Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

que ma joie demeure...

30 Octobre 2014, 08:00am

Publié par pam

“Vous m’avez dit de vous obéir et de sécher ma tête.

- Oui.

- Jamais personne ne s’est soucié de moi. J’ai toujours été seul et c’est toujours moi qui me suis soucié des autres. Vous êtes à peine comme une petite fille et il y a beaucoup de choses que vous ne savez pas. Mais vous venez de dire quelques mots et de faire un petit geste, le geste de votre main vers mes cheveux comme pour les essuyer vous-même. Et ça, jamais personne ne l’a fait. Et voilà que je suis devant une chose nouvelle. J’ai toujours été seul, toujours. Et c’est moi qui ai essayé de sécher les cheveux des autres, vous comprenez. Quand ma tête était mouillée, je savais que ça ne donnait de souci à personne, vous comprenez ? Et c’était amer, vous comprenez ?

... Je n’ai jamais rien demandé à personne parce que j’ai toujours peur qu’on n’accepte pas, et parce que je crains les affronts.”

Jean Giono “Que ma joie demeure”.

que ma joie demeure...

Voir les commentaires

Société post-croissance

29 Octobre 2014, 08:27am

Publié par pam

Pensez-y, la semaine prochaine passera sur Arte le nouveau documentaire de

Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! »

"On peut toujours produire plus, consommer plus, et c’est même le moteur de l’économie. Tous les matins à la radio, vous entendez que c’est parce qu’on n’a pas de croissance qu’on a du chômage, qu’on ne peut pas payer les retraites, etc.

Quand on commence à réfléchir à cette question, on se dit que quelque chose est bizarre dans cette affaire, car on sait que les ressources de la planète sont limitées, ce qui n’est quand même pas un scoop. Le pétrole, le gaz, toutes les énergies fossiles, là-dessus il y a un consensus : on a passé le pic pétrolier et gazier.

C’est-à-dire qu’à partir de maintenant les stocks de ces ressources vont commencer à diminuer, et surtout que le prix de ces ressources va augmenter, ce qu’on constate déjà depuis une dizaine d’années.

Est-ce qu’on va continuer à dire aux français que c’est la croissance la solution à tous nos problèmes, est-ce que ce ne serait pas plutôt le contraire ? Est-ce que ce ne serait pas plutôt le problème la croissance ?

J’ai donc commencé à travailler là-dessus, et j’ai réalisé qu’il y avait une urgence extrême. J’ai véritablement compris, au cours de la dernière année, à quel point le réchauffement climatique était largement en marche, qu’il faisait partie évidemment des conséquences du modèle basé sur la croissance illimitée.

Plus on a de croissance économique et plus on émet de gaz à effet de serre, parce que plus on utilise de pétrole (là-dessus les données sont très claires aussi). Le réchauffement climatique, ce n’est pas pour dans deux cents ans, ce n’est pas pour mes arrières-arrières-arrières petits-enfants, on est déjà dans la tourmente, et d’ici vingt ou trente ans, ce sera très, très dur.

Tout ça est déjà à l’œuvre. Il suffit d’aller en Afrique subsaharienne pour voir que la désertification est déjà en marche, tout comme en Amérique du Nord. En Californie ils ont une sécheresse tellement énorme en ce moment qu’ils ne savent même pas s’ils vont pouvoir sauver leurs arbres fruitiers. En France on a des inondations de plus en plus courantes, des cyclones, etc.

Donc il y a urgence ! Je le dis carrément, il y a véritablement urgence !

Montrer les solutions !

Moi je ne fais que retransmettre ce que m’ont dit les experts qui travaillent de manière indépendante sur ces questions. Donc comme il y a urgence, je pense que mon rôle n’est plus uniquement comme je l’ai fait pendant vingt-cinq ans, de faire des films pour dénoncer des choses et permettre au citoyen d’agir ensuite. Je pense qu’il faut montrer les alternatives, et montrer qu’il faut faire autrement et vite !

Donc mon film n’est pas uniquement une critique de la croissance, il montre aussi que sur le terrain, partout dans le monde, il y a des gens qui ont compris ça. Et c’est vraiment magique. Ils ont compris que si l’on veut sortir du modèle de la croissance illimitée, il faut relocaliser la production de l’alimentation, de l’énergie, et aussi de l’argent. Trois grands mouvements planétaires en ce moment répondent à cela.

Si on avait le courage de se dire : On y va ! On revoit notre paradigme(d’ailleurs il y a une réflexion mondiale actuellement, y compris aux nations unies, pour définir un nouveau paradigme de développement), plein de gens se mobiliseraient, parce qu’il y a plein de gens qui comprennent que de toute façon ça ne marche pas. Il y a plein de gens qui sont sur le bord de la route, il y a huit millions de français qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté, ceux-là n’attendent qu’une chose : qu’on leur propose quelque chose d’autre.

Et cette société-là, finalement, comme elle transparait dans mon prochain film, tous ces gens qui ont franchi le pas à un niveau personnel, individuel, localement, eh bien ils vont beaucoup mieux, ils recréent du lien avec leurs voisins, ils retrouvent un sens à leurs vies, et évidemment ça ne passe pas par une croissance des biens matériels. Mais finalement on coopère plus, on partage plus… On sera obligé de le faire de toute façon donc autant anticiper…

Le changement n’aura lieu que s’il y a suffisamment d’initiatives partout, déjà en place sur le terrain, qui montrent qu’une autre voie est possible, mais pour que cela soit un changement systémique, il faut que les gouvernements soutiennent. Ça ne se fera que s’il y a une volonté politique d’accompagner cela très rapidement.

