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Stopper la consommation de viandes industrielles...

16 Février 2015, 08:11am

Publié par pam

Cette video ne restera sûrement pas longtemps, profitez en ! et merci Mr Mondialisation :

[ Reportage ] Cowspiracy : le secret du développement durable

Cowspiracy est un documentaire d’importance majeure. Controversé, il se penche sur l’impact de l’élevage sur l’environnement. Kip Andersen, producteur et directeur du film, révèle des informations exclusives portant sur les politiques de groupes environnementaux comme Greenpeace, Sierra Club, Surfrider Foundation, and Rainforest Action Network en plus de statistiques alarmantes sur les impacts que génèrent la consommation de viande.

Le 17 novembre 2014, l’équipe Mr Mondialisation assistait à la première projection du film en France. Nous vous avions livré nos impressions à chaud dans un article. On y apprend notamment que, selon les données de l’ONU (Livestock’s long shadow), la cause principale des problèmes environnementaux tels que la déforestation, la pollution de l’eau, l’acidification des océans ou les émissions de gaz à effet de serre est l’élevage industriel.

Mais pourquoi donc cette cause est si peu combattue par les principales ONG si elle est factuellement (toujours sur base des données de l’ONU) la première cause de pollution, avant l’avion, l’industrie pétrolière ou d’autres sources polluantes. Le reportage forcément controversé révèle que des ONG telles que Greenpeace pourraient être influencées par des lobbies de l’élevage pour garder la discrétion sur la cause principale des problèmes environnementaux de notre planète.

Le film s’avère être un électrochoc pour les écologistes convaincus que leurs actions quotidiennes suffisent à lutter contre les maux de la planète alors que ces problèmes se résoudraient drastiquement si nous cessions de faire vivre l’industrie de l’élevage intensif en mangeant moins, mieux, voir plus du tout de viande industrielle.

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Exercices de compassion...

16 Février 2015, 07:30am

Publié par pam

"L’honnêteté vis-à-vis de soi-même conduit à la compassion envers les autres."

Objectif : augmenter la quantité de compassion dans le monde.

Résultat attendu : une impression personnelle de paix.

Instructions : cet exercice peut être fait partout où les gens se rassemblent. Il devrait être fait avec des inconnus, discrètement et à une distance raisonnable. Essayez de faire les cinq étapes sur la même personne.

1 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne recherche le bonheur dans la vie.”

2 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne essaie d’éviter la souffrance dans sa vie.”

3 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne a connu la tristesse, la solitude et le désespoir.”

4 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne cherche à satisfaire ses besoins.”

5 - Avec votre attention sur cette personne, répétez en vous-même :

“Tout comme moi, cette personne est en train d’apprendre ce qu’est la vie.”

Variantes :

- à faire par les couples et les membres d’une famille pour accroître la compréhension mutuelle.

- à faire sur des adversaires ou de vieux ennemis toujours présents dans vos souvenirs.

- à faire sur d’autres formes de vie.

inspiré de

“ReSurfacing : techniques d’exploration de la conscience”

par Harry Palmer.

Exercices de compassion...

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Boycottons...

13 Février 2015, 07:31am

Publié par pam

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Partage...

12 Février 2015, 10:34am

Publié par pam

Ce matin, je vous conseille la lecture de cet article édifiant :

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Naomi Klein

11 Février 2015, 16:53pm

Publié par pam

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2015 : trois minutes avant la fin du monde.

11 Février 2015, 10:02am

Publié par C. Magdelaine

2015 : trois minutes avant la fin du monde

5 février 2015.
Auteur
 Christophe Magdelaine / notre-planete.info -

L'humanité a survécu à la prétendue fin du monde de 2012 mais elle est, avec bien plus de sérieux, sur le point de basculer : guerre nucléaire et changements climatiques font partie des risques planétaires les plus inquiétants comme le symbolise la célèbre horloge de l'Apocalypse qui vient d'être avancée à 23 h 57 : il ne reste plus que 3 minutes avant la fin de notre civilisation.

L'horloge de l'Apocalypse ou de la fin du monde (Doomsday Clock) fut créée en 1947, peu de temps après les bombardements atomiques américains sur le Japon, par les membres du Bulletin des scientifiques atomistes, (BAS) basé à l'Université de Chicago. Cette association, qui compte pas moins de 17 prix Nobel avertit la communauté internationale : "la probabilité d'une catastrophe mondiale est très élevée", faisant avancer l'horloge de 3 minutes, le premier ajustement depuis 2012.

Une horloge conceptuelle pour estimer le temps qu'il nous reste avant la fin du monde

L'horloge de l'Apocalypse est une horloge virtuelle qui décompte le nombre de minutes qu'il reste avant minuit (l'Apocalypse). Elle est révisée chaque année par les dirigeants du BAS, principalement en fonction des tensions géopolitiques autour du risque nucléaire : course aux armements, traités d'interdiction, terrorisme...  La menace d'une guerre nucléaire planétaire a très largement contribué à diminuer le nombre de minutes qu'il restait à l'humanité avant de sombrer dans le chaos.

Depuis 2007, ce terrible compte à rebours intègre les changements climatiques et les nouveaux développements en matière de sciences de la vie, menaces qui pourraient compromettre de manière irrévocable l'avenir des sociétés humaines.

Si l'année 1953 détient le record avec seulement 2 minutes avant minuit, la situation s'est fortement dégradée depuis le début des années 1990 où l'horloge était fixée à 23 h 43, soit 17 minutes avant la fin du monde. Depuis, presque chaque année, l'horloge avance ses aiguilles vers minuit.

