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alimentation

Fleurs comestibles

23 Juin 2014, 07:59am

Publié par pam

Voici une liste de fleurs comestibles que vous pourrez intégrer dans vos recettes:

acacia, achillée, millefeuille, ail, angélique, aspérule, bégonia, bouillon blanc, bourrache, calendule, camomille, capucine, cardamine, cerisier, chervis, chèvrefeuille, chicorée, chou, chrysanthème, ciboulette, cognassier, colza, consoude, coquelicot, coriandre, cosmos, courge, courgette, fenouil, fraisier, fuchsia, gaillet, géranium, glaïeul, gueule de loup, hémérocalle, hosta, hysope, impatiente, lavande, lilas, luzerne, maceron, marguerite, marjolaine, mauve, mélisse, moléne, monade, moutarde, myosotis, oeillet, oeillet d'inde,oignons, onagre, origan,pâquerette, pavot, pensée, phlox, pissenlit, pivoine, poireau, pommier, primevère, reine des prés, romarin, rose, rose trémière, rudbeckia, sarriette, sauge, serpolet, souci, sureau, thym, tilleul, tournesol, trèfle, tulipe, tussilage, valériane, violette.

Une idée de dessert à base de fleurs

LA CREME AUX FLEURS DE SOUCI:

Mélanger 1 jaune d'oeuf, 30 cl de lait et une cuil. à café de sucre avec une 1/2 poignée de pétales de fleurs de souci.

Faire cuire à feu doux jusqu'à la prise de la crème que vous laisserez refroidir avant de consommer.

Fleurs comestibles

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Pesticides. Fruits et légumes les plus et moins pollués

22 Juin 2014, 15:50pm

Publié par pam

trouvé sur le site : Consoglobe.

05/2014


Des pesticides dans nos assiettesManger des fruits et légumes non pollués par des pesticides devient difficile ! L’Environmental Working Group (EWG), une ONG environnementale basée à Washington, publie chaque année une étude sur la contenance en résidus de pesticides de 47 fruits et légumes, basée sur 87.000 tests réalisés entre 2000 et 2009 puis en 2013 et 2014 (1). A la suite de ces analyses, un classement des fruits et légumes les plus contaminés a été dressé. Plus ou moins alarmant !

De nombreux polluants se retrouvent dans notre alimentation: outre les pesticides dont il est ici question, le PCB, le chlordecone, le mercure, l’aluminium, les mycotoxines, de l’acrylamide, du cadmium, bref…peuvent se trouver dans certains aliments.

La conclusion tirée par l’étude sur les fruits et légumes permet de mieux cerner ce phénomène (voir tableau ci-dessous) et les risques d’exposition :

  • Une personne qui consomme les 12 fruits et légumes les plus contaminés ingurgiterait en moyenne 10 pesticides par jour !
  • Alors que manger les 15 fruits et légumes les moins contaminés exposerait une personne à moins de 2 pesticides par jour en moyenne.
Le classement des fruits et légumes contaminés

Le classement suivant est basé sur un score global établi à partir de 6 mesures de contamination différentes. Il permet au consommateur de savoir quels fruits et légumes privilégier pour réduire le nombre de pesticides dans son alimentation.

Le palmarès 2014 du groupe de recherche sur l’environnement Environmental Working Group ne bouleverse pas celui des années précédentes :

Les fruits et légumes les plus traités – palmarès 2014

Dans la liste des “Dirty Dozen”, certains fruits ou légumes ont jusqu’à 15 résidus de pesticides différents (raisin), ou 13 (pommes).

  • Pommes – Fraises – Céleri - Épinards – Nectarines – Concombres - Myrtilles – Laitue - Pèches – Petits pois – Pommes de terre – Piments - Poivrons - Raisin - Tomates cerises -

Les “Clean fifteen” sont les fruits ou légumes présentant de moindres doses de pesticides Selon l’EWG, la plupart de ces végétaux ne présentaient pas de traces de pesticides, ou alors très peu.

  • Ananas – Asperges - Aubergines – Avocat – Champignons – Chou – Chou-fleur – Maïs doux – Oignons – Mangue - Papaye – Kiwi – Pamplemousse – Melon – Patates douces -
Fruits et légumes : avec ou sans la peau ?

Le rinçage réduit, mais n’élimine pas les pesticides, alors que l’épluchage réduit également les risques d’exposition mais retire aux aliments bon nombre de leurs vertus nutritionnelles, vitamines et minéraux étant principalement contenus dans la peau.

Pour plus d’efficacité, vous pouvez ajouter du bicarbonate de soude à votre eau de rinçage et nettoyer la peau de vos fruits et légumes avec une brosse à légumes écolo.

Selon l’EWG, la meilleure solution reste de varier son alimentation, de rincer tous les aliments et d’acheter bio dans la mesure du possible.

Pesticides et alimentation, quels risques ?

De récentes études réalisées cette fois-ci en France avaient déjà souligné que la moitié de nos fruits et légumes contenaient des résidus de pesticides, et même 10% dans des proportions supérieures aux normes légales. Le céleri, le poivron ou encore les pêches figuraient également parmi les aliments les plus pollués.

Les pesticides en 2010

En 2010, une étude sur les pesticides dans les aliments en Europe a un peu rassuré. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport sur les résidus de pesticides dans l’alimentation observés dans l’Union européenne. 96,5 % des échantillons analysés étaient conformes aux limites maximales de résidus de pesticides autorisés dans les produits alimentaires dans l’UE…

Encore trop utilisés en France (75000 tonnes / an), les pesticides sont non seulement toxiques pour l’environnement mais auraient également des répercussions sur notre santé, et ce, à des doses pourtant jugées « sans risque » par les industriels.

Différents pesticides ont été reconnus comme ayant des effets toxiques sur l’homme, tels que :

  • des effets sur le système nerveux,
  • des effets cancérigènes,
  • des effets sur le système hormonal,
  • irritations de la la peau, des yeux et des poumons.
La teneur en pesticides des fruits et légumes
  • Salades : jusqu’à 4.3 mg d’insecticides (acéphate) (limite de 0.02 mg/kg)
  • Persil : 12.8 mg (fongicides) (limite de 5mg/kg)
  • Mandarine : 0.17 mg d’insecticides (du fenthion)
  • Fraises : elles contiennent parfois des fongicides (cyprodinil, 3.1 mg vs limite de 2 mg / bénomyl, 0,25 mg vs une limite de 0.1 mg/kg )
  • Pomme : une pomme est traitée en moyenne avec 35 pesticides différents (2)
Pesticides. Fruits et légumes les plus et moins pollués
On reste dans les bonnes résolutions :

30 minutes d’activité physique par jour : comment faire ?

Jeudi 6 Mars 2014

Tags:

bien-bouger

Vous êtes toujours fatigué par votre rythme de vie intensif et vous ne voyez pas comment insérer 30 minutes d’activité par jour dans votre agenda ?

Ou alors, vous ne faite aucune activité physique depuis de nombreuses années et vous n’avez aucun entraînement, vous ne savez pas par quoi commencer…?

Il y a toujours des solutions !

Toute activité physique, même modérée, est bonne pour la santé. Si vous n’arrivez pas à faire 30 minutes par jour ou si vous ne vous en sentez pas capable, ne vous découragez pas. Faire un peu, c’est déjà mieux que rien du tout !

Commencez doucement, 5 à 10 minutes par jour par exemple et augmentez progressivement la durée pour atteindre les 30 minutes recommandées.

Commencez par ce qui vous paraît le plus simple : vous n’êtes pas obligé de monter du jour au lendemain 5 étages à pied ! Commencez par un, puis deux.

Marchez avec des amis motivés, vous vous soutiendrez mutuellement.

Il n’y a pas que la marche !

Quand on parle de 30 minutes d’activité physique par jour, ce n’est pas obligatoirement de la marche ! L’avantage, c’est que tout compte ! Le jardinage, le bricolage, le ménage… toutes ces activités entrent dans le décompte des "30 minutes par jour".

Alors, si votre loisir est de bricoler ou de faire du jardinage en plein air, n’hésitez plus ! C’est tout aussi positif pour la santé que 30 minutes de marche. A condition tout de même de ne pas faire ces activités assis sur une chaise…

Faites des activités qui vous plaisent vraiment. Ainsi, elles feront partie de votre quotidien et vous aurez envie de les faire régulièrement !

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Qui entend les bêtes souffrir ?

4 Juin 2014, 07:33am

Publié par Eric Conan

Qui entend les bêtes souffrir ?

