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Ballade dans la mémoire informatique !

31 Janvier 2015, 15:43pm

Publié par pam

En me promenant, j'ai redécouvert mon premier email reçu :

Le jour ou je me suis aimé.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment.

Et, alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,

n’étaient rien d’autre qu’un signal

lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de vouloir une vie différente

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus dans le faitde forcer une situation, ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire,

personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans ,

j’ai abandonné les mégaprojets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison

et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert l’ Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir,

mais si je la mets au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.

Kim et Alison Mc Millen. Texte faussement attribué à Charlie Chaplin

merci Marie-Claude !

Ballade dans la mémoire informatique !

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vers la mort des touristes (Hourra !)

30 Janvier 2015, 08:06am

Publié par Fabrice Nicolino

Vers la mort des touristes (Hourra !)

Publié le 7 janvier 2015. Fabrice Nicolino : blog : Planète sans visa, une autre façon de voir la même chose.

Ce papier a été publié le 31 décembre 2014 par Charlie Hebdo, sous un autre titre.

Vive le dérèglement climatique ! Si tout continue dans la bonne direction, le tourisme de masse vit ses dernières saisons. Il y a de moins en moins de neige en montagne, et les plages de l’été disparaissent à vive allure. Il était temps, on n’en pouvait plus.

Manions le scalpel sans trembler : Charlie, c’est l’Anti-France. On ne se contente pas ici de rester au lit quand tressaute la musique militaire, on crache sur le monument aux morts, plutôt deux fois qu’une. Le tourisme de masse, voilà l’ennemi ! Et c’est donc avec un infini plaisir qu’on vous annonce, en ces jours de fête, le désastre des stations de skis. Pourquoi ? Parce que la neige n’est pas au rendez-vous, lecteur ballot ! Les stations de ski pleurent leur neige d’antan et additionnent les annulations.

Pour bien comprendre l’ampleur du drame, ami de la nature, se rapporter à l’histoire, qui donne au passage l’occasion de dégueuler la dinde de Noël farcie aux antibiotiques. Que dire ? Parmi les premières stations, Megève, née dans les années 20 du siècle passé des envies pressantes de la famille Rothschild à la neige. Le vrai boom date des années soixante – les horribles Trente Glorieuses -, quand les premiers technocrates gaullistes conçoivent sur leurs tables à dessin à la fois les villes nouvelles et les domaines skiables associés à des parkings et des dortoirs.

On urbanise alors à coup de « stations intégrées » où les Dugenou peuvent soigner rhumes et gerçures dans la boîte de nuit dégoulinante où la coke remplace lentement et gentiment le martini-gin. On nie au passage la montagne et la dureté de ses pentes en inventant remontées mécaniques, télécabines et téléskis. Les Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble, dont on ne dira jamais assez la merde qu’ils ont semée, achèvent le mouvement.

C’est l’effroi. La montagne devient un lieu aussi artificiel que Marne-la-Vallée ou l’autoroute A-4 au pont de Nogent (banlieue parisienne). Et puis vient le dérèglement climatique, auquel auront tant contribué les générations de connards qui ont fait la fortune des stations, rebat toutes les cartes. On ne discutera pas ici de sa responsabilité exacte, mais il y a pour le moins superposition entre la crise en cours du climat et la raréfaction des neiges dans les hauteurs de France. Tous les glaciers des Alpes reculent à une vitesse confondante et la célébrissime Mer des Glaces a perdu depuis 1830 2,5 kilomètres de longueur. Et continue à fondre de 4 à 6 mètres en profondeur chaque année qui passe. Depuis 1958, la température moyenne, dans les Alpes, a baissé selon les coins, entre 1 et 3 degrés.

Voilà la bonne nouvelle : y a plus de neige, les tarés. Il y a quelques jours encore – Charlie n’étant pas monsieur Météo, les choses ont pu changer -, plus de 150 stations sur 200 n’avaient pas pu ouvrir leurs portes maudites. Il fallait monter au-dessus de 2 000 mères pour pouvoir étrenner ses skis Salomon à 800 euros. Cocorico ! Comme il n’est pas question de perdre tout le fric investi dans le carton-pâte et les colifichets, il ne reste plus aux stations les plus friquées qu’une solution : les canons à neige. Val d’Isère, par exemple, vient d’investir deux millions d’euros dans ces vaillants phallus. Val d’Isère, 1600 habitants, mais 15 000 lits l’hiver et 7 supermarchés.

Dans les Alpes du Sud, selon le site en ligne Dici.fr, 1500 canons sont déployés dans le cadre explicite d’une « guerre de la neige » pour « sauver le début de saison et toute l’économie des Alpes du Sud ». Défense de se moquer des indigents. À Risoul (Hautes-Alpes), même tableau. Le maire du village Max Brémond, également patron de la station déclare avec fierté : « Nous avons investi des millions d’euros dans [la] neige de culture ».

De culture ? Les communicants du tourisme ont inventé une expression nouvelle, euphémique en diable, de manière à pouvoir cracher du dépliant publicitaire sans risquer de déplaire au petit-bourgeois en goguette. Ne jamais plus dire « neige artificielle », qui sent son gros canon à eau, mais « neige de culture », qui évoquera, selon, le champ de blés aux corbeaux de Van Gogh ou le dernier film de Jim Jarmusch. Et d’ailleurs, puisqu’on en est au vocabulaire autorisé, éviter de dire canon, qui rappelle fâcheusement la tuerie, mais enneigeur. Enneigeur pour enfumeur.

Reste la technique pour « cultiver » les beaux cristaux des cimes. La station de Flaine, en Haute-Savoie, a été la première à s’équiper de canons à neige en 1973, et depuis cette date, des milliers, des dizaines de milliers ont été installés. Pourquoi ? Parce que les petits mecs qui ont craché pour financer les stations exigent au moins 5 % de rendement par an. Comme le nombre de skieurs stagne, il faut absolument augmenter le nombre de jours skiables. La neige est de l’or et le canon est son prophète.

Sauf qu’il faut, avant de lancer de gros ventilateurs qui vont vomir la neige dans les tuyaux, trouver de l’eau. Compter en moyenne, d’après les chiffres de l’association Mountain Wilderness, 4 000 m3 de flotte par hectare de piste, lors que le maïs, pourtant soiffard, n’en utilise que 1 700. Dans l’arc alpin, 95 millions de m3 d’eau seraient détournés chaque année pour la neige, soit la consommation d’environ 1,5 million d’habitants. Au détriment des cours d’eau, des pluies et même du réseau d’eau potable.

Ne parlons pas, car Charlie compte des lecteurs sur les pistes, des adjuvants chimiques ajoutés souvent à l’eau pour faciliter la cristallisation, ni de la note énergétique délirante – 25 000 kWh par hectare de piste par an -, ni du bruit assourdissant des installations. Seule consolation : tout va s’effondrer. Quand ? Bientôt. Quand ? Jamais assez tôt.

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vers la mort des touristes (Hourra !)

ENCADRÉ

Nos plages se font la malle aussi

Trop, trop génial. On n’est pas sûr à 100 % de la responsabilité du changement climatique, mais comme c’est probable, commençons par lui dire merci. Les plages du Grand Ouest français, surtout sur le littoral aquitain, reculent ou disparaissent à une vitesse qui stupéfie les spécialistes.