L'échelle verticale représente le temps qu'il reste sur cette horloge jusqu'à l'heure fatidique de minuit. Les carrés rouges représentent les périodes de tensions internationales pendant lesquelles on considère que l'heure de la fin du monde approche. À l'inverse, les carrés bleus représentent des périodes de détente pendant lesquelles l'heure de la fin du monde semble s'éloigner. À sa création, en 1947, l'horloge indiquait 23 h 53.
© Wikimedia Commons

Soulignons les limites de cette pendule : il ne s'agit pas d'une prédiction, personne ne connaît le futur, mais d'un outil d'alerte, un moyen clair et compréhensible par tous pour mesurer l'urgence des décisions à prendre.

2015 : la menace des changements climatiques et d'une guerre nucléaire

Comme en 2012, les décisions politiques ne sont manifestement pas à la hauteur des défis posés par le changement climatique en cours et la modernisation des armes nucléaires : "Malgré des développements modestement positifs dans le domaine du changement climatique, les efforts actuels sont absolument insuffisants pour éviter un réchauffement catastrophique de la Terre", soulignent les chercheurs.
"Parallèlement, les Etats-Unis et la Russie se sont lancés dans des programmes massifs de modernisation de leurs "triades" nucléaires, compromettant ainsi les traités existant sur les armes nucléaires", ajoutent-ils, évoquant les trois composantes terrestre, aérienne et navale des arsenaux nucléaires.
En effet, le conflit en Ukraine a fait basculer, en seulement quelques mois, l'équilibre des grandes puissances vers une nouvelle guerre froide où chaque partie s'emploie à augmenter considérablement ses capacités de dissuasion nucléaire.
Résultat : "Si quelqu'un perd son sang-froid durant cette période surchauffée, nous n'allons pas survivre aux années à venir" a déclaré Mikhaïl Gorbatchev, âgé de 83 ans. "Ce n'est pas quelque chose que je dis à la légère. Je suis extrêmement préoccupé" a t-il ajouté dans un entretien donné dans un journal allemand.

Par conséquent, l'horloge de l'Apocalypse a été avancée de deux minutes par rapport à 2012 et se situe maintenant à 23h57, à  seulement 3 minutes de la fin du monde, au même niveau qu'en 1984 à l'apogée de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie. 30 ans plus tard, la sagesse collective de l'humanité n'a pas progressé...

"L'horloge n'est plus qu'à trois minutes de minuit en raison de l'échec des dirigeants internationaux à accomplir leur devoir le plus important : assurer et préserver la santé et la vitalité de la civilisation humaine." ont déclaré les membres du BAS.

L'humanité est plus que jamais confrontée à un monde qui change, loin de l'espoir suscité par l'entrée dans le XXIème siècle. En effet, la course à l'armement nucléaire a été ravivée avec la guerre en Ukraine, une guerre régionale enflamme tout le moyen-orient, le protocole de Kyoto est un échec total et aucune décision forte n'a été prise pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre tandis que les sources d'énergie renouvelables et sûres ne sont pas encore suffisamment développées et soutenues. Finalement, les décideurs du monde entier ne parviennent pas à sortir du modèle « business as usual » qui favorise leurs propres intérêts et hypothèque l'avenir de l'humanité.

Sivan Kartha, membre du Conseil de la science et de la sécurité du Bulletin of the Atomic Scientists, et chercheur à l'Institut de Stockholm pour l'environnement, a déclaré : "les émissions de gaz à effet de serre mondial sont maintenant 50% plus élevé que ce qu'ils étaient en 1990. Depuis 2000, les taux d'émissions ont augmenté plus rapidement encore que les trois précédentes décennies combinées. Les investissements ont continué d'être portés dans les combustibles fossiles à un rythme qui dépasse les 1000 milliards de dollars par an, auxquels il faut ajouter des centaines de milliards de dollars de subventions. Nous pouvons et devons inverser cette tendance"

Les recommandations urgentes du Bulletin des scientifiques atomistes

Dans tous les cas, ce constat peu encourageant conduit le BAS à émettre une liste de recommandations qui réclament « une attention urgente » dont notamment :

Prendre des mesures fortes visant à plafonner les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux suffisants pour maintenir l'augmentation de la température moyenne mondiale à + 2°C au-dessus des niveaux préindustriels.
Réduire considérablement les dépenses engagées sur les programmes de modernisation des armes nucléaires.
Re-dynamiser le processus de désarmement, en insistant sur les résultats.
Traiter les problème des déchets nucléaires.
Sans aucun doute, l'humanité vit un tournant. Les alertes sont nombreuses - l'horloge de l'Apocalypse en fait partie - elles émanent bien souvent de scientifiques et d'observateurs et sont partagées avec dépit par de très nombreux citoyens. Pour autant, le monde semble figé, ancré dans ses querelles puériles et futiles : l'indécision et l'inaction politique risquent bien de faire sonner les douze coups de minuits, pour une dernière fois...

Source
It is now 3 minutes to midnight - BAS




Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4199-horloge-apocalypse-fin-du-monde
2015 : trois minutes avant la fin du monde.

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soyons le changement...

11 Février 2015, 08:50am

Publié par Pierre Rabhi. Anthony et Nicolas.