D’ailleurs ce film est aussi beaucoup sur la résilience, comment est-ce qu’on se prépare à encaisser les chocs, mais dans la bonne humeur et le bonheur…

L’urgence climatique semble passer inaperçue

Car l’enjeu c’est quand même de savoir si nous allons survivre, à plus ou moins long terme, à ces chocs qui nous attendent ; le premier d’entre eux étant bien évidemment le réchauffement climatique.

Vous avez vu le dernier rapport du GIEC, il y a quinze jours, si on ne fait rien, si on fait « business as usual » : 4,8° d’augmentation de la température, c’est inouï ! Ça veut dire plus d’un mètre d’élévation du niveau de la mer, ça veut dire des millions de réfugiés climatiques, ça veut dire que la production alimentaire va être totalement perturbée, et ça veut dire beaucoup de souffrances…

Je suis complètement sidérée de voir que quand le GIEC sort un rapport comme celui-ci, où il tire vraiment la sonnette d’alarme, on ne fasse pas ce qu’on a fait le 11 septembre. Le fameux 11 septembre. Nous étions en montage d’un film et tout d’un coup tout s’est arrêté partout, en boucle, on a parlé que de ça, la 11 septembre, le 11 septembre, pendant des journées entières. Les plateaux de télé, les experts qui défilaient, etc.

C’est ça qu’on aurait dû faire depuis le dernier rapport du GIEC, c’est-à-dire se dire attention, là c’est trop grave… mais non, il ne s’est rien passé, ça a été traité vraiment comme une petite info, dans la plupart des médias. Pas une déclaration d’un homme politique de haut niveau, disant attention ce rapport est vraiment très grave. Le déni.

On a besoin de nouveaux hommes politiques, éclairés. Pour l’instant, la classe politique telle qu’elle est, est très verrouillée, très empêtrée dans cette conception du développement qui a fait les Trente glorieuses.

Donc il faut vraiment changer de logiciel, et je pense qu’on a besoin d’une nouvelle classe politique constituée de jeunes, qui aient déjà intégré tout ça, et qui ne soient pas dans cette conception totalement dépassée."

Société post-croissance

Voir les commentaires

Bonheur...

28 Octobre 2014, 07:52am

Publié par pam

“Le bonheur n’arrive pas automatiquement, ce n’est pas une grâce qu’un sort heureux peut répandre sur nous et qu’un revers de fortune peut nous enlever ; il dépend de nous seuls. On ne devient pas heureux en une nuit, mais au prix d’un travail patient, poursuivi de jour en jour. Le bonheur se construit, ce qui exige de la peine et du temps. Pour devenir heureux, c’est soi-même qu’il faut savoir changer.”

Luca et Francesco Cavalli-Sforza in “La science du bonheur”.

Bonheur...

Voir les commentaires

Défenses immunitaires.

26 Octobre 2014, 08:49am

Publié par pam

Face à l’environnement, l’organisme garde son caractère unique et individuel, ancré dans son patrimoine héréditaire, grâce au système immunitaire. Il doit d’une part repousser tout corps étranger qui cherche à pénétrer, et d’autre part garder son milieu interne intact. Les réactions immunitaires peuvent être normales, accrues ou affaiblies. Si le système immunitaire ne peut répondre à la pénétration d’un corps étranger dans l’organisme, un état d’immunodéficience s’installe.

Au fil des millénaires, l’organisme humain s’est adapté aux conditions naturelles grâce à ses multiples mécanismes d’adaptation. Ce n’est qu’au siècle dernier que la chimie et l’industrie se sont intéressées à l’alimentation, entraînant pour la première fois depuis l’histoire de l’humanité de profondes et rapides modifications dans les aliments. Mais d’un point de vue génétique, l’organisme n’a pas pu s’adapter aussi vite à de tels changements. Fortement surchargé par les substances étrangères, il doit fournir plus d’efforts pour les transformer.

Le système immunitaire dépend de l’équilibre entre effort et repos. Tout être vivant évolue dans un équilibre dynamique. Nous mangeons, buvons, respirons, allons à la selle et urinons. Malgré ce transfert continuel à travers l’organisme, celui-ci reste globalement plus ou moins stable. Si nous fournissons trop d’efforts ou de nous reposons pas assez, nous contractons une maladie qui a inévitablement des répercussions sur le système immunitaire. En effet, celui-ci s’affaiblit s’il est surmené de manière prolongé. Il n’est plus en mesure de gérer correctement les mécanismes internes au niveau du métabolisme, des cellules vieillissantes ou mortes ou encore des infections dans l’espace intracellulaire. C’est pourquoi il faut un juste équilibre entre effort et repos et à ce titre une alimentation équilibrée joue un rôle essentiel.

Défenses immunitaires.

ANTIOXYDANTS :

Nutriments qui permettent de lutter contre le phénomène d’oxydation et la libération des radicaux libres. Est antioxydante toute substance capable de réduire, réparer ou prévenir les dégâts causés par les radicaux libres.

Protecteurs de certains éléments nécessaires au fonctionnement des cellules de l’organisme, contre leur oxydation ; qui empêchent l’oxygène moléculaire d’agir comme un agent oxydant ou un radical libre.