L’alerte majeure a été lancée il y a quelques semaines par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et l’Office national des forêts (ONF). Dans un rapport sur « l’impact des tempêtes de l’hiver 2013-2014 », ces deux établissements publics notent un recul du trait de côte – sur 200 kilomètres de côtes aquitaines – de 5 à 20 mètres, et jusqu’à 40 mètres par endroits, menaçant des immeubles les pieds dans l’eau, construits au temps de l’insouciance technocratique. On n’avait encore jamais vu cela en soixante ans, depuis qu’on surveille les mouvements de la houle et l’érosion côtière.

Le plus grave, pour l’industrie touristique, c’est qu’un nombre croissant de plages, jusque dans l’île de Ré chère au cœur du bourgeois, s’aplatissent au point de devenir parfois plates comme des galettes. Et le sable arraché par les tempêtes refuse de revenir, l’ingrat, pour la saison des parasols.

Au plan mondial, il faut ajouter à cette érosion de moins en moins naturelle le travail de sape du BTP. Les besoins démentiels de sable pour la construction se combinent au phénomène, et au total, entre 70 % et 85 % des plages seraient aujourd’hui menacées de disparition. Adieu Mimizan, adieu Bali.

vers la mort des touristes (Hourra !)

Ce mardi 03 février à 22h25, Arte diffusera un reportage d’un importance capitale :

le documentaire « Nature, le nouvel eldorado de la finance »

Ce documentaire raconte l’histoire de la main mise bancaire et financière planétaire sur les ressources vivantes.

Animaux et végétaux sont désormais transformés en produits bancaires et cotés en bourse.
Un nouveau marché se développe : les espèces vivantes disparaissent, elles prennent donc de la valeur. L’environnement devient un capital spéculatif.
Quel en sera le prix pour la nature et les hommes ?" - Un film de Sandrine FEYDEL & Denis DELESTRAC - Images : Images : Michel ANGLADE - Chef monteur : Guillaume Quignard -

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SImplicité volontaire...

28 Janvier 2015, 07:15am

Publié par pam

http://www.decroissance.org/

« La simplicité volontaire cela veut dire essayer de pratiquer au quotidien la décroissance, c’est-à-dire refuser l’accumulation infinie, refuser le slogan sarkozyste “travailler plus pour gagner plus” qui est un triomphe de l’idéologie capitaliste, ça veut dire faire un pas de côté. »

Catherine Thumann, journaliste, à l'occasion de la sortie du livre Vivre la simplicité volontaire, Histoire et témoignages, par La Décroissance (co-édition l'échappéeavec Le pas de côté) sur Radio Galère le 18 novembre 2014. Ecouter ici.

« La croissance sert de justification dans le présent à la suppression de la liberté au nom d'une plus grande liberté future. Elle est motif, argument à tous les sacrifices. Sacrifier la liberté à la croissance : avec plus ou moins de rigueur, tous les États tiennent ce langage. C'est-à-dire sacrifier aujourd'hui à un lendemain toujours reporté. »

15 novembre 2014, décès de Serge Moscovici (in De la nature pour penser l'écologie, éditions. Métailié, 2002).


Luc Semal, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, Le Monde, 5 novembre 2014.

« Il [le livre Croissance zéro de Patrick Arthus] ne s’agit en rien de l’un de ces plaidoyers utopiques et irresponsables pour la décroissance, qui voient dans une misère croissante la clé du bonheur des peuples, dans un mode de vie étriqué et médiocre, la voie vers la félicité. »

Laurent Joffrin, directeur de publication de Libération, 23 janvier 2015.

« Moi j'aimerais bien qu'on amorce une décroissance à tous les niveaux. Qu'on consomme moins. Qu'on se libère des biens matériels. Et qu'on en revienne aux besoins fondamentaux de l'homme : manger et avoir chaud. La logique économique d'aujourd'hui, c'est de fabriquer des besoins. »

Bouli Lanners, comédien, scénariste, metteur en scène et réalisateur belge, Le Soir, 5 janvier 2015.

« La récession qui s'annonce n'est pas une forme de décroissance. Car la décroissance voulue par certains est une notion solidaire et équitable. »

Bernard Maris (France Inter, 14 octobre 2008) assassiné le 7 janvier 2015.

« Depuis les années 1970, la conviction qu’il existe des limites à la croissance est l’un des traits caractéristiques de la pensée écologiste dans le champ politique. C’est une idée profondément subversive, qui suggère de réviser de fond en comble notre imaginaire politique, aujourd’hui phagocyté par l’espoir d’une croissance salvatrice. Les autres grandes familles idéologiques ont certes reconnu la crise écologique et développé des discours sur l’environnement, mais elles peinent à reconnaître que la croissance peut ou doive un jour s’arrêter. Elles maintiennent leur conviction que le progrès technique permettra de toujours repousser la finitude des ressources et de l’espace. »

Prémonitoire ? :

« La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. (...) Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne sait pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays sans croissance. (...) La fin d’année 2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle qui pousse à lancer un véritable cri d’alarme. La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures. Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme s’est déclenchée. »

« Quand les seuils de contre-productivité sont partout dépassés, quand les efforts pour maitriser les processus en cours ne font plus qu’aggraver leur caractère incontrôlable, quand la démesure est générale, la seule voie sensée est la décroissance. »

Olivier Rey, chercheur au CNRS et professeur à la Sorbonne, Une question de taille, éditions Stock, 2014

Denis Sieffert, rédacteur en chef de Politis, éditorial du 4 septembre 2014.

« Il faudrait en vérité que beaucoup de choses changent. Bien plus encore que n’ose l’espérer Manuel Valls. En renonçant par exemple à la religion de la croissance. Le récent rapport du très libéral Conseil d’analyse économique nous le dit : il n’y aura peut-être plus jamais de croissance. Du coup, c’est le discours officiel qui est ringardisé. Et c’est peut-être un autre rapport à la consommation (la “sobriété” ou la « décroissance » ?) (...) qu’il faudrait replacer au cœur du débat public. »

John Burnside, romancier et poète écossais, auteur de l'Eté des noyés (éditions Métailié, 8-2014),Marianne, 24 août 2014.

« On ne peut pas échapper au désastre écologique par le capitalisme industriel. J'en appelle à André Gorz : “La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un autre style de vie, une autre civilisation, d'autres rapports sociaux. En leur absence, l'effondrement ne pourrait être évité qu'à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d'une économie de guerre...” »

« L'utopie aujourd'hui c'est de continuer à penser qu'une croissance économique infinie soit possible dans un monde fini. Les rêveurs ou les affabulateurs sont ceux qui entretiennent cet espoir. »

Yves-Marie Abraham,

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27 Janvier 2015, 09:02am

Publié par pam

depuis Kaisen :

Entraînez votre cerveau pour vivre mieux

le 26 septembre 2014

Comme notre cerveau est plastique, nous pouvons l’entraîner à aller dans des directions où il n’irait pas naturellement. Voici trois exercices faciles :

1. Suggéré par Rébecca Shankland : le soir, dans votre lit, avant de vous endormir, trouvez trois événements positifs survenus dans la journée. Les jours qui suivent, le regard sera à la recherche de ces éléments positifs qui seront savourés dans l’instant, puis au moment de se les remémorer.