Dimanche 11 Mai 2014 à 05:00

ÉRIC CONAN

Fini le temps où le sort des animaux n'intéressait que quelques groupies de Brigitte Bardot. Aujourd'hui, intellectuels et consommateurs s'en mêlent, et même les grands chefs prennent conscience que la gastronomie ne survivra que dans le respect des bêtes.

>>> Article paru dans le n°889 de Marianne daté du 2 mai


Cette fois, cela devient sérieux. Comme chaque année, à Noël, les dénonciateurs du gavage des oies et canards ont manifesté devant des grands restaurants. La nouveauté, c'est que Joël Robuchon et Alain Ducasse ont craqué. Ils n'ont pas appelé la police, mais publié des communiqués. L'un annonçant qu'il renonçait à son fournisseur de foie gras, l'autre qu'il s'engageait à vérifier les accusations de L214, minuscule association qui a pris pour nom celui d'une série d'articles du code rural dont le premier précise que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ».

« C'est une première victoire, se réjouit Johanne Mielcarek, une de ses responsables.Cela change, la télé parle de nos enquêtes, nous ne sommes plus pris pour des dingues ! » Autre signe : le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) a reconnu être « peut-être allé trop loin ». Les militants de L214 avaient bien visé. L'un d'eux a filmé, à l'intérieur des locaux de la société Ernest Soulard, dans la Vendée, ces milliers de canards coincés dans des petites cages et gavés à la pompe hydraulique (2 kg de pâtée de maïs injectés en quelques secondes). Un enfer de bêtes blessées, avec un taux de mortalité énorme, loin de l'image du palmipède amoureusement gavé à la main, la tête entre les cuisses de la fermière... Et L214 révèle que les grands étoilés de la capitale vantant le terroir à des prix stratosphériques s'approvisionnent dans ces usines immondes ! Face à la panique, la filière, dont les ventes baissent depuis 2011, a fait son mea culpa et a promis de défendre les petits fermiers. Mais ceux-là sont minoritaires : 88 % de la production provient de chaînes de gavage industriel de plus de 1 000 cages...

Cette très symbolique querelle du foie gras résume tous les aspects du débat qui monte sur les souffrances des animaux d'élevage. Les producteurs rappellent que l'engraissement du foie est naturel chez les oiseaux migrateurs, mais leurs usines à gavage multiplient par 10 le poids du foie, au point de rendre difficile la respiration des bêtes. Et leur grande honte, c'est qu'il existe un foie gras naturel, avec label « bio », mais il est espagnol ! En Estrémadure, la société La Pateria de Sousa élève des oiseaux en liberté pour un foie gras naturel, vrai produit de luxe à 400 €/kg. Elle fournit Barack Obama à la Maison-Blanche et a été primée en 2006 par le Salon de l'alimentation de Paris ! Double honte française : les cages individuelles étant interdites par l'Europe depuis 1999, les usines avaient demandé un sursis, promettant de développer des « alternatives au gavage », tout en poursuivant par l'industrialisation leur politique de baisse des prix, ruinant ainsi les petits élevages artisanaux... D'où la question - y a-t-il un bon élevage ? - qui divise les défenseurs des animaux entre ceux qui, comme L214, militent pour l'interdiction du foie gras et ceux qui prônent le Label rouge, garantie de vie « normale » pour les palmipèdes. Les producteurs, eux, font profil bas parce que leurs conseillers en communication leur ont expliqué qu'ils ne pouvaient plus se contenter de tourner en ridicule les « zamis-des-zanimaux » ; qu'il fallait même l'éviter : cette époque est finie.

ZEPPELIN/SIPA

Longtemps, en effet, lobbies de la bidoche industrielle, fous de tauromachie, sacrificateurs halal et aristos de la chasse à courre pouvaient se moquer des mémères de la SPA et rhabiller Brigitte Bardot en mégère d'extrême droite. Ils ont désormais face à eux un tout autre front allant de Charlie Hebdo à la fine fleur de la philosophie française. Peu avant le coup d'éclat de L214 sur le foie gras, une pétition d'intellectuels qui n'ont pas l'habitude de signer ensemble (dont Elisabeth de Fontenay, Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Luc Ferry, Jacques Julliard, Danièle Sallenave, André Comte-Sponville) demandait que le code civil ne considère plus l'animal comme un « bien meuble » et qu'il lui donne le statut d'être vivant et sensible. Loin du radicalisme anglo-saxon, cette mouvance française avance avec subtilité et nuances. Coïncidence ou pas, elle doit son efficacité à des femmes qui voient leurs efforts récompensés.

D'abord la philosophe Elisabeth de Fontenay dont l'œuvre magistrale, consacrée aux différentes traditions religieuses et philosophiques sur l'animal (le Silence des bêtes, Points), influence le débat. Elle réclame non un droit des animaux, mais un devoir des humains à leur égard : « On peut les défendre tout en étant "spéciste" - penser qu'espèces humaine et animale ne peuvent être mises sur le même plan -, ce que certains extrémistes considèrent comme le dernier racisme. L'homme a une singularité sinon une supériorité, le langage, qui lui permet de produire de l'histoire et du droit. Mais il n'y a pas deux éthiques, l'une humaine, l'autre animale : l'humanisme doit inclure les animaux dans la sphère morale. Parce que nous tenons à notre merci ces vies vulnérables et muettes, nous avons une responsabilité. L'homme perd sa dignité en faisant souffrir ceux qu'il domine. »

Ce qu'Elisabeth de Fontenay professe depuis des années trouve soudain un écho. « Oui, il se passe quelque chose, confirme-t-elle. Dans la société et chez les intellectuels, qui découvrent que Derrida s'intéressait à la question : "L'animal nous regarde. Et penser commence par là", écrivait-il dans L'animal que donc je suis (Galilée), livre posthume. Le tournant coïncide avec le succès de Faut-il manger des animaux ? (Points), de Jonathan Foer, et sa position conciliante : mangez de la viande si vous aimez, mais souciez-vous de ce qu'a vécu la bête. » La montée de cette sensibilité résulte d'un paradoxe : la science découvre que mammifères et oiseaux ont des capacités d'émotion qui les rapprochent de nous à un moment où ce qu'on leur fait subir n'a jamais été aussi terrible au travers de l'élevage industriel. C'est une autre femme, Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse devenue directrice de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), qui a attiré l'attention des intellectuels sur cet univers effrayant auquel elle a consacré une œuvre décisive - Vivre avec les animaux, une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte), Une vie de cochon (La Découverte), Etre bête (Actes Sud). Aujourd'hui, en France, 10 millions de ruminants, 25 millions de porcs et environ 1 milliard de volailles connaissent chaque année un sort très éloigné d'une vie de bête, transformés en organismes déconnectés de leur physiologie naturelle, drogués pour pallier leur faiblesse physique et les effets du stress résumant leur existence. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des lapins, 90 % des porcs et 82 % des poulets sont produits hors sol, l'industrie porcine étant la plus artificialisée. « La zootechnie a mené les truies à mettre au monde près de 30 porcelets par an aujourd'hui au lieu de 16, avec insémination, traitements hormonaux, raccourcissement du cycle, la truie étant "fouillée" avant terme : on va chercher les porcelets dans l'utérus avant même qu'elle n'ait eu le temps de mettre bas, car il y a tellement de porcelets que les derniers risquent de mourir étouffés avant de naître, explique Jocelyne Porcher. Dans ces usines à viande, on extrait le minerai de porc comme on extrait le charbon de la mine, avec un taux de pertes de 20 %, les "p'tits-chats" - porcelets chétifs - étant tués à la naissance.» Ce qui fait dire à Elisabeth de Fontenay que «l'animal-machine auquel ne croient plus les cartésiens a été inventé par l'élevage industriel ».

Voilà pourquoi, dans nos sociétés de plus en plus transparentes, la condition des bêtes « de rente » est un secret. Les journalistes peuvent faire une plongée dans un sous-marin nucléaire, pas dans les usines à viande ! Comme le reconnaît un ancien cadre de l'élevage porcin : « Si ces usines avaient des vitres, tout le monde serait végétarien ! » Il n'y a pas de vitres, mais de plus en plus de fuites. Militants et journalistes réussissent à tourner des images clandestines et la littérature s'est emparée de la question avec le beau roman d'Isabelle Sorrente, 180 jours (Lattès), qui a pour cadre une porcherie automatisée (900 truies, 24 000 porcs produits par an, pour six employés) puant l'ammoniac, où la lumière du jour ne pénètre jamais et où il n'est pas rentable d'achever les « crevards ».

