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AIL !

24 Septembre 2015, 09:15am

Publié par pam

sur le site de la ferme de Sainte Marthe :

Xavier Mathias et Les Cahiers du Potager Bio nous raconte

Nourrir et guérir : Plantez de l'ail !

Un caricaturiste du début du siècle nous montre un brave homme visitant un malheureux invalide amputé des deux jambes :
« -Mon cher, je vais vous dire quelque chose dont vous ne vous doutez pas : je viens de manger de l'ail !
- Et moi, répond l'homme tronc, je vais vous faire à mon tour un aveu : je suis cul de jatte ! » Eh oui, il semble qu'il faille s'y résigner, et qu'il soit recommandé aux nombreux amateurs de cette alliacée d'en faire un de ces plaisirs solitaires et honteux, sous peine de fortement incommoder leur entourage. Même le bon géant, héros de Rabelais, en est victime et se retrouve avec « une puante haleine qui estoit venue de l'estomac de Pantagruel, alors qu'il mangea tant d'aillade ! »
Mais, tout n'est pas si simple. Un rapide survol sur l'histoire de ce condiment nous enseigne à quel point, malgré l'aspect rédhibitoire de ses contraintes olfactives,Allium sativum L., l'ail sut charmer et guérir, traverser les siècles en faisant fi de sa lourde réputation.

Grecs et romains n'étaient bien sûr pas en reste. Les premiers en étaient de solides partisans. L'ail avait la réputation de procurer une grande force à ses consommateurs. Aristophane le conseille pour entretenir la vigueur et « pour avoir plus de force dans les combats ». La république romaine des premiers siècles en était également très amatrice. Avant que, le temps aidant, ce mets odorant ne soit réservé à une plèbe plutôt rurale. Le poète Horace encourage Mécène à prendre garde de ne pas en consommer sous peine de voir sa compagne se réfugier à l'autre bout de sa couche ! Et pourtant, l'ail était une nourriture tellement fréquente dans l'ordinaire du soldat romain que l'on disait volontiers « N'allez pas manger l'ail » pour signifier aux éventuels candidats « Ne vous engagez pas ».

« Tout a dévoré l'ail, cette plante magique »
Extrait de l'Ode à l'ail du poète méridional Joseph Méry, ce vers résume assez bien la situation de l'ail en France : on lui prête des vertus magiques. Il semble cependant que ce soit plus dans le sud et le midi de la France que l'on apprécie son parfum et que l'on s'accommode de ses « effets secondaires ». Même sil'aillée était une sauce communément vendue dans les rues de Paris.
Et à quoi pensez-vous que l'on reconnaisse un vrai béarnais ? Le test fut mis au point au 16ème siècle par Henri d'Albret, grand-père du futur Henri IV. On raconte qu'à la naissance du garçonnet, il se fit porter une gousse d'ail et quelques gouttes de vin du Jurançon. Deux produits de terroir, pour user d'une expression contemporaine, que le nouveau-né, futur souverain, sembla grandement apprécier. « Va, va tu seras un vrai béarnais ! » en conclut son grand-père ravi. Authentique ou inventée, cette anecdote nous présente un roi populaire appréciant un mets populaire.

« Les rustiques, et gens de travail pourront manger quelques gousses d'aulx ou eschalotte avec du pain du beurre et du bon vin, s'ils en peuvent fournir, afin de charmer la brouée (peste), puis s'en iront à leurs œuvres en laquelle Dieu les aura appelé ». Ambroise Paré. Ceci n'est pas un moindre avantage. On comprend que l'ail reconnu depuis l'antiquité, entre autres pour ses vertus parasiticides (voir bas de page), mais également pour les traitements des affections des voies respiratoires, la variole etc. n'ait eu aucun mal à traverser les grandes périodes de l'histoire.
Et effectivement, des études scientifiques plus récentes nous confirment cette hypothèse. Ne se contentant pas de ses pourtant impressionnants 20% de protéines, ce qui n'est déjà pas rien, l'ail est également riche en dérivés sulfoxydes de la cystéine, un acide aminé souffré. Ceci expliquant ses nombreux pouvoirs thérapeutiques. Attention je prends mon souffle car la liste est longue... Ces sulfoxydes ont des pouvoirs antibiotiques, antiseptiques, bactéricides (découvertes par Pasteur) insecticides et nématicides. Ils sont également hypotenseurs, anti-agréggants plaquettaires et anti-cancéreux.
Il est intéressant de signaler que les gens du sud-ouest de la France, avec un régime paradoxalement plus riches en graisses animales qu'au nord, mais gros consommateurs d'ail, souffrent moins d'infarctus qu'ailleurs. Notons par ailleurs que l'ail entre pour bonne part dans le régime crétois. Nous retrouvons encore cette idée qui m'est chère d'alicament, quand bien se nourrir est un premier geste de soin, de façon préventive tout au moins.

Les variétés
Paradoxalement pour une plante aussi cultivée, et depuis tellement longtemps, il n'en n'existe finalement que peu de variétés. L'ail était multiplié de façon végétative, un caïeu planté en donnant plusieurs et garantissant la semence pour la saison à venir. Depuis les années 60 en France, la semence certifiée est le plus souvent produite à partir de cultures de méristèmes. Ces clones certifiés garantissant l'absence de maladie déclarée.
On distingue deux catégories principales d'ail : le blanc et le rose. Ce dernier comprenant le violet. Deux variétés en ressortent. Celles dites d'automne à très fort rendement mais à conservation moindre, et celle dites alternatives, moins prolifiques, mais se gardant plus longtemps. Celles-ci sont plantées généralement fin février, exceptées dans les régions à hiver doux, où l'automne leur convient.



Une fois le terrain près, on enfonce les caïeux du tour (ceux du centre sont moins productifs), la pointe vers le haut à 2cm de profondeur en les espaçant d'au moins 10cm sur le rang, en espaçant ces rangs de 30cm. Personnellement, pour des facilités de binage je les « mets » à 15. Les fameux caïeux du centre, qui ne forment souvent qu'une seule tête peuvent être plantés à part et récoltés plus tôt en ail vert.
Les plantations d'automne, exceptées pour les régions dîtes à hiver doux, donnent de bien meilleurs résultats qu'au printemps, ceci se vérifiant d'autant plus ces dernières années avec les étranges débuts de saison que nous connaissons... Il n'y a pas de date précise pour planter l'ail, cependant, quand les fermes n'étaient pas encore ces grandes unités monoculturales que nous connaissons maintenant, mais des exploitations extrêmement diversifiées, on plantait l'ail après les vendanges en ayant à l'esprit ce dicton : « La toussaint doit voir l'ail lever ».

En cas de forte sécheresse on peut arroser raisonnablement au mois de mai et juin en prenant bien garde de ne pas mouiller le feuillage.
Un mois avant la récolte, qui a lieu en général au mois de juillet, il est conseillé de bien gratter autour des pieds en formation pour les déterrer légèrement. Ceci facilite d'une part leur grossissement, et évite d'autre part d'éventuels échauffements.
Marquant la fin de son cycle, la tige de l'ail jaunit et se couche, signalant ainsi qu'elle concentre toutes ses réserves dans le bulbe en cours de formation. Pour augmenter la récolte, on noue généralement les feuilles un mois avant, ou plus rapidement, on les couche au sol avec le dos du râteau.
On récolte l'ail par temps sec, en le laissant sécher quelques jours sur le sol avant de le rentrer dans un endroit frais et surtout bien sec à l'abri de la lumière. Il est recommandé de lui laisser ses fanes et de ne l'éplucher qu'au fur et à mesure des besoins pour faciliter sa conservation. Les plus patients peuvent le tresser comme on tresse des cheveux, ou réaliser une tresse simplifiée. Les plus pressés se contenteront de le ranger dans des cagettes pas trop hautes, ce qui est moins esthétique mais tout aussi efficace.