LA (R)ÉVOLUTION DES COLIBRIS UNE (R)ÉVOLUTION INTÉRIEURE

PRÉAMBULE


"Il ne peut y avoir de changement de société sans changement humain, et il ne peut y avoir de changement humain sans le changement de chacune et chacun de nous."

Cette affirmation, plus actuelle que jamais, est une sorte de lieu commun. Elle va de soi, pour peu que l’on y réfléchisse. En la circonstance, le fameux "Connais-toi toi-même" reprend son acuité et sa vérité. Le philosophe indien Krishnamurti ne cessait de répéter : "Nous sommes le monde et le monde est nous". Nul ne peut se soustraire à sa responsabilité d’être humain. Sauf à choisir, avec toute notre conscience, de mettre nous-même fin aux processus de la violence sous toutes ses formes (économique, idéologique, militaire, mais aussi domestique, éducative, sexiste, relationnelle, etc.), les exactions de l'homme contre l'humain et contre la nature finiront avec notre propre extinction.

La clé du changement est intérieure.

Pour autant, ni les philosophies, ni les religions, ni les croyances de toutes obédiences ne semblent en mesure de régler cette question. Aucune d’entre elles ne joue la même partition. Pire, elles sont, par la diversité des points de vue, trop souvent divergentes et elles-mêmes causes de dissensions meurtrières depuis la genèse de l’histoire du genre humain. Les événements actuels sur toute la planète mettent en évidence que nous n'avons toujours pas éradiqué la violence. Nous y sommes même de plus en plus dévoués, avec les armes terribles dont la prolifération témoigne de la faillite de notre condition.

Je soupçonne la conscience de notre finitude, et l’angoisse qu’elle provoque, d’être à l’origine du marasme où la psyché collective s’enlise, suscitant la quête éperdue de sécurité. Nos actes sont comme guidés par la tentative d’abolir coûte que coûte cet insoutenable verdict, et de conjurer ce qui menace notre fragile et éphémère existence. Ainsi, les domaines physique comme métaphysique peuvent être les objets d’une spéculation chargée de dissiper l’insurmontable angoisse. Pour certains, les croyances dogmatiques sont un recours lorsque la voie de la raison et de la rationalité n’offre aucune certitude. J’invoque, quant à moi, en accord avec Socrate qui affirmait savoir qu’il ne sait pas, l’ignorance suprême. Notre planète, joyau parmi les joyaux au sein de l’immensité, est d’une beauté que le langage est souvent incapable d'exprimer sans recours à la poésie, comme quintessence de ce que l'être humain peut dire pour manifester sa jubilation.

Cependant, il m’est personnellement difficile d’imputer au fait du hasard le principe de Vie, comme échoué sur cette matrice merveilleuse il y a environ 4 milliards d’années. Comment nier la présence d’une sorte d’intention dont nous aurions trahi la bienveillance par nos petites et grandes transgressions ? L’être humain, prisonnier de ses propres peurs et angoisses, tente d’observer le réel et la réalité dont il est lui-même l’un des témoignages. Sa vision fragmentée introduit ainsi le malentendu qu’il nous faut dissiper, car tout ce qui constitue le vivant nous constitue, et rien ne saurait être séparé. Ainsi sommes nous l’eau, la matière terrestre et minérale, le souffle, la chaleur, etc. Nous partageons ce qui est avec tout ce qui vit. De ce constat surgit une question majeure : pourquoi, dans l’ordre unitaire et coopératif originel, avons-nous exalté le principe de dualité et d’antagonisme, et toutes les horreurs qui en découlent ? Sommes-nous condamnés à nous infliger sans cesse les souffrances que nous déplorons, et jalonner notre histoire des horreurs à nous seuls imputables ?

L’être humain, la société humaine, doivent changer de cap, et confier leur destin aux forces du cœur plutôt qu’au pouvoir trompeur de la peur et de la division. L’être humain est en grande partie responsable de sa condition sur terre. Ces considérations une fois admises confirment bien que sans changement humain il ne peut y avoir de changement de société. Cette proclamation peut devenir une incantation stérile sans un examen attentif de ce qu’elle implique pour chacune et chacun d’entre nous, à travers nos réalités individuelles et collectives. Sommes-nous capables de transcender nos réactions primaires pour nous élever au rang d'êtres humains libérés des oripeaux d'une histoire révolue et pourtant, sans cesse, redondante ?

Nos choix politiques et militants ne suffisent pas : nous pouvons manger bio, manifester contre le nucléaire, recycler nos déchets, retourner à la terre et, pourtant, nuire à nos semblables et perpétuer la souffrance. C’est pourquoi l’action de la campagne "(R)évolution Intérieure" du mouvement Colibris se justifie pleinement. Affirmer que le changement de la société est subordonné au changement de l’être humain est encore une fois une vérité absolue. Bienveillance, générosité, partage, équité, empathie, solidarité sont finalement des manifestations d’une conscience créatrice d’un monde libéré.

Cette énergie extraordinaire appelée "amour" est, sans le moindre doute, la plus grande énergie de transformation du monde. Elle est la vraie révolution intérieure.


Pierre Rabhi.

soyons le changement...