Abattages dans l'horreur

La fin du désintérêt pour les animaux de rente, contrastant avec l'attention pour les animaux de compagnie parfois mieux traités que les enfants, ouvre un autre débat - que faire ? - divisant ceux qui luttent contre les traitements qu'on leur inflige. Il commence par une question philosophique - « Qui suis-je pour faire couler leur sang ? » - formulée par Elisabeth de Fontenay lors d'un récent colloque de l'Inra et de l'université de Strasbourg, qui s'interrogeait : « Tuer les animaux est-il un crime ? »

« Le vécu moral de ceux qui travaillent avec les animaux nous apprend plus que les théories des philosophes, répond Sébastien Mouret, sociologue au centre de recherche Ethique et société de Paris-Descartes et auteur d'Elever et tuer des animaux (PUF).L'acte de tuer, pour eux, n'est pas rien, ils l'éprouvent et continuent de l'éprouver malgré la répétition. Ils pensent que ce n'est pas un crime, mais que l'on ne peut pas faire n'importe quoi avec les bêtes. » Ce que confirme Lise Gaignard, psychanalyste au laboratoire de psychologie du travail, qui se souvient de l' « effort pour ne pas penser le travail parce que, si on le pensait, on ne pourrait pas le faire » du personnel en « grande souffrance » qu'elle recevait après les exterminations de troupeaux lors de la crise de la vache folle et l'élimination de près de 3 millions de veaux mâles de moins de dix jours après la chute du prix du bœuf à laquelle incitait la prime « Hérode » (référence au massacre des Innocents : les technocrates du ministère de l'Agriculture osent tout).

Les débats du colloque de Strasbourg ont conclu que, s'il n'est pas un crime de tuer les bêtes, c'en est un de transformer leur vie en calvaire et d'y mettre fin dans l'horreur. Le black-out sur les abattoirs commence à être levé. Il y a eu Ces bêtes qu'on abat(L'Harmattan), le beau livre de Jean-Luc Daub, ancien inspecteur des abattoirs qui ne mange plus de viande, marqué à vie à force d'avoir croisé « le regard des bêtes paniquées » qui « cherchaient » le sien, avançant à coups de barre à mine, de décharges électriques dans les organes sexuels ou tirées par câble quand elles ne peuvent plus marcher. Et le documentaire Entrée du personnel a donné la parole à ces employés qui « tiennent » en s'alcoolisant, ou en se détachant de ce qu'ils font grâce au fractionnement du travail sur la chaîne. Ceux qui le peuvent fuient, souvent remplacés par du personnel étranger, certains n'hésitent plus à se rebeller, comme ce porcher devenu sourd, qui a fait condamner son employeur qui l'a exposé sans protection aux hurlements infernaux des cochons paniqués. Le président du tribunal de Lons-le-Saunier (Jura) a estimé qu'il travaillait dans des « conditions incompatibles avec la dignité humaine ».

Ces révélations nourrissent une position bien exprimée par Aymeric Caron, auteur de No Steak (Fayard), qui a popularisé le végétarisme : « L'enfer que nous infligeons aux animaux ne cessera que lorsque leur commerce sera interdit. » C'est la position des vegans, ne consommant rien des animaux, même le lait (produit de « l'esclavage des ruminants ») et le miel (« volé aux abeilles »), et refusant de se servir du cuir ou de la laine. Mais végétariens, végétaliens et vegans (dont les deux tiers ont renoncé à la viande pour ne pas faire souffrir les animaux) ne représentent pas plus de 3 % des consommateurs. La prise de conscience d'une partie des mangeurs de viande paraît plus significative du changement de regard sur les bêtes de boucherie : ils n'entendent pas y renoncer, mais ils ne veulent pas manger de viande provenant de bêtes qui ont souffert durant leur vie ou lors de leur mort. Un sondage de l'Ifop montre que les conditions d'élevage constituent « un critère de choix important » pour 73 % des consommateurs et « déterminants » pour 15 % d'entre eux. La profession s'en inquiète : en 2012, le Congrès mondial de la viande, réuni à Paris, a pronostiqué un déclin du marché s'il restait associé aux mauvais traitements. Et certains, comme l'a exprimé notre ami Jacques Julliard, ne mangent plus de veau et d'agneau, la bête de boucherie ayant le droit de devenir adulte.

Contre la position des ultras remettant en cause la légitimité de l'élevage, une autre position rassemble donc intellectuels, consommateurs et producteurs : la défense d'un « élevage éthique » assurant « une bonne vie et une bonne mort » à l'animal. « Comme le disait ma grand-mère aux Parisiens de passage : "Si tu n'es pas capable de tuer un lapin, tu n'as pas le droit d'en manger !" raconte Lise Gaignard. Il faut en finir avec le mangeur de viande qui ne supporte pas de savoir ce qui est fait à la bête : il faut arrêter ou assumer et, dans ce cas, faire au mieux pour elle. » Position partagée par des professionnels comme Thierry Schweitzer, paysan-charcutier employant 45 salariés en Alsace, qui vit comme un « malheur » ce qu'est devenu l'élevage : « Soit on arrête de manger de la viande, soit on élève les bêtes autrement ; il y a un marché pour la qualité. »

Un programme ambitieux, remettant en cause une économie fondée sur le bas prix - « l'impasse morale et économique des systèmes industriels », comme dit Jocelyne Porcher - avec pour alternative le sauvetage d'un « élevage encore pratiqué en France permettant à la fois le respect de l'animal et la dignité de l'éleveur : ce n'est pas parce que la finance a perverti l'élevage en production industrielle de matières animales qu'il faut y renoncer, poursuit-elle, s'inquiétant de voir les vegans défendre la viande synthétique. Il est étonnant de remarquer à quel point certains défenseurs des animaux et les industriels sont des alliés objectifs contre l'élevage éthique ! »

BOUYE BERNARD/SIPA

Position que rejoint la philosophe Corine Pelluchon : « La domestication respectueuse fait partie de l'humanité, il faut aider ceux qui la défendent. » Comme Isabelle Beaumont, bergère au-dessus de Digne (Alpes-de-Haute-Provence) : « Je suis fière de faire vivre des brebis dans ces montagnes où l'on ne peut rien cultiver. Leur mort est pour moi une épreuve, mais je leur ai offert une vie normale. Parce que je travaille proprement, je n'ai pas honte. » Seul problème pour ces éleveurs soucieux de leurs bêtes. « L'enfer des abattoirs industriels efface en quelques heures une vie de bons et loyaux services réciproques », explique Michel Boutonnet, vétérinaire dans la Drôme pendant quarante ans. Certains s'y refusent, jusqu'à l'illégalité, comme X, éleveur de bovins et de porcs bio en plein air en Dordogne. « Après avoir assuré un an de bonne vie à mes porcs, je ne peux plus les emmener à l'abattoir : le transport, l'attente, la panique. J'ai installé un petit abattoir à la ferme et je fais venir un tueur professionnel : je suis sûr qu'il n'y a pas de souffrance. Cela me coûte un peu plus cher, mais je vends en circuit direct à des amateurs de bonne viande pour qui cela compte ; ils sont prêts à me soutenir en cas de procès. »

« Il faut miser sur le consommateur, en faire un acteur, manger doit devenir un acte éthique et politique », estime Corine Pelluchon. Un « consomme-acteur » qui doit « manger moins de viande, meilleure et différemment », comme les clients d'Armand Touzanne, directeur du Consortium Porc noir de Bigorre qui a sauvé « ce cochon très goûteux mais abandonné par l'industrie parce qu'il a besoin de liberté et qu'il fait plus de gras que de viande : il faut savoir le cuisiner ». Un consommateur qui doit pouvoir choisir en achetant. Cela remet en lumière l'action pionnière de l'Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs (Oaba), aujourd'hui oubliée avec ingratitude. Fondée il y a plus de cinquante ans par Jacqueline Gilardoni (une femme, encore...) « pour que toutes ces bêtes qui nous nourrissent aient une vie et une mort sans souffrance », l'Oaba a travaillé dans l'ombre pour faire progresser la condition des animaux de boucherie (mettant fin en 1997 au sort des dizaines de millions de poussins mâles inutiles que les éleveurs de poules pondeuses laissaient mourir d'étouffement dans des bennes) et imposer des informations utiles au consommateur. Celui-ci en fait bon usage quand elles sont précises, telles celles sur les boîtes d'œufs, réclamées par l'Oaba : en quelques années les clients ont privilégié les œufs de poules élevées en plein air, au détriment des œufs de batterie. Le groupe Glon (œufs Matines) vient de renoncer à un projet de batteries de 470 000 pondeuses et L214, à force de manifs, vient d'obtenir de Monoprix de ne plus vendre d'œufs de poules de batterie. « On va s'attaquer maintenant à Super U ! » se réjouit Johanne Mielcarek.