Du côté de nos traditionnels champignons, grands pourfendeurs de cultures dès que celles-ci ne sont pas dans des conditions optimales de croissance (ce qui arrive plutôt fréquemment malgré tous les bons soins que l'on croit apporter) deux se distinguent :
-La rouille, avec ses tâches orangées caractéristiques sur le feuillage, que l'on traite en général au cuivre : bouillie bordelaise, sulfate de cuivre ou mieux, oxychlorure de cuivre.
- La graisse, qui fait pourrir les bulbes en terre. Elle est provoquée par des excès d'humidité ou des amendements trop frais. Contre celle-ci il n'y a pas grand chose d'autre à faire que d'arracher et brûler les sujets atteints en veillant bien à respecter scrupuleusement les rotations les années suivantes.
Cependant, dans des conditions correctes de culture, l'ail reste une plante en général peu sensible aux maladies et ravageurs.

Relativement facile à cultiver, peu exigeant sur la qualité des sols, l'ail est le condiment indispensable au potager, de ces plaisirs simples dont on ne saurait se passer. Quand au moment - toujours un peu rédhibitoire - de le biner, notre dos ou nos articulations nous rappellent à l'ordre, une simple pensée pour son parfum fort et subtil, la note méridionale qu'il ne manque pas d'apporter à chacun des plats où il est convié, suffit à se redonner du cœur à l'ouvrage. En savourant à l'avance tant ses vertus culinaires que ses bienfaits sur notre santé.

Xavier Mathias et Les Cahiers du Potager Bio nous raconte

Nourrir et guérir : Plantez de l'ail !

Un caricaturiste du début du siècle nous montre un brave homme visitant un malheureux invalide amputé des deux jambes :
« -Mon cher, je vais vous dire quelque chose dont vous ne vous doutez pas : je viens de manger de l'ail !
- Et moi, répond l'homme tronc, je vais vous faire à mon tour un aveu : je suis cul de jatte ! » Eh oui, il semble qu'il faille s'y résigner, et qu'il soit recommandé aux nombreux amateurs de cette alliacée d'en faire un de ces plaisirs solitaires et honteux, sous peine de fortement incommoder leur entourage. Même le bon géant, héros de Rabelais, en est victime et se retrouve avec « une puante haleine qui estoit venue de l'estomac de Pantagruel, alors qu'il mangea tant d'aillade ! »
Mais, tout n'est pas si simple. Un rapide survol sur l'histoire de ce condiment nous enseigne à quel point, malgré l'aspect rédhibitoire de ses contraintes olfactives,Allium sativum L., l'ail sut charmer et guérir, traverser les siècles en faisant fi de sa lourde réputation.

Grecs et romains n'étaient bien sûr pas en reste. Les premiers en étaient de solides partisans. L'ail avait la réputation de procurer une grande force à ses consommateurs. Aristophane le conseille pour entretenir la vigueur et « pour avoir plus de force dans les combats ». La république romaine des premiers siècles en était également très amatrice. Avant que, le temps aidant, ce mets odorant ne soit réservé à une plèbe plutôt rurale. Le poète Horace encourage Mécène à prendre garde de ne pas en consommer sous peine de voir sa compagne se réfugier à l'autre bout de sa couche ! Et pourtant, l'ail était une nourriture tellement fréquente dans l'ordinaire du soldat romain que l'on disait volontiers « N'allez pas manger l'ail » pour signifier aux éventuels candidats « Ne vous engagez pas ».

« Tout a dévoré l'ail, cette plante magique »
Extrait de l'Ode à l'ail du poète méridional Joseph Méry, ce vers résume assez bien la situation de l'ail en France : on lui prête des vertus magiques. Il semble cependant que ce soit plus dans le sud et le midi de la France que l'on apprécie son parfum et que l'on s'accommode de ses « effets secondaires ». Même sil'aillée était une sauce communément vendue dans les rues de Paris.
Et à quoi pensez-vous que l'on reconnaisse un vrai béarnais ? Le test fut mis au point au 16ème siècle par Henri d'Albret, grand-père du futur Henri IV. On raconte qu'à la naissance du garçonnet, il se fit porter une gousse d'ail et quelques gouttes de vin du Jurançon. Deux produits de terroir, pour user d'une expression contemporaine, que le nouveau-né, futur souverain, sembla grandement apprécier. « Va, va tu seras un vrai béarnais ! » en conclut son grand-père ravi. Authentique ou inventée, cette anecdote nous présente un roi populaire appréciant un mets populaire.

« Les rustiques, et gens de travail pourront manger quelques gousses d'aulx ou eschalotte avec du pain du beurre et du bon vin, s'ils en peuvent fournir, afin de charmer la brouée (peste), puis s'en iront à leurs œuvres en laquelle Dieu les aura appelé ». Ambroise Paré. Ceci n'est pas un moindre avantage. On comprend que l'ail reconnu depuis l'antiquité, entre autres pour ses vertus parasiticides (voir bas de page), mais également pour les traitements des affections des voies respiratoires, la variole etc. n'ait eu aucun mal à traverser les grandes périodes de l'histoire.
Et effectivement, des études scientifiques plus récentes nous confirment cette hypothèse. Ne se contentant pas de ses pourtant impressionnants 20% de protéines, ce qui n'est déjà pas rien, l'ail est également riche en dérivés sulfoxydes de la cystéine, un acide aminé souffré. Ceci expliquant ses nombreux pouvoirs thérapeutiques. Attention je prends mon souffle car la liste est longue... Ces sulfoxydes ont des pouvoirs antibiotiques, antiseptiques, bactéricides (découvertes par Pasteur) insecticides et nématicides. Ils sont également hypotenseurs, anti-agréggants plaquettaires et anti-cancéreux.
Il est intéressant de signaler que les gens du sud-ouest de la France, avec un régime paradoxalement plus riches en graisses animales qu'au nord, mais gros consommateurs d'ail, souffrent moins d'infarctus qu'ailleurs. Notons par ailleurs que l'ail entre pour bonne part dans le régime crétois. Nous retrouvons encore cette idée qui m'est chère d'alicament, quand bien se nourrir est un premier geste de soin, de façon préventive tout au moins.

Les variétés
Paradoxalement pour une plante aussi cultivée, et depuis tellement longtemps, il n'en n'existe finalement que peu de variétés. L'ail était multiplié de façon végétative, un caïeu planté en donnant plusieurs et garantissant la semence pour la saison à venir. Depuis les années 60 en France, la semence certifiée est le plus souvent produite à partir de cultures de méristèmes. Ces clones certifiés garantissant l'absence de maladie déclarée.
On distingue deux catégories principales d'ail : le blanc et le rose. Ce dernier comprenant le violet. Deux variétés en ressortent. Celles dites d'automne à très fort rendement mais à conservation moindre, et celle dites alternatives, moins prolifiques, mais se gardant plus longtemps. Celles-ci sont plantées généralement fin février, exceptées dans les régions à hiver doux, où l'automne leur convient.



Une fois le terrain près, on enfonce les caïeux du tour (ceux du centre sont moins productifs), la pointe vers le haut à 2cm de profondeur en les espaçant d'au moins 10cm sur le rang, en espaçant ces rangs de 30cm. Personnellement, pour des facilités de binage je les « mets » à 15. Les fameux caïeux du centre, qui ne forment souvent qu'une seule tête peuvent être plantés à part et récoltés plus tôt en ail vert.
Les plantations d'automne, exceptées pour les régions dîtes à hiver doux, donnent de bien meilleurs résultats qu'au printemps, ceci se vérifiant d'autant plus ces dernières années avec les étranges débuts de saison que nous connaissons... Il n'y a pas de date précise pour planter l'ail, cependant, quand les fermes n'étaient pas encore ces grandes unités monoculturales que nous connaissons maintenant, mais des exploitations extrêmement diversifiées, on plantait l'ail après les vendanges en ayant à l'esprit ce dicton : « La toussaint doit voir l'ail lever ».