La théorie des “radicaux libres et antioxydants” date de 1956 aux États-Unis, est à l’origine d’un décryptage différent de la survenue des maladies et des effets toxiques des médicaments et de l’environnement, véritable révolution médicale et alimentaire. La plupart des maladies trouvent leur origine dans un mauvais équilibre entre trop de radicaux libres et pas assez d’antioxydants. Le système est responsable du vieillissement en général, des articulations en particulier.

Antioxydants : polyphénols, flavonoïdes, tanins... Ils empêchent dans notre organisme l’action destructrice du radical oxygène agressif. Cet oxygène ou stress oxydatif crée des radicaux libres et apparaît sous l’influence de facteurs de risque comme tabagisme, alimentation déséquilibrée, produits toxiques mais aussi inflammations chroniques. Réaction en chaîne infernale.

Ils jouent un rôle dans la prévention de différents cancers et des maladies cardio-vasculaires, ils ont la propriété de renforcer le système immunitaire, ils assurent la protection des cellules.

Les plus connus sont les vit A,C et E, le zinc et le sélénium.

Aliments les plus antioxydants : abricot, ail, avocat, bette, brocoli, carotte, chou, citron, cresson, épinard, figue, fraise, kiwi, mangue, orange, pamplemousse, poivron, pomme, tomate. algues, blé germé, luzerne, pollen, gelée royale, eau de mer, cassis.

Plantes : aiguilles et écorces de pin maritime, ginkgo biloba, thé vert, échinacée, éleuthérocoque, cassis, pamplemousse, romarin, millepertuis, sauge, camomille gingembre, harpagophytum, shiitake, maïtaké, frêne, thym, tanaisie, curcuma, reine des prés...

Les épices tiennent toutes une place de choix dans le palmarès des antioxydants, et le gingembre fait partie du top 3 avec la cannelle et le curcuma, ce qui en fait un excellent aliment contre le cancer.

Défenses immunitaires.

Voir les commentaires

Ye tang che...

26 Octobre 2014, 07:43am

Publié par pam

“Ye tang che signifie en tibétain complètement épuisé (ras-le-bol total), ce mot décrit une expérience d’absence totale d’espoir. C’est le commencement.

Si nous n’abandonnons pas l’espoir, l’idée qu’il existe quelque part un endroit où nous serions mieux, qu’il existe quelqu’un de mieux que nous pourrions être, alors nous ne nous détendrons jamais là où nous sommes avec la personne que nous sommes.

Le mot attention signifie être bien là où nous sommes.

La souffrance commence à se dissoudre quand on est capable de remettre en question la croyance ou l’espoir qu’il existe un endroit quelconque où se cacher.”

“Nous sommes tous accro à l’espoir - l’espoir que le doute et le mystère vont disparaître.”

Pema Chödrön. “Conseils d’une amie pour des temps difficiles”.

Ye tang che...

Voir les commentaires

Peurs, quotidien et révolution...

25 Octobre 2014, 06:28am

Publié par Le Marginal

Le Marginal

Pour que ce monde marche ainsi, les puissants de ce monde utilisent 2 leviers parfaitement connus, et développés consciemment : la peur et l’intérêt personnel !

1/ La peur rend les individus et les masses manipulables ;
2/ L’intérêt personnel rend les gens individualistes, égoïstes, séparés les uns des autres… et donc manipulables !

Concrètement, pour que cela fonctionne, il est important que les milliards de citoyens du monde soient :

- dans la peur de l’insécurité tout en croyant que tout est fait pour leur sécurité,
- dans la peur de la maladie tout en croyant que tout est fait pour une meilleure santé,
- dans la peur du manque tout en croyant qu’il faut toujours avoir plus pour être heureux,
- dans la peur de la mort tout en croyant à l’urgence de vivre et surtout qu’il faut en profiter le plus possible et le plus vite possible
- dans la peur de l’autre tout en croyant que tout est fait pour un monde meilleur, etc.

Ainsi, il devient facile de rendre les milliards d’habitants dépendants et manipulés, au service d’un système qui donne toujours plus de pouvoir à quelques familles et multinationales influentes auxquelles même les gouvernements sont soumis !

Tout ce système est parfaitement pensé, anticipé, étudié et coordonné dans les sphères cachées de ceux qui tirent les ficelles !

Cette compréhension des leviers est nécessaire pour agir avec SAGESSE : elle permet de se rendre compte que la seule solution viable à long terme est individuelle… et surtout intérieure !

Elle demande à chacun d’abandonner le fait de croire que la faute est chez l’autre, chez nos gouvernants ou dans le capitalisme : nous sommes TOUS responsables !

Elle demande une présence et une attitude réfléchie et responsable de ses dépenses, de ses choix de vie, de son alimentation et de sa consommation.

Elle demande d’être autonome et de ne pas suivre le troupeau, d’oser être différent, et de l’assumer.

Elle demande de ne pas juger, ni condamner, ni renier, ni exclure, mais d’agir en connaissance de cause, dans la sagesse et le respect de tous et de tout, y compris de tout ce système tel qu’il est… afin de ne pas continuer à générer, par ses pensées et ses attitudes, les exclusions, les conflits et les guerres.

Elle ne demande pas de combattre ce système, mais d’agir tout simplement, à son petit niveau, pour ne plus continuer à faire vivre ce système, ni par ses façons d’être et d’agir, ni par son argent !

Notre argent peut nourrir ou non ce système !
Nos attitudes peuvent alimenter ou non la peur et l’intérêt personnel !
Notre vie peut servir l’être… ou l’avoir !

Cette révolution appartient à chacun, dans son quotidien !

Peurs, quotidien et révolution...

