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espoir...

28 Mai 2014, 06:43am

Publié par pam

“C’est l’espoir qu’aujourd’hui je caresse : voir des Mandela se lever partout sur la planète et, tel Gandhi, résoudre par la persuasion et la non-violence les problèmes gigantesques qui se posent à l’humanité.”

Nicolas Hulot in “Le syndrome du Titanic”.

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Comment les riches détruisent la planète

27 Mai 2014, 05:34am

Publié par pam

Comment les riches détruisent la planète - Hervé Kempf

"Pour la première fois dans notre histoire, le dynamisme de l’espèce humaine se heurte aux limites de la biosphère. Nous devons relever le défi, magnifique mais redoutable, d’orienter différemment l’énergie humaine.

Or une classe dirigeante cupide fait obstacle à ce changement de cap. Elle n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice et prétend que la seule voie possible est celle qui accroît toujours plus la richesse.

Cette représentation du monde est aveugle. Elle sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère et consent à dilapider les chances de survie des générations futures. Pour l’auteur de ces pages incisives, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète."

Source : http://www.lecerclepoints.com/livre-comment-les-riches-detruisent-planete-herve-kempf-9782757839898.htm

Infos & Débats Mr Mondialisation

 Comment les riches détruisent la planète

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politique... ça continue...

26 Mai 2014, 05:51am

Publié par pam

Honte à la classe politique, aux journalistes, aux médias : des gens malhonnêtes, cumulards, tricheurs, pris la main dans le sac et toujours en poste voire au pouvoir et en tous cas toujours écoutés, comme en boucle, les mêmes têtes disant les mêmes choses, se faisant mousser mutuellement ad libitum .

De vieux partis politiques qui s'accrochent à leurs intérêts au détriment de la vérité, du travail national et international à accomplir, des explications simples qu'attendent les citoyens sur le rôle, le pouvoir et les réussites du parlement européen.

Ras-le-bol de voir et d'entendre toujours les mêmes vieux barbons s'autocongratuler ou se prendre la tête sur les mêmes problèmes récurrents sans jamais proposer de vraies solutions simples, rapides et efficaces. Ils se passent mutuellement de la pommade à nos frais et surtout en bloquant les débats.

Comment ne voient-ils pas qu'on ne veut plus entendre ni voir aucun élu une fois qu'il a été convaincu de malversation ?

Les journalistes n'en ont ils pas marre de répéter jours après jours les mêmes fadaises sans jamais aborder les problèmes réels, ceux qui touchent les gens au jour le jour, ou leurs enfants ?

Qui dira que les partis d'écologie, d'extreme gauche réunis aux nouveaux partis comme Nouvelle Donne représente autant que le Front National ? Ce matin ils ne parleront que du vote populiste qui progresse partout en Europe mais quid des 5 élus nouveaux issus des "indignés" en Espagne par exemple ? Quid des propositions innovantes, quid du renvoi immédiat de tous les élus... qui comme Cahuzac, Coppé, Balkany, Sarkozy, Chirac, Tibéri, Guéant et j'en passe ont eu maille à partir avec la justice ?

Qu'ils fassent le ménage, qu'ils cessent de s'autocongratuler, qu'ils parlent des initiatives concrètes, de ce qui marche partout dans nos régions, les belles initiatives, les jeunes qui se bougent, les chercheurs qui trouvent, les entrepreneurs qui réussissent sans écraser leurs salariés ni leurs concitoyens, ceux qui réussissent et redistribuent, tous ceux qui permettent d'espérer que non la race humaine n'est pas définitivement pourrie et que ce pourrait être un honneur d'en faire partie....

politique... ça continue...

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Vote, politique et....

25 Mai 2014, 05:54am

Publié par pam

“On voit mal comment un homme décidé à sacrifier sa vie à la vérité pourrait faire une carrière politique. Comment parvenir au pouvoir, et une fois parvenu au sommet, s’y maintenir ? Réponse : tous les moyens sont bons. Machiavélisme : art d’évacuer intégralement la morale pour réduire la politique à de purs problèmes de force : la fin justifie les moyens. Dans cette perspective, le mensonge fournit une arme redoutable et efficace.

L’accès au pouvoir suppose la démagogie = mensonge au peuple. Au lieu du souci de l’intérêt général que la fonction appelle, le politicien cherche bien souvent l’assentiment du plus grand nombre (51%!) et pour l’obtenir il flatte, séduit, promet sans intention de tenir, et affirme ensuite que ses promesses n’engagent que ceux qui y ont cru.... Il ment aussi sur l’adversaire à discréditer. Il cache aussi ses zones d’ombre. Et il prétend présenter un projet pour le destin de la France alors qu’il a été concocté par des cabinets de conseillers en communication pour correspondre au profil du meilleur produit vendable.

Toujours la volonté particulière triomphe au détriment de l’intérêt général.

La fonction politique oblige à un mensonge particulier caractérisé par une pratique sophiste. Les sophistes étaient des ennemis de Platon. Pour eux, l’essentiel réside dans la forme, jamais dans le fond. Ancêtres des publicitaires, aucune considération pour les idées véhiculées et chèrement payés. Pour un sophiste, la vérité réside dans l’efficacité. Est vrai ce qui parvient à ses fins et produit ses effets. Est faux tout ce qui manque son but.

L’art politique est un art de la sophistique, donc du mensonge. Pour dissimuler cette évidence, les théoriciens du droit ont même forgé le concept de raison d’État qui permet de tout justifier, d’entretenir le silence, de classer des affaires secrets défense ou secrets d’État, de négocier avec des terroristes ou des États sanguinaires, de vendre des armes à des pays ennemis des Droits de l’Homme, mais amis quand ils paient.