Nous vivons actuellement une époque de changements, de crises en tous genres, politique, économique, religieuse, écologique; une époque aussi de destruction (environnementale, culturelle, spirituelle), et d’injustices croissantes (inégalités économiques, exploitation d’un « tiers-monde » par des « pays développés », etc.). Ça n’est pas un mystère, et cela doit être assez clair pour la majorité des habitants de la Planète…

« Si l’injustice est indissociable du frottement nécessaire à la machine gouvernementale, l’affaire est entendue. […] Si, de par sa nature, cette machine veut faire de nous l’instrument de l’injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi. Que votre vie soit un contre-frottement pour stopper la machine. »

Cette phrase  tirée du livre « La désobéissance civile », écrit par Henry David Thoreau (publié en 1849)  illustre assez bien la raison pour laquelle nous avons décidé de créer, et ce site internet (encore en gestation), et la page facebook qui va avec. Force est de constater que nos modes de vies actuels, qui résultent des organisations sociales humaines, partout sur la planète, sont responsables de ces crises, de ces destructions, de ces injustices. Au sommet de ces organisations sociales on retrouve les différents gouvernements des nations du monde, et les grandes entreprises mondialisées  les gens les plus riches de la planète  que l’on peut facilement confondre aujourd’hui, tant ils semblent travailler les uns pour les autres, mains dans la main. Cette « machine » comme l’appelle Thoreau, est à arrêter si nous voulons que cessent les destructions, les injustices. Alors nous cherchons nous aussi à faire de nos vies ces « contre-frottement », avec ce site internet de partage d’informations, mais aussi d’échange, nous l’espérons!

Nous allons faire de notre mieux, au moins nous allons essayer! Nous avons quelques idées et quelques petites choses à proposer, ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà ça. Et comme l’a dit l’historien américain Howard Zinn:

« Des petits actes, multipliés par des millions de personnes, peuvent transformer le monde. »

Nous pensons que les différentes crises auxquelles nous faisons face ne peuvent être résolues que par les « gens ordinaires ». Que le changement viendra d’en bas. Mais pour cela il va falloir que tous nous fassions des efforts, que nous nous rassemblions, afin de former un mouvement, voire un mouvement de multiples mouvements, comme le dit Naomi Klein.

« Le Partage »…une valeur fondamentale, qui se fait rare, et qu’il nous faut remettre au goût du jour, parce qu’elle est essentielle si l’on veut vivre en bonne intelligence, tous ensembles.

Nous n’avons pas de grandes certitudes arrêtées, si ce n’est celle qu’il nous faut tous agir.
Et si tout ça vous parle un tant soit peu, n’hésitez pas à nous contacter, à poser des questions, à proposer, à réagir!

Dans son livre « la pédagogie des opprimés », Paulo Freire écrivait :

« Personne ne libère autrui, personne ne se libère seul, les hommes se libèrent ensemble. »

Nous aimerions lui donner raison, et que ce site internet crée une interaction, incite à la participation.

Toutes les idées, toutes les participations sont plus que bienvenues.

Anthony et Nicolas. leur site : Le Partage.

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Education, compassion, partage....

10 Février 2015, 08:12am

Publié par pam

Education, compassion, partage....

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Autotraitement...

9 Février 2015, 08:12am

Publié par pam

suite du 7 février dernier.

Inspirée de :

BARBARA ANN BRENNAN. LE POUVOIR BÉNÉFIQUE DES MAINS.

Éditions Tchou. 1993. (1987)

1 - Méditation : méditation sur le passé et le futur : À chaque inspiration, inhalez le futur et toutes ses éventualités possibles. En expirant, expulsez le passé et tout ce qui va avec. Inspirez l'avenir, expirez le passé, laissez le partir. Respirez tout ce que vous avez envie de créer dans le futur. Expirez le passé et toutes les fausses limitations que vous vous êtes imposées. Laissez le passé s'en aller, l'avenir venir à vous. Vous êtes le point central de conscience et l'expérience avance vers vous. Vous êtes situé au centre de la réalité. Vous existez hors des frontières du temps.

2 - Exercices physiques : pratiquez ce qui vous fait le plus plaisir : yoga, voile, t'ai chi, course, nage….

3 - Régime alimentaire : très peu de viande, régime pauvre en matières organiques. Equilibrez avec beaucoup de céréales, légumes, salades, fruits. Mangez des produits de saison. Prudence avec l'ajout de vitamines.

Veillez à la présentation de la nourriture. Ayez conscience qu'elle entre dans votre corps pour vous nourrir, vous donner de l'énergie et participer à la croissance de vos cellules. Cette nourriture témoigne de la générosité de la Terre.

Surveillez votre appétit.

Le seul moyen d'échapper aux nombreux additifs employés pour conserver les aliments, aux quantités de poisons (pesticides, fertilisants, herbicides chimiques), est de consommer uniquement des produits dits biologiques. Ils sont plus longs à cuire, plus chers, mais au final vous ferez des économies de notes de médecin et de pharmacien…

Plus la nourriture est fraîche, plus elle est saine et plus elle apporte d'énergie vitale.

4 - Hygiène : nettoyez votre corps, prenez soin de votre peau, de vos dents, de vos cheveux.

5 - Repos : le temps de repos varie selon les individus, écoutez votre corps, reposez-vous quand vous ressentez la fatigue, faites la sieste si nécessaire pour récupérer votre énergie.

6 - Habillement : évitez si possible les tissus acryliques, synthétiques, qui influent sur le flux d'énergie naturel de l'aura (les bas nylon par exemple). À l'inverse les fibres naturelles (coton, laine, lin, soie) exercent un effet très positif sur l'aura. Pensez aussi aux couleurs, certaines vous sont nécessaires, vous apporteront de l'énergie, choisissez chaque matin selon la façon dont vous vous sentez.