En cas de forte sécheresse on peut arroser raisonnablement au mois de mai et juin en prenant bien garde de ne pas mouiller le feuillage.
Un mois avant la récolte, qui a lieu en général au mois de juillet, il est conseillé de bien gratter autour des pieds en formation pour les déterrer légèrement. Ceci facilite d'une part leur grossissement, et évite d'autre part d'éventuels échauffements.
Marquant la fin de son cycle, la tige de l'ail jaunit et se couche, signalant ainsi qu'elle concentre toutes ses réserves dans le bulbe en cours de formation. Pour augmenter la récolte, on noue généralement les feuilles un mois avant, ou plus rapidement, on les couche au sol avec le dos du râteau.
On récolte l'ail par temps sec, en le laissant sécher quelques jours sur le sol avant de le rentrer dans un endroit frais et surtout bien sec à l'abri de la lumière. Il est recommandé de lui laisser ses fanes et de ne l'éplucher qu'au fur et à mesure des besoins pour faciliter sa conservation. Les plus patients peuvent le tresser comme on tresse des cheveux, ou réaliser une tresse simplifiée. Les plus pressés se contenteront de le ranger dans des cagettes pas trop hautes, ce qui est moins esthétique mais tout aussi efficace.

Du côté de nos traditionnels champignons, grands pourfendeurs de cultures dès que celles-ci ne sont pas dans des conditions optimales de croissance (ce qui arrive plutôt fréquemment malgré tous les bons soins que l'on croit apporter) deux se distinguent :
-La rouille, avec ses tâches orangées caractéristiques sur le feuillage, que l'on traite en général au cuivre : bouillie bordelaise, sulfate de cuivre ou mieux, oxychlorure de cuivre.
- La graisse, qui fait pourrir les bulbes en terre. Elle est provoquée par des excès d'humidité ou des amendements trop frais. Contre celle-ci il n'y a pas grand chose d'autre à faire que d'arracher et brûler les sujets atteints en veillant bien à respecter scrupuleusement les rotations les années suivantes.
Cependant, dans des conditions correctes de culture, l'ail reste une plante en général peu sensible aux maladies et ravageurs.

Relativement facile à cultiver, peu exigeant sur la qualité des sols, l'ail est le condiment indispensable au potager, de ces plaisirs simples dont on ne saurait se passer. Quand au moment - toujours un peu rédhibitoire - de le biner, notre dos ou nos articulations nous rappellent à l'ordre, une simple pensée pour son parfum fort et subtil, la note méridionale qu'il ne manque pas d'apporter à chacun des plats où il est convié, suffit à se redonner du cœur à l'ouvrage. En savourant à l'avance tant ses vertus culinaires que ses bienfaits sur notre santé.

AIL !

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Patience…

20 Septembre 2015, 07:17am

Publié par pam

Nous commettons énormément d'erreurs. Si nous interrogeons les gens que nous estimons sages et courageux, nous pouvons constater qu'ils ont nui à des tas de gens et qu'ils ont fait beaucoup d'erreurs, mais ils se sont servis de ces occasions comme moyen d'être plus humbles et d'ouvrir leur coeur.

Nous ne devenons pas sages en restant dans une pièce dont les portes et les fenêtres sont fermées.

" Un ermite bien connu pour son austérité avait pratiqué dans un caverne pendant une vingtaine d'années. Un maître original, nommé Patrul Rinpoché, se présenta à l'entrée de la caverne et l'ermite, avec humilité et douceur, l'invita à entrer. Patrul Rinpoché lui dit : " Dis-moi, qu'est-ce que tu as fait ici ? "
- J'ai pratiqué la perfection de la patience ", répondit l'ermite.
Approchant son visage tout près de celui de l'ermite, Patrul Rinpoché rétorqua :
" Au fond, une paire de vieux vauriens comme nous se moque pas mal de la patience. Nous faisons tout ça uniquement pour gagner l'admiration du monde, pas vrai ? Nous faisons ça uniquement pour que l'on croit que nous sommes de sacrés bonshommes, n'est-ce pas ? "
Là-dessus, l'ermite commença à être irrité. Mais Patrul Rinpoché ne s'arrêta pas là. Il continua à rire en tapotant le dos de l'ermite en lui disant : " C'est sûr, nous savons comment duper notre monde, hein ? Nous en connaissons un rayon, pas vrai ? Je parie qu'ils t'apportent pleins de cadeaux, non ?"
A ce stade, l'ermite se dressa en criant : " Pourquoi es-tu venu ici ? Pourquoi me tourmentes-tu ? Va-t'en et laisse-moi tranquille !"
Là-dessus Patrul Rinpoché répliqua : " Où est donc ta perfection de la patience ? "

De Pema Chödrön: "La Voie commence là où vous êtes"

Patience…

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Lierre Keith et l'essentiel....

13 Septembre 2015, 05:55am

Publié par pam

Je pourrais effacer tout mon blog pour ne laisser que ce texte.....

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migrants, émigrés, réfugiés politiques ou réfugiés climatiques....

11 Septembre 2015, 08:59am

Publié par pam

encore un autre point de vue, que les médias et les politiques feraient bien de prendre en compte et qu'une mobilisation générale et internationale devient vraiment vitale pour tous....

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migrants.... autres points de vue...

10 Septembre 2015, 05:50am

Publié par pam

Eric Legrand :

"Guerre, pauvreté, noyades, massacres, l'actualité à nos frontières ne résonne que de ces maux. Et voici que notre cœur nous presse d'accueillir ces migrants, ces réfugiés, qui les fuient. Et nous les accueillons, en nombre encore trop faible telle est leur multitude.

Il ne faudrait pourtant pas oublier que le sort de ces émigrés, de ces auto-expatriés par nécessité, est aussi le reflet de ce que nous devenons. Le mal que nous faisons aux autres naît en nous du mal que l'on nous fait et nous revient projeté, démultiplié par la multitude des autres, nos semblables, nos frères en destinée, nos propres nous même.

Car, en réalité, nous sommes déjà des migrants et si certains d'entre nous, chanceux, ne le sont pas encore, qu'ils se remémorent le souvenir d'un proche, de leur famille très certainement, qui, ayant perdu son emploi, se retrouve à la rue, ou de ces jeunes, toujours plus nombreux, qui s'expatrient pour trouver un emploi et se vendent parfois pour un salaire de misère ne suffisant pas à couvrir leurs besoins les plus vitaux.

Car, en réalité, nous sommes tous des migrants, nous qui, nous prostituant, nous prosternant devant nos employeurs, avons dû laisser derrière nous, sur le bord de la route, cet enfant qui rêvait d'un devenir meilleur.

Et migrants, nous le devenons toujours davantage, à force de délaisser l'être humain, l'être aimant, qui sommeille en nous, contre l'éphémère et illusoire bonheur du confort matériel que nous promet la société.

Société qui elle-même ne sait pas trop où elle va, société migrante, errant comme un animal sans tête, ou plutôt avec pour seule tête une caste sans foi qui n'honore qu'un seul dieu que l'on nomme Profit.

Une caste capitaliste qui, pour garantir son profit, décide seule de notre devenir. Une caste, ou devrais-je dire une hydre, qui nous exploite, nous presse, nous compresse, nous "esclavagis", nous remplace quand nous ne sommes plus bons à rien, nous tue quand cela lui sied.

Migrants, nous sommes, en apparence encore vivants. Mais jusqu'où, jusqu'à quand, jusqu'à quel refuge ?

Migrants, nous sommes, mais nous l'ignorons encore, aveuglés que nous sommes par une illusoire sécurité.

Migrants, nous sommes, mais encore sans refuge, nous qui prétendons l'offrir, ce refuge, à ceux qui se pressent à nos frontières.

Migrants, nous sommes, pas encore réfugiés.

Car il s'agit bien de cela, de trouver un refuge, un vrai, un de ses refuges qui nous permettra de vivre enfin nos rêves, nos rêves d'enfant, nos rêves d'être humains, nos rêves d'être aimants, nos rêves enfin retrouvés quand nous aurons oublié ces rêves froids, sans âme, ni vie, que l'on nous impose."