Mais tant l'Oaba que L214, qui mesuraient les progrès accomplis, notamment grâce à l'Europe, témoignent d'une régression inquiétante : leurs efforts sont contrecarrés par les accommodements accordés aux religions : par dérogation avec la loi commune, l'abattage rituel (kasher et halal) - échappant à l'obligation d'étourdir les bêtes pour qu'elles ne souffrent pas durant leur égorgement - est de plus en plus pratiqué. Alors que la Mosquée de Paris acceptait l'étourdissement, comme beaucoup de musulmans en Europe, la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) sous obédience des Frères musulmans a eu un effet réactionnaire auquel personne n'a osé s'opposer, à part quelques téméraires comme l'Oaba, L214, le Point et Charlie Hebdo, seul hebdomadaire à consacrer chaque semaine depuis vingt ans une chronique à la souffrance animale. Son directeur, Charb, qui estime que « les élus devraient militer pour l'interdiction de l'abattage pour le bien-être des animaux, mais aussi parce que la loi doit être la même pour tous », rejoint Franz-Olivier Giesbert, du Point, qui y voit « le symbole de tous les mensonges et de toutes les lâchetés de la classe politique française ».

Abattage rituel et loi du profit

Mais l'intimidation face aux intégristes va bien au-delà : ils ont réussi à priver le consommateur du droit de choisir sa viande en refusant toute traçabilité pour celle issue de l'abattage rituel. On se dit que tout devrait être simple et que chacun devrait trouver viande (halal, bio ou kasher) à son assiette ? Non, parce que l'on abat selon le rituel kasher et halal beaucoup plus de viande que n'en demandent les consommateurs observant les rites juif et musulman. Et que le surplus est recyclé dans le circuit général sans que le consommateur lambda le sache. Une curieuse alliance des prétentions intégristes et de la loi du profit dans la filière viande explique ce scandale. Pour des raisons religieuses, toute la viande abattue n'est pas consommée par ses destinataires : les musulmans délaissent les morceaux à rôtir, et pour les juifs la partie arrière de la bête est proscrite. Plus d'une carcasse sur deux abattues rituellement est jugée non kasher en raison d'imperfections anatomiques. A cela s'ajoute le fait que des patrons d'abattoir ont sauté sur l'occasion de faire de la dérogation (pas d'étourdissement) la règle : généraliser l'abattage halal coûte moins cher que de faire deux chaînes distinctes et réduit les frais de personnel... «Je ne mange plus que du porc, seule façon d'être sûr à 100 % que la bête a été étourdie !» résume Jean-Pierre Kieffer, vétérinaire et président de l'Oaba.

Selon l'Académie vétérinaire de France, 32 % des viandes commercialisées en 2008 provenaient de l'abattage rituel quand la demande religieuse ne dépasse pas 7 %. Selon l'enquête non contestée de Michel Turin, Halal à tous les étals (Calmann-Lévy), sur trois bêtes abattues de manière rituelle, deux seront consommées par le consommateur non religieux sans qu'il en soit informé. Dissimulation paradoxalement due à la sensibilité croissante de l'opinion à la souffrance animale : un étiquetage précis de ces viandes rituelles recyclées ferait fuir le consommateur qui les consomme aujourd'hui sans le savoir. Ce que confirmait fin 2013 un sondage Ipsos : 85 % des consommateurs sont pour l'étourdissement et 71 % veulent en trouver l'information sur la viande ou les produits en contenant. Déjà certaines marques se positionnent, comme Carrefour qui prétend «être le seul distributeur à garantir que les animaux sont étourdis».

Défi démocratique majeur

Les religieux refusent l'étiquetage en invoquant le risque de « stigmatisation » antisémite ou islamophobe, mais certains sont plus francs, comme le rabbin Mendel Samama, à Strasbourg, sur son blog : « Quel serait le prix de 1 kg de viande kasher d'une bête dont on n'aura pas vendu à des non-juifs les parties impropres religieusement ? Le double, certainement ! Combien de consommateurs seraient prêts à acheter de la viande tuée selon la méthode kasher ? Pas beaucoup ! Mécaniquement, les prix du kasher risqueraient de s'envoler ! » L'hypocrisie sur les enjeux financiers de l'étiquetage met Charb hors de lui : « L'étiquetage va faire exploser le prix de la bidoche halal et kasher. Ça veut dire que jusqu'à présent le bouffeur de bidoche non juif et non musulman subventionne la production de viande halal et kasher ! » Le directeur de Charlie Hebdo estime qu'« il y a un moyen d'aborder ces thèmes sans passer pour des nazis ».

Ce n'est pas sûr, vu les ennuis d'une autre femme, la sénatrice UDI Sylvie Goy-Chavent, la dernière à avoir proposé l'étiquetage comme rapporteuse du Sénat sur la filière viande. Son rapport, qui consacre un chapitre au « bien-être animal », montre que la dérogation religieuse n'a pas seulement des conséquences sur la souffrance animale - les bovins pouvant agoniser dans d'intenses convulsions près d'un quart d'heure avant de perdre conscience -, mais aussi sur la sécurité sanitaire, les experts vétérinaires n'excluant pas les risques de contamination par la bactérie Escherichia coli lors des égorgements rituels. Adopté à l'unanimité des sénateurs, ce rapport Goy-Chavent, estimant que « le statu quo ne paraît aujourd'hui plus tenable », préconise un étiquetage obligatoire pour « garantir à ceux qui ne veulent pas consommer des viandes issues d'animaux abattus sans étourdissement de ne pas être trompés sur la marchandise ».

Avant même la sortie de son rapport, Sylvie Goy-Chavent était insultée et menacée d'égorgement sur des sites communautaires. L'enquête menée a révélé qu'ils étaient hébergés en Israël. « Les religions doivent être remises à leur place, leur petite place, l'idée de sacrifice, de la volonté de Dieu ou des superstitions ne doivent pas primer sur ce que nous décidons. C'est plus grave que le foulard, l'exception ne doit pas devenir la règle, il y a là un défi démocratique majeur », estime Corine Pelluchon, rejoignant ainsi Elisabeth de Fontenay : « Il ne faut plus reculer, le combat prioritaire est bien l'étiquetage. La moindre des libertés est de pouvoir décider soi-même et, pour que les choses changent, le consommateur doit savoir qu'il mange un animal qui aura souffert longtemps avant de mourir. »

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Anti-gaspi : ces aliments que vous pouvez manger, même périmés

3 Juin 2014, 09:17am

Publié par pam

Supprimer la date limite d'utilisation optimale, voilà la proposition faite à la Commission européenne par la Suède et les Pays-Bas afin de lutter contre le gaspillage alimentaire.

Lundi 19 mai, lors d’une réunion des ministres de l’Agriculture de l’Union Européenne, la Suède et les Pays-Bas ont présenté un document proposant de supprimer la mention “à consommer de préférence avant” de certains produits comme les pâtes, le riz ou le café.

Cette mention, qui concerne la date limite d’utilisation optimale (DLUO), est confondue avec la date limite de consommation (DLC) par 50 % des consommateurs. La DLUO désigne la date à laquelle la qualité du produit commence à se détériorer, sans que celui-ci ne présente pour autant de risques pour la santé, ce qui est généralement le cas lorsque la DLC est dépassée. Pour la Commission européenne, la confusion entre ces deux mentions serait à l’origine de 20 % du gaspillage alimentaire. D’où la nécessité pour Bruxelles de supprimer la DLUO de certains aliments non périssables. “Si nous ne faisons rien, le gaspillage alimentaire représentera 126 millions de tonnes par an en 2020, contre près de 90 millions actuellement” a alerté Tonio Borg, commissaire européen chargé de la santé.

En attendant l’application d’une telle mesure, il est possible de réduire ses déchets alimentaires en connaissant mieux les produits que l’on peut conserver, même lorsque la date limite d’utilisation optimale est dépassée. Découvrez la liste de l’Université de Liège.