2. Inspiré par Christophe André : dans les transports, en faisant la vaisselle, en marchant, observez (yeux fermés ou pas) ce qui se passe en vous (votre respiration, vos sensations corporelles, le flot incessant de vos pensées) et autour de vous (sons, odeurs…). Seulement observer, sans juger, sans attendre quoi que ce soit, sans rien empêcher d’arriver à son esprit, mais aussi sans s’accrocher à ce qui y passe. C’est tout. C’est simple. C’est la méditation de pleine conscience. Et c’est bien plus efficace que cela ne pourrait le paraître aux esprits pressés ou désireux de se contrôler.

3. Dès qu’elles apparaissent, transformez les idées négatives en positif. Par exemple, vous ouvrez un œil le matin : il pleut. « Zut, il pleut encore ! » peut devenir : « Chouette, la pluie va arroser mon jardin » ou « J’ai de la chance d’être à l’abri. » Il ne s’agit pas de lutter contre le négatif, car tout ce à quoi on résiste persiste, mais de le transformer.

En parallèle, ou après ces exercices, vous pouvez commencer la méditation. Cette pratique vous permettra, à votre rythme, d’appréhender positivement le quotidien. Matthieu Ricard, qui participe aux recherches de l’Institut Mind & Life pour développer les échanges entre les sciences cognitives et le bouddhisme, affirme que « vingt minutes de pratique quotidienne contribuent significativement à la réduction de l’anxiété, du stress, de la tendance à la colère et à augmenter la bienveillance et les comportements prosociaux… »*.

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Onfray : "Qui tient un discours alternatif est intellectuellement criminalisé"

26 Janvier 2015, 08:16am

Publié par pam

Dimanche 18 Janvier 2015 à 5:00

Propos recueillis par

Alexis Lacroix

Le philosophe, fondateur de l'Université populaire de Caen, s'est toujours senti proche d'une gauche libertaire. La percée de Syriza en Grèce le réjouit ; il s'en explique à "Marianne".

BALTEL/SIPA

>>> Article paru dans Marianne daté du 9 janvier

Marianne : L'accélération du scénario grec, avec des élections législatives fixées au 25 janvier, pourrait provoquer une première : la victoire de Syriza, le parti d'Alexis Tsipras, et la formation d'un gouvernement à gauche de la social-démocratie dans un pays de l'Union européenne. En Espagne, Podemos semble bien parti pour mettre à mal le bipartisme Parti populaire-Parti socialiste ouvrier espagnol. Quelles réflexions vous inspire ce miniséisme politique ?
Michel Onfray : C'est une excellente chose ! Je suis très attentif à la cristallisation réussie de la gauche antilibérale grecque et espagnole - et désespère que le Front de gauche ne soit pas parvenu au même résultat ! Que Mélenchon n'ait pas été élu député d'Hénin-Beaumont alors que son homologue grec semble aux portes du pouvoir renseigne sur l'échec français qui, au contraire de la Grèce, voit Marine Le Pen aux portes du pouvoir réel ! Cette gauche antilibérale française a donc un travail d'autocritique à faire : pourquoi a-t-elle raté ce que Grecs et Espagnols ont d'ores et déjà gagné puisqu'ils sont à ce haut degré d'existence politique ?

Est-ce le carcan de l'austérité qui est seul visé ? Ou le cadre, plus général, d'un mépris cynique des peuples ?
LES ÉLITES NE TIRENT PAS LA CONCLUSION QUE LEUR POLITIQUE A ÉCHOUÉJe crois que les peuples sauraient accepter l'austérité s'ils constataient un résultat tangible dans leur vie quotidienne. Or, ils consentent à l'austérité et ils constatent la paupérisation. Toute voix qui propose de redonner de la dignité au peuple, droite et gauche confondues, ne manque pas d'attirer les suffrages. Que Syriza propose de rendre sa dignité à un peuple saigné à blanc est une bonne chose. Mais ce serait une terrible nouvelle qu'une fois au pouvoir elle n'y parvienne pas et succombe sous les assauts conjugués des marchés et de l'Europe, qui ne se laisseront pas faire ! L'extrême droite grecque, qui est vraiment une extrême droite pour le coup, aurait devant elle un boulevard - légal ou illégal. Le coup d'Etat n'est pas une formule politique périmée chez ces gens-là...

Que pensez-vous de ceux, à l'instar des dirigeants du FMI, qui tancent à nouveau le peuple grec ?
C'est la fonction du FMI qui est aux marchés ce que le KGB était au marxisme-léninisme : un instrument idéologique d'oppression politique. Le FMI est la partie émergée de l'iceberg du capitalisme mondialisé, sa salle des machines si vous préférez...

Grisées par la financiarisation, certaines élites se sont émancipées de toute décence. Sont-elles, aujourd'hui, rappelées à l'ordre ?

Les médias de masse répandent le discours libéral à flots continus, avec leurs intellectuels au service. Quiconque tient un discours alternatif est intellectuellement criminalisé. Les élites qui, depuis Maastricht, défendent le libéralisme ne tirent pas la conclusion qu'un quart de siècle de leur politique a échoué : comme aux temps soviétiques, elles estiment que c'est parce qu'on n'a pas mené assez loin leur politique !

A gauche, vous vous êtes inlassablement réclamé d'un humanisme attentif au sort des classes populaires. Quel regard jetez-vous sur la conversion de la social-démocratie au libéralisme?
Elle est ce qui a désespéré le peuple français. Ce désespoir nourrit le vote Front national et l'abstention. Dès lors, les maastrichtiens crient au loup contre le monstre qu'ils ont créé et nourrissent depuis 1983 !

Quels peuvent être les effets de la "bombe Syriza" sur la gauche française ? Sur la poursuite de la construction européenne ?
MA GAUCHE EST LIBERTAIRE. PAS AU SENS BOBO DU TERME, MAIS AU SENS DE PROUDHONL'arrivée au pouvoir de Syriza permettrait d'éprouver l'éthique de conviction militante, souvent insoucieuse du réel, au feu de l'éthique de responsabilité. L'ajustement qui ne manquerait pas d'advenir serait une leçon : s'effectuerait-il dans le sens du renoncement et de la déception ? (J'aurais hélas tendance à le croire...) Ou dans celui d'une dynamique nouvelle impulsée à l'Europe ? Je crois, je crains, je sais que l'Europe libérale ne se laisserait pas faire et qu'en liaison avec les marchés elle ferait tout pour que périsse cette expérience. Quoi qu'il arrive, l'histoire fait à nouveau la loi dans ce pays, qui fut l'un des creusets de notre civilisation.

Quels contours idéologiques et philosophiques devrait, selon vous, adopter une gauche du XXIe siècle ? Podemos et Syriza peuvent-ils servir de modèles - et si oui, comment ?
Ma gauche est libertaire. Non pas libertaire au sens bobo du terme, mais au sens de Proudhon : une gauche autogestionnaire qui économise les partis et les syndicats officiels pour inventer des modalités concrètes de pouvoirs effectifs. Une gauche de coopérations et de mutualisations, une gauche qui n'attend pas que le pouvoir lui soit donné par les urnes, mais qui le prend en agissant à gauche là où on est, là où on vit. Murray Bookchin* a pensé tout cela dans ce qu'il nommait le « communalisme libertaire ». Je tiens également en haute estime le travail de John Holloway qui a écrit Changer le monde sans prendre le pouvoir (Syllepse).