Eric Emmanuel Schmitt

LE DISCOURS SOUTERRAIN D'UN MOT

L'avez-vous remarqué ? On ne parle plus d'émigrés ni d'immigrants mais de migrants.
Cette amputation des termes me semble lourde de sous-entendus inquiétants... Lorsqu'on évoque un émigré, on le caractérise par le lieu d'où il vient. Lorsqu'on désigne un immigré, on affirme qu'il est d'ici, même s'il vit le jour ailleurs. En revanche, de par son nom, le migrant vient de nulle part et ne va nulle part, sans origine et sans destination, dépourvu de terre de racines et d'espace d'accueil, comme s'il était destiné à errer sans jamais trouver un port où s'arrêter. Nomade forcé et éternel.
Ce mot "migrant" est une condamnation.
Qui peut se permettre de décider des sorts ? Qui peut s'estimer légitimement propriétaire de la planète ? Lorsqu'on dit "migrant", on dit "circulez, votre place n'est ni ici ni ailleurs ! «
Ma seule façon d'accepter ce mot consiste à inventer un autre sens implicite : nous sommes tous des migrants, fils et filles de migrants, voyageurs provisoires sur cette terre qui nous a précédé et qui nous survivra.

Samtosha Yoga

Faut-il se sentir si haut -voire Dieu- pour constamment juger qui est bien et qui ne l'est pas? Qui a le droit de manger ou pas?

Depuis qu'on aide les migrants, beaucoup placardent des affiches gémissantes: "Et nos SDF ?". J'aimerais savoir si ces personnes ont déjà invité un SDF à prendre un café et une douche chez eux...

Les mêmes qui râlent sur les bénéficiaires du RSA alors que, hein, des retraités gagnent si peu, et ragnagna...

Les mêmes toujours qui voient les bénéficiaires des Resto du Cœur arriver en BMW...

Et encore les mêmes jasant sur les allocations de rentrée utilisées pour acheter des multi médias,...

Quand bien même, si une proportion d'individus "profitent du système", il faut savoir que ce sont des broutilles par rapport aux énormes profits que font les banques, les multinationales, les supermarchés et malgré tout, vous continuez à contribuer à ce système silencieusement et vous êtes bien au chaud le soir dans votre canapé, vos pantoufles, votre télé, votre chien chien et votre ronron.

Faut-il vraiment s'ennuyer pour passer son temps à divulguer des propos qui n'entretiennent que la division? Il n'y a donc pas assez de guerres dans ce monde?

Et pour en finir (pour aujourd'hui....!!)

Samtosha Yoga : L'immigré, le bouc émissaire idéal.

Le débat sur l’accueil des réfugiés fait rage. La haine est sur de nombreuses lèvres. "Touche pas à mon travail" "C'est chez nous ici" "Fermons les frontières contre l'invasion" ... Les langues se délient, la France a peur et se réfugie, à son tour, dans les plus sombres idées. Nous revoilà à nous questionner sur l'origine de la haine.

On dit que la liberté commence où termine l'ignorance. Comment saisir ce qui se passe sans sombrer dans un extrême où l'autre ? En pratique, une situation d'urgence se présente. Des gens meurent, concrètement, à nos portes, et fuient une situation innommable qu'on ne souhaiterait pas à nos pires ennemis. Si on aimerait tous s'attaquer à la cause des causes, la réaction humaine la plus élémentaire est de tendre la main. Pourtant, beaucoup s'y refusent, et les théories du complot vont bon train pour justifier l'inhumanité. Le SDF devient soudainement un argument dans la bouche de ceux qui, hier, ne les regardaient pas ou les traitaient de 'parasites sociaux', alors que toutes les associations ne font aucune distinction entre les misères humaines - des associations qui voient toujours leur budget amputé quand l’extrême droite gagne une mairie. Une redite de l'histoire. Comme si nous étions incapables d'apprendre, englués dans la médiocrité de nos préjugés.

Depuis quelques jours, les articles racoleurs venant de sites d'extrême droite circulent en boucle sur les réseaux sociaux. De l'invasion en masse de terroristes au complot médiatique, la France a peur. Rares sont ceux qui semblent vouloir prendre la peine de vérifier leurs sources. L'idée la plus commune et simpliste, serait que l’accueil, et donc une forme d'ouverture des frontières temporaire, ferait partie du grand complot mondialiste. Alors on se questionne, pourquoi la fachosphère, connue comme étant le chien de garde du capitalisme, s’inquiète tant de la circulation des personnes ? Car la récupération politique se construit autour d'une confusion volontaire entre "mondialisme" et "solidarité internationale". Une confusion qui profite pourtant à cette mondialisation bâtie sur la perpétuation des inégalités et des dites frontières.

Un bon chien de garde du Capital doit porter la confusion entre la circulation des marchandises (et des capitaux) et la circulation des Hommes et de ses droits. En pratique, ce qui permet à des multinationales d'être richissimes, d'exploiter des peuples ou de s'accaparer des terres, ce sont précisément les rigidités nationales qui bâtissent un capitalisme de connivence au profit de certains états, et donc du confort de certains au détriment d'autres, notamment via les traités de libre-échange imposés et les guerres néo-coloniales. En pratique, la mondialisation est plus une guerre implicite entre états, chacun cherchant à maximiser son bilan. Difficile de remettre en question son mode de vie dans ces conditions. Sur le terrain, tout est fait, contrairement aux discours, pour que les droits de l'Homme, les droits sociaux, le déplacement des personnes, ne se mondialisent PAS, à contrario des marchandises, afin que l'exploitation et le pillage organisés puissent continuer. Que tous les peuples aient accès à un même niveau de vie, les mêmes chances, le même droit au bonheur, tout en ayant la possibilité de se déplacer, c'est précisément la mondialisation que les puissants ne veulent pas voir, car cela impliquerait une redistribution des cartes trop importante et une remise en question des modes de vie et de production à l'échelle de la planète. Oh, oui, tout le monde se plaint de voir des pauvres exploités pour produire du t-shirt à 5 euros. Mais quelle part de la population veut vivre plus simplement pour que d'autres puissent simplement vivre ? La voie de la division et de la haine est une bien meilleure option, du point de vue du Capital, comme l'histoire nous l'apprend toujours et encore. Reste à convaincre assez d'esprit que la division est une bonne chose. Visiblement, ça marche.

Ainsi, venant de ceux qui se plaignent de leurs conditions de vie et qui préfèrent juger le réfugié plutôt que de questionner les 1% qui détiennent 70% des richesses, il va falloir se passer la tête sous une douche froide. Car quand on soutient des idées nationalistes dont le projet affiché est de soutenir l'industrie de l'armement et les rigidités internationales, tout ça pour perpétuer, l'air de rien, l'exploitation continue des ressources des autres, il ne faut pas se plaindre des inégalités et de la volonté des victimes de migrer. Pouvoir reconnaître la réalité de nos agissements, en prendre la responsabilité, redistribuer la richesse là où elle peut l'être, voilà qui semble digne de maturité.

La seule voie possible est une répartition équitable des richesses à l'échelle mondiale et la mise en application immédiate des droits humains. Non pas des beaux discours politiques venant souvent de ceux qui sont les premiers à violer ces droits, mais une concrète application de ceux-ci. Mettre fin aux guerres, à l'exploitation, à l'élitisme, au pillage du Sud, aux traités de libre-échange, à l'austérité, aux échanges militaires avec les dictatures du Golfe, à l'obscurantisme idéologique, aux différences de niveaux de vie, aux pratiques qui créent de l'inégalité. Et pour y arriver, il faut bousculer les règles du capitalisme actuel, non pas pour se renfermer au niveau national tels des petits êtres frustrés qui s'imaginent appartenir à un peuple supérieur, mais pour créer de la résilience LOCALE au niveau MONDIAL. Et cette distribution commence maintenant, par l’accueil de réfugiés en situation d'urgence, tout en s'attaquant aux 1% des plus riches afin d'exiger une équité dans l'accès aux richesses et la fin de l'hypocrisie. Ce n'est ni simple, ni impossible. Cela demande de prendre beaucoup de recul pour être à même de comprendre les nuances des différents niveaux de contrôle dont la haine et la division font partie. Mais c'est une bonne nouvelle, car la facilité est souvent la voie de l'obscurantisme.