La raison d’État prouve que l’État existe rarement pour les individus mais que les individus n’existent que pour le servir et qu’en cas de refus d’obéissance il dispose, tout puissant, de moyens de contrainte : police, tribunaux, armée, droit, loi. Sachez-le, ne l’oubliez pas, et votez si le cœur vous en dit...”

Michel Onfray in “Antimanuel de philosophie” .

Vote, politique et....

D’après Dr. Daniel Chevassut, in “Réflexions d’un médecin bouddhiste” :

Tout ne va pas bien dans le monde, l’égocentrisme et le manque de sagesse et de compassion en sont des raisons. Politiquement, la sagesse consisterait à utiliser le savoir et les richesses en tenant compte du bien-être de tous. Sagesse et spirituel sont intimement liés.

Les critères de sélection et d’élection de ceux qui assument des fonctions de responsabilités impliquant le devenir d’autres êtres humains, environnement inclus, devrait être basés sur le niveau de spiritualité et de compétence... Il y a au cœur de cet espace spirituel une intelligence prodigieuse et bonne, ni manipulée ni manipulable, avec tout ce qui peut en découler : orgueil, désir, avidité, colère, jalousie, ignorance, bêtise... Le sous-développement le plus grave n’est pas celui de l’avoir mais celui de l’être. L’homme coupé de sa racine infinie blesse l’autre et ce blesse. L’homme moderne a le cœur dur et la tripe molle comme disait Bernanos.

Gandhi : “une amélioration authentique, profonde et durable ne peut plus résulter de la victoire d’une conception politique traditionnelle qui ne restera jamais que superficielle.”

Vaclav Havel : “Une telle amélioration ne pourra venir que de l’existence humaine, de la réévaluation fondamentale de la place des hommes dans le monde, des rapports qu’ils entretiennent entre eux, avec eux-mêmes et avec l’univers. Si un meilleur modèle économique et politique doit voir le jour, peut-être devra-t-il, plus que jamais, reposer sur de profonds changements existentiels et moraux au sein de la société.”

On peut remarquer la multiplication des associations humanitaires qui se mettent en place pour gérer ce que l’état est incapable d’assumer. Lorsque les gouvernement affichent leurs carences, ce sont les gouvernés qui se bougent. Le changement, c’est cette mise en valeur de l’intelligence du cœur, plus que le changement d’orientation politique. Le problème n’est pas tant de savoir ce qu’il faut penser, mais plutôt de savoir comment penser.

Les vraies questions ne sont pas toujours posées ou on n’ose pas les aborder, tant la remise en question qui est nécessaire est grande et fondamentale.

Krishnamurti : “Lorsque vous vous dites Indien, musulman, chrétien, Européen, bouddhiste ou autre chose, vous êtes violents. Car vous vous séparez du reste de l’humanité, et cette séparation due à votre croyance, votre nationalité, vos traditions, engendre tout naturellement la violence.”

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La volonté de guérir...

24 Mai 2014, 07:38am

Publié par pam

extraits

Toute personne souffrant d’une maladie ou d’un handicap doit assumer une part de responsabilité dans sa propre guérison.

La possibilité d’atteindre un âge très avancé est sans doute liée à une certaine constitution génétique, mais il est certain qu’elle dépend plus encore du mode de vie.

La longévité est liée à un régime alimentaire plutôt frugal mais bien équilibré, une activité physique énergique et soutenue, et la participation à la vie sociale jusqu’à la fin de la vie.

Les malades devraient être coresponsables de leur traitement. Ils doivent avoir la volonté de vivre qui mobilise les mécanismes naturels de résistance de l’organisme à la maladie. Nous ne survivons que parce que nous sommes dotés de mécanismes biologiques et psychologiques qui nous permettent d’avoir des réactions adaptées à des dangers nombreux et variés. Cette réaction adaptée peut être si efficace que la plupart des agressions n’aboutissent pas à la maladie.

Les médecins d’autrefois connaissaient si bien ce pouvoir naturel de l’organisme à maîtriser la maladie qu’ils inventèrent à cet effet la très belle expression vis medicatrix naturae :

“le pouvoir guérisseur de la nature”.

Qu’ils aboutissent à l’homéostase (processus naturels qui permettent à l’organisme de revenir à l’état “normal” qui était le sien avant d’être perturbé par une influence nocive) ou à l’adaptation créatrice (aptitude compensatrice, modifications permanentes du corps ou de l’esprit), les mécanismes de la vis medicatrix naturae sont si efficaces que la plupart des maladies guérissent d’elles-mêmes. De bons soins médicaux contribuent, bien sûr, à rendre la guérison plus complète, rapide ou aisée, mais, en dernière analyse, la guérison dépend de la mobilisation des mécanismes de résistance du patient à la maladie.

Dr Osler : les guérisons de maladies organiques qu’il avait à son actif étaient dues essentiellement non à son traitement, mais à la foi du malade dans l’efficacité de son traitement et au réconfort apporté par les bons soins du personnel hospitalier. L’expression “la foi qui guérit” signifiait pour Osler les influences psychologiques qui déclenchent les mécanismes de rétablissement de la vis medicatrix naturae - en réalité l’autoguérison.

Francis Peabody : “Le secret du traitement d’un malade est de bien le traiter.”

