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R'évolution

25 Mai 2016, 07:14am

Publié par Ana Sailland

Ana Sailland

Nous n'avons qu'un pas à faire

Viva la revolucion, pero interior tambien
Vive la révolution, mais intérieure aussi
La révolution sera archétypale ou ne sera pas

L'origine du mal, car mal il y a, ne le nions pas, l'origine du mal est difficile à cerner.
Probablement polymorphe, polycéphale, mais en nous.
Ne nous dénigrons pas : tâchons de comprendre, puis soignons.
Soignons qui ? Soignons quoi ?
Soignons Nous :
nous individuellement, le collectif suivra
& nous collectivement, l'individu suivra
extérieurement
& intérieurement
l'un ne va pas sans l'autre
l'autre ne va pas sans l'un
boomerang bidirectionnel
à quoi bon réformer les institutions si l'humain ne se réforme pas ?
à quoi bon réformer l'humain si les institutions restent inchangées ?
La réponse est : dans les deux cas, à mettre en route l'effet boomerang.
Deux tâches immenses s'offrent ainsi à nous, distinctes et confondues
être & faire, complément Terre

J'ai un jour croisé sur le Mont Salève, en plein alpage, un moine en robe orange,
longuement nous avons bavardé.
Quand il m'a dit « ce que vous faites ne sert à rien »
j'aurais pu lui répondre, dispute stérile : « tu l'as dit bouffi »
comme si souvent quand nous pensons
que l'autre nous assène ce qu'il devrait s'administrer.
Nous aurions eu tort, tous deux, conjointement.
Nous nous sommes donc encore parlé, et sommes ainsi tombés d'accord,
sur la complémentarité.

Il paraît bien loin le sommet de l’Himalaya, quand on est raz les pâquerettes.
Pourtant certains l'atteignent.
Nous n'étions même pas rendus au camp de base :)

Il me semble
il me semble que tout le malheur du monde vient du fait que :
l'humain retient sa générosité
il la comptabilise
il en fait commerce
il ratiocine

pingrerie universelle,

certes mère, pour certains, de rapacité, boulimie,
ce fléau qui indigne,
mais il me semble,
il me semble que c'est bien l'esprit comptable,
qui est au centre.

Nous n'avons qu'un pas à faire
cesser de compter
cesser de compter nos élans
cesser de compter notre générosité
cesser d'en faire commerce

C'est plus facile à dire qu'à faire, me direz vous
j'en conviens
car intriqués que nous sommes
nous voudrions que tous nous fassions ce pas ensemble
le même jour, à la même heure, à la même seconde
« ne trichez pas vous autres » serait notre credo.

Il faudrait donc que certains se dévouent, pour amorcer le siphon, générer le typhon, le tsunami du cœur, la confiance,
la confiance : si douce et si fragile.

mais précisément nous ne nous dévouons pas
sauf rares exceptions, admirées mais trop peu nombreuses,
trop peu nombreuses pour entraîner la foule
images d’Épinal, tout au fond du tiroir.

nous ne nous dévouons pas pour cela que nous habite une peur
une peur archétypale
la peur d'être le dindon de la farce
la peur de se donner vainement, sans être suivi
Gros-Jean comme devant

La révolution sera archétypale ou ne sera pas.

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Les archétypes sont à mi-chemin entre les structures de l'inconscient et les paradigmes.
Il sont nos vrais gouvernements, mais intérieurs.
Qui gouvernent le fol autant que la papesse
Qui gouvernent la papesse autant que le fol.
M'inspirant de Marie-Louise Von Frantz, je dirai qu'à travers les contes de fée, ils gouvernent ce Verbe magique, que pour nourrir leurs rêves on distribue aux enfants, tout comme ils gouvernent nos rêves d'adultes, ainsi que nos terreurs.
Reconduction intime et familiale de l'inconscient collectif.
Reconduction est le maître mot !

Ils gouvernent le maître autant que l'esclave, ils gouvernent l'esclave autant que le maître.
Gouvernements intérieurs, ils gouvernent ainsi nos gouvernements extérieurs, ainsi que nos soumissions.