7 - Maison : assez d'espace et de clarté. Si vous avez le temps de vous en occuper, les plantes ajoutent une bonne énergie curative à votre espace. Couleur des pièces, aération, éclairages, supprimez, changez, améliorez.

8 - Plaisir : accordez vous assez de temps pour vous distraire, faites ce que vous désirez depuis toujours pour vous amuser, riez le plus souvent possible, savourez chaque instant de plaisir.

9 - Ambition personnelle : chacun rêve à ce qu'il aurait aimé faire, ce qu'il a remis d'année en année, ou se persuade de ne pouvoir y arriver. Vous devez vraiment vous donner la peine d'essayer. Votre aspiration intime la plus profonde, le rêve que vous aimeriez réaliser le plus au monde est celui pour lequel vous êtes venu au monde. Et votre meilleure assurance santé, c'est sa réalisation. Passez en revue les moyens d'y parvenir et agissez. Mettez vous en route dès maintenant ou vous n'arriverez jamais au but.

10 - L'intimité et les amis : découvrez ce que cela signifie pour vous et créez-le dans votre vie. Passez outre votre timidité et dites enfin aux gens que vous aimez que vous les aimez, vous serez surpris de voir à quel point cela fonctionne.

11 - Précaution en cas d'accident ou de maladie : avant d'en avoir besoin choisissez un centre hospitalier à votre convenance. Fixez votre choix sur un praticien en qui vous avez confiance.

12 - Employez pour votre famille quelques techniques simples de magnétisme : posez votre main sur l'endroit douloureux et envoyez de l'amour à la personne qui souffre. Vous vous sentirez tous deux merveilleusement bien.

Si la zone endolorie semble être obstruée par de l'énergie stagnante que vous souhaitez dégager, imaginez simplement que vos doigts grandissent de huit centimètres et se remplissent de lumière bleu indigo. Portez-les à l'endroit encrassé et écopez l'énergie à pleines mains.

Complétez la magnétisation en tenant vos mains au-dessus de la tête du malade puis après quelques minutes peignez son champ aurique avec vos longs doigts de la tête aux pieds d'un geste ample en tenant votre main à une quinzaine de centimètres du corps. Terminez en tenant quelques instants vos mains sous l'eau courante à peine tiède.

Si c'est vous qui êtes malade ou blessé, faites-en autant dans la mesure du possible, ou demandez l'aide d'un ami. Si vous avez mal quelque part, posez vos mains sur cette zone tous les soirs quand vous êtes au lit. Envoyez-lui de l'amour et de l'énergie. Visualisez-vous bien portant et équilibré. Demandez-vous quel message vous envoie votre corps, à quel moment vous n'avez pas été à l'écoute de vous-mêmes. Quelle signification attribuez-vous à cette maladie ou blessure, sur le plan personnel ?

Plus que tout, aimez-vous, acceptez-vous. Si votre maladie est grave, ne vous sous-estimez pas pour autant. Aimez-vous pour avoir eu le courage d'émettre un message assez signifiant pour que vous l'entendiez. Vous avez décidé de faire face à ce que vous deviez endurer pour apprendre ce que vous vouliez savoir. C'est une attitude très vaillante. Respectez-vous pour cela. Aimez-vous !

Autotraitement...

Méditation d'Heyoan sur l'autoguérison.

1 - Scrute ton corps comme il te convient : intuition, vision intérieure, sensation.

Découvre la zone de ton corps qui te préoccupe le plus.

Si tu ne trouves rien d'anormal à cet endroit, concentre-toi sur un élément de ta vie venant de se produire et qui t'inquiètes. Trouve la zone qui lui correspond, celle qui réagit à cet événement, et concentre-toi sur elle.

2 - Si une douleur se manifeste à cet endroit, est-elle aigüe, sourde ? La ressens-tu depuis longtemps ? Est-elle latente, intermittente ?

Cette situation préoccupante est-elle récente ou installée depuis longtemps ? Que ressens-tu quand tu y confronté ?

Est-ce que tu la prends au tragique ? Est-ce que tu sombres dans la dépression, t'imaginant que tu vas mourir à brève échéance ? Les événements de ta vie suscitent-ils en toi de la peur ou de la colère ? Puisque ta douleur persiste, et à plus forte raison si elle est devenue chronique, cela signifie que tu n'as pas encore découvert sa cause profonde. Le message ou la leçon n'est pas passé.

Examine ta vie en relation avec ton corps. Chaque maladie, douleur ou malaise est comme un message écrit sur le tableau noir pour t'inciter à apprendre ta leçon.

3 - Pourquoi as-tu créé cette douleur dans ton corps ? Pourquoi as-tu créé une telle situation dans ta vie ? Qu'as-tu à apprendre de tout ça ? La situation se répétera jusqu'à ce que tu entendes de quoi il s'agit.

Si tu as découvert le siège de ta douleur corporelle, pose une main ou les deux au-dessus. Laisse ta conscience supérieure émerger à cet emplacement. Ce faisant, tu découvriras si ce n'est déjà fait, la vraie nature de ta peur. Alors je te recommande de la ressentir avec amour.

Toute maladie qui te frappe, toute expérience négative dans ta vie sont la conséquence directe de l'amour insuffisant que tu te portes. Tu n'as pas pleinement obéi à ta vocation. Pourquoi ne t'es-tu pas autorisé à être totalement qui tu es ? Ce principe constitue la base fondamentale de toute guérison.