Voir les commentaires

sociétés inégalitaires... droit dans le mur

24 Octobre 2014, 08:09am

Publié par pam

extraits de "Plaidoyer pour l'altruisme" de Matthieu Ricard.

38 - Combattre les inégalités.

"Le déséquilibre entre les riches et les pauvres est la plus fatale et la plus ancienne des maladies des républiques." Plutarque.

Inégalités présentes partout dans la nature. Inégaux physiquement, intellectuellement ou de la richesse à la naissance, nous sommes égaux dans notre désir de ne pas souffrir et de nous épanouir dans la vie. La société a le devoir de ne pas délaisser ceux qui souffrent. Inégalités territoriales, économiques, sociologiques (mode de vie) ou sanitaires, inégalités d'éducation ou de conditions professionnelles, inégalités dans l'administration de la justice, dans la fiscalité, entre ceux qui subissent leur vie et ceux qui en jouissent.

Les inégalités économiques augmentent presque partout dans le monde ; aux USA 1% des plus riches détiennent 40% de la richesse du pays alors qu'ils n'en possédaient que 13% il y a 25 ans. Moralement injustifiable, un tel niveau d'inégalité est un fléau pour la société.

Cercle vicieux : d'après Spiglitz, l'inégalité est la cause et la conséquence de la faillite du système politique, et elle alimente dans notre système économique une instabilité qui l'aggrave à son tour. Dans les sociétés les plus inégalitaires, les institutions financières et politiques s'affairent énergiquement à maintenir l'inégalité aux profits de la minorité dominante.

Aux USA en 2011 un patron touchait en moyenne 253 fois plus qu'un salarié (au lieu de 30 fois il y a 50 ans, et 16 fois aujourd'hui au Japon). En France, revenu annuel d'un "grand patron" égal 400 à 1500 ans de SMIC, celui des cadres sup et de certains sportifs correspond à 35 ans de SMIC ; 23 ans pour un cadre de la finance, 18 ans pour un dirigeant d'entreprise salarié. Edgar Morin : dans le contexte français, la nouvelle pauvreté, celle des précarisés, des dépendants, des sans-défense, celle du "quart-monde" est la première à s'aggraver.

Existe-t-il vraiment un patron qui mérite d'être payé 300 fois plus que ses employés ?

Les USA se fracturent de plus en plus vite, pendant que les plus nantis s'enrichissent considérablement, la situation de la majorité des Américains se dégrade.

Les pays les plus égalitaires sont les pays scandinaves ou l'écart de revenus entre les 10% les plus pauvres et les 10% les plus riches n'est que de 1 à 6.

En France, entre 1998 et 2005, le revenu des 3500 foyers les plus riches a augmenté de 42%, tandis que le revenu moyens des Français n'augmentait que de 6%.

Presque partout dans le monde, l'inégalité des revenus ralentit la croissance et provoque des crises financières.

Jacques Attali : Le cinquième de l'humanité le plus riche reçoit 86% du revenu mondial, contre seulement 1% pour le dernier cinquième. La richesse totale du milliard d'êtres humains les plus déshérités est aujourd'hui égale à celle des 100 plus riches……

Les femmes, quant à elles, ne gagent que 10% du revenu mondial, alors qu'elles effectuent les deux tiers du travail de l'humanité.

Rapport de l'OCDE de 2011 : le contrat social commence à se lézarder dans de nombreux pays. Cette étude balaie l'hypothèse qui voudrait que les bienfaits de la croissance économique se répercutent automatiquement sur les catégories défavorisées, et qu'un surcroît d'inégalité stimule la mobilité sociale. Sans stratégie exhaustive de croissance solidaire, le creusement des inégalités se poursuivra.

L'OCDE souligne la nécessité pour les gouvernements de réviser leur fiscalité, afin que les plus nantis assument une part équitable de la charge fiscale.

Une enquête, menée par le Forum économique mondial de Davos auprès de plus d'un milliers d'experts, conclut que l'inégalité doit être considéré comme le problème le plus urgent de la décennie à venir.

Exception sud-américaine : le taux de pauvreté y a baissé de 30% durant les 10 dernières années. Progrès dû à l'éducation, à l'égalisation des salaires et aux avantages sociaux accordés aux familles à condition qu'elles envoient leurs enfants à l'école. Le salaire minimum à travers tout le continent a grimpé en flèche depuis 2003 (plus de 50% au Brésil). Il en va de même pour les retraites, indexées sur les salaires. Les gouvernements sud-américains dépensent maintenant une part nettement plus grande de leur PIB à l'éducation des enfants des 20% les plus pauvres que ne le font les USA.

Selon Wilkinson, épidémiologiste anglais et Kate Picket, une plus grande égalité entraine des sociétés en meilleure santé, où règnent une harmonie et une prospérité plus grandes.

Ils démontrent que pour chacun des paramètres sanitaires ou sociaux (santé physique, santé mentale, réussite scolaire, statut de la femme, confiance en autrui, obésité, toxicomanie, violence, homicides, taux d'emprisonnement, montée dans l'échelle sociale, grossesses précoces, mortalité infantile, bien-être des enfants en général) les résultats sont bien pires dans les pays où l'inégalité est la plus grande.

On pourrait abaisser de 10% la mortalité des 15-60 ans dans les 30 pays les plus riches en réduisant les inégalités de revenus. L'espérance de vie est meilleure dans les pays les plus égalitaires (Japon, pays scandinaves) où la cohésion sociale est forte, tandis que les USA sont les derniers du classement des 30 pays les plus riches. De même pour les contributions à l'aide internationale en proportion du PIB : bien plus importante dans les pays scandinaves mais 4 fois moindre aux USA, Australie, Portugal, champions en matière d'inégalités.