Texte : Mr Mondialisation

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L'homme, animal suicidaire....

6 Septembre 2015, 06:36am

Publié par pam

— La survie d'une civilisation dépend inexorablement des valeurs qu'elle développe. Elle dépend de notre bon sens. Elle dépend de façon cruciale de notre intelligence collective.

Nous sommes les témoins en ce début de 21ème siècle, d'un monde paralysé par l'argent, emprisonné par ses vieilles idées, ses valeurs et traditions économiques dépassées. Crises humanitaires, inégalités galopantes, guerre$, destructions des biotopes par l'exploitation industriell€, misère monstre, écocide... N'en jetez plus!

L'humanité aujourd'hui réalise qu'elle se trouve confrontée à un choix pressant, rude et impérieux, entre enterrer l'anti-économie de l'institution capitaliste ou s'enterrer elle et la planète.

À ce jour, la société occidentale demeure anesthésiée, fondamentalement paralysée par son ignorance des mécanismes qui gouvernent la fausse organisation économique monétaire mondiale.

Lisez cet article et méditez.....

L'homme, animal suicidaire....

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Inquiétude ou/et hospitalité.... capitalisme ou humanisme...

5 Septembre 2015, 07:04am

Publié par pam

ASILES ? Dedans et dehors ?

Publié le 5 septembre 2015 par imagiter.over-blog.com

Devant les images qui avalent toute notre pitié et la grande compassion de certain(e)s – nous omettons de nous concentrer sur 3 faits de blocus de cette civilisation :

1) - Nommer y est plus important que la réalité. La fonction de séquestrateur des mots que paraissent se monopoliser les médias mercenaires obéissent à un seul impératif : celui qui convient le mieux à, leurs commanditaires. Pas à l’objectivité collective.

D’où se concentrer sur ce que ne disent pas ces appellations. Soit devancer les prétendus pouvoirs et leurs trouver les points faibles.

2) - La position des populations européennes (ou celle que l’on voudrait nous faire la leur) – il y bien deux mouvements opposés : celle du refus de tout asile qui ne repose sur rien de juridique. Uniquement de la pression médiatico-politique. Et celle d’une grande partie de la population (peut-être majoritaire .) qui a la Constitution et des textes juridiques pour elle. Mais dont les applications quotidiennes semblent bien entravées.

3) – L’incompréhension complète des CAUSES réelles de ces mouvements de réfugiés. De ne pas vouloir savoir que c’est L’ÉCONOMIE qui est la cause essentielle de ces mouvements devient une attitude trop enfantine et insupportablement puérile : genre « je veux juste effacer les images d’aujourd’hui qui me dérangent dans ma vie »… Un peu de rationalité ? « Vous pensez que cela suffira ? … « Pour moi oui » de l’inconscience complète…cachez ce vrai réel que je ne veux pas voir. L’espace Schengen provient de pressions que des lobbies capitalistes ont imposées aux gouvernements européens. Sans l’accord des populations des pays. Il n’y a nulle fatalité : tous ces « non-accords » sont réversibles !!! Tous les traités économiques et financiers européens n’ont jamais eu le soutien de la majorité des populations. Qui peuvent toujours, de ce fait, contraindre les gouvernements A CHANGER DE POLITIQUE !!!

A ces seules conditions ces images insupportables (mais tellement moins que les réalités vécues trop loin des images) disparaitraient. Mais cela ne sera pas le cas. Pourquoi ? La nouvelle question devient « à qui profitent ces mouvements de réfugiés ? »

La réponse est : « Les afflux de réfugiés dans l’UE sont une stratégie Étasunienne» – à partir de la stratégie de globalisation des quatre prétendus « flows ininterrompus » (en français flux). Celle-ci provient du géostratégie militaire US-américain Thomas P.M. Barnett. Qui dit : « Comme condition préalable pour le fonctionnementsans heurts (de la globalisation), nous devons permettre quatre ‘Flows’ durables et sans entraves. »… Les afflux actuels, presque surdimensionnés, de réfugiés vers l’Europe, font partie de la stratégie du «Flux sans entraves », qui en l’occurrence vise l’Europe et n’a le droit d’être empêché par aucun gouvernement ou institution souveraines selon Barnett. Dont acte : ce n’est plus de la politique, c’est bien de l’invasion organisée.

……..%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Après ce tableau global, où la 3ème facette cachée de la catastrophe a reçu une réponse intégrale – voyons pourquoi le mot prime sur le fait !!!

1)

- Réfugiés c’est celles et ceux qui cherchent un refuge, un abri, oui une cachette et ne l’ont pas trouvé. Le mot présente une forme passive de participe passé. Réfugié accuse deux responsabilités de sa situation : que fuit-il et avec raison ?. Vers où va-t-il sans le trouver ?

- Migrants le terme neutre et insensible qui souligne juste le déplacement, le mouvement, la mobilité. A distinguer des moins appréciés immigrants ou émigrants.

- Exilés ou expatriés , comme tous les mots avec le préfixe ex- qui avoue une extraction, un arrachement, la fin d’une situation antérieure. Et demeure connoté de l’ombre du proscrit.

Le mot réfugiés appelle à un refuge. Et donc à des réfugiants. De la bienvenue. Un accueil conscient et volontaire. Le mot « migrant » sonne comme subir une fatalité naturelle ou climatique telle le déplacement saisonnier des animaux. Le mot exil parait ne se remplir que de tristesse. Comme d’être coupé de tout contexte politique ou social.

Enfin , le mot asile des demandeurs d’asile semble correspondre à la fois :

*** - A la reconnaissance des causes réelles : celles d’une barbarie des sommets de la société dont il faut protéger les populations par le plus maternant asile.

** - A l’acte sociétal demandant une totale reconnaissance : oui nous « devons » asile au reste du monde.

*** - Au respect, enfin, des asilaires admis comme des créditeurs des maltraitances diverses. Et ayant droit à réparation. L’équilibre de respect entre accueillants et accueillis semble bien plus présent dans le mot « asile » (dressé droit contre le ciel) que dans « refuge » (où se terrer en se cachant, plutôt).

Et c’est le mot « réfugiés » que « préfèrent » ce genre de médias !!! Donc…un œil sur leurs écrits :

………………………………….****

2)

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/09/04/migrant-exile-refugie-les-mots-pour-le-dire_4745562_1654200.html

Les reportages montrant ou décrivant les parcours de ces personnes ont recouru conjointement ou alternativement aux termes « migrants » ou « réfugiés ». Parce que la distinction n’est pas toujours aisée à faire entre ceux qui participent à une migration, quelles qu’en soient les raisons (et celles-ci ne sont pas toujours mauvaises), et ceux qui fuient leur pays d’origine afin d’échapper à un danger mortel. D’où les hésitations, dans la presse en général, quant à l’emploi des mots. Par exemple : « “Migrant”, “exilé”, “réfugié” : le poids des mots »…

(…) Amnesty International utilise la formulation générale « migrants et réfugiés ». Sauf, bien évidemment, quand la situation des personnes ou des populations est sans équivoque. Ainsi, dans les pays frontaliers de la Syrie, ce sont bien des « réfugiés » fuyant le régime de Bachar Al-Assad ou les exactions de l’Etat islamique qui ont été accueillis par centaines de milliers. »

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/09/04/en-france-quelques-elans-citoyens-ne-masquent-pas-une-hospitalite-en-berne_4745565_1654200.html

Le télescopage de deux réalités : « La France réagit par le repli et nous ne sommes pas d’accord, défend Brigitte Comard, membre du collectif implanté dans le Sud-Ouest. Nous sommes des gens engagés à gauche. Nous voulions désespérément un gouvernement de gauche et on s’est planté. »

Autre initiative : la start-up Singa a lancé fin juin une application qui met en relationdes réfugiés politiques avec des gens prêts à les accueillir. « Depuis deux jours, nous avons reçu 550 propositions », s’étonne sa codirigeante Alice Barbe. Sur Facebook, plus de 14 000 personnes indiquent qu’elles participeront samedi 5 septembre à un «rassemblement citoyen en solidarité avec les migrants » à Paris. »

La France au 12e rang européen pour l’asile

Seront-ils tenus ? Les derniers appels du genre ont réuni en août à peine un peu plus d’une centaine de personnes, à Calais ou à Paris. Enfin, Mercredi 2 septembre, un sondage commandé par BFM-TV indiquait, d’ailleurs, que 56 % des Français à ne pas souhaiter accueillir les migrants. »

http://www.huffingtonpost.fr/muriel-boulmier/56-des-francais-ne-sont-pas-egoistes-au-sujet-des-migrants-ils-sont-inquiets_b_8083212.html?utm_hp_ref=france

Ces quasi mêmes 56 % qui votaient contre la Constitution européenne et dont il n’aura pas été tenu compte, seraient ici mis en exergue ? « Migrants : 56% des Français ne sont pas égoïstes, ils sont inquiets."