Le président de la République répond-il de façon adéquate au sentiment de nombreux Français que leur situation n'est pas prise en considération par leurs dirigeants ?
Non, bien sûr. Mais François Hollande est un professionnel de la politique. Il ne sait donc pas ce que sont les problèmes concrets des Français qui souffrent. Cet homme qui n'a quitté l'école que pour devenir politicien professionnel n'a rien fait d'autre dans sa vie que de la politique politicienne. Maire, député, conseiller général parachuté, président de conseil général, permanent du Parti socialiste pendant dix ans, que sait-il de la situation des gens, sinon ce que ses conseillers lui en disent sous forme de statistiques en relation avec sa cote de confiance et la seule perspective qui est désormais la sienne après avoir été élu, sa réélection ? Plutôt que l'ENA ou Sciences-Po, il me semble qu'il n'y aurait pas de meilleure formation pour une personne qui voudrait être président de la République (ou qui vient d'être élu, ce serait une expérience radicale...) que de vivre un an avec un Smic pour seul revenu et d'occuper l'emploi qui lui vaudrait ce salaire de misère. Métro, boulot, dodo, fins de mois impossibles, endettement, faire face à des dépenses imprévues (une machine à laver qui lâche...), habiller ses enfants qui grandissent, tirer un trait sur les restaurants, renoncer aux spectacles, au cinéma, au théâtre - des renoncements qui ne lui coûteraient pas beaucoup, semble-t-il, vu son ascèse de ce côté-là... -, aux vacances de neige ou d'été, aux week-ends... Fini les appartements de fonction, les chauffeurs, les domestiques, les cuisiniers, les notes de frais, les ors de la République ! Juste pour un mois qui, j'en suis certain, compterait dans la vie de l'impétrant. Le personnel politique français est déconnecté du peuple. Les députés le sont aussi, quelle que soit leur couleur politique : combien de paysans, de chauffeurs de taxi, d'employés, de chômeurs, d'artisans, de petits commerçants siègent à l'Assemblée nationale ? Ne parlons pas du Sénat... Qu'il ait choisi et nommé un ministre du Budget fraudeur du fisc, une ministre de la Culture inculte en littérature, un secrétaire d'Etat siégeant à la commission des Finances à l'Assemblée nationale qui fraude dès qu'il le peut (et qui est toujours député !), un secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants qui confond ses comptes et ceux de l'Etat, tout cela montre qu'il ne vit qu'avec des gens coupés du monde, tout aux jouissances de leurs pouvoirs, jubilant de leur puissance, sans aucun souci de défendre les intérêts, sinon de leurs électeurs, du moins des Français...

* Murray Bookchin (1921-2006) est un militant et essayiste américain écologiste libertaire. Il est considéré aux Etats-Unis comme l'un des grands penseurs de la « nouvelle gauche ».

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Philo contre écume....

23 Janvier 2015, 10:11am

Publié par pam

L’intégralité de l’article de Michel Onfray paru dans le Point du 10 janvier 2015

MERCREDI 7 JANVIER 2015 : NOTRE 11 SEPTEMBRE

- Il est 11h50 ce mercredi 7 janvier 2015 quand arrive sur l’écran de mon portable cette information qu’une fusillade a lieu dans les locaux de Charlie-Hebdo. Je n’en sais pas plus, mais que des tirs nourris aient lieu dans la rédaction d’un journal est de toute façon une catastrophe annoncée.

Au fur et à mesure, j’apprends avec consternation l’étendue des dégâts ! Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, Bernard Maris… On annonce dix morts, deux policiers, des blessés en nombre, « une boucherie » est-il dit… A 12h50, j’ai tweeté « Mercredi 7 janvier 2015 : notre 11 septembre », car je crois en effet qu’il y aura un avant et un après. Les choses ne font que commencer.

Charlie-Hebdo est, avec Siné-Hebdo ou le Canard Enchainé, l’honneur de la presse : car un journal satirique, et il m’arrive d’en faire régulièrement les frais, n’épargne rien ni personne, et c’est tant mieux. Ce sont des supports libres parce qu’ils vivent de la fidélité de leurs lecteurs. Sans publicité, ils n’ont aucun riche annonceur à ménager, aucun actionnaire à flatter, aucun propriétaire milliardaire à satisfaire. Ils ne roulent pour aucun parti, aucune école, aucune chapelle : au sens étymologique, ils sont libertaires.

Sur les religions en général, et l’islam en particulier, cette presse dit tout haut avec humour, ironie ou cynisme, ce que beaucoup pensent tout bas. La satire leur permet de dire ce que le politiquement correct de notre époque interdit de faire savoir. En ouvrant les pages du journal, on pouvait se lâcher et rire d’autant plus joyeusement que, sur les questions de religion, dans le restant de la presse, on peut crucifier le chrétien, c’est même plutôt bien porté, mais il faut épargner les rabbins et les imams. A Charlie, la soutane, la kippa et la burka sont également moquées – faudra-t-il écrire étaient ?

Rivé devant ma télévision, sidéré, je prends des notes. J’assiste à un raccourci de ce qui fait notre époque : avant 13.00, un journaliste égyptien parle à i-télé, il précise avec fermeté qu’on va encore mettre tout cela sur le dos des musulmans ! Même à cette heure, l’attentat ayant lieu à Charlie, le journal qui a publié les « caricatures » de Mahomet et qui est menacé pour cela depuis des années, je vois mal comment on pourrait incriminer Raël ou les Véganes ! Mais, déjà pointe l’insulte islamophobe contre quiconque va affirmer que le réel a eu lieu !

Les éléments de langage probablement fournis par les communicants de l’Elysée invitent à dépolitiser les attentats qui ont eu lieu avant Noël : des fous, des déséquilibrés, des dépressifs fortement alcoolisés au moment des faits. Même s’ils crient « Allah Akbar » avant d’égorger un policier, ça n’a rien à voir avec l’islam. Les familles des tueurs en rajoutent en protestant de la gentillesse de leur fiston criminel et l’on passe en boucle leur témoignage. Qui dit vrai ? Ainsi, pour prendre un exemple, Rue 89 parle de « l’attaque présentée (sic) comme terroriste (re-sic) » à Joué-lès-Tours… Dormez bonnes gens. Circulez, il n’y a rien à voir…

I-télé, 13h20. Une journaliste nous dit que François Hollande a précipitamment quitté l’Elysée et qu’on l’a vu « dévaler les escaliers en compagnie de son conseiller en communication » ! Je me frotte les yeux. Non pas le ministre de l’intérieur, ou le chef d’Etat major des Armées, non, mais Gaspar Gantzer – son conseiller en communication ! Hollande arrive sur place, il enfile des perles de rhétorique. Il repart. Dans la voiture, probable débriefing avec le conseiller en communication.

La dépêche de l’AFP tombe : l’un des tueurs a crié « Nous avons vengé le Prophète ». Plus tard, une vidéo passe en boucle et on entend très bien cette phrase. Le journaliste égyptien n’est plus là pour nous dire que ça n’a rien à voir avec l’islam, mais c’est ce que diront nombre d’autres personnes qui se succèdent à l’écran.