On a constaté que toute perturbation dans la routine quotidienne pouvait retarder la digestion des particules grasses. Des processus mentaux peuvent donc affecter le cours de processus physiologiques apparemment aussi simples que la digestion.

On sait depuis longtemps que l’état affectif agit sur la sécrétion de certaines hormones (ex : glandes thyroïdes et surrénales). On a découvert que le cerveau et l’hypophyse contiennent un groupe d’hormones qui ont une composition chimique analogue et sont désignées sous le nom collectif d’endorphines. L’activité physiologique de certaines endorphines est très analogue à celle de la morphine et autres substances opiacées qui calment la douleur, non seulement en agissant sur les mécanismes de la douleur elle-même, mais aussi en inhibant la réaction affective à la douleur, donc la souffrance. Les attitudes mentales peuvent agir sur la sécrétion des endorphines, comme sur celle d’autres hormones, et donc sur la perception de la maladie par le patient.

Guérir la maladie est seulement un aspect des soins médicaux ; atténuer les manifestations de la maladie est souvent le rôle le plus important du médecin.

La responsabilité des patients ne doit pas se borner au fait de mener un mode de vie plus sain ; cette relation suppose aussi de partager avec le médecin la responsabilité du choix et de l’application de la thérapeutique quand cela est possible.

Le rire ou l’affirmation de la volonté de vivre aide à mobiliser les mécanismes de défenses naturels du malade, agents indispensables de la guérison.

Tout comme la guérison, la réadaptation implique autant la participation de l’esprit que celle de corps, unis dans la volonté de créer un processus de changements adaptés.

allez lire la suite dans :

NORMAN COUSIN. “LA VOLONTÉ DE GUÉRIR”

Éditions du Seuil et en livre de poche.

La volonté de guérir...

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La puissance d'exister.

23 Mai 2014, 06:50am

Publié par pam

MICHEL ONFRAY . LA PUISSANCE D’EXISTER.

Manifeste hédoniste. Éditeur Grasset. 2006.

résumé :

“Toute joie veut l’éternité”. Nietzsche.

PRÉFACE : Autoportrait à l’enfant.

Ma douleur, à l’époque, c’est ma mère. Je ne fus pas un enfant insupportable, mais elle ne me supportait pas. Elle avait ses raisons que je compris bien plus tard, quand on devient adulte parce qu’on cesse d’en vouloir aux aveugles nous ayant conduit au bord de la falaise et qu’on prend en pitié après un travail de la raison.

Pour guérir, il faut d’abord un diagnostic auquel consentir.

Être au monde comme un reproche vivant de l’incapacité pour sa mère de passer de l’autre côté du miroir social à cause de sa famille ne justifie pas une mère à se débarrasser de son enfant.

Formule du fasciste Pierre de Coubertin : l’important c’est de participer….. tout en ne célébrant que les gagnants.

Pas besoin d’être juste, la terreur offre à soi seul un mode de gouvernement : “pour être obéis, soyons d’abord craints” pense la France avant Mai 68.

On devient vraiment majeur en donnant à ceux qui ont lâché les chiens contre nous sans savoir ce qu’ils faisaient le geste de paix nécessaire à une vie par-delà le ressentiment - trop coûteux en énergie gaspillée. La magnanimité est une vertu d’adulte.

Seul l’art codifié de cette “puissance d’exister” guérit des douleurs passées, présentes et à venir.

I - UNE MÉTHODE ALTERNATIVE.

1 - Une contre-allée philosophique.

1-1- Une historiographie dominante.

Les auteurs d’histoire de la philo ou de manuels se distinguent par leur uniformisation. D’un livre à l’autre, on reproduit les mythes sans jamais les mettre en doute. Lieux communs, erreurs répétées, assimilations stupides. Ex : dire que la Grèce est le berceau de la démocratie alors qu’en sont exclus les femmes, les étrangers, les blancs non nés de race pure... La pureté blanche grecque néglige les mélanges d’hommes et d’idées. On ne philosophe pas sur la construction des lissages de l’histoire de la philosophie. Un seul grand flux estampillé.

1-2- L’a priori platonicien.

L’historiographie dominante procède d’un à priori platonicien en vertu de quoi ce qui procède du sensible est une fiction. On pose des principes à priori et on illustre ensuite en faisant des coupes. Ainsi tout ce qui existe en dehors du rapport à Platon est oublié ou négligé. On interdit donc l’enseignement et la diffusion d’idées pourtant considérables. Domination idéaliste, christianisme, religion et philosophie officielle. Et on écarte matérialisme, hédonisme, cynisme, perspectivisme, relativisme... La philosophie est blanche, européenne et idéaliste. 3 temps : moment platonicien, temps chrétien, idéalisme allemand.

1-3- Une contre-histoire de la philosophie.

La mise en lumière ici suppose le rangement dans l’obscurité là. Calomnies contre Epicure, et contre tout ce qui n’est pas chrétien, tout ce qui veut le bonheur sur terre, l’immanence, tous ceux qui ont souci de déconstruire les mythes pour rendre ce monde-ci habitable et désirable, ceux qui préfèrent de modestes propositions philosophiques viables à des constructions conceptuelles sublimes mais inhabitables, refusent de faire de la douleur la voie d’accès à la connaissance et à la rédemption personnelle, composent avec le corps en ne proposent pas de le détester, domptent les passions et non les extirpent....

ça ne vous donne pas envie d'aller y voir de plus près ?...

 La puissance d'exister.

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Zen et Feng Shui.