4 - Ainsi, quand tu auras obtenu la réponse, tu découvriras en même temps, très probablement, que le chagrin et la peur t'ont bloqué et t'ont empêché de réaliser ce que tu avais réellement envie de faire. Quand tu en seras là, il faudra affronter ta peur, la ressentir et travailler sur cet aspect essentiel de ta structure intérieure. Car la peur n'existe que quand l'amour fait défaut. Quand tu as peur, tu peux être certain que tu es dans l'erreur, car ta peur n'est pas réelle mais illusion. Si tu as le courage d'avancer en dépit de cette peur, tu transportes aussitôt le processus de guérison sur un nouveau plan.

"Lorsque tu ouvriras plus largement tes perceptions, tu seras capable de voir, en observant les gens, comment ils ont manqué d'amour pour eux-mêmes. En ta qualité de magnétiseur, tu seras le maillon qui les aidera à se souvenir de qui ils sont et à s'aimer eux-mêmes. Tu deviendras le maillon manquant de l'amour bienfaisant qu'ils devraient normalement se donner."

Méditation d'Heyoan sur l'autoguérison.

1 - Scrute ton corps comme il te convient : intuition, vision intérieure, sensation.

Découvre la zone de ton corps qui te préoccupe le plus.

Si tu ne trouves rien d'anormal à cet endroit, concentre-toi sur un élément de ta vie venant de se produire et qui t'inquiètes. Trouve la zone qui lui correspond, celle qui réagit à cet événement, et concentre-toi sur elle.

2 - Si une douleur se manifeste à cet endroit, est-elle aigüe, sourde ? La ressens-tu depuis longtemps ? Est-elle latente, intermittente ?

Cette situation préoccupante est-elle récente ou installée depuis longtemps ? Que ressens-tu quand tu y confronté ?

Est-ce que tu la prends au tragique ? Est-ce que tu sombres dans la dépression, t'imaginant que tu vas mourir à brève échéance ? Les événements de ta vie suscitent-ils en toi de la peur ou de la colère ? Puisque ta douleur persiste, et à plus forte raison si elle est devenue chronique, cela signifie que tu n'as pas encore découvert sa cause profonde. Le message ou la leçon n'est pas passé.

Examine ta vie en relation avec ton corps. Chaque maladie, douleur ou malaise est comme un message écrit sur le tableau noir pour t'inciter à apprendre ta leçon.

3 - Pourquoi as-tu créé cette douleur dans ton corps ? Pourquoi as-tu créé une telle situation dans ta vie ? Qu'as-tu à apprendre de tout ça ? La situation se répétera jusqu'à ce que tu entendes de quoi il s'agit.

Si tu as découvert le siège de ta douleur corporelle, pose une main ou les deux au-dessus. Laisse ta conscience supérieure émerger à cet emplacement. Ce faisant, tu découvriras si ce n'est déjà fait, la vraie nature de ta peur. Alors je te recommande de la ressentir avec amour.

Toute maladie qui te frappe, toute expérience négative dans ta vie sont la conséquence directe de l'amour insuffisant que tu te portes. Tu n'as pas pleinement obéi à ta vocation. Pourquoi ne t'es-tu pas autorisé à être totalement qui tu es ? Ce principe constitue la base fondamentale de toute guérison.

4 - Ainsi, quand tu auras obtenu la réponse, tu découvriras en même temps, très probablement, que le chagrin et la peur t'ont bloqué et t'ont empêché de réaliser ce que tu avais réellement envie de faire. Quand tu en seras là, il faudra affronter ta peur, la ressentir et travailler sur cet aspect essentiel de ta structure intérieure. Car la peur n'existe que quand l'amour fait défaut. Quand tu as peur, tu peux être certain que tu es dans l'erreur, car ta peur n'est pas réelle mais illusion. Si tu as le courage d'avancer en dépit de cette peur, tu transportes aussitôt le processus de guérison sur un nouveau plan.

"Lorsque tu ouvriras plus largement tes perceptions, tu seras capable de voir, en observant les gens, comment ils ont manqué d'amour pour eux-mêmes. En ta qualité de magnétiseur, tu seras le maillon qui les aidera à se souvenir de qui ils sont et à s'aimer eux-mêmes. Tu deviendras le maillon manquant de l'amour bienfaisant qu'ils devraient normalement se donner."

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Quand l'austérité tue...

8 Février 2015, 09:23am

Extrait du Monde Diplomatique :

Les conséquences sanitaires des politiques économiques

Quand l’austérité tue

Rigueur ou relance ? Si, depuis le début de la crise financière de 2007, les gouvernements européens ont choisi, les experts poursuivent leurs délibérations… avec d’autant plus de prudence qu’ils font rarement partie des premières victimes des coupes budgétaires. Soumettre les politiques économiques aux critères d’évaluation de la recherche médicale permettrait toutefois de trancher la question.

par Sanjay Basu et David Stuckler, octobre 2014

« Merci d’avoir participé à ce test clinique. Vous ne vous rappelez peut-être pas avoir donné votre accord, mais vous avez été enrôlé en décembre 2007, au début de la Grande Récession. Votre traitement n’a pas été administré par des médecins ou des infirmières, mais par des politiciens, des économistes et des ministres des finances. Dans le cadre de cette étude, ils vous ont fait suivre, ainsi qu’à des millions d’autres personnes, l’un des deux protocoles expérimentaux suivants : l’austéritéou la relance. L’austérité est un médicament destiné à réduire les symptômes de la dette et du déficit, pour traiter la récession. Elle consiste à diminuer les dépenses gouvernementales en matière de couverture médicale, d’assistance aux chômeurs et d’aide au logement.