C'est ainsi que si nous coupâmes la tête à un ventre mou royal, nous nous retrouvons sous le joug d'un ventre mou républicain. Reconduction !

C'est ainsi que si ce dernier des rois maudits choisit autrefois pour ministre le physiocrate Turgot, notre président honni choisit à son tour pour premier ministre le neo-libéral Valls. Reconduction !

Et c'est ainsi, aussi, que dans les deux cas, à siècles d'intervalle, le peuple n'y peut rien, car ici règne encore et toujours,
l'archétype du loup alpha, étrange loup en vérité que celui-là,
qui au lieu de protéger sa meute,
la livre au chien galeux, ou autre hyène.
Reconduction !

Et tant que nous ne choisirons pas librement nos archétypes, rude tâche, subtile, délicate, de longue haleine, l'Histoire sera cet éternel recommencement, qu'ils induisent, sera ce supplice de Sisyphe,
où l'on voit le fardeau pourtant soulevé de mille convictions,
ne jamais perdre hélas
rien de son poids.

Car les archétypes orientent nos révoltes, comme le nord oriente l'aiguille de la boussole.
Mais si la boussole ne peut choisir son nord, nous pouvons quant à nous moduler nos moteurs les plus cachés.
Ici est la liberté, intérieure avant que de se répandre au monde.
Y a du boulot.

Ce texte n'est qu'une introduction maladroite, il faudra(it) plus, ou mieux.

Je suis là dessus depuis 25 ans, hésitante mais convaincue :

! cesser de compter, c'est la clef !

photo Michel Belloni : lever de soleil sur le Périgord noir.

photo Michel Belloni : lever de soleil sur le Périgord noir.

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Maria Montessori

10 Mai 2016, 06:58am

Publié par pam

Maria Montessori

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Récolte des plantes médicinales

10 Mai 2016, 06:56am

Publié par pam

Calendrier de récolte des plantes médicinales :

Altea Provence

Je partage avec vous ce calendrier classique de cueillette et de préparation des produits à base de plantes. J’espère qu’il vous sera utile. L’intégralité de cet article est extrait du Dorvault, édition de 1898.

Je me suis permis d’enlever de courts passages que je considère comme problématiques pour le lecteur non averti, comme la possibilité de consommer certaines plantes-poisons lorsqu’elles sont encore jeunes.

En général, il est essentiel de ne récolter les végétaux ou leurs parties que lorsqu’ils sont arrivés à leur maturité et dans leur plus grand état de vigueur. Mais il y a de nombreuses exceptions, de sorte qu’il est plus exact de dire qu’il faut avoir égard dans ce cas au médicament que l’on veut obtenir, et, sous ce rapport, considérer différentes influences, telles que celles :

  1. de l’âge
  2. du terrain
  3. de l’état sauvage ou cultivé
  4. du climat

L’âge a une influence marquée sur les propriétés des substances végétales. Il est en effet de ces substances qui jouissent de propriétés opposées selon l’âge auquel on les récolte. La laitue, d’abord très aqueuse et comestible, fournit plus tard un suc laiteux doué de propriétés actives. Des principes apparaissent ou disparaissent selon l’âge d’un végétal. La mauve et la guimauve deviennent acides et un peu astringentes vers la fin de leur végétation. Malgré de nombreuses exceptions, on peut dire cependant que c’est à l’époque de l’entrée en floraison que les plantes ont, en général, acquis toute leur plénitude d’action.

L’influence du terrain ne dépasse pas les limites du plus ou du moins d’activité. Les ombellifères, aromatiques, venues dans un sol sec, ne le sont que très-peu dans un sol humide, de même que les ombelliféres vireuses perdent une partie de leur activité lorsqu’elles croissent dans un sol sec au lieu d’un sol humide qui leur convient. Les solanées et surtout les alliacées et les crucifères exigent, pour une plus parfaite élaboration de leurs principes, un sol azoté. C’est pour cela que les terrains les plus propres à leur culture sont ceux situés dans le voisinage des habitations. La bourrache et la pariétaire exigent un terrain nitré. La belladone, la jusquiame, la stramoine, aiment les terrains légers ; la mercuriale et la fumeterre ne se rencontrent que dans terres meubles et amendées. Les plantes qui ont végété dans un terrain sec et pierreux contiennent plus de matière colorante, leur écorce plus de tannin, que celles qui croissent dans un terrain humide et gras.