21 Mai 2014, 07:33am

Publié par pam

Dominique Lobeau in “l’art de la simplicité”. extraits :

Un des idéaux du zen a toujours été de porter toutes ses possessions (tenue de rechange, bol, paire de baguettes, rasoir et coupe-ongles) dans une boîte autour du cou. La modicité de ce menu bagage est la façon silencieuse des moines bouddhistes de contester l’état de la société actuelle. Chercher à s’en approcher est une réponse positive à l’insatisfaction profonde qu’engendre la société de consommation.

Nous vivons tant dans l’excès que nous n’imaginons pas que cela pourrait un jour changer.

Nous pouvons vivre en meilleure santé en mangeant moins et mieux, en respectant les conseils de la médecine préventive, en nous efforçant de raisonner de manière positive, et en nous prenant réellement en charge. Nous devrions appliquer les mêmes principes à nos possessions.

Depuis 5 000 ans, les Chinois pratiquent le Feng shui (science de l’énergie de transmission) dans les lieux qu’ils occupent. Ils sont convaincus que nous sommes en permanence influencés par le monde dans lequel nous vivons et que ce qui remplit notre quotidien nous influence continuellement, que nous en ayons conscience ou pas. Nous-mêmes influençons le monde extérieur par nos attitudes et nos actes. Notre vibration et notre rayonnement agissent eux aussi sur les êtres vivants et sur l’ordonnance du monde matériel. Nous recevons et transmettons donc du “ki”, énergie vitale.

Le Feng shui insiste d’abord sur la propreté des lieux : quand l’apparence est soignée, le reste l’est aussi, l’esprit est plus clair, les décisions plus franches. Sons, couleurs, matières, plantes doivent apporter de subtils enrichissements vibratoires. Notre univers doit fonctionner en parfaite harmonie avec les lois de l’univers. Observer et comprendre les fondements de la vie nous permet de nous mettre en accord avec eux, d’introduire consciemment leur place dans notre vie, afin de ne plus nager à contre-courant.

Garder une maison propre, gaie et vide de mauvais ki changerait l’image que nous donnons aux autres. Nous devons rester en harmonie avec notre intérieur, où que nous soyons. Le ki dépend des matériaux et des formes de l’objet sur lesquels il passe : pas de saleté, de poussière. Le Feng shui atteindra son impact maximal lorsque nous aurons trouvé notre essence intérieure, lorsque chaque minute de notre vie sera vécue en fidélité profonde avec l’être que nous sommes réellement.”

Zen et Feng Shui.

Le zen d'après Capra :

C’est un mélange de trois philosophies et cultures : penseurs chinois, bouddhisme indien, école Kegon japonaise. Style de vie typiquement japonais reflétant le mysticisme de l’Inde, l’amour taoïste du naturel et de la spontanéité, le pragmatisme accompli de l’esprit confucéen. Le Zen est purement bouddhiste mais il est unique car il se concentre exclusivement sur l’expérience et ne se préoccupe par d’interprétation. Le Zen pour Suzuki est la discipline dans l’illumination. L’expérience du Zen est l’expérience du satori, cette expérience transcende toutes les catégories de pensées, ne s’intéresse ni à l’abstraction ni à la conceptualisation, pas de doctrine ou philosophie, de croyances ou dogmes, liberté affirmée à l’égard de toute croyance conventionnelle qui le rend véritablement spirituel. Le mots ne peuvent rendre compte de la vérité fondamentale. Tchouang-tseu : “Si quelqu’un s’enquiert du tao et qu’un autre lui répond, ni l’un ni l’autre ne le connaît.”

Mais l’expérience du Zen peut être transmise de maître à élève : “Une transmission particulière en dehors des Écritures, ne reposant ni sur les mots ni sur les lettres, se tournant directement vers l’esprit humain, pénétrer sa nature, et accéder à l’état de Bouddha.” Ainsi est décrit le Zen. Esprit japonais plus intuitif que conceptuel, méthode directe, droit au but. Autre aspect du Zen ;: l’illumination ne signifie pas un retrait du monde mais au contraire une participation active aux affaires quotidiennes. Les maîtres chinois soulignent que le Zen est notre expérience quotidienne, la conscience ordinaire. Leur accent porte sur l‘éveil au sein des actions quotidiennes, pas la voie de l’éveil mais l’éveil même. Satori signifie l’expérience immédiate de la nature de Bouddha en toutes choses. La perfection du Zen est de vivre sa propre vie quotidienne naturellement et spontanément. Retrouver la simplicité de notre nature originelle exige un long entraînement et constitue une grande réalisation spirituelle. Croyance en la perfection de notre nature originelle et conscience de ce que l’éveil consiste simplement à devenir ce que l’on est. Deux écoles, Soto et Rinzaï, elles attachent toutes deux grande importance au zazen, méditation assise, pratiqué dans les temples chaque jour pendant plusieurs heures. Posture correcte et respiration. Conçu comme la prise de conscience effective de la nature bouddhique de chacun, corps et esprit unis harmonieusement. L’illumination se manifestant dans les actions quotidiennes, le Zen a eu une grande influence sur tous les aspects du style de vie traditionnel japonais. Chaque activité (arts, sports, cérémonie du thé...) est un do, ou voie vers l’éveil. Elles peuvent être utilisées pour entraîner l’esprit et l’amener au contact de la réalité ultime. Tous ces arts sont les expressions de la spontanéité, de la simplicité et de la totale présence d’esprit caractéristique de la vie Zen. Tout en exigeant une perfection technique, la maîtrise réelle n’est accomplie que lorsque la technique est transcendée et que l’art devient un “art sans art” venant de l’inconscient.