C’est d’ailleurs très exactement le propos de l’imam de Drancy Hassen Chalghoumi. Pas un journaliste pour lui rappeler qu’en septembre 2012, lors de la parution des caricatures dansCharlie, ce fameux imam tout terrain et judicieusement judéo-compatible, avait trouvé l’attitude du journal « irresponsable »… Le même Hassen Chalghoumi se fend d’un : « Nous sommes les premières (sic) victimes » sur LCI à 14h17. En effet, les musulmans sont les premières victimes et passent avant Cabu, avant Charb, avant Wolinski, avant Tignous, avant Bernard Maris, avant les deux policiers, avant les blessés en nombre… Avant leurs familles, avant leurs enfants, avant leurs amis.

La litanie du ça n’a rien à voir avec l’islam continue. Droite et gauche confondues. Avec quoi alors ? Il n’est pas même possible de dire que ça a à voir avec un dévoiement de l’islam, avec une défiguration de l’islam, avec une fausse et mauvaise lecture de l’Islam ? Non : rien à voir on vous dit. C’est comme l’Etat islamique qui n’a tellement rien à voir avec l’Islam qu’il faut dire Daesh, parole de Fabius. Dès lors, l’Etat Islamique ne massacre pas puisque, comme la théorie du genre, ça n’existe pas ! Daesh on vous dit. Mais que veut dire Daesh ? C’est l’acronyme d’Etat islamique en arabe. Abracadabra…

La classe politique continue son show. Sarkozy intervient. Drapeau français, drapeau européen, fond bleu, nul sigle UMP : il se croit toujours président de la république ! Il invite à « éviter les amalgames » mais il ne dit pas avec quoi ! Malin…

14h21 sur LCI, Mélenchon intervient : « Le nom des meurtriers est connu : lâches, assassins » ! Tudieu, quel talent pour éviter… les amalgames ! Sarkozy verbigère : les criminels seront poursuivis, châtiés avec une extrême sévérité, il parle de fermeté absolue, de barbarie terroriste, de violence aveugle, il invite à ne pas céder. Les éléments de langage de tout politique qui n’a rien à dire et donne dans le compassionnel – c’est bon pour la cote dirait le conseiller en communication. Et puis, toujours la côte de popularité, on invite à l’unité nationale ! Bayrou, Julien Dray, etc, tous entonnent le même psaume.

LCI, 15h05, Emmanuelle Cosse secrétaire d’Europe Ecologie les Verts invite à … éviter l’amalgame. Mais on ne sait toujours pas avec quoi. Elle déplore l’absence de débats et déplore plus encore ceux qui veulent un débat pour savoir ce qu’il en est de l’amalgame ! ça sent le coup de pied de l’âne à Zemmour ou Finkielkraut ! Le Parti Socialiste dispose d’une riposte à la mesure de la boucherie : « une marche des républicains » ! En effet, c’est une réponse politique à la hauteur des évènements. Gageons que le président de la République, qui doit parler à 20.00, volera dans la même stratosphère politique.

Un bandeau défile en bas de mon écran : Marine Le Pen dénonce « un attentat terroriste commis par des fondamentalistes islamistes ». Pourquoi une fois de plus le personnel politique, suicidaire, lui laisse-t-il le monopole des mots justes sur des situations que tout le monde comprend ? C’est en effet « un attentat terroriste » et il a été effectivement perpétré « par des fondamentalistes islamistes ». Quiconque le dira désormais va passer pour un lepéniste ! Le musulman qui n’est pas fondamentaliste se trouve ainsi épargné, et c’est très bien ; on dit donc en quoi ça a à voir avec l’islam parce que ça en est la version radicale et armée, brutale et littérale ; on laisse entendre qu’il faut lutter contre cette formule-là et rassembler tous ceux qui sont contre, y compris les musulmans ; et on dit d’un attentat terroriste que c’est un attentat terroriste. Le succès de Marine Le Pen vient beaucoup du fait que, mises à part ses solutions dont je ne parle pas ici, elle est en matière de constats l’une des rares à dire que le réel a bien eu lieu. Hélas, j’aimerais que cette clarté sémantique soit aussi, et surtout, la richesse de la gauche.

Les commentaires tournent en boucle. Mêmes images, mêmes mots, mêmes derviches tourneurs. Pas d’amalgames, ça n’a rien à voir avec l’islam, actes barbares… Des manifestations s’annoncent dans toute la France. Je suis sollicité par des journalistes français, télés et radios, je suis en province, pas question d’aller à Paris. Entretiens avec deux journalistes italien, demande de Skype avec le Danemark, calage d’un direct avec la Suisse pour une heure de direct le lendemain matin à 7.00. La France regarde le monde : est-ce que Hollande va annoncer quelque chose qui soit à la hauteur ?

Les rues sont remplies. Besancenot est à la télévision. « Pas d’amalgames ou de récupération politicienne » dit-il. Mais aussi : « Rien à voir avec une quelconque idée religieuse ». Comme les autres hommes politiques. Les foules se constituent.

Sous mes fenêtres, à Caen, un immense ruban silencieux, immense, immense. Une foule considérable et silencieuse. Je suis au téléphone avec une journaliste de la Reppublica. Je regrette. J’aurais voulu être en bas, avec eux, dans la foule, anonyme, silencieuse et digne. Mais je m’imagine plus utile à répondre autant que faire se peut aux sollicitations qui ne cessent d’arriver par téléphone.

Je rêve un peu : j’imagine que Hollande va trouver dans cette épreuve terrible pour le pays matière à renverser son quinquennat en prenant des décisions majeures. Il en a le devoir, il en aurait le droit, il lui en faudrait l’audace, le courage. Il joue ce soir son nom dans l’Histoire.

20h00. Il annonce : journée de deuil national et drapeaux en berne, réunions avec les deux représentants des deux assemblées et les chefs de parti, minute de silence dans les administrations et une phrase que personne ne sculptera dans le marbre : « Rassemblons nous ! »…

Je pense au cadavre de Cabu, au cadavre de Charb, au cadavre de Wolinski, au cadavre de Tignous, au cadavre de Bernard Maris… A leurs cadavres ! A celui du policier abattu d’une balle dans la tête. A celui qui assurait la garde rapprochée de Charb. A celui de l’hôtesse d’accueil. Aux blessés entre la vie et la mort à l’hôpital. Je ne parviens pas à y croire.

Il y aura un avant et un après mercredi 7 janvier 2015. D’abord parce que ceux qui ont tué sont aguerris : l’opération commando a été redoutablement exécutée. Repérage, arrivée, méthode, interrogation sur les identités des journalistes, abattage, carnage, repli, couverture de l’un par l’autre, tir sur des policiers, l’un d’entre eux est à terre, les tueurs s’approchent, l’un tire une balle dans la tête, l’autre couvre le tireur, retour à la voiture, tranquillement, l’un d’entre eux prend une basket tombée à terre et la remet dans le véhicule, ils repartent, même pas sur les chapeaux de roue. Le policier de la BAC est mort ; il gagnait moins de 2000 euros ; il s’appelait Ahmed – lui aurait pu dire pourquoi ça n’a rien à voir. Cabu et les autres gisent dans leur sang. « On a vengé le prophète » dit l’un d’entre eux… Il ajoute : « On a tué Charlie ». Puis ils se perdent dans la nature…

Ces hommes sont des soldats, des guerriers : le déroulement de l’opération, sa préparation et son exécution, la façon de tenir leurs armes, l’harnachement de combat avec cagoule et magasin de munitions sur le thorax, le carton du tir groupé effectué avec une kalachnikov sur le pare-brise de la voiture de police, les changements de voitures, la disparition dans la mégapole, tout cela montre des gens qui ont appris le métier de la guerre.