« Si vous avez reçu une dose expérimentale d’austérité, vous avez peut-être remarqué de profonds bouleversements dans le monde qui vous entoure. Si en revanche vous faites partie du groupe de la relance, votre vie n’a peut-être pas été bouleversée par le chômage et la récession. Il est même possible que vous vous trouviez aujourd’hui en meilleure santé qu’avant la crise... » Ce message ne vous sera jamais adressé. Et pourtant…

Afin de déterminer les meilleurs traitements, les chercheurs en médecine ont recours à des « essais randomisés contrôlés » à grande échelle (1). Dans le domaine de la politique, il se révèle difficile, voire impossible, d’enrôler toute une société dans des tests d’une telle envergure pour expérimenter des mesures sociales. Toutefois, il arrive que des dirigeants politiques, confrontés à des problèmes similaires, optent pour des lignes d’action différentes. Pour les scientifiques, ces « expériences naturelles » offrent la possibilité d’étudier les conséquences sanitaires d’options politiques (2).

Nous avons ainsi analysé des données provenant des quatre coins du monde au cours de diverses périodes de récession, en mesurant l’impact social des mesures d’austérité et de relance. Plusieurs de nos résultats étaient prévisibles. Quand les gens perdent leur travail, ils risquent davantage de se tourner vers la drogue, l’alcool ou de développer des tendances suicidaires, comme aux Etats-Unis au cours des années 1930 ou en Russie durant la période des privatisations massives des années 1990. Mais, au cours de nos recherches, nous avons également découvert que certaines communautés, voire des nations entières, jouissent d’une meilleure santé depuis l’effondrement de leur économie. Pourquoi ?

Une leçon pour les peuples

Deux pays illustrent les résultats de nos travaux concernant l’Europe empêtrée dans la crise de la dette depuis la fin des années 2000 : l’Islande (3) et la Grèce (4).

Sur la période 2007-2010 — les pires années de la crise —, le taux de mortalité a diminué régulièrement en Islande en dépit d’une légère hausse (non significative) des suicides à la suite de l’effondrement des marchés. Lors de nos recherches sur les récessions en Europe, nous avions découvert que les crises bancaires provoquent généralement une augmentation à court terme des accidents cardiaques. Mais tel n’est pas le cas en Islande.

En octobre 2008, confronté aux répercussions de la crise des subprimeaux Etats-Unis et aux engagements inconsidérés de ses banques, Reykjavík a dans un premier temps fait appel au Fonds monétaire international (FMI) pour mettre en place un plan de sauvetage. Celui-ci s’accompagnait de recommandations favorables à l’instauration d’une politique d’austérité, en particulier dans le système de santé publique — qualifié par le FMI de « bien de luxe » —, qui aurait dû subir une baisse de financement de 30%.

Les Islandais ont refusé ce plan en manifestant massivement. Un événement inattendu s’est alors produit début 2010. Le président islandais a demandé au peuple ce qu’il souhaitait : fallait-il absorber la dette privée pour renflouer les banquiers en réduisant drastiquement le budget du gouvernement ou refuser de payer pour investir dans la reconstruction de l’économie ? Interrogés par référendum, 93 % des Islandais ont choisi la seconde option.

Au total, en pleine période de récession, l’Islande a choisi de continuer à accroître ses dépenses consacrées à la protection sociale, déjà passées, entre 2007 et 2009, de 280 milliards de couronnes (environ 1,6 milliard d’euros) à 379 milliards de couronnes (environ 2,3 milliards d’euros), soit de 21 à 25 % du produit intérieur brut (PIB). Les dépenses supplémentaires, décidées après 2010, ont par exemple financé de nouveaux programmes d’« allégement de dettes » pour les propriétaires dont le bien immobilier valait désormais moins que le montant de leur emprunt. L’opération a permis d’éviter une explosion du nombre de sans-abri. En 2012, l’économie islandaise croissait de 3 %, et le chômage descendait au-dessous de 5 %. Au mois de juin de la même année, l’Islande a effectué des remboursements sur ses dettes plus tôt que prévu. Le FMI a dû reconnaître que l’approche unique de l’Islande avait entraîné une reprise « étonnamment » forte (5)…

Plus au sud, la Grèce a servi de laboratoire pour étudier les effets des politiques d’austérité. En mai 2010, le FMI lui a proposé un prêt aux conditions habituelles : privatiser les entreprises et les infrastructures publiques, amputer les programmes de protection sociale. Comme en Islande, les manifestants grecs réclamaient un référendum national sur cet accord, mais le plan d’austérité fut appliqué sans être voté : contrairement à ce qui s’est passé en Islande, la démocratie a été suspendue.

Face à la progression du chômage, aux expropriations de masse et à l’augmentation des dettes privées, de nombreux Grecs se sont tournés vers les programmes de protection sociale pour survivre. Or, déjà très affaiblis par les mesures d’austérité, ceux-ci n’étaient pas en mesure d’absorber l’augmentation soudaine du nombre de bénéficiaires. A mesure que les budgets des hôpitaux diminuaient, consulter un médecin devenait de plus en plus difficile. Les files d’attente pour avoir accès à un thérapeute ont doublé, puis triplé. Dans un entretien accordé au New York Times, le chef du département d’oncologie à l’hôpital Sotiria, au centre d’Athènes, le docteur Kostas Syrigos a raconté l’histoire d’une patiente atteinte du pire cancer du sein qu’il ait jamais vu. Les réformes imposées par la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) l’avaient empêchée de se soigner depuis un an. Quand elle s’est présentée dans une clinique clandestine, où travaillaient des médecins bénévoles, la tumeur avait percé la peau et commençait à suinter sur ses vêtements. La femme souffrait atrocement et tamponnait sa plaie purulente avec des serviettes en papier (6).

