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religions

Athéisme...

14 Janvier 2015, 08:54am

Publié par pam

Michel Onfray, "Animanuel de philosophie" (extraits, résumé...) :

2 - ATHÉISME ET SORTIE DU NIHILISME.

La religion ? Une invention des hommes pour s’assurer le pouvoir sur leurs semblables.

L’historiographie dominante occulte la philosophie athée. Organisation de l’oubli. L’Université rabâche toujours le contrat social rousseauiste, la tolérance voltairienne, la criticisme kantien, ces images d’Épinal philosophiques. Et rien sur l’athéisme de d’Holbach, sur sa lecture décapante et historique des textes bibliques ; rien sur la critique de la théocratie chrétienne, de la collusion de l’État et de l’Église, sur la nécessité d’une séparation des deux instances ; rien sur l’autonomisation de l’éthique et du religieux ; rien sur le démontage des fables catholiques ; rien sur le comparatisme des religions : rien sur le concept d’éthocratie ou la possibilité d’une morale post-chrétienne ; rien sur l’intolérance constitutive du monothéisme chrétien : rien sur l’invitation à utiliser une partie des biens de l’Église au profit des pauvres : rien sur le féminisme et la critique de la misogynie catholique.

Ludwig Feuerbach ne nie pas l’existence de Dieu, il dissèque la chimère : Dieu est une fiction, une création des hommes, une fabrication obéissant à des lois, en l’occurence la projection et l’hypostasie ; les hommes créent Dieu à leur image inversée. Il est immortel, parfait, infini, illimité, omniscient, omnipotent, omniprésent, tout-puissant, au ciel. La religion devient donc la pratique d’aliénation par excellence.

Parfois l’oubli pur et simple vaut mieux que le malentendu ou la mauvaise et fausse réputation durables.

Nietzsche : pour la première fois une pensée post-chrétienne radicale et élaborée apparaît dans le paysage occidental. Il rend possible enfin l’athéologie. Être nietzschéen suppose penser à partir de lui. L’athéisme seul rend possible la sortie du nihilisme.

Après 25 siècles d’appels au crime de part et d’autre, leçon de Nietzsche : entre les trois monothéismes on peut ne pas vouloir choisir. Et ne pas opter pour Israël et les USA n’oblige pas de fait à devenir compagnon de route des talibans !

Synagogue, temple, église ou mosquée, tous endroits où l’intelligence se porte mal et où l’on préfère depuis des siècles l’obéissance aux dogmes et la soumission à la Loi - donc à ceux qui se prétendent les élus, les envoyés et la parole de Dieu.

Enseigner le fait athée supposerait une archéologie du sentiment religieux : la peur, l’incapacité à regarder la mort en face, l’impossible conscience de l’incomplétude et de la finitude chez les hommes, le rôle majeur et moteur de l’angoisse existentielle. La religion, cette création de fictions, appellerait un démontage en bonne et due forme de ces placebos ontologiques - comme en philosophie on aborde les questions de la sorcellerie, de la folie et des marges pour produire et circonscrire une définition de la raison.

Maki Ohkolima

Maki Ohkolima

L'athéisme n'empêche nullement la spiritualité...

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quel choix pour les humains aujourd'hui ?

6 Juillet 2013, 06:27am

Publié par pam

Le XXI° siècle s’ouvre sur la lutte sans merci. D’un côté un Occident judéo-chrétien libéral économiquement, brutalement capitaliste, marchand, producteur de faux biens, ignorant toute vertu, sans foi ni loi, fasciné par l’argent. Liberté théorique pour tous... en fait liberté pour une poignée pendant que les autres croupissent dans la misère et l’humiliation. De l’autre, un monde musulman pieux, brutal, intolérant, conquérant. Et Dieu revendiqué par les deux camps. Axe du bien contre axe du mal et inversement. Guerre entre religions monothéistes.

Opter pour le cynisme des uns sous prétexte de combattre la barbarie des autres ?

Malheureusement, la libre-pensée contemporaine sent souvent l’eau bénite. On ne combat pas le monothéisme aujourd’hui avec les armes républicaines de Gambetta. Le combat libre-penseur a produit certes des effets considérables dans l’avènement de la modernité : déconstruction des fables chrétiennes, déculpabilisation des consciences, laïcisation du serment juridique, de l’éducation, santé, armée, lutte contre la théocratie au profit de la démocratie, séparation de l’Église et de l’État.

La déchristianisation ne passe pas par des babioles mais par le travail sur l’épistémé d’une époque, par une éducation des consciences à la raison. Car l’épisode révolutionnaire de déchristianisation produit tout aussi vite un culte de l’être suprême et autres fêtes tout aussi cléricalement sottes et mal venues.

Plus gênant : la laïcité militante s’appuie sur l’éthique judéo-chrétienne qu’elle se contente bien souvent de démarquer : Travail, Famille, Patrie, sainte trinité laïque et chrétienne.

Dépassons donc la laïcité encore trop empreinte de ce qu’elle prétend combattre. Bravo pour ce qu’elle fut, éloge de ses combats passés, mais avançons de manière dialectique.

Désormais, sous prétexte de laïcité, tous les discours se valent. Le mythe et la fable pèsent autant que la raison. La magie compte autant que la science. Le rêve autant que la réalité. Or tous les discours ne se valent pas.