Au delà de trois années dans le même terrain, la menthe poivrée dégénère : son huile volatile perd en qualité. Il est donc des plantes médicinales cultivées qui exigent des assolements.

Le climat a peut-être plus d’influence que le sol sur les propriétés des plantes. On peut donc établir comme règle générale que les végétaux doivent être pris dans les pays où ils croissent naturellement. Ces êtres, transportés dans un pays qui n’est pas le leur, ne tardent pas à dégénérer, et à n’offrir ni les mêmes principes, ni les mêmes propriétés. La rhubarbe, dont l’Europe a voulu enlever la culture à l’Asie, n’a plus, lorsqu’elle pousse chez nous, les vertus qu’elle possédait dans son pays natal. Le frêne, qui donne la manne en Sicile; les myroxylons, les copahuviers qui, au Pérou, fournissent les baumes de tolu et de copahu, ne laissent point exsuder ces produits dans nos contrées. La semence de cannabis indica, ainsi que nous l’avons reconnu nous-même, semée en France, donne une plante vigoureuse, plus vigoureuse même qu’en Asie ou en Afrique, mais elle n’a point ces propriétés enivrantes qui caractérisent si éminemment le chanvre de l’Inde, ou haschisch. Nous tenons en outre de M. Gastinel, pharmacien au Caire, qu’en Egypte, où le haschisch prospère, l’activité de cette plante varie d’une localité à une autre, quelquefois fort voisine. Cette remarque s’accorde avec celle de Haller, qui dit que la valériane venue dans les lieux bas et humides est bien moins efficace que celle qui croit sur les lieux élevés. D’autres auteurs ont fait la même remarque pour l’aconit, etc. Dans l’état actuel des choses, une géographie botanique médicale serait un travail fort utile.

La culture a une influence dont l’économie domestique nous offre tous les jours des preuves. C’est la culture qui diminue la saveur forte et désagréable des chicoracées, du céleri, des cardes. Mais, si dans ce cas elle est un avantage, il n’en est pas ainsi pour la matière médicale, car elle affaiblit et dénature les propriétés des végétaux; ainsi on ne cherchera pas un amer dans la chicorée étiolée des jardins. Cependant quelques plantes gagnent par la culture; telles sont les ombelliferes, les crucifères, beaucoup de labiées, etc.

Tout végétal, en parcourant les différentes périodes de sa vie, offre une racine, une tige, une écorce, des bourgeons, des feuilles, des fleurs, des fruits et des semences. Indiquons sommairement les règles à suivre pour la récolte de chacun de ces organes.

Les racines, ainsi que l’ont recommandé Dioscoride, Galien, Avicenne, doivent être récoltées au printemps ou à l’automne. Si on les arrache au printemps, c’est quand les feuilles commencent à poindre; en automne, c’est après la chute totale des feuilles et celle de la tige dans les plantes bisannuelles. Si les auteurs ont précisé ces époques, c’est qu’ils avaient reconnu que les racines croissent en automne après la maturation de la graine, parce que les sucs n’étant plus attirés vers les organes de la reproduction, redescendent dans les racines, qui prennent ainsi de l’accroissement jusqu’à ce que le froid arrête la végétation. Au printemps, au réveil de la végétation, la racine élabore de nouveaux sucs que les feuilles absorberaient bientôt et appauvriraient si on n’avait soin de les arracher à ce moment même. Les racines annuelles sont forcément récoltées lorsque la plante est en pleine végétation. Quant aux racines de plantes vivaces, il est convenable de ne les arracher qu’après plusieurs années de végétation. C’est ainsi que la racine de rhubarbe n’est récoltée qu’au bout de 4 ou 5 ans.

Le bois et l’aubier des tiges ligneuses sont plus denses, fournissent plus d’extrait en hiver qu’en toute autre saison; c’est donc cette époque qui doit être préférée pour la récolte de cette sorte de tige. Quant aux tiges herbacées, elles se récoltent après la foliation et avant la floraison.