La confiance dans les autres joue en particulier un rôle très important dans la bonne marche d'une société. Or, le niveau de confiance est étroitement lié au degré d'égalité.

Les inégalités sont source de mépris et de rejet (stigmatisation de certains groupes : noirs, immigrés…). Tocqueville : "Ainsi, le même homme qui est plein d'humanité pour ses semblables quand ceux-ci sont ses égaux, devient insensible à leurs douleurs dès que l'égalité cesse."

Les grands écarts de richesse engendre des sociétés violentes et conflictuelles, car la richesse n'est pas seulement mesurable en volume de biens, mais en termes de qualité relationnelle. Il en découle aussi, de la part des plus pauvres, un retrait de la vie publique et une forte abstention lors des élections.

À l'inverse, la solidarité profite aux pauvres quand la coopération l'emporte sur la compétition, mais elle profite également à la classe moyenne et aux classe aisées, qui se portent mieux quand l'éventail des disparités est réduit. Les sociétés démocratiques les plus égalitaires sont aussi les plus prospères à la longue (cf. la Suède).

Ce n'est pas l'enrichissement des plus riches qui stimule l'économie et profite à tous mais l'enrichissement des plus pauvres qui profite à tous, même aux riches !

Edgar Morin propose pour réduire ces inégalités de revoir à la baisse ou d'effacer les dettes des pays pauvres, de leur fournir à des prix abordables sources d'énergies renouvelables et médicaments, et gratuitement les traitements contre les pandémies et les aliments en cas de famine. Il faut aussi rétablir l'autosuffisance vivrière des pays qui l'ont perdue et juguler les spéculations financières qui font fluctuer artificiellement les prix des produits de base. Il faut aussi lutter contre la corruption qui détourne l'aide apportée aux pays pauvres tout en accroissant les inégalités. En Scandinavie, la principale source de l'égalité est le redistribution des ressources par l'État : les taux d'imposition sont élevés mais les services sociaux très importants. Ils restent pourtant parmi les pays à la croissance est la plus forte et la plus stable.

Synthèse d'experts dans The Economist : réformes pour réduire les inégalités dans le monde : en premier lieu sévir contre la corruption, le népotisme (Chine et autres pays émergents), les trafics d'influences qui permettent à des individus et des multinationales d'exercer des pressions indues sur les gouvernements et de jouir de monopoles leur permettant de maintenir la mainmise sur les marchés. Les grandes entreprises et les banques font du chantage aux États sous prétexte que leur faillite entraineraient des catastrophes nationales, échappant ainsi à toute sanction pour leur gestion déplorable, voire malhonnête. Il faut aussi réduire les abus et les gaspillages, et instaurer une protection sociale efficace, tout en demandant plus d'aide financière aux plus riches et aux plus âgés. L'Amérique Latine a montré que c'était possible en liant l'aide sociale à l'implication des citoyens dans l'apprentissage professionnel et dans l'éducations e leurs enfants.

L'impôt sur le revenu doit être considéré comme un moyen de financer l'État et de réduire les inégalités, et non comme un outil pour punir les riches. Il faut surtout s'assurer que l'imposition est bien progressive et que le système fiscal devienne plus efficace en éliminant entre autres les paradis fiscaux. Les plus riches disposent de toutes sortes de stratagèmes pour échapper à l'impôt et déduire des sommes considérables de leurs déclarations de revenus, ce qui accentue encore les inégalités.

Cela est vrai aussi au niveau des entreprises. Aux USA, les compagnies pharmaceutiques ont obtenu de l'État qu'il ne négocie pas le prix des médicaments remboursables par la sécurité sociale, recevant ainsi un cadeau (des contribuables) d'au moins 50 milliards de dollars chaque année…..

Une société inégalitaire est une société fracturée. Les leaders politiques doivent réparer cette fracture et combler les inégalités qui sauf en Amérique Latine et dans les pays scandinaves, n'ont cessé de se creuser depuis les années 1970. Il faut favoriser une économie du bien commun, fondée sur la solidarité, la réciprocité et la justice sociale appelée "économie positive", économie altruiste qui restaure le bien-être social et le capital écologique.

sociétés inégalitaires... droit dans le mur

Voir les commentaires

Au fil d'Ariane...

23 Octobre 2014, 08:21am

Publié par pam

Voir les commentaires

Toxicomanie suite...

22 Octobre 2014, 06:02am

Publié par pam

Extraits de "Santé parfaite" de Deepack Chopra.

COMMENT ARRÊTER DE FUMER.

Il vaut mieux cajoler le corps pour faire cesser la dépendance que de l’y contraindre par la force. Un brusque sevrage cause beaucoup de stress.

Nous invitons les fumeurs à continuer de transmettre des signaux au corps quantique, surtout basés sur leur souhait d’arrêter de fumer. On peut arrêter juste une journée. Un message plus puissant est la méditation : il se peut que vous n’ayez besoin de rien d'autre. Sur 5000 méditants, dont 34% au moins fumaient, ceux-ci ont cessé de fumer à 99% pour les hommes et 96% pour les femmes. 3 règles à prendre en considération :

- N’essayez pas d’arrêter de fumer, toute détermination obstinée va vous condamner à l’échec. La nicotine crée une dépendance, de même que la manie de chercher une cigarette. Pour faire cesser ces habitudes, il faut que l’abstinence soit aussi inconsciente que le fait de s’y adonner au départ.