Dès lors, ils continueront. Il n’est pas dans le genre de ces individus de prendre des vacances et de se fondre dans l’anonymat. Ils veulent tuer plus encore et mourir au combat, puisqu’ils pensent qu’ainsi, djihad oblige et paradis aidant, ils retrouveront le Prophète dans la foulée. Rien à voir avec l’islam, bien sûr.

Peut-on penser un peu l’événement et se défaire un tant soit peu de l’émotion, du pathos, du compassionnel qui ne mange pas de paix et dans lequel communient les tenants de l’unité nationale ? Il ne suffit pas de crier à la barbarie des tireurs du commando et d’affirmer que ces barbares attaquent notre civilisation pour se croire quittes !

Le matin même, aux informations de 7.00, j’apprenais que la France avait dépêché un sous marin nucléaire sur les côtes est de la Méditerranée, non loin de la Syrie. Nous sommes en guerre. Et cette guerre a été déclarée après le 11 septembre par le clan des Bush. Hormis l’épisode à saluer de Chirac refusant d’y aller, de Mitterrand à Hollande en passant par Sarkozy, nous avons bombardé des pays musulmans qui ne nous menaçaient pas directement : Irak, Afghanistan, Lybie, Mali, aujourd’hui l’Etat Islamique, et ce en faisant un nombre considérable de victimes musulmanes depuis des années. Voit-on où je veux en venir ?

Précisons. A qui peut-on faire croire qu’hier le régime des Talibans en Afghanistan, celui de Saddam Hussein en Irak ou de Kadhafi en Lybie, aujourd’hui celui des salafistes au Mali ou du califat de l’Etat Islamique menaçaient réellement la France avant que nous ne prenions l’initiative de les attaquer ? Que maintenant, depuis que nous avons pris l’initiative de les bombarder, ils ripostent, c’est, si l’on me permet cette mauvaise formule, de bonne guerre !

Mais l’on confond la cause et la conséquence : les régimes islamique de la planète ne menacent concrètement l’Occident que depuis que l’Occident les menace. Et nous ne les menaçons que depuis que ces régimes aux sous-sols intéressants pour le consumérisme occidental ou aux territoires stratégiquement utiles pour le contrôle de la planète, manifestent leur volonté d’être souverains chez eux. Ils veulent vendre leur pétrole ou les produits de leurs sous-sols à leur prix et autoriser leurs bases à leurs seuls amis, ce qui est parfaitement légitime, le principe de la souveraineté des pays ne souffrant aucune exception.

Si les droits de l’homme étaient la véritable raison des attaques françaises aux côtés, comme par hasard, des Etats-Unis, pourquoi n’attaquerions nous pas les pays qui violent les droits de l’homme et le droit international ? Pourquoi ne pas bombarder la Chine ? Cuba ? L’Arabie Saoudite ? L’Iran ? Le Pakistan ? Le Qatar ? Ou même les Etats-Unis qui exécutent à tour de bras ? Il suffit de lire le rapport d’Amnesty International pour choisir ses cibles, elles ne manquent pas…

Les politiques qui n’ont d’idées qu’en fonction de leurs élections ou de leurs réélections n’ont pas pensé la guerre. Ils regardent les crédits de la défense et ils coupent pour faire des économies, mais ils n’ont aucune théorie en rapport avec le nouvel état des lieux. La géostratégie est le cadet de leur souci.

L’existence de l’URSS légitimait, disons-le ainsi, l’armement nucléaire pour l’équilibre des terreurs. L’ouvrage incontournable en matière de polémologie, De la guerre de Clausewitz, a théorisé les conflits qui relevaient de ce qu’il appelait la Grande Guerre : celle qui oppose deux Etats, deux nations, deux peuples. Il a également parlé, mais beaucoup moins, de la Petite Guerre : celle qu’on peut aussi appeler la guérilla.

Ce qui a eu lieu ce mercredi 7 janvier illustre parfaitement que notre Etat s’évertue à penser contre vents de guérilla et marées terroristes en terme de Grande Guerre : voilà pourquoi le chef de l’Etat, qui est aussi chef des armées, entre l’annonce du film à venir de Trierweiller et le prochain dîner avec Julie Gayet à soustraire au regard des paparazzis, lui qui est chef des Armées a décidé d’envoyer porte-avions et sous-marins en direction de la Syrie. Pour quoi faire dans un conflit fait de combats dans les rues ?

Pendant ce temps, emblématiques de la Petite Guerre, trois hommes peuvent, avec chacun une kalachnikov et un lot de trois voitures volées, décapiter un journal, mettre la France genoux, montrer notre pays saigné à la planète entière, décimer le génie du dessin satirique français et n’obtenir pour toute réponse du chef de l’Etat qu’un : « Rassemblons nous ! ». Je vois bien ce que nos dessinateurs assassinés auraient fait de cette palinodie d’Etat.

Juste après avoir appris cette information du sous-marin envoyé par Hollande dans les eaux non loin d’Israël ou du Liban, France-Inter invitait ce mercredi matin dans sa Matinale Michel Houellebecq pour Soumission. Plus personne n’ignore désormais que ce roman se déroule dans une France islamisée après un second mandat de Hollande. Le politiquement correct lui reprochait depuis plusieurs jours d’annoncer une guerre civile et une humoriste, c’est du moins ce que l’on dit d’elle, une certaine Nicole, a même rioché plusieurs fois avant de dire que la guerre civile annoncée pour dans quinze ans, si elle devait arriver un jour, serait un pur produit de son roman ! Paf, trois heures plus tard, le roman futuriste de Houellebecq racontait notre présent. Mais c’est lui qui était responsable, bien sûr, de ce qui advenait.

Ce mercredi 7 janvier est un jour qui inaugure une ère nouvelle, hélas ! Quand les trois tueurs tomberont, soit dans leur sang, soit dans un panier à salade, trois autres se lèveront. Et quand ces trois là tomberont, trois autres à nouveau, etc. Ne nous est-il pas dit que plus de mille soldats revenus du front de l’Etat Islamique sont en état de marche guerrière sur le sol national ? On fait quoi maintenant ? Rappelez vous l’excellent film de Mathieu Kassowitz, La Haine : « Jusqu’ici, tout va bien ». Jusqu’au 7 janvier 2015, c’était vrai… Aujourd’hui, plus très sûr…

©Michel Onfray janvier 2015

"débat" difficile à supporter (interruptions inutiles, réactions primaires... on est à la télé n'est-ce-pas)... mais en s'accrochant... on peut en tirer quelque chose !

"Nous avons créé le terrorisme en prétendant vouloir lutter contre." Onfray.

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et on mange quoi ???

23 Janvier 2015, 07:54am

Publié par pam

On commence par un tour chez terraeco.net, un article d'Amélie Mouget :

Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d'aujourd'hui :

Avec l'augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d'oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d'il y a un demi-siècle ?

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui


Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncel, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins. « Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes.

Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui

Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pourCTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.

Fer : la viande en contient deux fois moins

Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude [1] publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

Calcium : quatre fois moins dans le brocoli

Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.

Le bio est-il une solution ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.