Toutes les écorces doivent provenir de végétaux dans la force de l’âge et être récoltées quand la végétation de l’année est terminée, ou avant la floraison. En général, celles des arbrisseaux se recueillent en automne, et celles des arbres au printemps. L’écorce du même arbre présente quelquefois des couches, de propriétés fort différentes. Ainsi dans le sureau la première couche passe pour résolutive, et la seconde pour purgative. On sait que dans le quinquina les alcaloïdes sont localisés dans une couche et non disséminés dans toutes.

Les bourgeons sont écailleux ou non. On prend les premiers avant que la pérule qui les recouvre se soit détachée, les seconds avant que les jeunes feuilles accolées se soient désunies.

L’époque à laquelle il convient de récolter les feuilles est celle où elles ont acquis leur plus grande vigueur. Cette époque arrive pour les feuilles au moment où les organes reproducteurs commencent à poindre ; plus tard les sucs seraient absorbés par ceux-ci au détriment de celles-là. Les feuilles de plantes bisannuelles, solanées, digitales, etc., ne doivent être récoltées, selon quelques auteurs, que la deuxième année. Dans quelques plantes, les labiées par exemple, on remarque qu’en allant de la base de la tige au sommet, les feuilles sont de plus en plus aromatiques, en sorte que les feuilles de la partie supérieure différent peu des fleurs elles-mêmes. On est dans l’habitude de les récolter et de les employer ensemble : c’est ce qu’on a nommé des sommités fleuries.

Les fleurs doivent être, en général, récoltées avant leur entier épanouissement; car lorsque la corolle est tout à fait ouverte, l’odeur est moins vive et la couleur plus pâle. L’ovaire qui est alors fécondé, s’approprie tous les sucs des organes accessoires, qui dépérissent et tombent. La rose de Provins, exceptionnellement, est cueillie tout à fait en bouton. C’est qu’alors la couleur rouge et le principe astringent qu’on y cherche y sont plus développés.

Les fruits peuvent être divisés en fruits charnus et en fruits secs. Les premiers, destinés à être employés récents, doivent être cueilli à leur parfaite maturité. Cependant quelques fruits rouges, framboises, mûres, groseilles font exception à la règle, ou du moins, trop mûrs, ils donneraient un suc visqueux très altérable. Ceux que l’on veut conserver pendant l’hiver doivent être cueillis avant la maturité. La maturation s’achève dans le fruitier. Quant aux fruits secs, ils doivent être récoltés quand la graine et le péricarpe ont acquis tout leur développement, mais avant leur dessiccation naturelle. Les pavots gagneraient à être récoltés dès qu’ils commencent à tirer sur jaune.

Les semences doivent être collectées à leur maturité complète. Autrement l’eau qu’elles contiendraient encore, en se vaporisant, les laisserait désorganisées ; émulsives, elles ranciraient plus vite. Le moment de la récolte est d’ailleurs indiqué par celui de la déhiscence des valves dans les fruits capsulaires, et celui de la maturité du péricarpe dans les fruit charnus.

En thèse générale, le moment le plus convenable pour récolter les plantes ou leurs parties est lorsqu’il fait un temps sec et serein après le lever du soleil, alors que la rosée du matin est dissipée.

Calendrier

Janvier

Récolte. — Dans ce mois la végétation sommeille. On récolte cependant les noix de cyprès, la pulmonaire de chêne, les champignons médicinaux et quelques autres cryptogames. Les jujubes, les dattes, les figues, les raisins secs arrivent à Paris.

Préparations. — Les alcoolats et les hydrolats de plantes sèches faits en cette saison perdent plus vite l’odeur de feu ou d’empyreume qu’ils ont lorsqu’ils viennent d’être préparés. La congélation peut être employée à concentrer quelques liquides. Les miels colorés exposés au froid des nuits blanchissent, dit-on. Les résines, les gommes-résines, les gommes elles-mêmes, la gomme adragante en particulier, le castoréum, l’aloés, la gélatine pour bains, se réduisent bien plus facilement en poudre que dans toute autre saison, et la poudre ne se prend pas en masse aussi vite que celle obtenue en été. Les graisses naturelles préparées en hiver sont plus belles et plus fermes.