« Cependant, voilà que le nombre de ceux qui veulent rejoindre la paix et la prospérité de l'Europe augmente, et qu'au travers de chacune de ses frontières, les Syriens, les Irakiens, les Afghans, et bien d'autres, sollicitent l'accueil de ces vieux pays, avec la détermination de leur désespoir exploitée par les passeurs avides et assassins. Le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie... et la France avec Calais, impuissantes, tentent de trouver une ou des solutions.

Et les Français... eux, craignent d'être envahis. Ont-ils perdu leur hospitalité ? Certainement pas, nos compatriotes ont su accueillir, protéger des exilés pendant la dernière guerre mondiale, ceux fuyant les régimes autoritaires de Mussolini ou Franco, et tant d'autres dans des périodes plus récentes. Mais les temps ont changé et nos concitoyens sont devenus inquiets.

Finie la croissance, finie la France industrielle au travail et son agriculture vivrière et familiale. Les industries ont disparu, quant à l'agriculture, son champ se réduit. Cette évolution a modifié la perception des Français face aux migrations.

Notre pays s'est structuré autour de sa protection sociale, suscitant les plus grands rassemblements contestataires dès lors qu'une réforme se profilait. Je suis fière de la protection sociale de mon pays, mais je ne voudrais pas qu'on y perde la notion de ce que représente la valeur du travail, du mérite, de l'engagement. »

...

Ce n'est pas une absence de générosité qui pousse 56% des Français à ne pas souhaiter accueillir les migrants, c'est l'inquiétude pour le conjoint ou l'enfant qui cherche en vain un travail depuis des mois, c'est l'insécurité contre laquelle ils ne sentent pas assez protégés tant le laxisme du gouvernement a été grand sur ce sujet. Alors l'amalgame est proche. "De quoi vont vivre ceux qui viendraient ? Le travail ?", s'interrogent ceux qui vivent en France."

…………………………..%%%%%

2) – Tout ce récit mythifié qui dit un bon temps passé, entre-file une fatalité du ciel qui contraint l’économie (ainsi autonomisée et douée de volonté propre) à ne pas pouvoir être partagée (ce qui est le cas inexcusable du capitalisme avant tout, le non-partage). Et le tout dénucléé de toutes causalités (politique capitaliste du non respect généralisé des humains de Schengen et politique impérialiste injustifiable des U.S.A.). Comme évidé de toutes pressions : comme si la propagande ne tentait pas de manipuler les esprits…Et le tout justifie à bon compte les européens. Tout en omettant le parcours des solutions (acheter une ile en Méditerranée pour les réfugiés, etc.). La position des populations européennes (ou celle que l’on voudrait nous faire la leur) est, ici, utilisée contre qui veut une politique cohérente et humaine d’accueil des réfugiés. –

…………………….***

Ce qui implique de faire connaître les données concrètes des drames que vivent les réfugiées : 52 millions de réfugiés sur Terre – soit moins que la population de la France. Plus comparable à la population d’un pays comme la Turquie.

Mais…

4 FOIS PLUS de morts dans les 5 premiers mois de 2015 qu’en toute l’année 2014.

95 % des 3,8 millions de réfugiés syriens sont accueillis dans seulement 5 pays.

http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/24/migrants-europe-chiffres-immigration_n_7133634.html

Les dirigeants européens ont décidé, fin Août, « de tripler les moyens alloués pour le sauvetage des migrants en Méditerranée, et vont chercher l'aval de l'ONU pour mener des actions militaires contre les trafiquants en Libye. Mais ils se sont divisés sur la prise en charge des réfugiés, en renvoyant les décisions à plus tard.

Un nouveau naufrage de migrants en Méditerranée a fait officiellement 24 morts, mais le nombre des disparus est estimé à environ 800 par les organisations humanitaires internationales. »

15 chiffres qui montrent, alors, l'ampleur du défi en Europe :.

• 42

C'est le nombre de Libyens qui ont obtenu le statut de réfugiés en France depuis 2013. En comparaison, ils sont près de 350 à l'avoir obtenu en Suède.

• 500 à 700

C'est la part de l'accueil de réfugiés syriens que prendrait la France, a indiqué François Hollande jeudi à Bruxelles. Le chiffre de 5000 pour toute l'Europe, qui figurait mercredi dans un projet de déclaration du sommet européen extraordinaire, consacré aux migrants en Méditerranée, ne figure toutefois plus dans la version finale.

• 1300

C'est le nombre de migrants qui ont perdu la vie en avril 2015, ce qui en fait un mois record, selon le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (ONU) Adrian Edwards.

• 1500

C'est le nombre de Syriens qui ont obtenu le statut de réfugié en France depuis 2013,selon les derniers chiffres du Haut commissariat aux réfugiés. On est loin de l'Allemagne, qui a accordé ce statut à 21.000 Syriens depuis deux ans. Plus de trois millions de Syriens ont fui la guerre dans leur pays depuis 2011, ce qui en fait la plus importante population de réfugiés au monde.

• 1750

C'est le nombre de personnes qui ont perdu la vie depuis le début de l'année en tentant de traverser la Méditerranée, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Soit 30 fois plus que durant la même période de l'an dernier.

• 3200

C'est le nombre de dossiers de Syriens reçus par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en 2014. On reste toutefois loin des niveaux que connaissent la Suède (31.000) et l'Allemagne (41.000), selon les chiffres d'Eurostat.

• 10.000

C'est le nombre de morts potentiels qu'il pourrait y avoir en 2015 en Méditerranée "si nous ne faisons rien", avertit Koji Sekimizu, le directeur de l'Organisation maritime internationale (OMI).

• 20.000

C'est le nombre de migrants qui sont déjà arrivés en Italie depuis le début de l'année. Et rien ne semble les décourager. Plus de 200 ont encore débarqué jeudi matin dans le port sicilien de Catane, et l'Italie s'attend à un flux continu qui pourrait être de 5000 par semaine jusqu'en septembre.

• 36.000

C'est le nombre de réfugiés syriens acceptés par l'Union européenne en 2014. Le Haut Commissariat des Nations unis pour les réfugiés (HCR) avait demandé à l'UE d'en accueillir 130.000 à l'origine.

• 50.830

C'est le nombre de migrants qui sont passés illégalement par la route de la Méditerranée orientale en 2014, deux fois plus qu'en 2013 (24.800), mais moins que l'année 2011 qui avait atteint un record (57.000 passages illégaux). Les réfugiés syriens mais aussi les Afghans et les Somaliens constituent les groupes les plus nombreux. La frontière terrestre gréco-turque, la frontière terrestre bulgare et surtout la voie maritime Turquie-îles grecques de la mer Égée (Lesbos, Samos, Kos, Chios notamment) constituent les trois points de passage principaux de cette route de la Méditerranée orientale.

• 65.000

C'est le nombre de dossiers de migrants, toutes nationalités confondues, reçus par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en 2014. Plus largement, l'Allemagne a concentré un tiers de toutes les demandes déposées dans l'UE (202.000), suivie par la Suède et l'Italie.