“Tao de la physique” de Capra.

Zen et Feng Shui.

et pour le plaisir... quelques cabanes plus ou moins grandes... mais zen :

Zen et Feng Shui.
Zen et Feng Shui.
Zen et Feng Shui.
Zen et Feng Shui.
Zen et Feng Shui.
Zen et Feng Shui.
Zen et Feng Shui.
Zen et Feng Shui.
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Technique de méditation.

20 Mai 2014, 06:47am

Publié par pam

d'après :

CHÔGYAM TRUNGPA. LE CHEMIN EST LE BUT.

Manuel de base de méditation bouddhique.

1995. 2005, Édition Véga.

extraits.

La pratique de la méditation implique une notion fondamentale de continuité. Il n’est pas nécessaire d’opérer une discontinuité dans notre relation avec nous-même et avec l’autre, de chercher à devenir une meilleure personne ou les possibilités de nous réformer.

La pratique de la méditation est une façon d’entretenir notre confusion, chaos, agressivité, passion, mais en travaillant avec cela, en le considérant d’un point de vue éveillé.

Shamatha : développement de la paix. Le terme paix se réfère à l’harmonie conjuguée à la rectitude, plutôt qu’au plaisir préféré à la douleur. Nous avons fait l’expérience de la douleur, de l’inconfort, parce que nous avons échoué à communiquer avec l’harmonie des choses telles qu’elles sont. Pour la première fois, nous sommes capables de nous voir tels que nous sommes, c’est la paix.

C’est plus que relever notre niveau de potentialité.

Il s’agit de développer notre attention, pas la concentration attentive sur les bancs de l’école, plutôt être pleinement attentif, plein d’attentions, une nouvelle approche, un développement de la paix, de l’harmonie, de l’ouverture.

L’enseignement ne doit pas être une entité extérieure harcelante mais une partie de vous, votre conviction propre. Il faut juste être, simplement, et garder un oeil attentif.

Sans la pratique de la méditation, impossible de faire un pas en direction d’une compréhension personnelle du véritable bouddhadharma. Bouddha inventa cette technique et traversa le même processus expérimental, il ne s’agit pas d’un mythe, nous pouvons suivre son exemple.

La technique de base consiste à s’identifier à sa respiration ou, pendant la méditation en marchant, à la marche.

Quand nous pratiquons, nous devrions mettre 25% de notre attention dans la respiration ou la marche, et le reste de notre activité mentale devrait être relâché, laissé ouvert. Être concentré à 100% rend stupide, tellement concentré qu’il n’y a plus d’espace pour communiquer, pour s’ouvrir. Une concentration trop lourde sur la technique amène toutes sortes d’activités mentales, frustrations, fantasmes. 25% d’attention, 25% de détente, 25% occupés à entrer en amitié avec soi, 25% connectés à l’attente, esprit ouvert à la possibilité que quelque chose arrive pendant la session de pratique. Se séparer donne plusieurs possibilités d’identification, c’est l’ensemble de l’expérience.

Ces quatre aspects de l’attention sont comparés aux quatre roues du chariot : concentration, ouverture, attention, attente. Ces techniques sont les plus simples, les plus puissantes, immédiates, pratiques, pertinentes pour notre vie. Il existe une tradition ou l’on trouve la notion, liée à la respiration, de mélanger l’esprit et l’espace. Cette combinaison joue un rôle important dans le développement du méditant. L’attention devient conscience attentive. Elle porte de l’intérêt à la précision de toutes sortes de choses, à la simplicité de la respiration, aux sensations du corps, aux expériences de l’esprit (flux mental et souvenirs). La conscience attentive est décrite comme la 1° expérience de la non-ego-ïté, 1° introduction à la compréhension de l’absence d’ego. Elle est dans ce cas globale plutôt qu’orientée. Il n’y a pas d’objet de conscience : vous êtes complètement conscient de l’ensemble, de vous, de l’autre, de vos activités et des siennes en même temps, tout est ouvert.

Il faut dompté son esprit pour commencer une discipline spirituelle, développer santé fondamentale, réconciliation, acceptation. Le niveau du débutant est une voie étroite, très sévère.

Il ne s’agit pas de conquérir mais de réconcilier, de vous réconcilier avec cela.

À ce stade, la seule voix intelligente est celle de l’observateur, on en parle comme de la conscience de soi.

Inutile d’essayer de savoir qui ou quoi est confus, l’ensemble deviendrait compliqué. Il faut simplifier, dépouiller, sans essayer de le faire, c’est le point de départ. Devenir ami avec soi-même. Ne pas faire le tri entre ce qui est meilleur et ce qui ne l’est pas : trier produit d’autres problèmes.

Lâcher prise est observer la respiration, observer la respiration est lâcher prise.

La méditation n’est ni une médecine, ni une thérapie, juste une façon inconditionnelle d’être en vie.

Selon la tradition bouddhiste, il y a cinq sentiers qui composent le chemin : le sentier de l’accumulation, celui de l’unification, celui de la vision, celui de la méditation et celui de la cessation de l’apprentissage.

Attendre quelque chose, c’est perdre votre temps, car vous n’allez rien obtenir.

Technique de méditation.

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Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

19 Mai 2014, 06:41am

Publié par pam

TENDSIN TCHEUDRAK. Le Palais des arcs-en-ciel.

Propos recueillis par Gilles Van Grasdorff.

Éd. Albin Michel. 1998.