Février

Récolte. — Ce mois ne présente aucune particularité sur le précédent. Seulement quand l’hiver a été fort doux, on peut quelquefois se procurer des violettes cultivées et en faire le sirop ; mais elles sont plus abondantes au commencement du mois suivant.

Préparations. — Les mêmes.

Mars

Récolte. — Bourgeons de peupliers (et en avril), de sapin, la ficaire, les fleurs de narcisse, de pêchers (et avril), de primevère (et avril), de tussilage, de violettes.

Préparations. — Sirops de fleurs de violettes, de tussilage et de pêchers.

Avril

Récolte. — Feuille d’asarum (et mieux juillet), mandragore, fleurs d’ortie blanche.

Mai

Récolte. — Absinthe (1ère récolte), actée, anémone pulsatille (et avril), alliaire, benoite, beccabunga, cochléaria (1ère récolte), cresson (à Paris, on en trouve toute l’année), lierre terrestre (et juin), muguet, pensée sauvage, pulmonaire officinale, roses pâles (et juin), roses rouges (et juin), pivoine, raifort (1ère récolte), les turions d’asperges, les chatons de noyer.

Préparations. — On préparera donc dans ce mois les extraits d’anémone pulsatille, d’herbes antiscorbutiques ; les sirops de cochléaria, de cresson, de pensée sauvage, de pointes d’asperges, de raifort composé ; la pommade et l’huile rosat ; l’hydrolat de roses.

Juin

Récolte.Feuilles et sommités. Ache, alléluia, angélique (et juillet), armoise, asarum, aurone, bardane, belladone (1ère récolte), bétoine, bourrache, bugle, buglosse, caille-lait, capillaires indigènes, cardamine, chardon bénit, chicorée, digitale (1ère récolte et la préférable), épurge, erysimum, euphraise, fenouil, fumeterre, germandrée, guimauve, joubarbes, jusquiame, laitue vireuse, laurier cerise, marrube, nummulaire, pariétaire, pervenche, pissenlit, plantain, polygale amer, ronce, saponaire, scabieuse, véronique, verveine,

Fleurs d’arnica, de coquelicots, de camomille, de genêt, de lis, de matricaire, de nénufar, d’oranger (et juillet), de pied-de-chat, de sureau, de souci, de tilleul.

Fruits. — Cerises, fraises, framboises, groseilles, petites noix pour l’eau dite destrois noix.

Préparations. — Dans ce mois on fera donc les saccharolés et conserves d’angélique, de fleurs d’oranger, de belladone, de digitale, de jusquiame ; les extraits de belladone, de bourrache, de digitale, de fumeterre, de jusquiame, de nénuphar, de saponaire, de scabieuse ; les hydrolats de laurier-cerise, de fleurs d’oranger, les huiles simples de solanées, le baume tranquille, le populéum, les alcoolatures.

La préparation des sirops, sucs et gelées de cerises, de framboises, de fraises, de groseilles, sont l’occupation principale du mois de juin (et juillet).

Juillet

Récolte.Feuilles et sommités. Absinthe (2ème récolte), aigremoine, alchémille, argentine, basilic, bon-henry, calament, cataire, clématite, centaurée, chélidoine, cuscute, gratiole, hysope, marjolaine, marum, mauve, mélisse, mélilot, menthe (et août), millefeuille, millepertuis, nicotiane, origan, orpin, orvale, passerage, persicaire, renoncule, rosolis, romarin, rue, sabine, sanicle, sauge, scolopendre, scordium, scrofulaire, serpolet, tanaisie, thym, ulmaire, vulvaire.

Fleurs. Bleuet, bourrache, carthame, chèvrefeuille, lavande, mauve, œillet, ortie blanche, verge d’or.

Fruits et semences. Lupin, pavot blanc, persil, psyllium.

Préparations. — Les eaux distillées et les huiles volatiles de la plupart des labiées et d’autres plantes ci-dessus, en particulier les eaux distillées d’hysope, de mélisse, de menthe, de rue, de sabine, ainsi que celle de cerises noires ou merises.

Le mois de juillet, type des mois d’été, est favorable à la préparation du laudanum de Rousseau.