Les surgelés

À l’exception des produits congelés par vos soins ou les steacks hachés, qui se conservent respectivement six et neuf mois, les produits surgelés peuvent rester dans votre congélateur bien longtemps après la DLUO, à condition de les conserver à - 18°.

Les conserves

Du moment que la boîte de conserve n’est pas altérée, déformée, gonflée ou rouillée, il est possible de la garder plusieurs années. Il faut simplement veiller à les conserver dans un endroit tempéré.

Les produits secs

Produits céréaliers ou farine se conservent très bien du moment qu’ils restent au sec.

Les épices

Elles peuvent se conserver des années après la DLUO, bien que leur arôme risque de s’affadir.

Le lait stérilisé (UHT)

Si ses propriétés nutritionnelles s’amoindrissent après la date limite d’utilisation optimale, le lait stérilisé ne présente pas de danger pour la santé jusqu’à deux mois après la DLUO.

Rédaction : Manon Laplace

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Anti-gaspi : ces aliments que vous pouvez manger, même périmés

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recyclage alimentaire.

13 Mai 2014, 07:51am

Publié par pam

trouvé sur : bio à la une. com

5 déchets alimentaires à ne surtout pas jeter

Par Manon Laplace

Et si manger ses déchets alimentaires était le nouveau geste écolo ? Bon pour la planète et pour la santé, le recyclage s'invite désormais en cuisine. Bio à la Une vous livre ses trucs et astuces pour réduire le gaspillage alimentaire.

1,3 milliards de tonnes de denrées alimentaires comestibles seraient jetées chaque année dans le monde. Soit un tiers de la production. Des chiffres assommants qu’il serait possible de réduire avec des gestes simples. Réduire les portions, acheter ses produits frais au fur et à mesure ou encore accommoder les restes, autant de bonnes habitudes de consommation pour éviter le gaspillage. Mais l'on peut également optimiser sa manière de cuisiner en utilisant toutes les parties des aliments, même les plus surprenantes. En d’autres termes, il faut cuisiner ses déchets alimentaires!

Les épluchures de fruits et légumes que l'on jette sont autant de nutriments dont on se prive. En effet, la peau est en général beaucoup plus riche en vitamines, minéraux et en fibres que la pulpe des végétaux. Alors plutôt que de les mettre à la poubelle, on apprend à les accommoder ! Et pour ceux qui trouveraient l’idée peu ragoûtante, sachez qu’Eric Guérin, chef étoilé au Guide Michelin s’est spécialisé dans la cuisine des épluchures et des carcasses. Comme quoi déchets et gastronomie peuvent faire bon ménage ! Méfiance néanmoins à l’égard des fruits et légumes conventionnels. Si la peau est un concentré de micronutriments, elle est également la partie du végétal qui retient le plus les pesticides et les produits chimiques ! On choisit donc des fruits et légumes bio.

Les fanes

Les herbes de certains légumes cultivés (radis, carottes, navets, betteraves, etc…), également appelées fanes, sont très riches en calcium en fer et en vitamines. Facile à cuisiner, elles sont une excellente source de fibres dont on aurait tort de se priver. Cuites en potage, purée, dans une omelette ou crues en salade, les fanes s’accommodent à toutes les sauces.

Les écorces de fruit

S’il l’on s’imagine facilement manger la peau des pommes ou prunes bio, ce n’est pas vraiment le cas pour les oranges ou l’ananas. Ce n’est pas pour autant que la peau de ces fruits est bonne à jeter. L'écorce d'agrume, râpée en zests, rehaussera le goût d’un yaourt, d’un thé ou d’un poisson. Plus encore, elle permet de faire le plein de nutriments. En 2004, une étude du département américain de l’Agriculture mettait en lumière les propriétés anti cholestérol des flavones polyméthoxylés contenues dans l’écorce d’orange. De quoi prendre soin de sa santé et de la planète en un seul zest. On ne jette pas non plus les écorces d’ananas que l'on transforme plutôt en sirop en les faisant infuser dans de l’eau et du sucre.

Les épluchures de légumes

Pommes de terre, panais, tomates ou carottes, en les épluchant vous vous débarrassez de vitamines et minéraux essentiels. Si vous tenez absolument à les peler, il n’est pourtant pas obligatoire d’en jeter les épluchures. Lavées, séchées puis frites quelques secondes, on en fait des chips maison originales, naturelles et savoureuses.

Les graines et les pépins

Pourquoi continuer de jeter les graines des melons ou des citrouilles quand on peut en faire des en-cas équilibrés et nourrissants ? Une fois torréfiés, pépins et graines apportent du croustillant à une salade ou à un fromage blanc. Ils seront également parfaits pour un goûter sain, accompagnés de quelques fruits secs. Riches en fer, en protéines et en magnésium, les graines de citrouille sont de précieuses alliées santé.

Les arêtes de poisson et les carcasses de crevettes

De la même manière que les carcasses de volaille, têtes et carapaces de crevettes sont un concentré de saveur. Cuites avec des aromates et de l’eau, on obtient un délicieux fumet, soit un fond de sauce parfumé idéal pour accompagner un poisson, une soupe ou un risotto. Pour faire le plein de calcium, on réutilise également les arêtes de petits poissons en les faisant frire. “Les arêtes de poissons, de sardines par exemple, peuvent être frites et servies sur des tartines. Quand c’est bien croustillant, c’est délicieux.” explique Sonia Ezgulian, auteure du livre Les déchets, 10 façons de les accommoder.

Quant à tout ce qui ne sera pas réutilisé en cuisine, on en fait du compost pour le jardin, le potager ou les plantes. Coquilles d’œufs, épluchures, écorces, sachets de thé… Tout y passe.

Rédaction : Manon Laplace

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recyclage alimentaire.

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jardins communautaires : les villes comestibles.

9 Mai 2014, 07:00am

Publié par pam

Encore un reportage sur les jardins en ville... Ou comment la hausse du prix du pétrole et le chômage peut amener les gens à revoir leurs habitudes de vie, habitudes alimentaires, agriculture industrielle.. etc.

Bon, c'est un reportage américain... et donc un peu bourin (oups ! aurais-je failli et me serais permis un jugement...!) À ma décharge je suis allée une fois aux USA et deux fois au Québec, j'ai vu de près l'inculture, le matérialisme, la bouffe répugnante, l'obésité et j'en passe. Bien évidemment j'ai aussi rencontré des gens charmants mais franchement rien qui m'incite à retraverser l'Atlantique. Et rien que j'ai eu envie d'aimer dans le "modèle américain". Mais les laissés pour compte de l'industrialisation-mondialisation- monsantisation sont si nombreux et se sont retrouvés si démunis que les initiatives passionnantes se sont multipliées et il faut leur rendre hommage. Quand ils sautent le pas et décident de changer la donne ils sont cash, sans préjugés, sans complexes et ils foncent avec générosité. Ils ont souvent été en avance sur nous, habitants du "vieux monde" alors si pour une fois on essayait de ne pas attendre dix ans pour imiter leurs bonnes idées... Le mouvement fermier-à-fermier à Cuba est passionnant. Et cette video est bourrée de bonnes idées.

Impossible de vous donner le lien alors allez sur google et tapez :

Les Villes Comestibles - Faites Pousser la Révolution!

et enjoy !!!

jardins communautaires : les villes comestibles.

un autre exemple, sur notre "vieux" continent : allez sur google et tapez

les incroyables comestibles dans l'émission "silence ça pousse".

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mondialisation alimentaire...

7 Mai 2014, 07:55am

Publié par pam

« Je boycotte au maximum les supermarchés et les grandes marques »

Le Monde.fr | 25.04.2014 à 20h06 • Mis à jour le 30.04.2014 à 15h06 |Propos recueillis par Audrey Garric

A l'occasion de la diffusion du webdocumentaire Nestlé, un empire dans mon assiette, qui enquête sur les méthodes du numéro un mondial de l'alimentation, fort de 8 000 marques, nous vous avons questionnés, dans un appel à témoignages, sur votre rapport à l'industrie agroalimentaire. La réponse est sans équivoque : vous ne faites pas confiance aux grandes marques mues, à votre sens, par la recherche de profits de court terme au détriment de la santé et de l'environnement et qui, pour cela, « cherchent à vous duper ». C'est pourquoi vous tentez au maximum de privilégier les produits du marché, frais et de saison, et les circuits courts.