À toutes ces théologies abracadabrantes, je préfère en appeler aux pensées alternatives à l’historiographie philosophique dominante : les rieurs, matérialistes, radicaux, cyniques, hédonistes, athées, sensualistes, voluptueux. Ceux-là savent qu’il n’existe qu’un monde et que toute promotion d’un arrière-monde nous fait perdre l’usage et le bénéfice du seul qui soit. Péché réellement mortel...

Michel Onfray in "Traité d'athéologie".

quel choix pour les humains aujourd'hui ?

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athéologie...

1 Juillet 2013, 07:05am

Publié par pam

La mort de Dieu est un gadget consubstantiel à un XX° siècle voyant la mort partout. Une fiction ne meurt pas, une illusion ne trépasse jamais, un conte pour enfants ne se réfute pas. Dieu fabriqué par les mortels à leur image hypostasiée n’existe que pour rendre possible la vie quotidienne malgré le trajet de tout un chacun vers le néant. Le dernier dieu disparaîtra avec le dernier des hommes. Et avec lui la crainte, la peur, l’angoisse, ces machines à créer des divinités. Dieu mort supposerait le néant apprivoisé.

Douter coexiste avec croire. La génération du divin coexiste avec le sentiment angoissé devant le vide d’une vie qui s’arrête. Longtemps l’athée caractérise la personne qui croit à un dieu étranger, voisin, hétérodoxe. Non pas l’individu qui vide le ciel, mais celui qui le peuple avec ses propres créatures. Dieu inaccessible donc silencieux ne se rebelle pas quand d’aucuns se prétendent investis par lui pour parler, édicter, agir en son nom pour le meilleur et le pire. Aucun terme n’existe pour qualifier positivement celui pensée, des pans entiers d’une réflexion vivante, forte, mais antichrétienne ou irrévérencieuse, voire simplement indépendante de la religion dominante, demeurent ignorés, y compris bien souvent des professionnels de la philosophie.

Ceux qui adorent tout et n’importe quoi, les mêmes qui, au nom de leurs fétiches, justifient leurs violences intolérantes et leurs guerres depuis toujours contre les sans-dieux, ceux-là donc réduisent l’esprit fort à n’être étymologiquement qu’un individu incomplet, amputé, morcelé, mutilé, une entité à laquelle il manque Dieu pour être vraiment...

Les tenants de Dieu disposent des pleins pouvoirs politiques depuis plus de 15 siècles, la tolérance n’est pas leur vertu première et ils mettent tout en œuvre pour rendre impossible l’athéisme, la chose donc le mot. De sorte que les païens (étymologiquement ceux qui rendent un culte aux dieux de la campagne) passent pour des négateurs des dieux, puis de Dieu. Athée : le mot vaut comme l’insulte absolue, c’est l’immoraliste, l’amoral, le mot suffit pour empêcher l’accès à l’oeuvre. Leur seul tort : leur nature antisociale.

Embarqués dans une entreprise de justification de pouvoir, les dieux (ou Dieu) passent pour les interlocuteurs privilégiés des chefs de tribus, rois, princes. Ces figures terrestres prétendent détenir leur puissance des dieux. L’athéisme devient dès lors une arme utile pour précipiter tel ou tel, pourvu qu’il résiste ou regimbe un peu, dans les geôles, voire au bûcher. Souvent toute velléité philosophique de penser Dieu en dehors du modèle politique dominant devient athéisme. Pour Spinoza, la Bible est un ouvrage composé par divers auteurs et relève d’une composition historique, donc non révélée. L’athée, avant de qualifier le négateur de Dieu, sert à poursuivre et condamner la pensée de l’individu affranchi, même de la façon la plus infime, de l’autorité et de la tutelle sociale en matière de pensée et de réflexion. Un homme libre devant Dieu - y compris pour en nier bientôt l’existence.

La religion ? Une invention des hommes pour s’assurer le pouvoir sur leurs semblables.

Michel Onfray in "Traité d'athéologie".

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Points de vue

14 Janvier 2013, 10:53am

Publié par Marc de Smedt.

Lu sur un tee-shirt :

Religions du monde :

Taoïsme : le problème survient.

Hindouisme : ce problème est déjà survenu.

Confucianisme : Confucius dit : “le problème existe”.

Bouddhisme : si le problème survient, ce n’est pas vraiment un problème.

Zen: quel est le son du problème qui arrive ?

Islam : si le problème survient, c’est la Volonté de Dieu.

Témoins de Jéhovah : toc, toc, le problème arrive.

Athéisme : il n’y a pas de problème.

Agnosticisme : je ne sais pas s’il y a un problème.

Protestantisme : le problème n’arrivera pas si je travaille plus.

Catholicisme : si le problème arrive, c’est que je le mérite.

Judaïsme : pourquoi le problème tombe-t-il toujours sur nous ?

Rastas : fumons cette merde.

“ On pourrait ajouter :

Stoïcisme : ce problème est bon pour moi.

Existentialisme : qu’est-ce qu’un problème ?

Hédonisme : rien de tel qu’un bon problème.

Psychanalyse : le problème est dans votre tête.

New Âge : pourquoi faire de chaque problème une montagne ?

Génération Bobo : ce n’est pas un problème.

Psychologie des profondeurs : ce problème signifie quelque chose.”

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