En mai 2010, juste après la mise en place du premier plan de sauvetage du FMI, la compagnie pharmaceutique Novo Nordisk a quitté le marché grec car l’Etat lui devait 36 millions de dollars. Ce retrait a non seulement coûté des emplois, mais également privé cinquante mille diabétiques d’insuline.

Le taux de suicide a augmenté, en particulier chez les hommes : entre 2007 et 2009, avant même le plan du FMI, il avait bondi de 20 %. Le 4 avril 2012, Dimitris Christoulas s’est ainsi rendu place Syntagma, en plein centre-ville d’Athènes. Il a gravi les marches du Parlement, placé une arme contre sa tempe et déclaré : « Je ne me suicide pas. Ce sont eux qui me tuent. » Une lettre retrouvée dans sa sacoche expliquait : « Le gouvernement (...) a détruit mon seul moyen de survie, qui consistait en une pension très respectable que j’ai payée seul pendant trente-cinq ans (...). Puisque mon âge avancé ne me permet pas de réagir de manière active (quoique, si un Grec saisissait une kalachnikov, je serais juste derrière lui), je ne vois pas d’autre solution pour finir dignement ma vie et ne pas me retrouver à fouiller dans les poubelles pour me nourrir. »

Les associations de soutien psychologique ont constaté une multiplication par deux des appels à l’aide. Et il ne s’agit que de la partie visible de l’iceberg. Certains Grecs ont sans doute préféré ne pas appeler au secours en raison de la stigmatisation qui entoure la détresse psychologique dans le pays : l’Eglise orthodoxe refuse par exemple d’enterrer ceux qui se suicident. De nombreux médecins considèrent l’augmentation du nombre de « blessures indéterminées » et d’autres causes mystérieuses de décès comme la manifestation de suicides déguisés pour sauver l’honneur des familles.

Pendant quarante ans, des programmes de pulvérisation d’insecticides avaient empêché les maladies transmises par les moustiques de se développer en Grèce. A la suite des coupes drastiques opérées dans les budgets alloués au sud du pays, une épidémie de virus du Nil occidental a éclaté en août 2010, tuant soixante-deux personnes. Le paludisme a fait son retour pour la première fois depuis 1970. Les autorités ont également constaté une recrudescence d’infections par le VIH au centre d’Athènes, du jamais-vu en Europe depuis des années : entre janvier et octobre 2011, les nouveaux cas ont été multipliés par dix chez les usagers de drogues. Entre-temps, les crédits alloués aux programmes d’échange de seringues avaient été supprimés. L’usage de l’héroïne a augmenté de 20 % entre 2010 et 2011, notamment chez les jeunes, frappés par un taux de chômage de 40 %.

Avec un budget amputé de presque 50 %, le ministre de la santé grec n’avait guère de marges de manœuvre. Cependant, une issue politique demeurait : l’option démocratique. En novembre 2011, au moment où l’épidémie de VIH a été constatée, le premier ministre Georges Papandréou a ainsi tenté la solution islandaise, annonçant un référendum sur une seconde cure d’austérité. Le peuple grec voyait clairement que les mesures d’austérité ne fonctionnaient pas. En dépit des coupes budgétaires, la dette publique continuait à s’envoler (165% du PIB en 2011). Mais, sous la pression de la « troïka » et d’autres gouvernements européens, notamment français et allemand, M. Papandréou a annulé le référendum avant d’être poussé à la démission.

Comme ce fut le cas en Islande, le FMI a finalement admis, en 2012 :« Nous avons sous-estimé les effets négatifs de l’austérité sur l’emploi et l’économie (7). » Mais imposer cette épreuve à la Grèce représentait moins une stratégie économique qu’un projet politique. Mme Angela Merkel, la chancelière allemande, a ainsi présenté le plan d’aide octroyé à Athènes comme une leçon inculquée au reste de l’Europe : « Ces pays peuvent voir que le chemin emprunté par la Grèce n’est pas facile. Ils feront donc tout ce qu’ils peuvent pour l’éviter (8). »

Les politiques économiques ne sont ni des agents pathogènes ni des virus qui provoquent directement la maladie, mais la « cause des causes » : le facteur sous-jacent qui détermine qui sera exposé aux plus grands risques sanitaires. Voilà pourquoi la moindre modification d’un budget national peut avoir des effets considérables — et parfois involontaires — sur le bien-être de la population.

Nous disposons désormais d’éléments sérieux nous permettant de conclure que le véritable danger pour la santé publique n’est pas la récession en tant que telle, mais l’adoption de politiques d’austérité pour y faire face. Autant dire que, si l’« expérience grecque » avait été menée selon des critères aussi rigoureux que des tests cliniques, elle aurait été interrompue depuis longtemps par un conseil d’éthique.

Sanjay Basu et David Stuckler

Respectivement docteur en sociologie et professeur de médecine, auteurs de QuandL’AUSTÉRITÉ TUE. Epidémies, dépressions, suicides : l’économie inhumaine (Autrement, Paris, 2014), d’où est tiré cet article.

Quand l'austérité tue...

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