COURSE AU PROFIT ET DESTRUCTIONS

  • Mondialisation alimentaire, par David, 43 ans, consultant marketing senior freelance, Paris

L'alimentation a subi la mondialisation au même titre que les autres secteurs d'activité. Vous pouvez aujourd'hui acheter un paquet de chips de la même marque dans tout l'Occident. Economie d'échelle pour les industries agroalimentaires, uniformisation des modes de consommation pour les consommateurs. Cette exemple s'applique à toute l'alimentation humaine.

Cela étant, au-delà des problèmes sanitaires générés par la course au profit aussi bien que par des contrôles défaillants, je n'ai aujourd'hui plus aucune confiance en des entreprises — transnationales pour la plupart — qui, non contentes d'optimiser fiscalement leur activité au détriment des Etats et donc des peuples, semblent marcher main dans la main avec l'industrie pharmaceutique… En effet, quelle aubaine de pouvoir d'un côté rendre malade les consommateurs, et de l'autre leur proposer des produits pour lutter contre ces maux ! A titre personnel je prépare un maximum de mes aliments et privilégie les circuits courts, aussi bien pour des questions environnementales que pour favoriser des entreprises à taille humaine qui font partie intégrante de la société et de son marché, taxe et emploilocaux inclus.

  • Une industrie néfaste pour la santé et l'environnement, par Pierre, 31 ans, Bordeaux

Je ne leur fais plus confiance en raison d'un principe simple. Tout ce qui est produit à échelle industrielle est par essence conçu pour se conserver dans le temps et être vendu à la plus grande quantité possible pour maximiser le profit. Or, ces deux éléments impliquent dans les ingrédients du produit vendu : 1) des conservateurs ; 2) des ingrédients à base de sucre et glucose sous diverses formes, qui touchent une zone du cerveau qui favorise la dépendance, exactement de la même manière qu'une drogue.

Enfin, concernant le packaging, tout est à revoir. Non seulement, c'est polluant pour l'environnement et l'océan en particulier, mais en plus c'est néfaste pour l'homme, comme on le voit tous les jours en apprenant les effets dévastateurs du bisphénol A et des phtalates sur notre corps, et notamment la qualité du sperme de l'homme, et les malformations de nouveau-nés chez les femmes. Et ce alors qu'il existe des fournisseurs français de packagings 100 % biodégradables et écologiques, élaborés à partir d'algues en Bretagne, algues dont on ne sait plus que faire ! Pour toutes ces raisons, je boycotte au maximum les supermarchés et les grandes marques. Je ne me fournis que directement auprès des maraîchers, de mon potager et sur les marchés locaux. Question de principe et, surtout, d'éthique.

  • Des produits centrés sur le coût, par Philippe, 66 ans, retraité

Ancien PDG de trois usines agroalimentaires fournissant des fabricants de produits tels que pâtes, biscuits, charcuteries, et parmi les plus grands (Danone), je ne me souviens pas d'avoir jamais abordé autre chose que le prix. Bien sûr il y a des cahiers des charges, qui la plupart du temps ne sont d'ailleurs pas réalistes et servent uniquement de parapluie en cas de pépins, des certifications CEE, ISO, etc., qui ne sont que des bouts de papiers récompensant des procédures qui n'existent que le temps de leur obtention.

Dans la pratique, les usines, et même les plus grosses, se moquent de la qualité et ne regardent que la ligne profit. Certains industriels, sous couvert de températures de cuisson élevées, n'hésitent pas à utiliser des produits périmés, contaminés ou cent fois reconditionnés. Quand il y a un lot de matières premièresavariées, il y a toujours plus d'acheteurs intéressés. Quand aux contrôles, les fraudes et les services vétérinaires sont débordés, souvent inefficients, et surtout pas regardants. En dix ans, sur mes trois usines, je n'ai jamais eu un vrai contrôle, mais par contre beaucoup de déjeuners.

  • Appétits financiers, par Jean

Je n'ai absolument aucune confiance envers les marques de l'industrie agroalimentaire dont le seul but est de satisfaire leurs appétits financiers. Les consommateurs sont sciemment dupés, abusés et rendus captifs par les campagnes de marketing (désinformation) toujours plus performantes et destinées à sanctifier les marques de l'industrie agroalimentaire. La bonne santé des consommateurs, la juste rémunération des producteurs, le respect de notre environnement ne sont pas compatibles avec la logique d'augmentation des parts de marché et des bénéfices de l'empire agroalimentaire. L'étiquetage des produits ne vise en aucun cas à informer honnêtement les consommateurs, le lobby agroalimentaire œuvrant pour que la réglementation lui soit la moins contraignante possible sur ce point.

En tant que consommateurs, nous avons le choix de ne pas contribuer aux effets néfastes de cette industrie, en modifiant notre approche de l'alimentation. Nous devons autant que possible prendre le temps de cuisiner nous même nos repas en privilégiant les produits frais issus de circuits courts. Et pourquoi ne pas profiterd'un bout de jardin ou d'une terrasse pour faire un coin potager ?

  • Perte de notre patrimoine alimentaire, par Dominique, 32 ans, Paris, chargé de mission

L'industrie agroalimentaire française est triplement coupable. Un, elle vend des produits frelatés, truffés de produits chimiques variés, emballés dans des plastiques polluants et dangereux pour la santé. Deux, elle détruit l'environnement en incitant l'utilisation de produits agricoles qui engendrent pollution de l'environnement, souffrance animale et atteinte à la santé des agriculteurs et des riverains. Trois, elle détruit le patrimoine culinaire français, les savoir-faire, le bien-manger et fait son beurre en propageant l'obésité. Je suis très choqué de la collaboration soumise du pouvoir politique à ces industries alors même que notre pays est le plus talentueux en la matière. Vive les petits producteurs, les cuisiniers et tous les réseaux alternatifs qui organisent la résistance face à cette industrie qu'il faudrait détruire à coup de taxes pour lui faire payer les conséquence sanitaires de son activité immorale.

RETOUR AU LOCAL ET AU BIO

  • Il est inutile de manger en février des tomates sans saveur, par Jean, 68 ans, La Roche-sur-Yon

Bien avant les scandales alimentaires, je m'étais rendu compte des arnaques : prix maintenus mais moins de produit (Prince…). J'avais aussi acheté des produits sous plastique : jambon blanc, mozzarella, etc. dont le paquet gonflait anormalement, mais aussi du fromage sans goût et d'autres articles avec trop de sel, trop de sucre. Le chorizo désormais bien trop pimenté et immangeable ! Les étiquettes ne résolvent pas les problèmes de qualité, et j'en avais assez de passermon temps à lire des textes illisibles ou nébuleux. J'en avais assez aussi deremplir mes poubelles avec des plastiques de toutes sortes en me posant les questions de la santé et de l'environnement.

Depuis quelques années je consomme local et je privilégie les produits frais et de saison. Il est inutile de manger en février des tomates bien rondes mais sans saveur. Depuis quelques années, je fais un jardin, et les légumes que je mange (à la saison) sont délicieux et sans comparaison possible avec ceux des hypermarchés. J'achète ma viande chez un boucher et je crois que j'y gagne car elle ne rétrécit pas à la cuisson et elle est bien meilleure. Pour moi je n'achète que les produits de base (farine, sucre, etc.) dans les grandes surfaces et surtout pas de produits de l'agroalimentaire. Non, ces produits sont mauvais ou sans goût, et je n'ai aucune confiance en leur qualité et leur effet sur la santé. Non merci, sans façon !

  • Ma volaille et mes légumes sont produits dans un rayon de 40 km, par Jean, 40 ans, profession libérale en Ile-de-France

L'industrie agroalimentaire n'est pas tenue de participer à notre santé. Son objectif premier est de développer avant tout son chiffre d'affaires. Partant de ce constat, j'ai décidé de me montrer très méfiant envers ses produits. Aujourd'hui, j'achète tous mes produits frais (légumes et fruits, viandes et fromages) au marché en sélectionnant des artisans de qualité et les circuits courts. Ma volaille et mes légumes sont produits dans un rayon de 40 kilomètres par exemple. Je me rends à présent au supermarché uniquement pour les achats de produits ménagers, quelques conserves (pois chiches ou sardines par exemple), les biscuits, en prenant soin de toujours détailler les ingrédients (je fuis comme la peste la mention « arômes » et la ribambelle de colorants en E). En quelque sorte, je n'achète que les produits les plus simples ayant subi le strict minimum de mise en œuvre.

