale. L’activité cérébrale des méditants sur la compassion est particulièrement élevée dans le lobe pré-frontal gauche, région liée aux émotions positives. La compassion est donc associée à la joie et l’enthousiasme. Les zones impliquées dans la planification des mouvements et de l’amour maternel sont elles aussi, fortement stimulées. Pour Richard Davidson : “cela semble démontrer que le cerveau peut être entraîné et modifié physiquement d’une manière que peu de personnes peuvent imaginer.”

Une étude sur des sujets méditants confirmés a montré qu’ils pouvaient maintenir intacte la qualité de leur attention pendant 45 minutes, contre 10 pour des sujets non entraînés. On peut donc entraîner son esprit d'une façon beaucoup plus importante que ne l’avait supposé la psychologie. Le Dalaï-lama a joué un rôle catalyseur en encourageant les rencontres et le dialogue.

Validées scientifiquement, les techniques de méditation pourraient être utilement intégrées dans l’éducation des enfants et dans la prise en charge des problèmes émotionnels des adultes. Il reste à étudier comment le cerveau des méditants évolue dans le temps.

Certaines expériences prouvent qu’il n’est pas nécessaire d’être un méditant surentraîné pour bénéficier des effets de la méditation : 20 minutes de pratique journalière contribuent significativement à la réduction de l’anxiété et du stress ainsi qu’au renforcement du système immunitaire et de l’équilibre émotionnel. Une étude effectuée sur des débutants a montré qu’après 3 ans de pratique assidue, la faculté d’attention des sujets s’était considérablement améliorée.

Devant 37000 scientifiques le Dalaï-lama a souligné la nature pragmatique et expérimentale du bouddhisme qui vise à éliminer la souffrance par une meilleure connaissance du fonctionnement de l’esprit.

Stephen Kosslyn déclarait : “Nous devons faire preuve d’humilité devant la masse de données empiriques fournies par les contemplatifs bouddhistes.”

Comme l’explique Mingyour Rinpotché, la méditation n’est pas un exercice superflu mais un élément essentiel de notre existence.

“La seule différence entre la méditation et l’approfondissement d’une amitié est que dans le premier cas, l‘ami que vous apprenez à peu à peu connaître, c’est vous.”

Il explique que le but de la méditation n’est pas de faire le vide dans l’esprit ou d’atteindre un état de relaxation inerte.

“Les pensées sont l’activité naturelle de l’esprit et la méditation n’a pas pour but d’arrêter les pensées. Elle consiste simplement à reposer l’esprit dans son état naturel, lequel est spontanément conscient des pensées, émotions et sensations à mesure qu'elles surgissent, sans les suivre ni les rejeter.”

La méditation permet de se familiariser avec une nouvelle manière d’être : “L’esprit est la source de tout ce que nous ressentons, et changer l’orientation de notre esprit revient à changer la qualité de toutes nos perceptions.”

Elle nous aide aussi à cultiver les qualités humaines indispensables à un bonheur authentique : l’amour bienveillant et la compassion sont les plus essentielles.

Rien ne peut remplacer l’expérience elle-même.

Méditation, transformation de l'esprit.

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Principe de base de la méditation

24 Novembre 2014, 11:43am

Publié par pam

(en attendant la suite du chapitre 8...) extraits, résumé... de :

BONHEUR DE LA MÉDITATION. Yongey Mingyour Rinpotché.

ÊTRE SOI-MÊME.

“Nous avons besoin de reconnaître notre état fondamental.”

Tsoknyi Rinpotché.

Selon le Bouddha, la nature essentielle de l’esprit peut être perçue directement en laissant simplement l’esprit reposer tel qu’il est. Si les pensées bouillonnent encore, on se contente de les laisser aller et venir sans les poursuivre ni s’y attacher.

On peut le ressentir après avoir accompli un gros travail physique ou intellectuel, au moment où l’esprit et le corps sont détendus dans un état d’épuisement heureux.

Petit exercice pour reposer l’esprit, “non-méditation”, pratique très ancienne qui soulage de la pensée qu’il faut atteindre un but ou parvenir à un état d’esprit particulier.

On se contente d’observer ce qui se passe dans l’esprit, sans jamais interférer ni se préoccuper du résultat de cette observation. Colonne vertébrale droite et corps détendu. Laisser l’esprit se relâcher pendant 3 minutes. Quoi qu'il se passe dans l’esprit ou le corps, ne se soucier de rien. Se détendre simplement dans la conscience de ce qui travers de l’esprit. Puis s’interroger sur ce qui s’est passé. Sans juger, sans chercher à expliquer. Perception directe de l’esprit dans son fonctionnement naturel.

Quoi qu’il se passe quand on reste simplement attentif à ce qui survient chaque seconde dans l’esprit, c’est la méditation.

Se détendre simplement dans cet état, c’est l’expérience de l’esprit naturel.

Il suffit juste de ne pas donner suite aux pensées ni être distrait par des sentiments et sensations.

Il est facile de méditer. Mais on porte trop de jugements sur ce qui se passe en soi. Or Bouddha nous apprend qu’en laissant l’esprit se détendre et prendre du recul, on peut commencer à voir que toutes les pensées ne font qu’aller et venir dans le champ d’un esprit illimité, et que celui-ci, comme l’espace, demeure fondamentalement non troublé par ce qui se passe en lui.

Détendre l’esprit ne demande aucune concentration, aucun effort.

Il n’est pas nécessaire d’essayer d’arrêter quoi que ce soit, il faut se contenter d’observer ce qui se passe en soi, et on finit par éprouver une sensation de détente et d’espace dans son esprit : c’est l’esprit naturel, l’arrière-plan non troublé sur lequel les pensées vont et viennent.

En même temps on ouvre de nouvelles voies de communication entre les neurones, et à mesure que ces voies se renforcent, on tolère de mieux en mieux la cascade de pensées qui traversent l’esprit à tout instant. Chaque pensée perturbatrice agira ensuite comme un catalyseur, elle stimulera votre conscience de la paix naturelle qui environne et imprègne cette pensée.

Principe de base de la méditation

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