Août

Récolte.Feuilles et sommités. Belladone (2ème récolte), ansérines, cresson de Para, ményanthe, morelle, noyer, rue, stramoine.

Fleurs. Bouillon-blanc, grenadier, guimauve, houblon.

Fruits et semences. Tous les fruits séminoïdes des ombellifères, et en particulier d’angélique, d’anis, de coriandre, de ciguë, de phellandrie. Noix pour leur brou, concombres (et septembre), mûres.

Préparations. — On fera la pommade aux concombres, les sirops de mûres et de ményanthe, les extraits de stramoine, de ményanthe, de feuilles de noyer et de brou de noix.

Septembre

Récolte.Racines. Angélique, acore, aristoloche, asarum, asclépiade, asperges, bistorte, bugrane, canne, chélidoine, chicorée, chiendent, hellébore, fenouil et autres racines d’ombellifères, fougère, fragon, guimauve, iris, nénuphar, orchis, oseille, patience, pivoine, polypode, quintefeuille, raifort (2ème récolte), réglisse, tormentille, tussilage, valériane, douce-amère.

La récolte des racines crue que nous plaçons plus particulièrement en ce mois, peut se faire aussi au printemps, alors qu’elles n’ont encore poussé que les feuilles propres à les faire reconnaître, mais la récolte d’automne vaut mieux.

Feuilles. Mercuriale.

Fruits. Airelle, alkékenge (et octobre), berberis, cynorrhodon (et octobre), nerprun, ricin, sureau, yèble.

Miel, cire.

Préparations. — Le miel mercurial, les sucs et sirops de berberis, de nerprun, de verjus, les robs d’airelle, de sureau et d’yèble ; la conserve de cynorrhodon.

Octobre

Récolte. — Bulbes de colchique. Racines : aunée, bardane, bryone, consoude, cynoglosse, fraisier, garance, impératoire, rhubarbe indigène, roseaux, saponaire, valériane phu.

Feuilles. Chou rouge, pissenlit

Fruits. Genièvre, coings, pommes, raisin, sureau.

Divers. Gui de chêne, les bois en général, les pépins de coings.

Le safran, les grenades, arrivent à Paris.

Préparations. — Les sucs et sirops de coings, de grenades et de pommes.

Novembre

Récolte. — Bulbes de lis, de scille, de narcisse ; les écorces en général.

Les mannes arrivent à Paris.

Préparations. — Celles de colchique et de scille à l’état frais.

Décembre

Les oranges et les citrons arrivent à Paris ; on doit profiter de leur bas prix pour en faire les sucs et les sirops. Les préparations sont les mêmes qu’en janvier.

Récolte des plantes médicinales

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Pourquoi travailler sur soi ?

2 Mai 2016, 08:21am

Publié par pam

trouvé sur le site "Pravaha" :

Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d'hommes sur terre : ceux qui prennent le temps de s'interroger sur les gens et sur le sens de l'univers et de se demander qui ils sont et ce qu'ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d'une vie nouvelle, imprégnée d'un irrésistible parfum de liberté. Et puis il y a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non, se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent "succomber à l'hypnose socialitaire".

Aventuriers de l'esprit, les premiers, s'ils persévèrent, ont une chance de devenir les créateurs de leur vie, portés par l'énergie du mystère de l'existence parce qu'ils l'auront regardé en face et accepté. Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l'inexpliqué et, par là, à eux-mêmes.

Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamanes appellent "anneau de pouvoir".

Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation qu'en fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs. Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s'exerce à l'intérieur de soi, sur l'intérieur de soi.

Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l'autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l'être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l'évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies. Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales, familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l'homme est littéralement et jusqu'au plus profond de ses cellules infiltré de programmations d'ordre karmique, culturel et affectif qui sont autant d'obstacles à tout changement.

Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l'homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, son nagual lui murmure qu'il peut être. Il est bien placé pour cela puisqu'en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l'univers !

"L'homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer."

C'est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d'en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.

Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l'expression "chevaucher le tigre". Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres.

En travaillant sur soi, on ose affronter le tigre au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l'enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s'éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui.

Auteur : Paul Degryse.

Pourquoi travailler sur soi ?

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