- Gardez vos cigarettes sur vous, le fait de vous en séparer va vous procurer une envie encore plus forte d’en retrouver, allant jusqu’à la panique.

- Observez les réflexes automatiques qui vous contraignent à allumer une cigarette et cherchez à vous en détacher.

Tous les fumeurs allument automatiquement leur cigarette à partir d’un réflexe conditionné : décrocher le téléphone, allumer la télé, se mettre au volant, discuter, finir un repas, être mal à l’aise. Vous connaissez vos manies, sinon soyez attentif durant une journée. Ces réflexes sont les signaux Vata qui vous font agir d’une manière impulsive. Si vous ne remarquez pas que vous êtes en train d’allumer une cigarette, c’est parce que votre esprit a sombré dans un trou l’espace d’un instant et que Vata en a profité pour prendre le dessus.

Il faut désamorcer ce pilote automatique. La façon de faire est étonnante simple : fumez consciemment en portant votre attention sur l’acte de fumer; le moyen qui s’avère le meilleur et a permis le plus d’arrêt est celui-ci :

- Quand vous vous surprenez à allumer une cigarette, faites une petite pause et demandez-vous si vous voulez vraiment cette cigarette.

- Si c’est le cas, sortez et asseyez-vous seul avec vous-même. Fumez la cigarette sans distraction.

- Pendant que vous fumez, portez l’attention sur votre corps. Ressentez la fumée dans vos poumons, ressentez les sensations dans la gorge, le nez, la bouche, l’estomac...

- prenez papier, crayon et inscrivez ce que vous avez ressenti et l’heure. Notez avec soin chaque cigarette en indiquant si vous l’avez fumé consciemment ou mécaniquement et ce que vous avez ressenti.

Peu importe le nombre, notez simplement chaque cigarette. Vous allez devenir un fumeur conscient au lieu d’être une machine à fumer.

Réduire la dose est presqu’aussi important que de cesser. Cela permet de préparer la voie pour arrêter complètement, et de diminuer aussi les risques sur votre santé, causés directement par cette habitude nocive.

COMMENT SE GUÉRIR DE LA TOXICOMANIE CHEZ SOI.

Des toxicomanes préfèrent vivre avec leur problème que d’en parler à des étrangers. On peut respecter ça si le toxico prend des mesures concrètes pour s’en sortir. Programme chez soi :

- Apprentissage de la méditation.

- Désintoxication de l’organisme soit à la maison soit sous contrôle médical.

- Régime adapté (en commençant par des aliments qui pacifient Vata, jusqu’à la disparition des signes de déséquilibre Vata).

- Exercices ayurvédiques réguliers.

- Routine quotidienne de massages à l’huile (abhyanga) pour apaiser le Vata perturbé.

La période initiale est la plus stressante pour le corps. Mais essentiellement, il s’agit d’une autoguérison. Personne ne va vous forcer à suivre le programme, vous ne subirez ni contrainte ni pression.

Veillez à bien prendre le temps chaque matin de faire un abhyanga sur tout le corps, et le soir un deuxième massage plus court est recommandé, pratiqué lentement et doucement sur tête, épaules, pieds.

Lorsque vous abandonnez une habitude quelle qu’elle soit, il faut de la régularité. Plus vous serez capable d’être régulier en ce qui concerne tous les aspects de votre journée, mieux et plus vite vous parviendrez à inciter Vata à revenir à la normale. N’essayez pas de le forcer à retrouver l’équilibre, c’est impossible. Il vous faut l’apaiser et le cajoler. La période qui devrait être la plus douce de votre vie est celle où vous êtes en train de rééquilibrer votre corps.

D’autres traitements peuvent compléter le programme :

- Musique : en écouter est extrêmement apaisant pour le système nerveux lorsque vous purifiez votre corps. 15 minutes matin et soir avant le coucher.

- Aromathérapie : diffuser dans votre chambre des arômes appropriés pour pacifier tel ou tel dosha vous aidera à vous détendre au moment du coucher.

- Compléments alimentaires à base de plantes : l’Amrit Kalash permet de commencer à rétablir le lien entre corps et esprit au niveau des cellules et de renforcer les tissus endommagés par les drogues.

Aucun traitement contre la toxicomanie ne peut réussir à long terme sans compassion ni compréhension : faites-vous aider par quelqu’un qui possède ces qualités.

Les toxicomanes doivent apprendre à se faire confiance eux-mêmes et à se sentir à l’aise en ce qui concerne leur mode de vie. Ce n’est pas en accroissant peur et anxiété qu’on parviendra à quelque chose de productif. On peut s’en remettre en toute confiance à la nature : le corps d’un toxico retournera à l’équilibre s’il est traité correctement.

Si vous êtes gravement dépendant, vous avez peut-être le sentiment d’avoir gâché toute votre vie : la plupart des toxicos ont fait endurer des souffrances aussi bien aux membres de leur famille ou à leurs amis qu’à eux-mêmes. Il faut prendre conscience que cette négativité n’est pas vous. Elle est la conséquence de l’ama mental et physique qui s’est accumulé avec le temps. (ama mental = pensées et humeurs impures ou négatives, ama physique = impuretés résiduelles qui se déposent dans les cellules à la suite d’une mauvaise digestion)

Ayez la même attitude qu’envers la saleté : lavez-la et n’y pensez plus.