• 283.000

C'est le nombre de migrants entrés illégalement dans l'Union européenne en 2014. Parmi eux, 220.000 sont arrivés par la Méditerranée, selon les données de l'agence européenne de contrôle des frontières de l'UE (Frontex).

• 258.900

C'est le nombre de migrants accueillis légalement en France en 2014, selon les chiffres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

• 500.000 à 1 million

C'est le nombre de migrants qui pourraient arriver cette année dans l'Union européenne, selon Frontex.

• 21 millions

C'est le nombre d'étrangers non européens qui vivent dans un des 28 pays de l'Union européenne, selon les chiffres de l'OCDE.

……………………………………***

Enfin, les médias ne mettant en exergue que quelques cas isolés d’agressions des réfugiés par les populations autochtones voudraient faire croire que ces quelques actes isolés représenteraient l’avis massif de la population. Le danger massif des images ( utilisées, exclusivement, dans TOUTES les dictatures) c’est que celles-ci exigent une action immédiate. Instantanée. Tandis que les mots (fuis par toutes les dictatures…) savent mettre en place des actions échelonnées qui réalisent, elles, un réel changement. Les prétendues « actions » exigées par les images qui ne croient qu’aux miracles instantanés – pas à la réalité durable – oui ces actions ne sont que réactions.

………………………….Dont il ne restera, sans doute, rien

…………………………………..%%%%%%%%%%

Documentation complémentaire :

http://www.imagiter.fr/2015/09/asiles-dedans-et-dehors.html

Inquiétude ou/et hospitalité.... capitalisme ou humanisme...

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Nous sommes ceux qui sont du côté du vivant — Et nous allons gagner. (Derrick Jensen)

5 Septembre 2015, 06:43am

POSTED BY: LEPARTAGE 1 SEPTEMBRE 2015

Derrick Jensen (né le 19 décembre 1960) est un écrivain et activiste écologique américain, partisan du sabotage environnemental, vivant en Californie. Il a publié plusieurs livres très critiques à l’égard de la société contemporaine et de ses valeurs culturelles, parmi lesquels The Culture of Make Believe (2002) Endgame Vol1&2 (2006) et A Language Older Than Words (2000). Il est un des membres fondateurs de Deep Green Resistance.

Plus de renseignements sur l’organisation Deep Green Resistance et leurs analyses dans cet excellent documentaire qu’est END:CIV, disponible en version originale sous-titrée français en cliquant ici.

Article initialement publié en anglais, le 23 juillet 2015, sur le site web de The Ecologist, à l’adresse suivante:
http://www.theecologist.org/green_green_living/2905572/we_are_those_who_are_on_the_side_of_the_living_and_we_are_going_to_win.html

Qui sommes nous? Nous sommes ceux qui sont parés pour la riposte, écrit Derrick Jensen. Ceux qui ne vivent plus dans l’espoir que l’on sauvera la Planète, mais dans la certitude que nous la sauverons. Nous sommes des activistes, des survivants, des amants et des combattants. Et nous disons : la destruction cessera !

Nous sommes ceux qui ne se résignent pas au destin qu’on nous présente trop souvent comme inéluctable.

Nous sommes ceux qui refusent de continuer en tant qu’esclaves. Nous sommes ceux qui se souviennent comment être humain. Nous sommes ceux qui sont prêts à reprendre en main leurs vies, et à les défendre, ainsi que celles de ceux que nous aimons, et donc de la terre.

Nous sommes ceux qui sont enfin prêts et volontaires pour riposter. Nous sommes ceux qui comprennent au plus profond d’eux-mêmes la vérité de cette affirmation de Robert E. Lee, « nous devons choisir entre le risque de l’action et la perte assurée qu’engendre l’inaction ». Nous sommes ceux qui sont prêts à passer à l’offensive, ou à soutenir ceux qui le font.

Nous sommes des survivants. Nous avons survécu à la violence domestique. Nous avons survécu au racisme, et nous avons survécu au sexisme. Nous avons survécu à l’éducation industrielle, et nous avons survécu à l’économie industrielle. Nous avons survécu à la télévision. Nous avons survécu à l’intoxication totale de notre environnement.

Et nous sommes parés pour la riposte

Nous sommes les amants de la terre, les amants les uns des autres, les amants de nos propres corps et de nos émotions. Nous aimons. Nous haïssons. Nous ressentons de la joie, du désespoir, de la peine, de l’indignation, du bonheur et de la colère. Et nous sommes parés pour la riposte.

Nous sommes les opprimés. Nous sommes prisonniers, familles de paysans, libérateurs d’animaux, femmes, enfants, Indiens d’Amérique, noirs, Mexicains, blancs pauvres, Asiatiques, peuples du Tiers-Monde, nous sommes les indigènes. Nous sommes des parents, et nous sommes des sans enfants. Nous sommes ceux qui haïssent leurs emplois, nous sommes les chômeurs, et nous sommes ceux qui ne veulent pas de travail. Et nous sommes parés pour la riposte.

Nous sommes ceux qui ont longtemps écouté avec amour et peine, et qui, dorénavant, et avec leur permission, parlent pour les saumons, les séquoias, les rivières, les campagnols et les chouettes tachetées. Nous parlons pour le bison, pour l’esturgeon, pour le lamantin et pour le requin.

Nous parlons pour le sol, pour le vent, pour la neige, pour la banquise. Nous parlons pour le phytoplancton, et nous parlons pour les insectes. Nous parlons avec des voix qui ne sont ni plus ni moins que le vent soufflant à travers nos corps, à travers nos cordes vocales. Nous parlons pour nos maisons, et pour nos voisins, et nous serons entendus. Ils seront entendus. Et nous sommes parés pour la riposte.

Nous sommes activistes. Nous sommes des enseignants. Nous sommes des étudiants. Nous sommes des ouvriers dans des champs de fraises. Nous sommes des artistes visuels. Nous sommes des petits commerçants. Nous sommes des ouvriers du bâtiment. Nous sommes des ingénieurs généticiens. Nous sommes des bibliothécaires. Nous sommes des spécialistes en armes biochimiques. Nous sommes d’anciens SEALS de la US Navy.

Nous sommes des experts en démolition. Nous sommes des pirates informatiques. Nous sommes des employés chez Wal-Mart. Nous sommes des détenus. Nous sommes des mères célibataires. Nous sommes des punks. Nous sommes des pécheurs. Nous sommes des chasseurs. Nous sommes ceux qui s’opposent à la chasse. Nous sommes écrivains. Nous sommes des tueurs. Nous sommes d’anciens bûcherons. Nous sommes des saboteurs. Nous sommes des infirmières. Nous sommes des paysans. Nous sommes des arrières grand-mères. Nous sommes des avocats. Nous sommes d’anciens détenus. Et nous sommes parés pour la riposte.

Nous sommes à Los Angeles, à Detroit, à Boston et à New-York. Nous sommes à St. Louis et à Asheville, en Caroline du Nord. Nous sommes à Saint-Pétersbourg et nous sommes à Seattle. Nous sommes dans de petites communes du Montana et nous sommes dans le Sud du Mexique. Nous sommes au Canada et nous sommes en Corée. Nous sommes en Chine, en Inde, en Australie. Nous sommes au Congo et en Tanzanie. Nous sommes en Macédoine, en Autriche, au Danemark, en Finlande. Et nous sommes parés pour la riposte.

Et nous allons gagner

Nous sommes ceux qui ont réalisé qu’à moins d’être stoppée, la civilisation tuera tout ce qui vit sur Terre. Nous sommes ceux qui ont réalisé que la civilisation était motivée par une pulsion destructrice, et nous sommes ceux qui ont réalisé que cette civilisation n’était pas réformable.

Nous sommes ceux qui ont tiré des leçons de ceux qui ont essayé de conclure des traités avec ceux qui tuent la planète, et nous sommes ceux qui, alors que la planète entière est en jeu, sont finalement parés pour la riposte.