A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

Retrouvez toutes les études ici :
L’étude canadienne synthétisée pour CTV News
L’étude « Still no free lunch », de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute
L’étude de l’université du Texas
L’étude américaine de l’université du Minnesota sur le blé
L’étude du chercheur américain David Thomas publiée dans la revue Nutrition et Health
L’étude de l’université du Texas sur les rendements

et on mange quoi ???

Puis un tour chez Mr Mondialisation :

Et c'est pas fini !!..... malheureusement....

Mais on peut se battre, s'informer, ne plus acheter... mais si le choix se réduit de jour en jour, ça va devenir compliqué !

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au sujet de la peur...

22 Janvier 2015, 09:55am

Publié par pam

Conclusion de son livre « La solution intérieure », Dr Thierry Janssen :

« Ce sont les croyances collectives qui déterminent le comportement des individus au sein d’une société. Or, de nos jours, en Occident, une série de croyances issues de la philosophie des Lumières des XVIIe et XVIIIe siècles sont profondément ancrées dans les esprits : le monde est dangereux, l’être humain est dépourvu de ressources propres pour se défendre, il faut inventer, produire et consommer pour se protéger et se soigner. Dans ce contexte, le progrès est associé à l’accumulation de dispositifs sophistiqués visant à contrer les menaces de l’environnement ; la science se positionne en dehors de la nature, qu’elle considère comme une ennemie ; et la peur constitue le moteur de ce que l’on appelle la modernité. »

au sujet de la peur...

insuffler la peur pour détourner des vrais problèmes

 

La fange pseudo-scientifico-écolo patronnée par l’oligarchie a toujours besoin d’un cheval de bataille de la peur : réchauffement climatique anthropique, surpopulation, sûrement dans la foulée, refroidissement climatique anthropique à venir, tous des diversions des vrais problèmes écologiques anthropiques (albeit d’une toute petite frange de l’humanité dite « civilisée » et de sa grosse industrie) : pollution chimique de l’environnement en tout genre, déforestation abusive, surpêche et sur-exploitation des mêmes zones océaniques, appropriation abusive à des fins privées de l’eau (ce qui va s’avérer un des plus gros problèmes pour l’humanité, non pas le « manque » d’eau.. mais la spéculation qui va se générer sur celle-ci des qu’elle aura été privatisée partout dans le monde, et cela est en bonne voie dans un silence assourdissant de la pressetituée à la botte…), destructions et empoisonnements des sols, empoisonnement de l’eau potable, destruction et altération volontaire de notre alimentation, rejets radioactifs, etc, etc…

http://www.monde-libertaire.fr/anticapitalisme/16050-les-petites-mains-vertes-du-capitalisme-triomphant

 

 

Rudolph Bahro : “Lorsqu’une vieille culture se meurt, ce sont ceux qui ne craignent pas l’insécurité qui créent la nouvelle culture.”

Rudolph Bahro : “Lorsqu’une vieille culture se meurt, ce sont ceux qui ne craignent pas l’insécurité qui créent la nouvelle culture.”

Matthieu Ricard in "Plaidoyer pour l'altruisme" :

"Un altruiste véritable est prêt à aller sans hésitation et sans crainte vers les autres. Le sentiments d'insécurité et la peur sont des obstacles majeurs à l'altruisme. Si nous sommes affectés par la moindre contrariété, rebuffade, critique ou insulte, nous nous en trouvons affaiblis et pensons surtout à nous protéger. Le sentiment d'insécurité nous incite à nous renfermer sur nous-mêmes et à garder nos distances vis-à-vis d'autrui. Pour devenir plus altruiste, il nous faut développer une force intérieure qui confère le sentiment de disposer des ressources intérieures nous permettant de faire face aux circonstances sans cesse changeantes de l'existence. Forts de cette confiance, nous sommes alors prêts à nous ouvrir aux autres et à manifester de l'altruisme."

au sujet de la peur...

“Les dictateurs faisaient semblant de vouloir faire trembler les démocraties. Les présidents se querellaient entre eux ou avec les fanatiques, mais au final, ce n’étaient que des chefs politiques, économiques, militaires ou religieux qui se débrouillaient pour réduire la marge de manoeuvre et de réflexion des individus grâce à la peur.

... Sur la terre tout le monde pense pareil en même temps sans le moindre recul, sous le coup des émotions manipulées par la télévision.”

Bernard Werber in “Le papillon des étoiles”.

“Dès la naissance, deux terreurs fondamentales consument tous les hommes, quel que soit leur milieu. Il y a d’abord la terreur engendrée par le sentiment de notre solitude, de notre isolement les uns des autres. En second lieu, bien sûr, la peur de la mort. Ces peurs affectent chacun d’entre nous et sont au moins en partie responsables de tous les crimes... La plupart des gens s’efforcent de noyer la première de ces peurs - isolement - dans un sentiment d’appartenance à un groupe. Religieux, politique, technique, peu importe. On le retrouve aussi derrière la plupart des opérations de marketing de masse menées aujourd’hui, derrière la culture populaire elle-même. Derrière n’importe quoi en fait, pourvu que cela donne l’impression de briser le mur de l’isolement et le sentiment d’avoir sa place dans le monde. - Ce qui crée d’immenses ouvertures pour la manipulation.

- Et pour les manipulateurs. Encore appelés dirigeants. La plupart d’entre eux cherchent simplement à apaiser leurs propres peurs en créant un espace d’identité dans lequel pourra s’insérer le plus grand nombre possible de pauvres âmes n’ayant en commun que leur sentiment d’être déconnectées et perdues.... nous devons porter toute cette affaire au niveau supérieur.... le fanatisme.

- Oui. Le leader de type courant et ses adeptes sont essentiellement mus par le désir de mette fin à l’isolement, mais le leader fanatique et ses disciples incorporent la seconde peur primale - celle de la mort - dans l’équation. Et par mort j’entends annihilation, liquidation de tous les aspects de l’existence sur terre d’une personne. Le dirigeant qui promet à ses troupes qu’adhérer à ses règles et à ses enseignements non seulement les délivrera de la souffrance de la solitude mais leur permettra aussi de défier la mort, d’accéder à une sorte d’immortalité spirituelle par des actes méritoires, ce type de dirigeant exerce un ascendant absolu incomparable par rapport à celui de la première catégorie et crée du même coup un type d’adepte tout à fait différent. Celui-ci aura tendance à ne tenir aucun compte des règles généralement admises de comportement social pour la simple raison qu’il n’y aura d’obscène, à ses yeux, que ce que le chef qualifiera de tel. Et la définition de l’obscénité par ce dirigeant sera très spécifique, car il ne voudra pas limiter le champ des actions qu’il pourra ordonner à ses partisans. ..."

in “ Le tueur de temps” de Caleb Carr.

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Gastro et autres problèmes digestifs....

21 Janvier 2015, 06:46am

Publié par pam

“Celui qui n’a pas le ventre en ordre pense de travers.” Lao-Tseu.

Quand le ventre va, tout va.

Les causes les plus courantes de déséquilibre de la microflore digestive sont alimentaires :

- intolérance à certains aliments,

- alimentation déséquilibrée (excès de protéines ou graisses animales),

- manque de fibres,

- déficit en minéraux, oligo-éléments, vitamines,

- mauvaises habitudes culinaires (cuisson excessive),

- abus de produits excitants,

- manque d’hygiène (défaut de lavage des fruits et légumes),

- rupture de la chaîne du froid,

- malnutrition.