Si d’autres cherchent à vous rappeler à quel point vous avez été destructeur dans le passé, prenez leurs critiques aussi calmement que possible. Le passé est le passé. Vous ne pouvez pas le revivre et vous ne devriez pas essayez de vous le remémorer.

Il est très important de rechercher la compagnie de gens sains et normaux. Si vous ressentez le besoin, trouvez un conseiller positif et compatissant. Évitez tout individu ayant une approche fanatique ou agressive à l’égard des toxicomanies.

Il est normal d’avoir des rechutes. Vous ressentirez de la déception, mais essayez de voir qu’il ne s’agit pas au fond d’un échec personnel. Il faut de temps au corps pour redevenir normal. Si vous ne pouvez résister à un petit verre, une cigarette ou une pilule, ce sont vos doshas conditionnés qui vous y forcent. Ils sont puissants mais vous l’êtes bien plus qu’eux. Votre soi essentiel n’est pas affecté par la toxicomanie, il est heureux, libre, au-dessus de tus les problèmes et en paix. Une fois que vous aurez commencé à toucher ce soi réel qui est le vôtre, tout se mettra à aller mieux. Soyez patient, accordez-vous de refaire surface dans la liberté.

La mesure de votre réussite ne tient pas aux jours passés sans rechute, vous devriez plutôt repérer divers signes positifs comme : l’acceptation de vous-même, le bonheur, les moments de joie et de plaisir, le retour d’un bon appétit et de l’appréciation de la nourriture, l’amélioration du sommeil et un apaisement dans les rêves, l’absence de mauvaise haleine ou d’odeurs corporelles, l’accroissement de la force et de l’endurance physiques, la régularité des fonctions physiologiques (digestion, respiration, coordination motrice...).

Tous ces aspects finiront par émerger au fil du temps. La grande joie que l'on ressent à se purifier vient de ce que le corps aime se sentir propre. Vous êtes en train de vous nettoyer au dedans et au dehors. C’est un processus naturel qui procure de plus en plus de résultats à mesure qu’il se poursuit. Les rechutes temporaires ne sont que des obstacles mineurs tant que vous garder la volonté de vous relever et de recommencer.

Toxicomanie suite...

Voir les commentaires

Toxicomanies...

21 Octobre 2014, 07:27am

Publié par pam

Extraits de “Santé parfaite” Dr Deepak Chopra.

Chapitre 8 - COMMENT SE LIBÉRER DES TOXICOMANIES.

Notre société est de plus en plus toxicomane. Rien ne parvient à faire cesser le problème du tabac, même si la consommation diminue. Les programmes coûteux de désintoxication de l’alcool et des drogues n’ont que peu de succès. Les drogues dures se multiplient. Les jeunes sont touchés les premiers. (sans parler de toutes le pilules légales : somnifères, anxiolytiques…..)

LA GUÉRISON EST ANCRÉE DANS LA MÉMOIRE.

La mémoire de la perfection ne peut pas se perdre, c’est l’essence de la guérison quantique. Un individu intoxiqué souffre toujours d’une grave perte d’équilibre, les messages clairs de santé émis par le corps quantique sont soit très déformés soit inexistants. Une distorsion de l’intelligence se produit au niveau très profond chez le toxicomane. Peu importe que l’accoutumance soit physique ou mentale, acquise ou héréditaire, au niveau quantique toutes ces influences se fondent. La mémoire, smitri, régit tous les choix que nous faisons en tant qu’organismes biologiques. Il faut parler à la mémoire de la cellule pour qu’elle se transforme et même la mémoire d’une cellule est capable de survivre à la cellule elle-même. Il faut donc transformer la matrice en mémoire si l’on veut se débarrasser d’une toxicomanie. Il n’est pas suffisant d'éliminer les toxines physiques présentes dans les cellules, ni de donner des conseils au toxicomane ou d’essayer de lui enseigner d’autres modes de comportement. Ces étapes jouent leur rôle mais il faut déraciner la toxicomanie de la mémoire.

UN TRAITEMENT RADICAL AGISSANT SANS QU’ON AIT BESOIN D’INTERVENIR.

Les programmes de désintoxication basent leurs stratégies sur la nécessité de faire face et l’importance de la vigilance en vue de se prémunir contre un retour possible du problème. On cherche la guérison en transformant les toxicomanes en non-toxicomanes invétérés.

Dans l’Ayurveda, la démarche est contraire : le toxicomane va cesser son habitude lorsqu’on lui offrira une source de satisfaction plus grande. Car la toxicomanie est une recherche de satisfaction. Elle cause des dégâts inouïs, permet d’en retirer un certain plaisir, un soulagement au stress massif que le toxicomane ressentirait sans elle. Les toxicomanes maintiennent leurs habitudes faute de connaître d’autres moyens pour s’en sortir. Les sentiments de culpabilité, honte, remords, autocritique sont impuissants à les aider.

Lorsqu’on enseigne la méditation aux toxicomanes, leur degré d’anxiété décroît, ayant pour effet une diminution de leur consommation de drogue, tabac ou alcool. Traitée à un stade précoce, la toxicomanie est ainsi facile à guérir.

En éliminant les distorsions causées par le stress, la méditation régénère la mémoire de l’équilibre présente dans le système nerveux. La pratique régulière sollicite cette mémoire de manière réitérée, jusqu’au moment où, avec le temps, les cellules retournent à un état normal, échangeant leurs récepteurs anormaux contre d’autres plus normaux. Une fois les circuits d’intelligence réparés, les cellules choisissent automatiquement les signaux du corps favorables à la santé. Le cycle qui avait été rompu par la toxicomanie est rétabli.