Selon moi, l'essentiel des produits diffusés par l'industrie agroalimentaire est malsain pour notre santé. Il suffit, pour s'en convaincre, de détailler la liste des ingrédients. On imagine pas à quel point nos industriels sont inventifs en termes d'intrants chimiques alimentaires. Il y aurait un gros travail à faire sur l'étiquetage (ingrédients sains et malsains, traçabilité, empreinte carbone…) afin d'aider(éduquer ?) au mieux les familles. Je pense aux enfants.

  • Depuis le scandale de la viande de cheval, j'ai changé d'alimentation, par Rachel, 20 ans, Les Herbiers (Vendée)

Depuis le scandale de la viande de cheval, ma famille et moi-même avons considérablement changé notre alimentation. Nous n'achetons plus du tout de viande en supermarché ni de légumes ou autres produits alimentaires. Nous mangeons beaucoup moins de viande, et lorsque cela se produit nous l'achetons chez notre boucher au marché ! Désormais, le marché est devenu notre seul lieu d'achat pour fruits, légumes, viandes et poisson. Tellement plus convivial ! Les scandales alimentaires mettent seulement des exemples sur ce que nous connaissons déjà ; il est nécessaire d’intervenir désormais. Notre consommation doit changer, rien que par respect pour les animaux et la nature. Il m'est impossible de manger dans des restaurants rapides désormais.

  • Je mange bio depuis quinze ans, par François, Paris, 40 ans

Lorsqu'on sait que Rudolf Steiner avait déclaré en 1919 qu'une vache mangeant des protéines animales explosait son taux d'urate et devenait folle et que ce n'est qu'en 1999 que les farines funestes furent enfin interdites, on mesure le pouvoir de l'industrie agroalimentaire et de sa démarche définitivement meurtrière en ne pensant jamais au consommateur mais toujours à ses profits et aux dividendes des membres du conseil d'administration. Je cite cet exemple effarant mais tout le monde en connaît une bonne dizaine.

Depuis quinze ans je mange bio et me désole de l'appauvrissement des goûts (toujours plus de sucre et de sel) et m'inquiète de l'état dramatique de la terre, de nos eaux, de notre air que l'agriculture intensive pollue toujours plus. Les conséquences sont connues, établies : maladies cardio-vasculaires, diabète, cancers… J'en veux à toutes les personnes qui ont de l'argent et qui pourraientacheter bio, augmentant ainsi la demande qui inciterait les agriculteurs à seconvertir, donc modifieraient l'offre, de sorte qu'à terme, ce ne soient plus seulement 2 % du territoire cultivés mais bien davantage de superficies, afin que les personnes modestes puissent y accéder également, enfin, sans que l'argent soit un frein à leur désir de nourrir sainement leur famille. Je connais tous les argumentaires des « antibiologiques » ; aucun ne résiste à la force de « l'habitude » du consommateur ne désirant fondamentalement pas changer sa consommation !

CONSOMMATEURS VIGILANTS

  • Je suis devenu plus vigilant aux étiquettes, par Lionel, 44 ans, informaticien

En une dizaine d'années, je suis passé de la consommation automatique (je prends un produit, je pose dans le Caddie) à la consommation temporisée (je prends un produit, je lis l'étiquette, je valide ou non mon choix). Au fur et à mesure de mes lectures, des différents reportages télé, des scandales incroyables touchant aux industries agroalimentaires, ma sensibilité s'est accrue, ma curiosité également, ma révolte certainement un peu aussi. Je suis donc devenu plus vigilant.

Ayant conscience que se passer de produits agroalimentaires serait difficile pour moi (j'ai néanmoins éliminé tous les plats cuisinés), je tente d'acheter plus intelligent en me basant sur les informations des étiquettes. Taux de sucres ou de gras saturés, arômes naturels ou artificiels, produit bio ou responsable, mes choix sont plus précis. J'ai été très désappointé lorsque Bruxelles a décidé de ne pasvalider les mentions informatives selon le système du feu tricolore. Par ailleurs, je ne me leurre pas : ma prise de conscience et ma vigilance relative me permettent aussi de me donner bonne conscience. Je possède par exemple une machine Nespresso. Je savais parfaitement que ce café dit de luxe laisse une empreinte environnementale négative largement supérieure au café traditionnel. Et pourtant, je l'ai achetée…

  • J'ai retrouvé le lien avec l'animal, par Yann, 24 ans, Paris

J'ai eu une sorte de révélation il y a quelques mois en achetant du jambon dans un supermarché. En le prenant, je l'ai regardé et me suis dit : « Je ne vois pas le cochon, je vois le jambon. » Je n'ai plus de lien avec l'animal, le jambon est du jambon, pas du cochon. Pour la première fois, je me suis rendu compte que la facilité d'accès à la viande était tellement évidente que je ne l'avais jamais remise en question. Malaise. En me renseignant un peu, j'ai pu commencer à mettre des mots et des maux sur ce malaise ; il y a quelque chose de culturel dans la disponibilité et l'accès facile et à bas coût qui facilite la dépendance, l'achat compulsif.

Face à l'opacité de l'industrie porcine (mais pas que porcine) un peu partout dans le monde, à ce qui arrive à en filtrer malgré tout, à l'étouffement des différents partenaires et la mainmise sur le marché, je me suis dit que je ne pouvais pascontinuer de soutenir aveuglément une agriculture rendue folle par le productivisme et le rendement. Je suis devenu « végérisien », végétarien à Paris. J'applique le principe de précaution en n'achetant de la viande que quand je suis sûr de sa traçabilité et que je suis d'accord avec son mode de fabrication, c'est-à-dire quasiment jamais (Rungis, France, trop flou donc non). Mais quand je rentre chez mes parents en Bourgogne, c'est la fête ! Je redécouvre le plaisir de mangerde la bonne viande en en mangeant beaucoup moins souvent.

  • L'immense pouvoir des consommateurs, par Jean

Le mauvais comportement des agro-industriels n'est plus a démontrer et le débat n'est plus là. Maintenant il faut avancer et passer de la dénonciation à l'action. Pour cela, chacun a un rôle à jouer sans forcément le savoir. Les consommateurs ne se rendent pas compte de l'immense pouvoir qu'ils détiennent en choisissant de consommer ou de ne pas consommer. Si tout le monde se met à ne plusacheter de mauvais produits, alors seuls ceux de qualité resteront, c'est la simple loi de l'offre et de la demande ! La solution viendra du porte-monnaie !

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Alimentation médicinale.

23 Avril 2014, 07:53am

Publié par pam

Les Chinois, maîtres en “alimentation médicinale”, pensent que celui qui veut prendre soin de sa santé doit être modéré dans ses goûts, bannir ses inquiétudes, tempérer ses désirs, réfréner ses émotions, prendre soin de sa force vitale, épargner ses paroles, considérer avec légèreté le succès ou l’insuccès, ignorer la tristesse ou les difficultés, éviter les grandes affections et les grandes haines, calmer ses yeux et ses oreilles, et être fidèle à son régime intérieur. Un homme qui ne se fatigue pas l’esprit ni ne trouble son âme, ne peut être malade.

in “L’art de la frugalité et de la volupté” de Dominique Lobeau.

Alimentation médicinale.

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Les jus qui guérissent

24 Mars 2014, 09:10am

Publié par Jean Marc Dupuis

Les jus qui guérissent

Vendredi 7 juin 2013 - par Jean-Marc Dupuis

Depuis vingt ans, une véritable folie s’est emparée du mouvement bio aux Etats-Unis mais, curieusement, elle n’a toujours pas vraiment traversé l’océan : la folie du « juicing ».

Le « juicing » vient du mot « juice », jus, et consiste tout simplement à fabriquer chez soi des jus frais à partir de légumes et fruits crus, consommés quotidiennement, voire plusieurs fois par jour pour les personnes cherchant à obtenir un effet particulier sur leur santé.

En effet, il ne s’agit pas seulement de se faire plaisir, bien que de nombreux cocktails soient absolument délicieux. Le but est également de guérir. Selon les spécialistes des jus, il existe des cocktails :

  • contre la migraine
  • pour un meilleur sommeil
  • contre les boutons
  • un « élixir de jeunesse »
  • contre les ballonnements
  • pour bien se préparer à déguster un copieux repas
  • pour se reminéraliser
  • etc…

Juste un exemple de cocktail tout simple que j’ai fait hier soir et que j’ai trouvé délicieux :

Mélanger deux pommes avec 1 grosse côte de céleri en branche. Il semblerait que cela favorise la détente et aide à mieux dormir. Le mélange est étonnamment bon.