Autres causes : prise de médicaments, stress, altérations anatomiques ou fonctionnelles, maladies de terrain et certaines maladies inflammatoires.

Quand l’hôte est immuno-déprimé, les germes pathogènes peuvent se développer et créer des foyers infectieux. L’altération de la microflore digestive se traduit par des dysfonctionnement gastro-intestinaux (douleurs abdominales, ballonnements, flatulences, alternance diarrhée-constipation) et par des troubles associés ( éruption, apathie, nausée, vomissements, maux de tête, vertiges....) avec risque d’extension de l’infection à la bouche , aux organes uro-génitaux, aux articulations, au cœur.

Le monde médical est plus préoccupé de détruire les germes pathogènes que de promouvoir la microflore de protection et les défenses naturelles de l’organisme. Nécessité d’une médecine plus écologique.

Gastro et autres problèmes digestifs....

“MÉDECINE TIBÉTAINE”. FRANZ REICHLE : Le processus de digestion se divise en deux phases : dégradation des aliments dans l’intestin grêle par des mécanismes non bactériens (enzymes sécrétés par la bile, sucs gastrique et pancréatique) puis nutriments non dégradés dans l’intestin grêle le sont dans le gros intestin sous l’action de bactéries. Les processus d’assimilation du gros intestin et de fragmentation de l’intestin grêle doivent être en équilibre. Équilibre perturbé dans les cas de maladies de civilisation occidentales : action des bactéries affaiblie, activité de l’intestin grêle prépondérante, d’où troubles à long terme. Donc l’alimentation et les activités des intestins ont des répercussions décisives sur les maladies latentes, inflammatoires et chroniques des personnes âgées.

Les substances purifiées et raffinées du secteur agro-alimentaire sont dépourvues des produits alimentaires peu caloriques comme vitamines, oligo-éléments et minéraux, tous essentiels. Les fibres alimentaires ne sont pas dégradées dans l’intestin grêle mais constituent un aliment pour les bactéries du gros intestin. Elle permettent d’établir l’équilibre entre les deux. Le meilleur laxatif consiste à laisser les bactéries intestinales se multiplier, harmonisant ainsi la flore du gros intestin. Les progrès industriels ont amoindri la qualité nutritive des aliments, le sucre en est un bon exemple.

Gastro et autres problèmes digestifs....

CHOPRA :

L’accès régulier à l’état de conscience calme qu’induit la méditation est une composante essentielle de l’abandon des habitudes nocives. Ou bien faire du sport, suivre des cours passionnants, améliorer vos relations...

Augmenter la consommation d’eau est une technique simple et très efficace. Les réactions biochimiques s’effectuent mieux quand le corps est bien hydraté. Sinon symptômes : migraines, constipation, sécheresse de la peau, fatigue, indigestion.... et même douleurs chroniques, asthme, hypertension artérielle. Les sodas, le thé et le café ne comptent pas car la caféine qu’ils contiennent a un effet diurétique.

Manger des fruits et légumes riches en eau : melons, pamplemousse, pêche, pastèque, asperge, carotte, champignons. Boire beaucoup d’eau aide à perdre du poids, avoir plus d’énergie, souffrir moins de douleurs chroniques.

- éliminer les aliments toxiques : les aliments frais et préparés avec amour sont plus riches en énergie vitale, plus nutritifs. Acheter des produits biologiques pour éviter d’ingérer pesticides, engrais chimiques et insecticides. Laver très correctement les fruits et légumes.

- éliminer les émotions toxiques : ressentiment, hostilité, regrets ou griefs minent la vitalité. Il faut les découvrir et les éliminer par la méditation, l’examen de conscience. Trouver les aspects positifs des événements, rupture donne indépendance et liberté par ex... Prendre le temps d’éprouver de la gratitude pour tout ce qui va bien.

Gastro et autres problèmes digestifs....

La gastro est une inflammation de l’estomac et des intestins qui est causée la plupart du temps par un virus. Il existe un remède naturel pour lutter contre la gastro : L’argile verte en poudre. Celle-ci est capable de capturer le virus et de soulager l’inflammation.

Remède de grand-mère

  1. Versez de l’eau dans un verre.
  2. Ajoutez-y l’argile verte en poudre, une bonne cuilllèrée.
  3. Laissez reposer pendant 10 minutes.
  4. Remuez (avec une cuillère non métallique) et buvez le tout.
  • Boire un verre 3 fois par jour pendant 5 jours. Si vous n'êtes pas coutumier de l'argile, une fois par jour pour commencer.
  • L’argile est contre-indiquée en cas de : hernie abdominale, hypertension artérielle et occlusion intestinale.

PROBLÈMES DIGESTIFS : le système hépato-biliaire se dérègle essentiellement à cause d’une mauvaise alimentation (riche en excitants, en graisses et en protéines animales). Nécessité de traiter ensemble le foie et les intestins. Symptômes : maux de tête, insomnie, fatigue, constipation, problèmes de peau, nervosité, vertiges, nausées. Cures de régénération du foie et de la vésicule biliaire à chaque changement de saison et drainage hépatique nécessaires. Plantes cholérétiques (agissant sue le foie) et cholagogue (agissant sur la vésicule) : romarin, chicorée sauvage, curcuma, trèfle d’eau, jus de pissenlit et de radis noir, jus de betterave.

Cholérétique : boldo, artichaut. Cholagogue : eupatoire. Drainage hépatique et rénal : verge d’or : excellent éliminateur de déchets.

Les fibres sont considérées comme indispensables au métabolisme des glucides et des lipides et au bon fonctionnement digestif

Marcher un peu après le repas facilite la digestion. Mâcher mieux. Éviter de boire pendant les repas.

Faire une petite pause après les repas.

Les maux du système digestif vont nous parler de notre difficulté à avaler, à digérer, à assimiler ce qui se passe dans notre vie. Selon l’organe digestif concerné, nous avons une précision sur la tension ressentie ou la difficulté à digérer l’expérience.

INTESTINS IRRITÉS : argile, pollen, charbon de bois, jus de pomme de terre crue, levures alimentaires. Tisanes : réglisse, mauve, pimprenelle, verveine. Orge, artichaut, carotte, chou, citrouille, mâche, navet, pissenlit, avocat, figue, groseille, mûres, myrtille, orange, pomme, raisin. Éviter : charcuterie, arachides, châtaigne, pois chiche, avoine, datte, fraise, champignon, concombre, légumes crus.

INTOXICATION ALIMENTAIRE : T.M. de calendula : 30 gouttes dans de l’eau 4 à 6 fois / jour. Ou charbon activé 1 cuill à soupe dans de l’eau toutes les 3 heures.

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Evidences...

18 Janvier 2015, 09:43am

Publié par pam

"Le Bouddha n’a fondé aucune religion, mais un code de moralité et des techniques spécifiques de méditation capables de délivrer les êtres de la peine. D’ailleurs, Bouddha disait : “Avant de se soucier de l’essence des dieux, trouvez d’abord la vôtre”, refusant de s’engager dans des discussions philosophiques qui embrouillaient l’esprit au lieu de l’éclairer."

Vana Verouti.

Mademoiselle Maurice

Mademoiselle Maurice

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