Extraits:

La médecine tibétaine fait partie d’une des traditions les plus anciennes du monde et son système thérapeutique est unique car, dans sa pratique, elle a une approche holistique. Malheureusement ignorée des spécialistes occidentaux, par négligence, par préjugé, et surtout par indifférence, sa survie dépend essentiellement du travail effectué actuellement à Dharamsala.

“Aussi longtemps qu’il y aura des êtres souffrants, et jusqu’à ce que leurs maladies soient guéries, puissé-je être, pour les aider, leur médecin, leur remède et leur serviteur.”

Chantidéva.

On peut extraire des médicaments de toutes les substances de la terre.

Cueillette des plantes médicinales 4 fois par an : 1° en février et mars, au sortir de l’hiver. 2° en mai et juin, quand les fleurs et feuilles s’épanouissent. 3° en août et septembre, pour les fruits. 4° en septembre et octobre, pour le ramassage des racines, dont les propriétés sont alors au maximum.

Une plante évolue en permanence. Elle partage les propriétés et la nature des cinq éléments qui la produisent : la terre est sa base ; l’eau lui apporte l’humidité nécessaire à son évolution ; la chaleur soutient son développement ; l’air lui insuffle la croissance ; et l’espace lui offre le champ de son épanouissement. Lorsqu’une plante croît, au moment de la montée de la sève, toute son énergie se concentre dans ses extrémités supérieures, et c’est là, bien entendu, que sont contenues les substances qui nous intéressent. Quand elle parvient à maturité, son énergie s’est déplacée pour se concentrer dans les graines et dans les feuilles, puis, quelques mois plus tard, ce sont ses fruits qui vont fournir les ingrédients nécessaires à certains médicaments. Enfin, lorsqu’elle meurt, ce sont ses racines que nous devons utiliser. Donc, pour une même espèce, ses propriétés sont très différentes selon le stade de son développement et les saveurs très spécifiques selon la période de cueillette. Sucrée quand prédominent la terre et l’eau (safran, beurre, miel, viande), acide quand prédominent la terre et le feu (yaourt, levure), âcre quand prédominent le feu et l’air (ail, gingembre, poivre long). Salée, eau et feu. Amère, eau et air (musc, gentiane). Astringente, terre et air (myrobolan : arbre dont tige et fruit ont la faculté de servir à la guérison d’un grand nombre de maladies).

Le lieu, l’altitude, la direction dans laquelle elle pousse font différer la plante. En médecine tibétaine, un seul ingrédient ne suffit pas à apporter l’effet thérapeutique souhaité, la combinaison de plusieurs ingrédients s’avère, ainsi absolument nécessaire.

Il faut choisir les lieux de cueillette les plus sains possibles, prélever les plantes médicinales au moment le plus propice, fraîches et non fanées (certaines sont cueillies très vieilles), les laver soigneusement, les faire sécher convenablement, ne pas les conserver plus de trois ans (cela dépend du climat, en Inde 1 an).

De la cueillette à la préparation des substances médicinales, nous devions travailler dans un état de conscience le plus proche possible de l’esprit d’éveil, et nous efforcer d’agir comme si nous étions le Bouddha de médecine. En effet, l’état d’esprit avec lequel nous accomplissons ces activités peut influer favorablement ou défavorablement sur l’efficacité d’un remède. La clarté de l’esprit ou la pureté des intentions est plus importantes que l’ensoleillement, le relief ou l’état du sol, lors du ramassage. C’est notre motivation, bonne ou mauvaise, qui détermine toujours la qualité de nos actions.

Si notre pratique spirituelle est contaminée par l’amour de soi, notre capacité à accomplir le bien en souffrira. La préparation des médicaments met en connexion nos connaissances médicales et notre disposition spirituelle.

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

Le médecin doit être intelligent car il est destiné à de grandes responsabilités, l’intelligence permet de faire la différence entre ce qui convient et ce qui ne convient pas. Les sages et les maîtres sont calmes et humbles. Le médecin habile triomphe de la maladie par son habileté. Il ne doit jamais se laisser décourager par les difficultés rencontrées lors de l’étude des textes. L’engagement moral du médecin exige une discipline très stricte. La créativité est une autre qualité, le médecin doit être ingénieux pour soigner un patient tout en respectant à la lettre les lois relatives au corps, à l’esprit et à la parole. Il faut considérer en quoi chaque geste ou parole peut influencer autrui. Il faut s’efforcer d’être utile aux autres, et les pensées doivent être dirigées vers le bien d’autrui. Le médecin doit se montrer aimable et ferme. Il doit savoir s’adapter à toutes les situations. Pour ceux qui n’ont pas toutes ces qualités, l’essentiel est qu’ils ressentent le désir d’aider les êtres et qu’ils s’y efforcent de leur mieux. À connaissances égales, celui qui aura de meilleurs résultats est celui dont le cœur est empli de bonté.

Un être avide et agressif qui s’entête à ne pas changer d’habitude ou d‘attitude ne changera pas de comportement, même si on le lui demande. Il est comme recouvert par la poussière de l’ignorance. Il n’éprouve aucune compassion. Dans cette vie, il lutte pour obtenir des bénéfices personnels, et il fait fi des autres. Un tel être ne peut étudier correctement la médecine.

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

En 1727, Tendzin Phunetsok dresse la liste de 2 294 substances, 312 plantes. Aujourd'hui, il reste à peine 1 500 substances et 200 plantes.

Tchernobyl, 26 avril 1986.