Nous sommes ceux qui n’espèrent plus que la civilisation cesse de détruire la planète, mais qui feront ce qu’il faut pour l’en empêcher. Nous sommes ceux qui n’espèrent plus que les saumons survivent, mais qui feront tout leur possible pour entraver leur extinction. Nous sommes ceux qui feront de même pour les bisons, les chiens de prairie, les tortues du désert, les baleines, les dauphins, les lions, les grands singes, et les rhinocéros. Nous n’espérons pas. Nous agissons. Et nous sommes parés pour la riposte.

Nous sommes ceux qui comprennent au plus profond d’eux-mêmes que la peur n’est qu’un concept qui nous fait croire que nous avons quelque chose à perdre, et, avec la planète entière en jeu, nous sommes parés pour la riposte.

Nous sommes ceux qui avertissent ceux qui détruisent ce monde que nous aimons. Vous devez arrêter. Maintenant. Vous allez arrêter. Entendez cela comme vous n’avez jamais entendu quoi que ce soit auparavant. Vous arrêterez. Nous sommes parés pour la riposte.

Et nous allons gagner.

Nous sommes ceux qui n’oublieront jamais que les juifs ayant participé au soulèvement du Ghetto de Varsovie ont connu un meilleur taux de survie que ceux qui se sont soumis.

Nous sommes ceux qui sont du côté du vivant, et nous allons gagner.

Derrick Jensen

Traduction: Nicolas Casaux

Édition & Révision: Héléna Delaunay

http://partage-le.com/2015/09/nous-sommes-ceux-qui-sont-du-cote-du-vivant-et-nous-allons-gagner-derrick-jensen/

Nous sommes ceux qui sont du côté du vivant — Et nous allons gagner. (Derrick Jensen)

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Autre vision des réfugiés..............

3 Septembre 2015, 18:14pm

Publié par pam

Désolée, je suis incapable de mettre un commentaire... trop bouleversée, juste peut être vous inciter à regarder jusqu'au bout et à faire passer à ceux qui n'ont pas compris que notre humanité nous oblige à ouvrir nos coeurs et nos portes... ou à la perdre.....

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Pour des menus végétariens à l'école...

2 Septembre 2015, 06:58am

Publié par pam

LE MONDE | 01.09.2015 à 06h40

Matthieu Ricard est essayiste, moine bouddhiste tibétain. Il sera présent au Monde Festival pour une « conversation » sur le thème « Faut-il continuer à manger de la viande ? » dimanche 27 septembre à 15 h 30 à l’Opéra Bastille.

S’opposant à l’introduction d’un menu végétarien au choix pour les élèves des écoles, menu laïque par excellence qui a la vertu de ne pouvoir offenser personne tout en étant bon pour la santé, l’environnement et, bien sûr, les animaux, le maire de Châlon-sur-Saône, Gilles Platret, a déclaré qu’un tel menu posait « d’énormes problèmes » et que, « selon un grand nombre de diététiciens », le régime végétarien « n’apporte pas toutes les ressources nutritionnelles suffisantes pour l’enfant, en particulier le fer, dont la carence est source de fatigue pour l’écolier ».

Lire aussi : Le repas végétarien, le plus laïc de tous

Feu mon père Jean-François Revel parlait de la « connaissance inutile », qui est aussi le titre de l’un de ses ouvrages. Il est en effet désolant que des connaissances scientifiques avérées et aisément accessibles soient traitées comme si elles n’existaient pas. Le mythe des protéines « incomplètes », perpétué notamment par l’industrie de la viande, repose sur des recherches anciennes et désuètes.

Selon des données plus fiables fournies par l’Organisation mondiale de la santé et l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les neuf acides aminés essentiels sont présents en quantité et en proportions suffisantes dans la plupart des nourritures végétales. De plus, en ce qui concerne la teneur en protéines, la comparaison d’une centaine d’aliments, établie par la FAO, montre que les 13 premiers de la liste sont des végétaux (dont le soja, 38,2 %, le pois carré, 33,1 %, le haricot rouge et les lentilles, 23,5 %) et un champignon (la levure de bière, 48 %).

La viande, loin derrière les nourritures végétales

La première viande, le jambon de porc, vient en 14e position avec 22,5 %, le premier poisson, le thon, en 23e position avec 21,5 %, tandis que les œufs et le lait viennent respectivement en 33e et en 75e position avec seulement 12,5 et 3,3 % de protéines. Une alimentation normale à base de végétaux suffit donc largement à pouvoir à nos besoins en protéines, en quantité et en qualité. De fait, c’est la nourriture carnée qui pose des problèmes. Une étude menée par l’institut EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), portant sur 521 000 individus, a montré que les sujets qui mangeaient le plus de viande rouge avaient 35 % de risques supplémentaires de développer un cancer du côlon que ceux qui en consommaient le moins.

D’après une autre étude publiée à l’université Harvard en 2012 par An Pan, Frank Hu et leurs collègues, portant sur plus de 100 000 personnes suivies pendant de nombreuses années, la consommation quotidienne de viande est associée à un risque accru de mortalité cardio-vasculaire de 18 % chez les hommes et de 21 % chez les femmes, tandis que la mortalité par cancer représente respectivement 10 % et 16 %. Chez les gros consommateurs de viande rouge, le simple fait de remplacer la viande par des céréales complètes ou d’autres sources de protéines végétales diminue de 14 % le risque de mortalité précoce. Par ailleurs, à cause du phénomène de bioconcentration, la viande contient environ quatorze fois plus de résidus de pesticides que les végétaux, les produits laitiers cinq fois plus.

Les polluants organiques persistants s’accumulent en effet dans les tissus graisseux des animaux et entrent ainsi dans l’alimentation humaine. Ces polluants organiques se retrouvent également dans la chair des poissons d’élevage, nourris d’aliments concentrés fabriqués entre autres à partir de protéines animales. Ces molécules sont non seulement cancérigènes, mais aussi toxiques pour le développement du système nerveux du fœtus et des jeunes enfants. Quant à la vitamine B12, indispensable à la formation de l’hémoglobine du sang, elle est pratiquement absente des plantes, mais on la trouve dans le lait et les œufs. Les végans [qui s’abstiennent de toute nourriture d’origine animale] ont, par conséquent, besoin de s’en procurer sous forme de compléments alimentaires, qui peuvent être fabriqués à partir de cultures de bactéries.

Recommandations inappropriées

Au vu des études menées depuis une vingtaine d’années, affirmer, comme le fait l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), à propos de ceux qui souhaitent s’abstenir de produits d’origine animale que « ce type d’alimentation fait courir à long terme des risques pour la santé » est donc scientifiquement inexact. Les recommandations qui en découlent sont, par voie de conséquence, inappropriées.

Pour ceux qui penseraient que le fait d’être végétarien affecte les performances physiques, la liste des champions végétariens et végans parle d’elle-même : Carl Lewis, titulaire de neuf médailles d’or aux Jeux olympiques, Bode Miller, médaillé olympique de ski alpin, Edwin Moses, invaincu 122 fois d’affilée sur le 400 mètres haies, Martina Navratilova, détentrice du plus grand nombre de titres dans l’histoire du tennis, l’ultramarathonien américain Scott Jurek, Patrik Baboumian, dénommé « l’homme le plus fort du monde », Fauja Singh, un Indien végétarien qui fut le premier centenaire à courir un marathon et le jeune champion du monde de la mémoire, Jonas von Essen.

Les assureurs ne s’y trompent pas : aux Etats-Unis, Kaiser Permanente, une importante société d’assurance-maladie, avec plus de 9 millions de membres, incite les médecins à « recommander une diète à base de végétaux à tous leurs patients ». Au Royaume-Uni, une assurance-vie propose même 25 % de rabais pour les végétariens et les végétaliens. Les auteurs d’une étude anglaise réalisée sur 65 000 personnes dont 17 000 végétariens ou végans concluent : « Les gouvernements qui désirent mettre à jour leur définition d’un régime propice à la santé et respectueux de l’environnement doivent recommander de diminuer la consommation de produits animaux. » A bon entendeur, salut !


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/festival/article/2015/09/01/pour-des-menus-vegetariens-a-l-ecole_4742023_4415198.html#kc3z9cmj64VG4E6a.99

Pour des menus végétariens à l'école...

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