On a établi par expérience (1972) que la plupart des gens cessent leur toxicomanie au bout de 21 mois de méditation quotidienne. En 3 mois, la moitié des gens réduisent ou cesse leur consommation. Et cela sans autre programme de réhabilitation. Personne ne leur avait demandé d’arrêter ou de réduire. Ces diminutions spontanées suggère qu’en réduisant stress et anxiété, en accroissant le niveau de satisfaction intérieure, la moitié des toxicomanes cessent leurs habitudes.

Ces expériences ont les mêmes résultats concernant alcool, tabac, drogues douces ou dures.

Toxicomanies...

LA TOXICOMANIE ET LES DOSHAS.

Il existe donc un mécanisme d’autocorrection inhérent chez le toxicomane, qui peut être déclenché simplement en permettant à l’esprit de le contacter. Les gens qui s’adonnent à ces excès se sont conditionnés et écartés du désir naturel du corps, qui vise à atteindre l’équilibre. Au début, leur faculté de garder le contrôle sur ces manies peut demeurer relativement intact, les toxicomanes croient alors qu’ils peuvent encore contrôler leur mauvaise habitude. Puis vient une période, des mois ou des années, où les trois doshas s’aggravent de façon chronique. Généralement, Pitta est profondément aggravé : humeurs violentes et irrationnelles, peau qui rougit, propension anormale à la transpiration et à la soif, et à divers troubles digestifs.

Le déséquilibre du dosha (Dosha = l’un des trois principes métaboliques fondamentaux reliant corps et esprit) Vata (Vata = dosha responsable du mouvement) entraîne un comportement impulsif. Quand il est très aggravé, l’envie de la drogue sera irrépressible. Alors que la maîtrise sur ces envies se dégrade, la culpabilité se développe, le toxicomane s’identifie à son manque de contrôle de soi. Ne sachant pas qu’il est en train de suivre une injonction de Vata (comme nous le faisons tous mais de façon pus saine), le toxicomane ne voit qu’une chose : toutes les bonnes résolutions qu’il prend pour s’arrêter échouent misérablement. C’est Vata lui-même qui est le vrai drogué. Les phases de cette accoutumance ressemblent à celles qui accompagnent toute détérioration du système nerveux central. C’est pourquoi tremblement des mains dû au manque de sommeil, ou maladie de Parkinson, maladies mentales et alcoolisme apparaîtront tous identiques à un oeil non exercé. Vata passera généralement par les étapes de déclin suivantes :

- léger déséquilibre : agitation, pensées dispersées, accroissement de l’inquiétude, sursauter, perte de mémoire et de concentration, absence de fraîcheur intérieure.

- déséquilibre modéré : insomnie, perte de la coordination physique, tremblement des mains, anxiété, perte de l’appétit, pensées incohérentes, sensations temporaires de faiblesse physique et de vide.

- grave déséquilibre : insomnie chronique, perception perturbée (objets semblant distants et irréels), tremblement incontrôlable de la tête et des mains, apathie, perte totale d’appétit, perte généralisée de tous désirs, illusions et hallucinations.

Un alcoolique au dernier degré (delirium tremens) et un schizophrène sont des exemples de Vata perturbé à son point extrême.

Len point sensible de toute toxicomanie est que les mêmes symptômes de détresse sont causés par l’habitude et aussi par la cessation de l’habitude. Vata a été conditionné à accepter la présence de l’alcool. Dès qu’on retire la drogue, Vata essaye de se défaire de son mauvais conditionnement et de revenir à la normale. Lorsqu’il retourne à l’équilibre, ce qui exige l’élimination de l’excès de Vata, le corps est plus que jamais Vata, d’où tremblements, insomnie, anxiété qui accompagnent le sevrage.

Quand le système nerveux est déséquilibré au niveau chimique, Vata n’a plus d’ancrage, il ne suit plus le cycle quotidien de repos et activité permettant de stabiliser tous les autres rythmes biologiques qui sont coordonnés chez tout sujet sain. La pratique régulière de la méditation procure la stabilité d’un repos profond, alternant avec l’activité de la vie quotidienne. Les gens faiblement et récemment drogué peuvent facilement cesser leurs mauvaises habitudes.

suite demain...

Toxicomanies...

dépendances

“Nous utilisons toutes sortes de méthodes pour nous échapper - toutes les dépendances ont pour origine ce moment où nous rencontrons notre limite et où nous ne pouvons tout simplement y faire face. Nous avons le sentiment que nous devons l’adoucir, l’amortir avec quelque chose et nous devenons dépendant de ce qui semble atténuer la douleur.

La méditation est une invitation à percevoir l’instant où nous atteignons notre limite et à ne pas nous laisser emporter par l’espoir ou la peur.”

Pema Chodron in “Conseils d’une amie...”.

“Se détendre dans le moment présent, se détendre dans l’absence d’espoir, se détendre avec la mort, ne pas s’opposer au fait que les choses changent tout le temps, qu’elles n’ont pas de substance durable, c’est ça le message de base. Parler de l’absence d’espoir et de la mort, ça veut dire faire face aux faits. Aucune fuite de la réalité. Nous pouvons continuer à avoir des dépendances de toutes natures, mais nous cessons de croire qu’elles sont autant de portes d’accès au bonheur.”

Pema Chodron in “Conseils d’une amie...”.

Voir les commentaires

1 2 3 > >>