Comment ça marche

Il y a trois raisons principales qui pourraient vous inciter à faire vous-même vos jus :

  1. Les jus vous aident à absorber plus de nutriments des légumes crus : c’est important car la plupart d’entre nous souffrons d’une digestion médiocre du fait de mauvais choix alimentaires depuis des années. Extraire le jus des légumes crus permet de casser les fibres et donc d’absorber plus facilement les précieux nutriments ;
  2. Le jus de légumes est un élément vivant qui possède beaucoup de vertus. Il a le mérite d’aider les muqueuses digestives à se reconstruire régulièrement, ce qui le rend intéressant et très utile en cas de colites, de gastrites et d’inflammations générales ; il contient tous les éléments nutritionnels des légumes sans les fibres insolubles qui sont les parties les plus dures mais avec des fibres solubles qui sont fermentées par nos bactéries et renforcent notre intestin.
  3. Les jus permettent de manger plus de légumes frais : beaucoup de personnes ont déjà du mal à tenir le rythme des 5 fruits et légumes par jour, alors qu’il en faudrait sans doute 8 ou 10, et surtout des légumes plutôt que des fruits. En buvant un verre de jus, vous apportez directement à votre corps ce qu’il y a de meilleur dans plusieurs légumes ;
  4. Varier vos légumes : beaucoup de personnes mangent les mêmes salades de légumes tous les jours, ce qui provoque de la lassitude. Or, il est très facile de faire des jus de légumes avec des légumes que vous ne consommez pas habituellement. C’est aussi une occasion de découvrir de nouveaux goûts avec des associations surprenantes, par exemple la pomme et le céleri branche.

Il s’agit d’un excellent moyen pour revitaliser l’organisme, car les jus possèdent une très grande concentration de principes nutritifs et d’éléments énergétiques.

Quels fruits et légumes

Les jus de fruits sont délicieux, et les mélanges fruits-légumes parfois plus encore grâce au petit goût amer ou acidulé apporté par le céleri, les épinards, les feuilles de choux…

Mais si vous êtes en surpoids, si vous avez de l’hypertension, du diabète, ou si vous avez un risque cardiaque, mieux vaut vous concentrer sur les jus de légumes bios, en particulier les légumes verts (plutôt que les jus de fruits qui sont riches en sucre).

Ce qui est étonnant est que vous pouvez faire des jus avec n’importe quel fruit et légume, à l’exception de la banane et de l’avocat qui ne peuvent que se mixer.

Il y a bien sûr le jus de tomate, les jus de carotte et de betterave rouge, mais ils sont très sucrés.

En fait, les grands classiques du « juicing » bio sont les feuilles de choux de toutes les sortes (blanc, rouge, vert, frisé), les brocolis, le céleri, les navets, les concombres, le fenouil, le persil, les endives, les courgettes, les poivrons jaunes, rouges et verts, les petits pois, les endives, l’ail et l’oignon (l’oignon en petite quantité car pas facile à digérer).

Vous pouvez presque systématiquement y ajouter un morceau de gingembre et un jus de citron ou de citron vert.

Pour améliorer encore le goût, n’hésitez pas à mettre une goutte de stévia, un édulcorant naturel qui a un petit goût de réglisse qui s’accommode très bien avec les jus de légumes.

Vous vous apercevrez que les combinaisons sont infinies, et que vous obtiendrez les goûts les plus variés, en général très plaisants. C’est donc une vraie aventure dans l’univers des goûts oubliés que vous vous offrez en faisant des jus, en plus d’un beau cadeau de nutriments pour votre corps.

L’organisation

Le problème du « juicing » est que cela demande de l’organisation car :

  1. il vous faut une machine spéciale pour tirer pleinement parti des végétaux
  2. le jus ne se conserve pas, et s’oxyde si vous ne le buvez pas immédiatement ; vous ne pouvez pas en fabriquer une fois par mois, puis le boire par petite portion.

Beaucoup de personnes utilisent, par mesure d’économie, une centrifugeuse, ce qui ne coûte que 50 euros en entrée de gamme, mais qui a le désavantage de ne pas extraire correctement tout le jus et la pulpe. Une partie de vos fruits et légumes se retrouvera alors dans la poubelle plutôt que dans votre verre.

Le seul outil vraiment performant pour faire des jus de légumes est l’extracteur.

Il est beaucoup plus cher (entre 250 et 350 euros) mais il récupère beaucoup plus de jus et de nutriments. La pulpe qui sort d’un extracteur est quasiment sèche, il n’y a rien de perdu. Par contre, le jus est plus pur qu’avec une centrifugeuse, qui laisse passer beaucoup de fibres.

L’extracteur a de plus l’avantage de conserver le jus pour la journée à l’abri de l’oxydation.

Il est toutefois essentiel de choisir un modèle simple, qui limitera au maximum le temps d’installation et de nettoyage, sans quoi vous ne vous en servirez pas. Si vous vivez seul(e) ou à deux, il existe des extracteurs manuels qui feront l’affaire. Ils sont aussi nettement plus accessibles (54 euros).

Dernier conseil pour la route

Commencez à faire vos jus avec des légumes que vous consommez habituellement. Le goût doit vous être agréable, sans provoquer de nausée. Il est très important d’écouter votre corps lorsque vous faites des jus. Buvez un verre au petit-déjeuner, et veillez à ne ressentir aucun malaise à l’estomac durant toute la matinée. Si votre estomac fait des bruits bizarres, c’est que vous ne supportez pas un ou plusieurs des légumes. En ce qui me concerne, je me suis aperçu que je ne pouvais pas boire beaucoup de jus de choux, ce qui est dommage car c’est très bon et les vertus anticancers sont prouvées.

Je reviendrai régulièrement dans Santé Nature Innovation sur des idées de cocktails de jus de légumes à explorer. C’est une source inépuisable d’amusement.

A votre santé !

JMD

Les jus qui guérissent

un petit rappel... utile !... enfin j'espère !!!

Je suis devenue adepte de l'extracteur de jus grâce à l'exemple de mon amie Yog'lavie, et depuis 6 mois il sert tous les jours... et je crois que chaque invité repart convaincu par les goûts subtils, la simplicité et la facilité d'utilisation, le choix ludique et infini de mélanges possibles.

Personnellement je me sens mieux et mon ventre aussi... et surtout je me régale !!

Alors invitez-vous pour tester à votre tour !

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consommation....civilisation...choix...

20 Mars 2014, 07:23am

Publié par pam

SELON UNE ÉTUDE – La NASA prévoit la fin de la civilisation

Une étude du Centre de vols spatiaux Goddard de la NASA relayée par la RTBFexplique que la civilisation tel que nous la connaissons aujourd'hui pourrait bien disparaître dans les prochaines décennies en raison d'un problème de gestion des ressources naturelles et d'une mauvaise répartition des richesses.

L'étude se fonde sur un nouvel outil analytique, baptisé "HANDY", pour Human and Nature Dynamical, mis au point par le mathématicien Safa Motesharrei du Centre national de synthèse socio-environnemental. L'étude a été publiée dans le Elsevier Journal Ecological Economics.

En étudiant l'histoire des civilisations, les chercheurs ont ainsi mis en évidence les raisons qui ont contribué à leur chute, que ce soit les Mayas ou encore l'empire romain. Une série de facteurs liés entre eux seraient donc à prendre en compte, parmi lesquels le climat, la population, l'eau, l'agriculture ou encore l'énergie.

Selon la RTBF, Safa Motesharri et ses collègues expliquent qu'il y a deux scénarios possibles pour l'homme du XXIe siècle. Le premier serait la réduction, par la famine, des populations pauvres. "Dans ce cas, la destruction de notre monde ne serait donc pas due à des raisons climatiques, mais à la disparition des travailleurs", note le site belge d'information.

"Le second scénario catastrophe repose sur la surconsommation des ressources qui entraînerait un déclin des populations pauvres, suivi par celui, décalé dans le temps, des populations riches", ajoute-t-il.

Fait notable, selon les chercheurs, plusieurs empires ont disparu notamment à cause de l'aveuglement des élites qui, jusqu'au bout, se croyaient protégées et ont refusé de réformer leur système de vivre-ensemble.

Si ces scénarios paraissent difficiles à éviter, les scientifiques mettent en avant la nécessité urgente de "réduire les inégalités économiques afin d’assurer une distribution plus juste des ressources, et de réduire considérablement la consommation de ressources en s’appuyant sur des ressources renouvelables moins intensives et sur une croissance moindre de la population."

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