Les textes médicaux tibétains abordent dés le XI° siècle des questions de contamination liées au progrès de l’humanité et aux expériences chimiques qui affecteraient sa consommation alimentaire et sa santé. Ils indiquent que l’évolution des sociétés entraînerait une dégradation des valeurs morales et de l’environnement. À travers les siècles, l’homme s’est lancé dans des compétitions effrénées et se révèle aujourd’hui prêt à obtenir toujours plus de pouvoir et un meilleur statut. Les nations se livrent à une course aux armements frénétiques. Les pays riches mobilisent des capitaux considérables pour procéder à toutes sortes d’expérimentations. Toutes ces activités sont aggravées par le développement des cinq fléaux (désir/attachement, ignorance, orgueil, colère et jalousie).

Plantes médicinales, médecine tibétaine, cueillette et thérapeutes

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L'empreinte des avions.

18 Mai 2014, 07:26am

Publié par pam

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Revue Silence

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L'empreinte des avions

***

La flambée des prix du pétrole en 2008 était un avertissement : nous ne sommes pas loin du pic de production. Et il va falloir commencer à changer nos comportements, en particulier au niveau de l'avion.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut quand même rappeler que l'avion est un moyen de transport pour les plus privilégiés de la planète. 36 % des avions qui décollent dans le monde le font depuis le territoire des Etats-Unis ! 70 % décollent de l'ensemble Amérique du Nord-Europe-Japon/Corée du Sud. Seulement 3 % décollent d'Afrique1.

L'empreinte des avions

Mais où est le problème, puisque, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), l’avion a une consommation par passager inférieure à celle d’une voiture ? L'Airbus 380 et le Boïng Dreaminer annoncent des consommations de 3 litres aux 100 km par passager. Des chiffres trompeurs.

D'abord, si, dans une voiture urbaine, on ne compte effectivement que 1, 1 passager en moyenne, plus la distance augmente, plus le remplissage est important.

A quatre dans une voiture familiale, la consommation par passager n'est que de 1, 5 litre pour 100 km. Dans un bus, c'est encore bien moins : moins d'un litre aux cent en moyenne2. Le train, — même rapide — consomme encore moins pour chaque passager.

Ensuite, la consommation est annoncée par siège et non par personne : tous les avions ne sont pas remplis lorsqu'ils volent3. Et elle est calculée sur un vol stationnaire... alors que l'avion consomme beaucoup plus au décollage, un décollage qui peut représenter une part importante du voyage pour les trajets de courte distance4.

Enfin, l'essentiel des émissions de gaz à effet de serre ne se limite pas à la consommation de kérosène. Les spécialistes du climat, malgré encore bien des incertitudes, estiment que les traînées de condensation que l'on voit derrière les avions ont un impact sur le réchauffement : elles seraient entre 1 et 4 fois plus graves que la combustion du carburant, car elles forment une sorte de "couvercle" empêchant la chaleur de la planète de s'échapper dans l'espace ; de plus, cela modifie la condensation de l'eau dans les nuages5.

Résultat : les avions seraient responsables, selon les sources, de 4 à 9 % du total des impacts humains sur le climat, une estimation qui monte à 5 à 12 % pour l'Union européenne6.

L'incroyable coût des voyages

Depuis des années, le coût des voyages en avion ne fait que diminuer. Si cela s'explique effectivement par des avions plus économes en carburant, les tarifs baissent également par la biais de méthodes discutables... et illégales.

Arguant qu'une ligne régulière est un apport économique local, les compagnies cherchent de plus en plus à être financées par de l'argent public pour ouvrir de nouvelles liaisons. RyanAir ou Easyjet négocieraient ainsi des aides de 200 000 € à un million d'euros par an pour chaque nouvelle ligne. La Commission européenne est intervenue pour contrer ce phénomène (au nom du libre marché !)... mais les procédures sont longues. La Cour des comptes, en France, mène aussi l'enquête. Elle s'interroge également sur le fait que les aéroports sont maintenant entretenus par l'argent public alors que, naguère, chaque avion payait une taxe d'atterrissage proportionnelle à son poids7.

De nombreux procès sont en instruction.

Les compagnies low-cost jouent également sur les frais de personnel. Les employés sont réduits au minimum et leurs conditions de travail sont dévalorisées. Selon l'European Cockpit Association, qui regroupe les pilotes, chez RyanAir, les salaires sont de 28 % inférieurs à la moyenne, pour un temps de travail 25 % supérieur à la moyenne.

Les conditions de vol pour les passagers sont pour le moins drastiques : sièges serrés, pas de nourriture, surtaxe pour les bagages (parfois aussi chère que le billet). Bref, les prix bas sont un trompe-l'œil qui, malheureusement, fonctionne : la quantité de passagers a connu une croissance importante : entre 5 et 6 % par an depuis une vingtaine d'années. En 2007, il y a eu, au niveau mondial, 2, 26 milliards de voyageurs (+ 7,6 % par rapport à 2006) et 41 millions de tonnes de frêt8.

Même si l'on observe un fléchissement en ce début 2009 du fait de la crise9, la multiplication des transports aériens est une catastrophe écologique.

Pistes d'atterrissage

Il faut espérer que l'Union européenne mette fin au système des financements publics. Cela fera doubler ou tripler le prix des billets et provoquera sans doute la fermeture de nombreuses lignes jugées alors non rentables.

Il faut espérer aussi que la révision du protocole de Kyoto à Copenhague, fin 2009, se penche enfin sur la question des avions et prenne en compte les vrais chiffres de ses conséquences sur le climat.

Il faut espérer encore que la question des avions militaires émerge. Cela donnera sans doute un coup de frein.

Du côté des citoyens, il faudrait informer les gens sur les conséquences négatives des voyages par avion de courte durée et/ou de courtes distances.

Il faudrait s'opposer à toute extension des aéroports existants.

Il va falloir également surveiller la question des agrocarburants, car les compagnies aériennes cherchent activement des alternatives au kérosène dont le prix peut rapidement s'envoler.

Il faudrait que la question du tourisme solidaire et éthique se penche sur la question et s'oriente vers une approche plus écologique, c'est-à-dire sans avion.

Il faudrait redécouvrir que le dépaysement commence au coin de la rue et non pas à l'autre bout du monde.

Il serait souhaitable que le tourisme par avion disparaisse (35 % des vols, voir encart). L'avion ne devrait rester que pour les rares usages où il est indispensable...

Michel Bernard

1 Banque mondiale, Indicateurs de développement dans le monde, éd. 2005. Après les Etats-Unis, on trouve le Canada (4, 9 % des décollages), la Chine (4, 5 %), le Royaume-Uni (4, 2 %), l'Allemagne (4%), la France (3, 3%), le Japon (3%), l'Australie (2, 5 %), l'Espagne (2, 4 %), le Brésil (2, 3%)... Les chiffres datent de 2003. Depuis lors, on peut penser que la Chine est passée en deuxième position et que l'Inde (1, 2 %) a plus que doublé ses vols, se plaçant au niveau de l'Espagne.

2 Source : Ecocomparateur de l'ADEME.

3 Selon l'IATA, en 2007, le taux d'occupation moyen au niveau mondial était de 77% en personnes et 66 % en poids (les enfants occupent une place mais pèsent peu).

4 Pour un vol qui dure moins d'une heure (Lyon-Bordeaux, Paris-Londres par exemple), l'avion ne fait que monter et redescendre.

5 Après les attentats du 11 septembre 2001, les avions ont été interdits de vol pendant cinq jours. Le ciel au-dessus des villes a été d'un bleu rarement observé auparavant.

6 Compilation faite par le Réseau action climat européen, www.climnet.org. Ce chiffre n'intègre que les données de l'aviation civile... car pour les avions militaires, c'est malheureusement confidentiel. Le total est donc encore beaucoup plus élevé.

7 Ainsi le Conseil d'Etat a jugé en février 2006 que la convention entre l'aéroport de Strasbourg et Ryanair est entachée d'irrégularité, estimant qu'il s'agissait de subventions et non d'une convention (CE 27/02/2006, n° 264406 et 264545). La Cour des comptes régionale de Poitou-Charentes arrive à la même conclusion sur l'accord passé à l'aéroport de Poitiers (délibération du 24 mai 2007).

8 Source : IATA.

9 - 6 % pour l'aéroport de Lyon en janvier 2009.

Le monde.fr

Vendredi 10 septembre 2010, par Audrey Garric

Quel est l’impact des avions sur le changement climatique ?

D'après vous, quel est le moyen de transport le plus polluant ? 1/ L'avion. 2/ La voiture. 3/ Le train. Vous choisissez la première option ? Moi aussi ! Combien de fois n'a-t-on pas lu que les oiseaux de fer sont les vilains petits canards des transports, la faute aux tonnes de carburant qu'ils consomment avant de les régurgiter sous forme de CO2 ? Pour s'en convaincre, un petit tour par le site Action Carbone permet de calculer qu'un aller-retour Paris-Toulouse émet 350 kg d'équivalent CO2 en avion contre 280 kg pour la voiture. Sans compter les traînées de condensation ou les oxydes d'azote qui augmentent la concentration d'ozone. Eh bien, ces résultats ne sont valables qu'à court-terme. Sur le long-terme, les trajets en voiture contribuent davantage au réchauffement climatique que les vols sur une même distance parcourue.

Ces résultats pour le moins étonnants proviennent d'une étude que j'avais totalement manquée... Ces recherches, publiées en juillet dans la revue Environmental Science & Technology et financées par l'Union européenne, comparent les effets sur le climat des différents modes de transport à l'échelle mondiale.

Sur le court-terme, à savoir dans les cinq années qui suivent un déplacement, l'impact de l'avion sur le changement climatique est en moyenne cinq fois pire que celui de la voiture alors même qu'il représente seulement 16% du volume total de tansport des passagers contre 51% pour la voiture et qu'il consomme 4,5 fois moins de carburants que les automobiles en volume total sur une année. Mais si l'on prend une période de vingt ans comme référentiel, les résultats s'inversent et l'avion provoque une augmentation des températures moindre.

La raison ? L'impact sur l'ozone et les nuages des avions est très élevé du fait qu'ils volent à haute altitude et qu'ils émettent de nombreux gaz et matières polluantes. Mais les particules de pollution finissent par se dissiper avec le temps. Au contraire,"les déplacements en voiture émettent davantage de CO2 que les voyages par avion par voyageur-kilomètre. Le CO2 reste dans l'atmosphère plus longtemps que tout autre gaz, aussi les voitures ont-elles un impact plus dangereux sur le changement climatique à long terme", explique Jens Borken-Kleefeld, l'auteur principal de l'étude. A long-terme, l'impact de l'avion et de la voiture reste toutefois environ trois fois supérieur à celui du bus ou du train.

Au-delà de l'intérêt purement scientifique, ces résultats prouvent que l'empreinte écologique doit se comprendre dans un large rapport au temps.

L'empreinte des avions.
L'empreinte des avions.

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